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L’actualité

18 mars
2021

Ukraine - Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 (18 mars 2021)

Ukraine - Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 (18 mars 2021)

"Nous, ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que le Haut représentant de l’Union européenne, condamnons unanimement la poursuite des actions de la Russie visant à compromettre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de l’Ukraine.

Aujourd’hui, sept ans après l’annexion illégitime et illégale de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Russie, nous réaffirmons notre soutien inébranlable et notre attachement à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues.

La Charte des Nations unies, l’Acte final d’Helsinki et la Charte de Paris énoncent clairement les principes fondamentaux concernant le respect de l’intégrité territoriale des États quels qu’ils soient et l’interdiction de l’emploi de la force pour changer les frontières. En faisant usage de la force contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine, la Russie a ouvertement violé le droit international et contrevenu à ces principes.

Nous dénonçons sans équivoque l’occupation temporaire de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Russie. Nous ne reconnaissons pas, et ne reconnaitrons pas les tentatives de la Russie visant à légitimer cette occupation. Nous condamnons les violations des droits de l’Homme commises par la Russie dans la péninsule, en particulier à l’encontre des Tatars de Crimée. Nous appelons la Russie à respecter ses obligations internationales, à autoriser l’accès à des observateurs internationaux et à libérer immédiatement toutes les personnes détenues injustement. Nous accueillons favorablement, dans son principe, l’initiative ukrainienne visant à mettre en place une plateforme internationale sur la Crimée afin de consolider les efforts de la communauté internationale à cet égard.

Par ailleurs, nous nous opposons fermement à la poursuite de la déstabilisation de l’Ukraine par la Russie, et notamment aux actions que celle-ci mène dans certaines zones des régions de Donetsk et de Lougansk, au mépris des engagements qu’elle a pris dans le cadre des accords de Minsk. L’avènement de la paix passe par la mise en œuvre totale des accords de Minsk. La Russie est partie au conflit en Ukraine orientale, et non médiatrice dans ce conflit.

Nous nous félicitons du réengagement au cessez-le-feu mis en œuvre le 27 juillet dernier, qui a réduit considérablement la violence dans la zone du conflit. Cependant, le conflit continue de faire des victimes et de causer de graves dommages à des infrastructures essentielles. Nous déplorons l’escalade militaire récente menée sur la ligne de contact par des groupes armés appuyés par la Russie. Nous appelons la Fédération de Russie à cesser d’alimenter le conflit en fournissant un appui militaire et financier aux groupes armés qu’elle soutient en Ukraine orientale et en accordant la citoyenneté russe à des centaines de milliers de citoyens ukrainiens, et à plutôt faire en sorte de prendre des mesures analogues à celles prises récemment par l’Ukraine pour améliorer la vie des populations des deux côtés de la ligne de contact. Nous réaffirmons combien il est important de respecter le cessez-le-feu, facteur fondamental de tout progrès sur la voie d’un règlement pacifique du conflit.

Nous saluons les efforts déployés inlassablement par l’Allemagne et la France dans le cadre du Format Normandie pour régler le conflit par la voie diplomatique, et nous réaffirmons que nous sommes prêts à continuer d’appuyer ces efforts. Nous appelons toutes les parties à mettre pleinement en œuvre les accords de Minsk et nous soulignons la responsabilité qu’a la Russie de s’engager de manière constructive dans le Format Normandie et le Groupe de contact trilatéral afin de parvenir à une solution politique juste et durable au conflit.

Le G7 demeure pleinement déterminé à la mise en œuvre des sanctions et restera aux côtés de l’Ukraine pour défendre son indépendance, sa souveraineté et son intégrité territoriale dans ses frontières internationalement reconnues. La Crimée, c’est l’Ukraine."

