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L’actualité

6 mai
2021

Interview de Clément Beaune et Michael Roth à l’occasion de la Journée de l’Europe (07 mai 2021)

Le 9 mai nous célébrons la Journée de l’Europe ! Alors que l’Allemagne préside actuellement le Conseil de l’Europe jusqu’à fin mai et que la France présidera le Conseil de l’UE au premier semestre 2022, deux hommes politiques de premier plan partagent avec nous leur enthousiasme pour l’Europe : Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, et Michael Roth, ministre adjoint chargé des Affaires européennes. C’est l’occasion pour eux d’évoquer la Conférence sur l’avenir de l’Europe qui sera lancée ce 9 mai 2021.

Le 9 mai, nous célébrons la Journée de l’Europe, anniversaire du discours prononcé par Robert Schuman le 9 mai 1950 de Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères. Ce discours est considéré comme la pierre angulaire de l’Union européenne (UE) telle qu’elle est aujourd’hui. Dans quelle mesure les mots de Schuman, après plus de 70 ans, sont-ils toujours d’actualité ? Comment éveillez-vous l’intérêt des jeunes pour l’Europe ?

Clément Beaune : En 1957, dans son discours de réception du Prix Nobel à Stockholm, Albert Camus disait : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. » Cette phrase doit nous rappeler que nous devons constamment être vigilants. Nous devons toujours nous souvenir de la grandeur du combat des générations qui nous ont précédés, comme la mise en commun de la production du charbon et de l’acier, par la création de la CECA, il y a 70 ans. Pour eux, la paix, la liberté de circulation, la liberté tout court étaient tout sauf des acquis. Ces conquêtes, nos valeurs, doivent à tout prix être préservées. Car comme le disait Simone Veil : « l’Europe construite patiemment depuis des décennies peut demain se déliter. Ce que des hommes ont construit avec application, d’autres peuvent le détruire. »

Être conscients de la valeur de ce qui a été construit ne doit pas pour autant nous empêcher de nous projeter vers l’avenir. L’Europe a changé. Le récit européen n’est plus seulement celui de la paix, du marché unique ou de la liberté de circulation. Nous devons porter un projet politique par lequel l’Union s’affirmera comme une puissance protectrice, dans un monde marqué par d’autres modèles tels que la Chine ou les États-Unis. Ce projet politique est la condition qui permettra de susciter un réel sentiment d’appartenance chez les citoyens européens. En apportant des réponses concrètes aux grands défis d’aujourd’hui – l’emploi, la lutte contre le réchauffement climatique, l’innovation technologique, l’UE donnera aux citoyens les moyens de se réapproprier « leur Europe ».

Michael Roth : La beauté de la chose, c’est que pour beaucoup de jeunes, il n’est plus nécessaire de susciter un intérêt pour l’Europe. Ils s’y intéressent déjà. Mon cœur bat pour l’Europe. J’essaie de communiquer cette passion aux autres. Et j’y parviens régulièrement. Ce sont des moments forts. Une Union européenne (UE) sans frontière, sans barrière, où il est possible de vivre, d’apprendre et de s’aimer en se rendant dans les pays voisins – cela va sans dire pour beaucoup de jeunes aujourd’hui. La crise sanitaire a entraîné de nombreuses restrictions contraignantes et la fermeture de facto des frontières. Elle a montré à quel point ces acquis, considérés comme évidents, sont précieux et formidables. C’est ce qui fait que le discours de Schuman est encore d’actualité, 70 ans plus tard : nous ne sommes vraiment forts et libres que si nous parvenons à faire attention les uns aux autres et à rester solidaires. Vu les crises et les discordes actuelles en Europe, cela devrait nous donner matière à réflexion.

La présidence française du Conseil de l’Union européenne débutera en janvier 2022. Quelles seront vos priorités pour ces six mois de présidence et quelle importance accorderez-vous au sujet de la jeunesse ?

Clément Beaune : La France exercera la présidence du Conseil de l’Union européenne au premier semestre 2022, après les présidences portugaise puis slovène en 2021. Il s’agira pour la France de sa 13e présidence du Conseil. Ce moment sera très important pour l’Union européenne. Nous espérons être à cette période sortis de la crise sanitaire, que notre continent traverse depuis plus d’un an, qui affecte durement nos citoyens et en particulier les plus jeunes.

