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Le couple franco-allemand

"L’Allemagne est européenne de cœur et de raison" : interview de Guido Westerwelle au Figaro

Dans une interview au journal Le Figaro, le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, réaffirme l’attachement de son pays à l’Europe et salue l’« étroite coopération » nouée avec la France.

Dans une interview au journal Le Figaro, le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, réaffirme l’attachement de son pays à l’Europe et salue l’« étroite coopération » nouée avec la France.

À la veille du Conseil des ministres franco-allemand, le vice-chancelier fédéral a accordé jeudi un entretien à plusieurs journaux européens, et notamment au Figaro.

LE FIGARO. - Peut-on attendre une initiative visant à stabiliser de façon durable la zone euro aujourd’hui lors du Conseil des ministres franco-allemand ?

Guido WESTERWELLE. - Je me réjouis de l’étroite coopération avec la France dans cette phase difficile pour l’Europe et l’euro. Les solutions pour sortir de la crise dépendent largement de la France et de l’Allemagne, en raison d’un fait économique très simple : la France et l’Alle-magne représentent à elles deux plus de la moitié de la puissance économique de la zone euro. Grâce à un partenariat très fort, nous avons obtenu des avancées positives en insistant pour que la Grèce ne reçoive pas un chèque en blanc pour sortir de ses difficultés. Mais pour qu’elle tire les conséquences structurelles de cette crise avant d’accéder à des garanties européennes.

Le ministre Westerwelle, ici avec son homologue Michèle Alliot Marie, à Berlin (copyright MAEE- Frederic de la Mure )

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Il règne une certaine mauvaise humeur à l’égard de l’Allemagne au sein des pays européens plus faibles que l’Allemagne. Cela vous inquiète-t-il ?

Il existe deux philosophies en Europe et dans le monde. Certains pensent que l’on peut empêcher la bulle d’éclater en y pompant plus d’air avec des dettes. Nous pensons que la seule façon d’empêcher l’éclatement de la bulle est de laisser s’échapper de l’air de façon contrôlée en revenant à une politique de consolidation. On ne peut pas projeter le malaise provoqué par la situation actuelle de l’Europe sur un gouvernement qui essaie de résoudre les problèmes en tirant les conséquences de la crise. Que les Allemands ne soient pas enthousiastes à l’idée d’éponger les dettes d’autres pays européens est compréhensible. Et notre Conseil constitutionnel surveille de très près les agissements de notre gouvernement dans ces questions. Tout ce que nous proposons pour l’Europe, nous nous l’appliquons à nous-mêmes, en Allemagne. Nous avons relevé l’âge de la retraite à 67 ans : une mesure tout sauf populaire. Notre gouvernement a adopté un plan d’économies de 80 milliards d’euros dans cette législature. C’est un sacrifice indispensable. Nous constatons que la confiance dans l’économie allemande est montée, ainsi que celle de nos concitoyens. C’est pourquoi nos exportations ont redécollé. Mais aussi la consommation intérieure. La confiance est le moteur de l’économie. Lorsqu’elle est là, les gens investissent, consomment. Cela crée de l’emploi et les recettes fiscales augmentent.

Depuis le début de cette crise, certains de vos voisins ont l’impression que, sous l’influence de la presse populaire et de la population, le gouvernement allemand est plus tiède à l’égard de l’Europe…

Ces critiques sont injustifiées. L’Allemagne est européenne de cœur et de raison. Le gouvernement allemand ne se laisse pas influencer par des mouvements d’humeur. Nous ferons ce qui est bon pour l’Allemagne et l’Europe. Les citoyens européens sont conscients que des finances publiques saines sont dans leur propre intérêt. Les citoyens européens sont les enfants chanceux de l’unification européenne. Pour la jeunesse, l’Europe et l’euro sont une garantie pour l’avenir.

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