Source : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

15 mars
2021

Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni - Dixième anniversaire du soulèvement syrien (15 mars 2021)

Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni - Dixième anniversaire du soulèvement syrien (15 mars 2021)

Cela fait aujourd’hui dix ans que les Syriens sont pacifiquement descendus dans les rues pour réclamer des réformes. La réponse du régime de Bachar Al-Assad a été d’une violence épouvantable. Le président Assad et ses soutiens portent la responsabilité des années de guerre et de souffrance humaine qui ont suivi. Nous louons l’action des individus et organisations courageux qui ont, durant les dix dernières années, révélé la vérité depuis la Syrie, documenté et suivi les exactions, atrocités de masse et graves violations du droit international afin que leurs auteurs rendent des comptes, et fourni une aide vitale aux populations concernées. Ce travail demeure essentiel.

Après des années de conflit, de corruption généralisée et de mauvaise gestion économique, l’économie syrienne est exsangue. Plus de la moitié de la population, soit environ 13 millions de Syriens, dépendent de l’aide humanitaire. Les millions de réfugiés syriens, généreusement accueillis par les pays voisins de la Syrie, la Turquie, la Jordanie, le Liban, l’Irak et l’Égypte, de même que les personnes déplacées à l’intérieur du pays, ne peuvent toujours pas retourner chez eux sans craindre violence, arrestations arbitraires et torture. Le conflit prolongé a également constitué un terrain à exploiter pour les terroristes, et particulièrement Daech. La prévention de la résurgence de Daech demeure une priorité.

Il est impératif que le régime et ses soutiens s’impliquent sérieusement dans le processus politique et permettent l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations qui en ont besoin. Les élections présidentielles syriennes prévues pour cette année ne seront ni libres, ni régulières, et ne doivent pas conduire à des mesures de normalisation internationale avec le régime syrien. Tout processus politique nécessite la participation de tous les Syriens, y compris la diaspora et les personnes déplacées, afin de permettre à toutes les voix d’être entendues.

Nous, ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis, n’abandonnerons pas le peuple syrien. Nos nations s’engagent à redynamiser la recherche d’une solution pacifique, qui protège les droits et la prospérité future de tous les Syriens, sur le fondement de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. L’impunité est inacceptable et nous continuerons fermement à œuvrer pour que des comptes soient rendus pour les crimes les plus graves. Nous continuerons à soutenir le rôle important de la Commission d’enquête internationale et du Mécanisme international, impartial et indépendant. Nous accueillons les efforts continus des juridictions nationales pour mener des enquêtes et poursuites relevant de leurs compétences au sujet des crimes commis en Syrie. Nous ne tolérerons pas le non-respect par la Syrie de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et à ce titre, nous soutenons pleinement le travail de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Nous continuerons d’appeler fermement à un cessez-le-feu national, à un accès humanitaire sans entrave, par toutes les voies possibles, pour atteindre ceux qui ont besoin d’aide, y compris grâce au renouvellement de la résolution 2533 et du mécanisme transfrontalier par le Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu’à la libération des personnes détenues arbitrairement, et à des élections libres et régulières sous l’égide des Nations unies, avec la participation de tous les Syriens, y compris les membres de la diaspora. À cette fin, nous réitérons notre soutien ferme aux efforts de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Syrie, Geir Pedersen, pour mettre en œuvre tous les aspects de la résolution 2254 du Conseil de sécurité, seul moyen de résoudre ce conflit. Un progrès manifeste vers un processus politique inclusif et vers la fin de la répression du peuple syrien est essentiel. Nous ne pouvons laisser cette tragédie perdurer une décennie de plus.

Source : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

14 mars
2021

Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 (12 mars 2021)

Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 (12.03.2021)

Hong Kong
12 mars 2021

Nous, ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que le Haut représentant de l’Union européenne, exprimons ensemble nos vives préoccupations face à la décision de la Chine de porter atteinte de manière fondamentale aux caractéristiques démocratiques du système électoral de Hong Kong. Cette décision est un signal fort que les autorités de la République populaire de Chine sont déterminées à faire taire les voix et opinions dissidentes à Hong Kong.