Il existe aujourd’hui une aspiration forte pour une Europe plus solidaire et plus souveraine ; une Europe qui s’affirme comme un espace de cultures partagées, où se développe une identité assise sur des principes et des valeurs communes ; une Europe qui exploite toutes les potentialités de la relance économique et de la transition écologique ou numérique. Pour répondre à ces attentes, nous voulons construire notre présidence autour de trois piliers : « Relance, Puissance, Appartenance ».

Nous œuvrerons pour faire aboutir un certain nombre de textes et d’initiatives clés : la régulation des acteurs du numérique, la création de nouvelles ressources pour le budget européen, la taxe carbone aux frontières, la protection de nos frontières. Nous devons aussi relever des défis nouveaux et tirer les leçons de la crise, en construisant une Europe de la santé, capable notamment de mieux financer la recherche médicale.
La jeunesse sera le fil rouge de cette présidence. Les jeunes Européens ont subi les conséquences de cette crise, et il est désormais de notre responsabilité de leur redonner des perspectives. En 2021, la semaine de l’Europe est pour moi consacrée à la jeunesse avec plusieurs initiatives concrètes à destination des élèves, des apprentis, des étudiants et des volontaires engagés en Service civique. Au-delà, j’encourage tous les jeunes Français, tous les jeunes Allemands et au-delà tous les jeunes Européens à faire entendre leur voix dans le cadre de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.

L’Allemagne préside le Conseil de l’Europe jusqu’à la fin du mois de mai. Quelles sont vos priorités et dans quelle mesure l’accent est-il mis sur les questions de jeunesse ?

Michael Roth : Malheureusement, le Conseil de l’Europe est encore mal connu aujourd’hui. Il est souvent confondu avec l’UE. Pourtant, il a été fondé en 1949. Il compte 47 membres, dont la Russie et la Turquie, soit 20 membres de plus que l’UE. Grâce au Conseil de l’Europe et à ses divers accords, conventions et chartes, l’Europe garantit aujourd’hui les normes les plus élevées au monde en matière de droits humains à plus de 830 millions de personnes. Le Conseil de l’Europe est le bouclier des droits humains, de l’État de droit et de la démocratie. C’est précisément ce pour quoi nous nous engageons sous notre présidence. Par exemple, en plaidant en faveur de l’exécution cohérente des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme. Tous les États doivent exécuter ces décisions. Au cours de notre présidence, nous cherchons également à améliorer la protection des minorités, à renforcer la lutte contre la haine et ses manifestations sur Internet, et à soutenir l’élaboration de normes en matière de droits humains dans le domaine des innovations technologiques – telles que l’intelligence artificielle.

Impliquer les jeunes constitue un enjeu majeur pour nous. Le travail de jeunesse revêt une importance fondamentale pour le Conseil de l’Europe. C’est pour cela que l’Allemagne prévoit de soutenir une fois de plus le Fonds Européen pour la Jeunesse et les Centres européens de la jeunesse du Conseil de l’Europe à Strasbourg et Budapest. Nous soutenons une nouvelle campagne pour la jeunesse qui sera lancée en 2022. L’objectif de cette campagne est de revitaliser la démocratie, construire des communautés et renforcer la participation des jeunes.

Avec la plateforme de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, l’UE ouvre le débat avec ses 450 millions de citoyennes et citoyens et les incite à « faire entendre leur voix ». Quelles sont vos attentes pour ce projet de participation citoyenne ?

Clément Beaune : Comment peut-on attendre mieux de l’Europe si elle reste une entité sans espace de débat ni dimension affective, éloignée des réalités des citoyens et de leurs attentes ? L’Union européenne doit désormais écouter et faire émerger, après les crises traversées ensemble, un réel imaginaire commun. La souveraineté européenne ne se construira pas seulement par des politiques sectorielles, mais aussi, et surtout par une capacité à développer un sentiment d’appartenance. Cette ambition, qui est celle du Président de la République dans son Discours de la Sorbonne en 2017, est aujourd’hui traduite dans la Conférence sur l’avenir de l’Europe. Il s’agit d’un exercice démocratique inédit, qui sera mené simultanément dans les 27 pays de l’Union, et dont les résultats permettront de fixer un cap pour les années et décennies à venir.

Cet exercice sera mené au niveau européen. La Commission européenne a lancé la semaine dernière une plateforme innovante permettant à tous les citoyens d’exprimer leurs idées, de débattre avec des habitants d’autres pays (parlant d’autres langues), mais aussi d’organiser ou d’assister à des évènements partout en Europe (https://futureu.europa.eu/). Des espaces d’échanges entre les citoyens et les représentants des institutions seront également mis en place. Nous souhaitons que les premiers résultats de cet exercice soient rendus publics au printemps 2022 pour pouvoir établir une feuille de route commune. Ce débat, nous allons le mener aussi au niveau national, pour une restitution avant la fin de l’année. Saisissez-vous de ces outils pour faire entendre votre voix !

Joyeuse fête de l’Europe ! Einen fröhlichen Europatag !

Michael Roth : La démocratie repose sur la participation des citoyennes et citoyens, et pas seulement aux élections – c’est le sens même du mot. Et dans une démocratie, le principe « agir au lieu de râler » devrait toujours être au premier plan. Le meilleur moyen pour faire changer les choses, c’est de s’engager dans une association, un établissement scolaire, une ville – ou à l’échelle régionale. Étant donné que l’UE compte 27 États membres, il est effectivement plus difficile de se faire entendre. Ceci n’est pas uniquement dû à la taille de l’Europe, mais aussi aux différentes langues que nous parlons, et aux différentes conditions dans nos pays. Pour élaborer une bonne politique, il faut d’abord savoir ce qui anime les gens, les personnes jeunes et âgées, les hommes et les femmes, les populations urbaines et rurales. Sans filtre, au contact direct. Quant à la question de savoir dans quelle Europe nous vivrons à l’avenir, c’est à la jeunesse d’y répondre. Car l’Europe d’aujourd’hui et de demain vous appartient !

Source : site de l’OFAJ

30 avril
2021

Déclaration des porte-parole des ministères des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne et de l’Italie – Territoires palestiniens – Report des élections palestiniennes (30 avril 2021)

Nous prenons note avec déception de la décision prise par le président palestinien Mahmoud Abbas de reporter les élections parlementaires qui devaient avoir lieu le 22 mai 2021.

Nous sommes fermement convaincus que des institutions démocratiques fortes, légitimes, représentatives et responsables demeurent indispensables pour l’autodétermination et la construction d’un Etat palestinien, ainsi que pour l’avenir de la solution des deux États. Nous appelons l’Autorité palestinienne à proposer un nouveau calendrier électoral dans les meilleurs délais. Nous sommes prêts, aux côtés de nos partenaires européens, à favoriser des élections libres, équitables et ouvertes à tous. Nous appelons Israël à faciliter l’organisation de ces élections dans l’ensemble des Territoires palestiniens, y compris à Jérusalem-Est, sur la base des accords passés. Nous encourageons l’ensemble des acteurs à prendre des mesures constructives à cet effet.

Source : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

27 avril
2021

Conférence de presse conjointe de Bruno Le Maire et d’Olaf Scholz pour présenter les plans nationaux de relance et de résilience français et allemand (27 avril 2021)

Présentation du plan national de relance et de résilience 2021 de la France

Un plan de relance historique NextGenerationEU de 750 milliards d’euros

Grâce à l’impulsion donnée par le couple franco-allemand, les 27 États membres se sont accordés, lors du Conseil européen de juillet 2020, sur un plan de relance historique NextGenerationEU de 750 milliards d’euros, qui sera financé par un endettement commun. Il inclut en particulier la Facilité pour la reprise et la résilience qui viendra soutenir les efforts de relance des États membres, en ciblant notamment les plus durement touchés par la crise. Ce plan permettra également d’investir massivement dans la transition écologique et numérique. La Facilité pour la reprise et la résilience constitue une avancée historique pour plus de solidarité et d’intégration économique au sein de l’Union européenne.