La série de changements approuvée par l’Assemblée nationale populaire, qui s’ajoute aux arrestations massives de militants et personnalités politiques pro-démocratie, remet en cause le fort degré d’autonomie de Hong Kong découlant du principe « un pays, deux systèmes ». Ces changements porteront également atteinte au pluralisme politique, en contradiction avec l’objectif du suffrage universel énoncé dans la Loi fondamentale. En outre, ils réduiront la liberté d’expression qui est un droit garanti dans la Déclaration commune sino-britannique.

Il faut faire confiance à la population de Hong Kong de voter dans l’intérêt supérieur de Hong Kong. C’est en assurant un débat entre les différentes opinions, et non en les étouffant, que la stabilité et la prospérité de Hong Kong seront assurées.

Nous appelons la Chine à agir conformément à la Déclaration commune sino-britannique et à ses autres obligations juridiques, et à respecter les droits et libertés fondamentaux à Hong Kong comme prévu dans la Loi fondamentale. Nous appelons également la Chine et les autorités de Hong Kong à rétablir la confiance dans les institutions politiques de Hong Kong et à mettre fin aux persécutions injustifiées de ceux qui prônent les valeurs démocratiques et défendent les droits et libertés.

Source : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

11 mars
2021

Réunion de Paris sur le processus de paix au Proche-Orient - Communiqué conjoint (11 mars 2021)

Les ministres des Affaires d’étrangères de l’Allemagne, de l’Egypte, de la France et de la Jordanie se sont réunis à Paris aujourd’hui afin de poursuivre leurs efforts visant à contribuer à faire progresser le processus de paix au Proche-Orient vers une paix juste, globale et durable. Le Coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient et la Représentante spéciale de l’Union européenne pour le processus de paix au Proche-Orient étaient également présents.

Les ministres ont déclaré :

1. A la suite de nos réunions à Munich le 15 février 2020, à Amman le 24 septembre 2020 et au Caire le 11 janvier 2021, nous nous réjouissons d’avoir la possibilité d’avoir un échange sur les nouveaux engagements possibles pour contribuer à restaurer un environnement favorable à la reprise du dialogue entre les deux parties, afin de faire progresser le processus de paix au Proche-Orient.

2. Nous considérons que des mesures de confiance graduelles et réciproques, selon une approche progressive, contribueront à rétablir un dialogue entre les parties ouvrant la voie à un véritable processus de paix, qui doit reprendre aussi vite que possible.

3. Nous rappelons que le règlement du conflit israélo-palestinien sur la base de la solution des deux États est indispensable pour parvenir à une paix globale dans la région. Nous restons fermement engagés pour faciliter et soutenir l’ensemble des efforts déployés afin de parvenir à une paix juste et durable au Proche-Orient fondée sur le droit international, les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et les paramètres agréés. Nous soulignons l’importance des accords de paix entre les États arabes et Israël, y compris les accords signés récemment, qui contribuent au règlement du conflit israélo-palestinien sur la base de la solution des deux États afin de parvenir à une paix globale et durable. Seule une solution des deux Etats négociée, garantissant un Etat palestinien indépendant et viable sur la base des lignes du 4 juin 1967 et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, vivant aux côtés d’un Etat d’Israël sûr et reconnu, peut répondre aux aspirations des Israéliens et des Palestiniens, permettant ainsi une paix juste et durable.

4. Nous estimons nécessaire de préserver la solution des deux Etats, dans la mesure où elle sert l’intérêt des Israéliens et des Palestiniens en vue de l’établissement de deux Etats pacifiques et démocratiques vivant côte à côte et contribuant à la paix et à la stabilité régionale dans un environnement apaisé.