Le plan national de relance et de résilience (PNRR) français présente les investissements pour lesquels la France sollicite un financement d’environ 40 milliards d’euros de la Facilité pour la reprise et la résilience ainsi que la stratégie de réformes qui viendra renforcer l’efficacité de ces investissements et le potentiel de croissance de notre économie.
Le plan de relance européen contribuera au financement de France relance à hauteur de 40 %

Tous les investissements présentés dans ce plan national de relance et de résilience sont issus du plan national France Relance présenté par le Gouvernement le 3 septembre 2020, adopté par le Parlement en loi de finances pour 2021 et en cours de dépoiement en France. Le plan de relance européen contribuera ainsi au financement du plan de relance national à hauteur de 40 %. C’est un signal fort et concret de la plus-value de l’Union européenne, qui témoigne également de la cohérence entre les priorités de politique économique portées par la France et par l’Union européenne.
Trois piliers

Comme le plan France Relance, le plan national de relance et de résilience poursuit trois priorités clés, qui sont également des piliers de la Facilité pour la reprise et la résilience :

l’écologie,
la compétitivité,
la cohésion sociale et territoriale.

Notre plan comprend des investissements massifs en faveur d’une production et d’une consommation plus respectueuses de l’environnement – par exemple la rénovation thermique des bâtiments et le développement des mobilités et technologies vertes ; le soutien à l’innovation dans des secteurs stratégiques de la santé ou du numérique – par exemple l’intelligence artificielle. Nous investissons également en priorité en faveur des jeunes, que la crise a rendu particulièrement vulnérables, afin de renforcer leurs compétences dans des domaines stratégiques et de faciliter leur intégration sur le marché du travail.

Les 9 composantes du plan de relance et de résilience :

Écologie

Rénovation énergétique
Écologie et biodiversité
Infrastructures et mobilités vertes
Énergies et technologies vertes

Compétitivité

Financement des entreprises
Souveraineté technologique et résilience
Mise à niveau de l’Etat, des territoires et des entreprises ; culture

Cohésion

Sauvegarde de l’emploi, jeunes, handicap, formation professionnelle
Recherche, Ségur de la santé, dépendance, cohésion territoriale

Notre plan national de relance et de résilience répond également à l’ambition sociale du plan de relance européen en prenant des mesures déterminantes pour le renforcement de la formation professionnelle, pour la modernisation du système de santé ou encore la lutte contre la fracture numérique sur l’ensemble du territoire.

Pour renforcer l’efficacité de ces investissements, le plan national de relance et de résilience présente des réformes qui renforceront le potentiel de croissance de notre économie et qui nous permettront de rebondir au sortir de la crise sanitaire et économique.

Tout comme la stratégie France Relance qui a l’ambition de préparer la France de 2030, le plan de relance européen vise à renforcer durablement la résilience de notre économie. Il poursuit ainsi la stratégie de réformes lancée en 2017 par le président Emmanuel Macron pour permettre l’accès du plus grand nombre à un emploi rémunéré à sa juste valeur, lutter contre les inégalités de destin et renforcer la compétitivité des entreprises.

Notre plan est organisé autour de neuf composantes cohérentes d’investissements et de réformes poursuivant des objectifs communs, qui contribueront à renforcer la coordination entre les politiques économiques des Etats membres et à garantir la convergence dans l’Union européenne.

Le plan national de relance et de résilience va désormais être formellement évalué par la Commission européenne, puis sera adopté par les ministres des Finances de l’UE au sein du Conseil ECOFIN.

Source : Ministère de l’Economie, des finances et de la relance

26 avril
2021

Déclaration conjointe du Président Emmanuel Macron et de Frank-Walter Steinmeier, Président de la République fédérale d’Allemagne (26 Avril 2021)

Le Président de la République Emmanuel Macron s’est entretenu avec Frank-Walter Steinmeier, Président de la République fédérale d’Allemagne.

Revoir la déclaration conjointe

Source : Palais de l’Elysée

15 avril
2021

Le Fonds citoyen franco-allemand, créé par le traité d’Aix-la-Chapelle, célèbre son 1er anniversaire et près de 300 projets soutenus (16 avril 2021)

« Une très bonne dynamique »

Benjamin Kurc, responsable du Fonds citoyen franco-allemand, rappelle le signal fort envoyé avec le lancement du Fonds citoyen en plein milieu de la première vague de la pandémie : « Soudain, il y a eu une reconnaissance et un soutien financier pour l’engagement transfrontalier et citoyen. Cela a donné de la force et de l’espoir à de nombreuses personnes en cette période difficile : avec une impressionnante résilience et créativité, les porteurs de projets ont mis en place des ac-tions très variées – malgré les restrictions de déplacement et de contact. »

Avec le soutien du Fonds citoyen, près de 300 projets ont pu être financés à hauteur de 2,8 mil-lions d‘euros ces douze derniers mois : « Cela signifie que nous avons atteint notre objectif de cette année – 200 projets soutenus en 2021 – déjà au premier trimestre. Dans les prochains mois, nous allons nous concentrer davantage sur des ‘petits’ projets qui ont particulièrement besoin d’être soutenus – par exemple dans le cadre de notre appel à projets actuel dédié à la protection de l’environnement », déclare Benjamin Kurc.

Cette dynamique et ce succès sont dus aussi aux partenaires du Fonds citoyen, selon Benjamin Kurc : « Nous leur adressons à toutes et à tous nos plus sincères remerciements : tout d’abord les porteurs de projet eux-mêmes, mais aussi les Référentes régionales et les Référents régionaux du Fonds citoyen ainsi que les membres de notre Conseil d’orientation, mais aussi nos collègues de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse et des ministères français et allemand. »

L’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) met en oeuvre le Fonds citoyen, avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et le ministère allemand de la Famille, des Personnes âgées, de la Femme et de la Jeunesse. Anne Tallineau et Tobias Bütow, secrétaires généraux de l’OFAJ, expliquent : « Grâce au traité d’Aix-la-Chapelle, la France et l’Allemagne soutiennent l’émergence d’une société civile européenne. L’engagement pour l’Europe est au coeur des préoccupations du Fonds citoyen franco-allemand. La pandémie nous rappelle que c’est seulement ensemble que nous pourrons relever les défis de notre temps. Nous sommes ravis de la créativité, de la résilience et de la richesse des idées portées par les initiatives citoyennes et les jumelages dans les deux pays. Voilà, l’Europe ! »

Bilan : chiffres et exemples de projets

Au total, 274 projets ont été soutenus entre le 16 avril 2020 et le 30 mars 2021. Les fonds al-loués à cet effet s’élèvent à environ 2,8 millions d’euros.

Les « petits » projets d’un montant maximal de 5 000 € sont les plus financés – ils représentent plus de la moitié des demandes acceptées. Les projets qui reçoivent jusqu’à 10 000 € ou ceux jusqu’à 50 000 € représentent chacun un peu moins d’un quart des projets financés. En outre, 5 projets phares ont reçu une subvention de plus de 50 000 €.

Un quart des projets se déroule dans le cadre de jumelage de villes ou de coopérations ré-gionales ; en plus des comités de jumelage, les communes, les fédérations, les associations ou les initiatives citoyennes ont bénéficié aussi d’un soutien.

Les formats et les thèmes soutenus sont très variés :

⋅ Culture : projets de vidéos avec de la danse ou de la musique, expositions artistiques, concerts, festivals, atelier photo
⋅ Environnement : escape game, soirée film, podcast
⋅ Questions sociétales : échange de bonnes pratiques pour le travail avec les réfugiés ou pour l’égalité des genres chez les pompiers, plateformes numériques féministes, confé-rences sur le paysage des fondations, atelier contre la racisme, pièce de théâtre sur la culture du souvenir
⋅ Échange interculturel : cours tandem, festival pour l’apprentissage linguistique
⋅ Sport : excursion commune en canoë en région frontalière, tour à vélo écologique
⋅ Amitié franco-allemande : dîner en ligne, installation lumineuse dans le cadre de la Journée franco-allemande, magazine et livre de recettes de jumelages, émissions de ra-dio
⋅ Europe : visites numériques thématiques, discussions en ligne

> Veuillez trouver plus d’exemples de projets soutenus dans ce tableau.

Source : Fonds citoyen

12 avril
2021

Ukraine – Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 (12 avril 2021)

Nous, Ministres des affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, et le Haut-représentant de l’Union européenne, sommes profondément préoccupés par les mouvements significatifs de forces armées russes en cours aux frontières de l’Ukraine ainsi qu’en Crimée, territoire ayant été annexé de manière illégale.