5. Nous appelons les parties à s’abstenir de toute mesure unilatérale compromettant la perspective d’un règlement juste et durable du conflit. Nous insistons sur la nécessité de cesser toutes les activités de colonisation, y compris à Jérusalem-Est, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous considérons que la politique de colonisation, à travers la construction et l’extension des colonies, ainsi que la confiscation des infrastructures et des biens palestiniens, constitue une violation du droit international compromettant la viabilité de la solution des deux États. Nous rappelons l’importance de respecter le statut historique et juridique des Lieux saints de Jérusalem. À cet égard, nous rappelons l’importance du rôle historique de gardien des Lieux saints de Jérusalem exercé par la monarchie hachémite.
6. Nous saluons les efforts des parties visant à coopérer dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Nous encourageons les deux parties à coopérer plus étroitement pour fournir une réponse globale à la crise sanitaire et économique engendrée par la pandémie, y compris en redynamisant les mécanismes économiques bilatéraux afin de favoriser la coordination au profit des deux peuples.

7. Nous saluons les progrès réalisés dans la préparation des élections palestiniennes et nous appelons toutes les parties à mener à bien le processus électoral, à respecter les principes démocratiques et à s’abstenir de tout acte de violence. Nous appelons Israël à faciliter la préparation et le déroulement du processus électoral, ainsi que le libre accès aux bureaux de vote, y compris à Jérusalem-Est.

8. Nous accordons une grande importance au rôle indispensable joué par l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), afin d’apporter une aide humanitaire et des services essentiels aux réfugiés palestiniens, conformément au mandat donné par les Nations unies. Nous appelons la communauté internationale à respecter ses engagements envers l’UNRWA pour l’aider à combler son grave déficit budgétaire actuel.

9. Nous exprimons notre souhait de travailler étroitement et activement avec le Quartet et les Etats-Unis, ainsi que tout autre acteur engagé en faveur d’une paix juste et durable dans la région.

Source : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

11 mars
2021

Yémen - Déclaration conjointe de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique (11 mars 2021)

Nous, France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et États-Unis, condamnons la poursuite de l’offensive houthi contre la ville yéménite de Marib et la grave intensification des attaques menées et revendiquées par les Houthis à l’encontre de l’Arabie saoudite. Leur offensive déterminée contre Marib aggrave une situation humanitaire déjà dramatique.

Nos efforts diplomatiques renouvelés pour mettre un terme au conflit au Yémen, en soutien à l’Envoyé spécial des Nations unies et avec l’appui de l’Arabie saoudite, d’Oman et de la communauté internationale, offrent la meilleure perspective pour mettre un terme à cette guerre. Nous appelons les Houthis à saisir cette opportunité de paix et à mettre fin à l’escalade en cours.

Nous réitérons notre plein engagement en faveur de la sécurité et de l’intégrité du territoire saoudien, et pour le rétablissement de la stabilité et du calme à la frontière saoudo-yéménite. Nous réaffirmons notre plein soutien à une résolution rapide du conflit au Yémen, qui apportera la stabilité nécessaire à la région et un bénéfice immédiat au peuple yéménite.

28 février
2021

Déclaration des ministres des affaires étrangères du G7 - Birmanie (23 février 2021)

Déclaration des ministres des affaires étrangères du G7 - Birmanie (23 février 2021)

Nous, ministres des affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et le haut représentant de l’Union européenne, condamnons fermement les actes de violence commis par les forces de sécurité birmanes face à des manifestations pacifiques. Nous présentons nos condoléances aux proches des personnes décédées. L’armée et la police doivent faire preuve de la plus grande retenue et respecter les droits de l’Homme et le droit international. Il est inacceptable d’utiliser des munitions réelles contre des personnes non armées. Quiconque répond par la violence à des manifestations pacifiques doit rendre des comptes.