Ces mouvements de troupes à grande échelle, intervenant sans notification préalable, constituent une menace et un facteur de déstabilisation. Nous appelons la Russie à mettre un terme à ses provocations et à procéder immédiatement à une désescalade des tensions conformément à ses obligations internationales. Nous appelons en particulier la Russie à respecter les principes et engagements de l’OSCE sur la transparence des mouvements militaires qu’elle a souscrits, et à répondre à la procédure prévue au Chapitre III du Document de Vienne.

Rappelant notre déclaration du 18 mars dernier, nous réaffirmons notre soutien inébranlable à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues. Nous approuvons la retenue de l’Ukraine.

Nous soulignons notre vive appréciation des efforts persistants déployés par la France et l’Allemagne dans le cadre du format Normandie pour garantir la pleine application des Accords de Minsk, qui représente la seule voie permettant de parvenir à un règlement politique durable du conflit. Nous appelons toutes les parties à adopter une approche constructive au sein du Groupe de contact trilatéral sur les propositions de l’OSCE pour confirmer et consolider le cessez-le-feu.

Source : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

3 avril
2021

Ukraine – Déclaration des porte-parole des ministères des affaires étrangères de la France et de l’Allemagne (3 avril 2021)

La France et l’Allemagne sont préoccupées par la multiplication des violations du cessez-le-feu, alors que la situation s’était stabilisée depuis juillet 2020 dans l’Est de l’Ukraine. Nous suivons avec une grande vigilance la situation, en particulier les mouvements de forces russes, et appelons les Parties à la retenue et à la désescalade immédiate des tensions.

Nous réaffirmons notre soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues. En tant que médiateurs au sein du format Normandie, la France et l’Allemagne poursuivent leurs efforts en vue de la pleine mise en œuvre des accords de Minsk et les négociations se poursuivent régulièrement à cet effet.

Nous saluons à cet égard le renouvellement du mandat de la Mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine (MSOU) et appelons à ce que cessent les restrictions à sa liberté de mouvement, afin que la MSOU puisse accomplir sa mission conformément à son mandat.

Source : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

2 avril
2021

Ethiopie - Situation dans le Tigré - Déclaration des ministres des affaires étrangères du G7 (2 avril 2021)

Nous, ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que le Haut représentant de l’Union européenne, sommes très préoccupés par les récents rapports faisant état de violations et atteintes aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire au Tigré.

Nous condamnons les meurtres de civils, les violences sexistes et sexuelles, les bombardements aveugles et les déplacements forcés dont sont victimes les habitants du Tigré et les réfugiés érythréens. Toutes les parties doivent faire preuve de la plus grande retenue, garantir la protection de la population civile et respecter les droits de l’Homme et le droit international.

Nous prenons acte des engagements pris récemment par le gouvernement éthiopien afin de demander des comptes aux responsables de ces violations et nous espérons qu’ils seront mis en œuvre rapidement. Nous prenons bonne note de la décision de la Commission éthiopienne des droits de l’Homme et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme d’enquêter conjointement sur les atteintes aux droits de l’Homme commises par toutes les parties dans le cadre du conflit au Tigré. Il est fondamental que les crimes signalés fassent l’objet d’une enquête indépendante, transparente et impartiale et que les auteurs de ces violations des droits de l’Homme rendent des comptes.

Nous appelons les parties au conflit à autoriser un accès humanitaire immédiat et sans entrave à la région. Nous sommes préoccupés par l’insécurité alimentaire qui s’aggrave : de vastes zones au centre et à l’est du Tigré se trouvent en effet dans une situation d’urgence.

Nous nous félicitons de l’annonce récente du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, relative au retrait prochain des forces érythréennes du Tigré. Ce processus doit avoir lieu rapidement, sans conditions et de façon vérifiable.

Nous appelons à mettre un terme à la violence et à la mise en place d’un processus politique réellement inclusif, acceptable pour l’ensemble de la population éthiopienne, y compris celle du Tigré, et qui ouvre la voie à des élections crédibles ainsi qu’à un large mouvement de réconciliation nationale.