Nous condamnons l’intimidation et l’oppression visant les personnes qui s’opposent au coup d’État. Nous sommes préoccupés par la répression qui s’exerce contre la liberté d’expression, y compris au moyen de coupures de l’internet et de changements draconiens de la loi qui restreignent la liberté d’expression. Il convient de mettre fin au ciblage systématique des manifestants, des médecins, de la société civile et des journalistes, ainsi que de mettre un terme à l’état d’urgence. Nous continuons de demander un accès humanitaire complet aux personnes les plus vulnérables.

Nous condamnons toujours d’une seule voix le coup d’État en Birmanie. Nous appelons de nouveau à la libération immédiate et inconditionnelle des personnes détenues arbitrairement, y compris la conseillère pour l’État, Mme Aung San Suu Kyi, et le président, M. Win Myint, et nous continuons de nous tenir aux côtés du peuple birman dans sa quête de démocratie et de liberté.

Source : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

23 février
2021

Déclaration des ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni – Iran/JCPoA (23 février 2021)

Déclaration des ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni – Iran/JCPoA (23 février 2021)

Nous, ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, regrettons vivement que l’Iran ait cessé, à partir de ce jour, d’appliquer le protocole additionnel et les mesures de transparence relevant du Plan d’action global commun. Ces mesures prises par l’Iran constituent une nouvelle violation de ses engagements en vertu du PAGC et viennent réduire de manière significative le contrôle exercé par l’AIEA au moyen des garanties.

Nous soulignons de manière unanime les risques emportés par cette décision. Elle aura pour conséquence de restreindre de manière significative l’accès de l’AIEA aux sites et aux informations importantes relatives aux garanties. Elle aura aussi pour effet de restreindre la capacité de l’AIEA de suivre et vérifier le programme nucléaire de l’Iran ainsi que ses activités liées au domaine nucléaire, conformément à son mandat de suivi en vertu de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dans ce contexte, nous saluons et soutenons pleinement les efforts continus déployés par le Directeur général et le Secrétariat dans la mise en œuvre des activités nécessaires de vérification et de contrôle des engagements pris par l’Iran dans le domaine nucléaire en vertu du PAGC, que la visite du Directeur général à Téhéran les 20 et 21 février a illustrés. Nous prenons note de la conclusion entre l‘Iran et l’AIEA d’un arrangement bilatéral temporaire qui préserve, pour une période pouvant aller jusqu’à trois mois, la possibilité pour cette dernière d’accéder à certaines informations.

Nous exhortons l’Iran à stopper et revenir sur toutes les mesures réduisant la transparence et à veiller à coopérer pleinement et en temps utile avec l’AIEA. Notre objectif demeure la préservation du Plan d’action global commun et le soutien aux efforts diplomatiques en cours visant une solution négociée qui permette à l’Iran et aux États-Unis de respecter à nouveau pleinement leurs engagements en vertu du PAGC.

Q : Quelle réaction estimez-vous nécessaire suite à l’annonce de l’Iran de la suspension de tout accès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aux installations nucléaires du pays au-delà de l’accord de garanties ?

R : Je vous renvoie à la déclaration des ministres des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni de ce jour.

Source : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

18 février
2021

Déclaration des ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique (18 février 2021)

Déclaration des ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique (18.02.21)

Les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni et le secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique ont tenu une réunion virtuelle, pour la deuxième fois dans ce format depuis l’entrée en fonctions du secrétaire d’État Blinken, afin d’évoquer le dossier iranien et d’autres dossiers urgents. Les ministres ont réaffirmé que le partenariat transatlantique était indispensable pour faire face aux défis auxquels le monde est confronté notamment en matière de sécurité, en matière climatique, économique et sanitaire.