Nous, membres du G7, sommes prêts à soutenir les efforts humanitaires et les enquêtes sur les violations des droits de l’Homme.

31 mars
2021

Syrie – Tribune conjointe de Jean-Yves Le Drian et de 17 de ses homologues européens sur la lutte contre l’impunité pour les crimes commis en Syrie (31 mars 2021)

"Il y a dix ans, des millions de Syriens descendaient dans les rues de Deraa, d’Alep et de Damas pour réclamer la démocratie et le respect de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux. La réponse brutale du régime a déclenché l’une des plus graves entreprises criminelles et des crises humanitaires depuis la Seconde Guerre mondiale ; cette crise dure depuis plus d’une décennie et a causé le décès de plus de 400 000 personnes et des violations innombrables des droits de l’Homme.

Plus de la moitié des Syriens ont dû quitter leurs foyers et plus de 6 millions d’entre eux ont fui leur pays pour échapper aux exactions du régime. Des dizaines de milliers de personnes ont été victimes de disparitions forcées, laissant leurs familles sans information sur leur sort ou l’endroit où elles se trouvent.

Le régime syrien a utilisé des armes chimiques contre son peuple de manière répétée, comme l’ont clairement établi l’Organisation des Nations unies (ONU) et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Le régime a systématiquement refusé de fournir des explications aux équipes d’enquête internationales. Mais les survivants de ces attaques sont là pour témoigner de ce qu’ils ont vu et de ce qu’ils ont vécu.

Nous ne resterons pas silencieux face aux exactions commises en Syrie, et dont le régime et ses appuis extérieurs portent la responsabilité principale. Nombre de ces crimes, y compris ceux commis par Daech et d’autres groupes armés, peuvent être assimilés à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité. Il est donc de la responsabilité de tous de lutter contre l’impunité des auteurs de ces actes et d’exiger que ceux-ci, quels qu’ils soient, rendent des comptes.

C’est une question de justice pour les victimes. Face à la gravité des faits, nous continuons de demander que la Cour pénale internationale puisse enquêter sur ces crimes présumés et poursuivre leurs auteurs. Pour déjouer la stratégie de ceux qui bloquent sa saisine par le Conseil de sécurité, nous nous sommes mobilisés afin que les faits soient documentés, dans l’attente de leur examen par les juges compétents. Nous avons soutenu à cet effet la création d’un Mécanisme international, impartial et indépendant, qui permet de collecter et de protéger les preuves en vue de futures procédures judiciaires. Ces efforts sont essentiels. Nous soutenons aussi les travaux de la Commission d’enquête internationale indépendante, qui documente les violations des droits de l’Homme intervenues dans le cadre du conflit syrien.

Il est essentiel que ces violations, qui ont été documentées de manière très minutieuse, cessent immédiatement. Nous sommes également déterminés à faire respecter toutes les normes internationales pour protéger les droits de tous les Syriens. C’est le sens de l’initiative récente des Pays-Bas qui enjoint la Syrie à répondre de ses actes pour avoir enfreint la Convention des Nations unies contre la torture. Les tribunaux nationaux, dont certains ont déjà ouvert des procédures judiciaires, ont un rôle important à jouer dans ce processus. Dans plusieurs de nos pays, des poursuites ont déjà été engagées et des jugements prononcés contre des auteurs de crimes. Les juridictions suédoises ont ainsi commencé dès 2016 à engager des procédures. Le Tribunal de Coblence (Allemagne) a rendu une première décision historique contre un ancien membre des services de renseignement syriens le mois dernier pour complicité de crimes contre l’humanité. Des procédures judiciaires sont également engagées en France, et une plainte a été déposée récemment à Paris pour les attaques chimiques perpétrées par le régime syrien contre sa population.

L’Union européenne a adopté des sanctions ciblées contre les individus et les entités proches du régime qui sont à l’origine de la répression du peuple syrien. Nous refusons le discours du régime, selon lequel ces sanctions seraient la cause des souffrances de la population syrienne. C’est la négligence et l’incurie évidentes du régime dans la gestion de l’économie qui ont provoqué la crise qui affecte actuellement les Syriens.

Aujourd’hui, nous devons aussi apporter des solutions à la tragédie des détenus et des plus de 100 000 personnes disparues. Il est indispensable que les Nations unies consacrent toute l’énergie nécessaire à l’obtention de résultats tangibles, en premier lieu de la part du régime syrien.

Lutter contre l’impunité n’est pas seulement une question de principe, c’est également un impératif moral et politique, et un enjeu de sécurité pour la communauté internationale. L’emploi d’armes chimiques, en quelque circonstance que ce soit, représente une menace pour la paix et la sécurité internationales. En réponse aux attaques chimiques, nous avons mobilisé toutes les institutions compétentes, garantes des normes d’interdiction des armes chimiques. Les équipes de l’OIAC ont mené des enquêtes en toute indépendance. En complément de ce travail considérable, nous avons lancé le Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques (PICIAC), réunissant 40 États et l’Union européenne. Grâce à cette initiative, il a été possible de condamner les personnes impliquées dans le développement ou l’utilisation d’armes chimiques. Et nous n’aurons de cesse qu’elles paient pour leurs crimes.

La lutte contre l’impunité est, enfin, une condition pour rebâtir une paix durable en Syrie. La population syrienne ne pourra entrevoir un avenir meilleur sans que les violations des droits de l’Homme ne cessent de manière complète et vérifiable. La Syrie ne pourra se réconcilier avec son passé sans que des comptes ne soient rendus pour les crimes commis.

Nous saluons les efforts héroïques déployés par les défenseurs des droits de l’Homme, le personnel des ONG et les membres de la société civile, qui se mobilisent au péril de leur vie pour faire émerger la vérité sur les crimes commis en Syrie. Nous leur offrons une protection lorsque c’est possible, et nos systèmes judiciaires agissent de manière résolue pour poursuivre les responsables de crimes graves.

Toute la lumière doit être faite sur cette décennie d’exactions. Il est indispensable de rendre justice aux victimes pour restaurer une Syrie stable et en paix, sur la base d’une solution politique crédible et viable conforme à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Nos pays refusent résolument toute impunité des criminels de guerre et des tortionnaires. Leurs crimes n’auront pas raison des aspirations à la dignité et à la justice des Syriens."

Source : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

30 mars
2021

Entretien du Président de la République Emmanuel Macron avec la Chancelière allemande, Angela Merkel, et le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine (Palais de l’Elysée, 30 mars 2021)

Le Président de la République a tenu le 30 mars 2021, avec la Chancelière allemande, une visioconférence conjointe avec le Président de la Fédération de Russie.

Le Président MACRON et la Chancelière MERKEL ont abordé avec le Président POUTINE la situation sanitaire et discuté d’éventuelles coopération en matière de vaccin, en fonction de l’état d’avancement de l’examen du vaccin Spoutnik V, en cours au niveau de l’Agence européenne du médicament. Cet examen reposera sur la base des mêmes normes que l’EMA applique pour chaque vaccin.

Le Président et la Chancelière ont appelé l’attention du Président POUTINE sur la situation de Monsieur Alexeï NAVALNY et la nécessité que ses droits soient respectés conformément à la Convention Européenne des Droits de l’Homme, et que sa santé soit préservée.

La nécessité que la Russie s’engage de façon déterminée pour stabiliser le cessez-le-feu en Ukraine et élaborer une sortie de crise dans le respect des Accords de Minsk a été soulignée.

La situation en Biélorussie, où la nécessité d’un dialogue inclusif a été relevée, a également été abordée.

Sur la Libye, M. MACRON et Mme MERKEL ont souligné l’importance que la France, l’Allemagne et la Russie pèsent de tout leur poids pour favoriser le processus de transition en cours, et faire en sorte que la situation sécuritaire s’améliore.

Le Président de la République et la Chancelière ont dit leur préoccupation quant à la situation humanitaire en Syrie et appelé à la poursuite de l’aide transfrontalière aux populations dans le besoin, et au soutien aux travaux du Comité constitutionnel.

Sur le dossier nucléaire iranien, le Président de la République, la Chancelière MERKEL et le Président POUTINE se sont entendus pour coordonner leurs efforts afin que le dialogue s’engage et que l’Iran revienne au plus vite au respect de ses obligations.

Source : Site de l’Elysée