En ce qui concerne l’Iran, les E3 et les États-Unis ont souligné leur intérêt de sécurité essentiel commun à préserver le régime de non-prolifération nucléaire et garantir que l’Iran ne puisse jamais acquérir une arme nucléaire. Dans ce contexte, la conclusion du Plan d’Action Global Commun (PAGC) a constitué un succès majeur de la diplomatie multilatérale. Les E3 ont salué l’intention déclarée par les États-Unis de revenir à la diplomatie avec l’Iran ainsi que la reprise d’un dialogue approfondi et confiant entre les E3 et les États-Unis. Les ministres ont affirmé leur grand intérêt pour la poursuite de leurs consultations et de leur concertation, y compris avec la Chine et la Russie, sur cet enjeu de sécurité majeur, et ils ont salué le rôle joué par le Haut représentant de l’Union européenne en tant que coordonnateur de la Commission conjointe.

Les E3 et les États-Unis ont affirmé leur objectif commun de voir l’Iran revenir au plein respect de ses engagements au titre du PAGC. Le Secrétaire d’Etat Blinken a rappelé que, comme l’avait déclaré le Président Biden, si l’Iran revenait au strict respect de ses engagements au titre du PAGC, les États-Unis feraient de même et qu’ils étaient prêts à entamer des discussions avec l’Iran afin d’y parvenir.

Dans ce contexte, les E3 et les États-Unis ont appelé l’Iran à ne prendre aucune mesure supplémentaire, en particulier concernant la suspension du Protocole additionnel et la limitation des activités de vérification menées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en Iran. Les E3 et les États-Unis soulignent conjointement que toute décision visant à limiter l’accès de l’AIEA serait dangereuse, et appellent instamment l’Iran à prendre en considération les conséquences d’une mesure aussi grave, en particulier dans ce moment d’opportunité pour un retour à la diplomatie. Ils ont réitéré leur plein soutien à l’action professionnelle et impartiale de l’AIEA et de son directeur général, ainsi qu’à leurs efforts pour assurer la vérification et le suivi nécessaires des engagements nucléaires de l’Iran au titre du PAGC.

Les E3 et les États-Unis ont également exprimé leur préoccupation commune concernant les mesures prises récemment par l’Iran pour produire de l’uranium enrichi à 20 % et de l’uranium métallique. Ces activités n’ont aucune application civile crédible. La production d’uranium métallique est une étape clé dans le développement d’une arme nucléaire.

Les E3 ont salué la perspective d’un retour des États-Unis et de l’Iran au respect du PAGC. Les E3 et les États-Unis ont affirmé leur détermination à renforcer, par la suite, le PAGC et, en concertation avec les Etats de la région et l’ensemble de la communauté internationale, à répondre aux préoccupations de sécurité plus larges liées aux programmes de missiles et aux activités régionales de l’Iran. Les E3 et les Etats-Unis sont déterminés à travailler ensemble à la réalisation de ces objectifs.

Les ministres ont également appelé l’Iran à libérer l’ensemble de leurs ressortissants détenus arbitrairement et à leur permettre de retrouver leur famille. En outre, ils ont exprimé leur profonde inquiétude concernant les violations graves et constantes des droits de l’Homme en Iran.

Les E3 et les États-Unis sont prêts à s’engager avec leurs partenaires afin de travailler ensemble à la réalisation de ces objectifs essentiels.

Les ministres ont par ailleurs fait part de leur détermination conjointe à œuvrer en faveur d’une désescalade des tensions dans la région du Golfe. Ils ont souligné en particulier qu’il était urgent de mettre fin à la guerre au Yémen, tout en réaffirmant leur engagement constant en faveur de la sécurité de leurs partenaires dans la région. Concernant le Yémen, les ministres sont convenus de travailler en étroite collaboration en soutien aux efforts de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies, Martin Griffiths, pour mettre un terme à la guerre et faire face à la crise humanitaire. Ils ont exprimé leur préoccupation au sujet de la récente offensive contre Marib et des frappes visant des infrastructures civiles en Arabie saoudite menées par les Houthis, et ils ont appelé ces derniers ainsi que toutes les Parties yéménites à prendre part de manière constructive au processus politique.

S’agissant de l’Irak, les ministres ont réaffirmé leur condamnation de l’attaque par roquettes du 15 février sur Erbil. Ils ont exprimé leurs condoléances pour les victimes, leurs familles et leur sympathie au peuple irakien, et ont souligné qu’aucune attaque contre le personnel et les installations des États-Unis, de la Coalition ou de l’OTAN ne serait tolérée. Les ministres ont renouvelé leur soutien au gouvernement irakien.

S’agissant du défi posé par Daech, les ministres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les efforts essentiels visant à combattre et à éliminer la menace que représente Daech en Irak et en Syrie, notamment ceux menés par les 83 membres de la Coalition internationale contre Daech. Ils ont également souligné l’importance croissante que ces efforts soient coordonnés contre la menace que représentent les réseaux de Daech partout dans le monde.

Les ministres sont convenus d’agir en étroite concertation pour traiter les défis globaux posés par la Chine et la nécessité parallèle d’une coopération sur plusieurs enjeux tels que le changement climatique.

Ils ont condamné le coup d’État militaire intervenu en Birmanie. Ils ont appelé les dirigeants des forces armées à mettre immédiatement fin à l’état d’urgence, à permettre au gouvernement élu démocratiquement de reprendre le contrôle du pays, à s’abstenir de toute violence, à libérer toutes les personnes détenues injustement et à respecter les droits de l’Homme et l’Etat de droit.

Les ministres sont convenus qu’il était important de renforcer davantage l’OTAN et de faire en sorte que cette organisation soit en mesure d’affronter les réalités stratégiques d’aujourd’hui en s’appuyant sur les recommandations faites par le groupe de réflexion de l’OTAN.

Les ministres sont convenus qu’une coopération internationale et multilatérale forte était essentielle pour mettre fin à la pandémie de la COVID-19 et pour procéder ensemble à une reconstruction plus solide. Ils ont examiné les efforts déployés à l’échelle mondiale, notamment le soutien apporté au déploiement rapide des vaccins à l’échelle de la planète, en tout premier lieu grâce à la facilité COVAX du Dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (ACT-A).

Ils sont convenus de travailler de manière urgente pour faire face à la crise climatique, dans la perspective de la 26e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Glasgow en novembre prochain. Ils sont convenus de la nécessité de prendre des mesures collectives importantes pour mettre en œuvre l’Accord de Paris, y compris pour limiter la hausse des températures à 1,5 degré Celsius. Ils se réjouissent de la tenue prochaine du Sommet des dirigeants sur le climat aux États-Unis qu’ils considèrent comme un forum important pour relever le niveau d’ambition sur le climat.

Source : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

16 février
2021

Réunion ministérielle E3 + États-Unis - Déclaration de la porte-parole (17 Février 2021)

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, accueillera le 18 février à Paris ses homologues allemand, Heiko Maas, et britannique, Dominic Raab. Ils seront rejoints par le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, en visioconférence. La réunion sera principalement consacrée à l’Iran et à la sécurité régionale au Moyen-Orient, dans le cadre de leurs échanges réguliers sur ces sujets.

16 février
2021

Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de la France, d’Allemagne, d’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique - Attaque par tirs de roquette à Erbil (16 février 2021)

Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de la France, d’Allemagne, d’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique - Attaque par tirs de roquette à Erbil (16.02.21)

Nous, Ministres des affaires étrangères de la France, d’Allemagne, d’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique, condamnons fermement l’attaque par tirs de roquette intervenue ce 15 février dans la région du Kurdistan irakien. Nous présentons nos condoléances aux victimes, à leurs familles et au peuple irakien. Ensemble, nos gouvernements apporteront leur soutien à l’enquête du gouvernement irakien sur cette attaque afin de s’assurer que les responsables rendent des comptes. Nous affirmons d’une seule voix que les attaques contre le personnel et les emprises des États-Unis et de la Coalition ne seront pas tolérées.