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L’actualité

22 mai
2020

Communiqué des ministères des Affaires étrangères suite à l’annonce du gouvernement des États-Unis de son intention de se retirer du Traité ciel ouvert (22 mai 2020)

Communiqué des ministères des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Espagne, de la Finlande, de l’Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de la République tchèque et de la Suède (22 mai 2020)

"Nous regrettons l’annonce du gouvernement des États-Unis de son intention de se retirer du Traité ciel ouvert, bien que nous partageons ses préoccupations relatives à la mise en œuvre des dispositions du traité par la Fédération de Russie.

Le Traité ciel ouvert est un élément crucial du cadre de renforcement de la confiance qui a été créé au cours des décennies passées en vue d’accroître la transparence et la sécurité à travers la zone euro-atlantique.

Nous continuerons à mettre en œuvre le Traité ciel ouvert qui a une valeur ajoutée évidente pour notre architecture de maîtrise des armements conventionnels et notre sécurité commune.

Nous réaffirmons que ce traité demeure fonctionnel et utile. Le retrait devient effectif au terme d’un délai de six mois.

S’agissant des questions sur la mise en œuvre du traité, nous continuerons à dialoguer avec la Russie comme cela a été précédemment décidé entre Alliés de l’OTAN et d’autres partenaires européens afin de régler les questions en suspens telles que les restrictions indues imposées sur les vols au-dessus de Kaliningrad. Nous continuons à appeler la Fédération de Russie à lever ces restrictions et poursuivons notre dialogue avec toutes les Parties."

18 mai
2020

Initiative franco-allemande pour la relance européenne face à la crise du coronavirus (19 mai 2020)

La crise actuelle est inédite dans l’histoire de l’Union européenne. Aucune façon de vivre, aucun emploi, aucune entreprise ne sont épargnés par ce choc mondial. Alors que nos sociétés et nos économies sont en train de sortir du confinement, des incertitudes considérables demeurent. Cependant, notre objectif est clair : l’Europe surmontera cette crise ensemble et en sortira plus forte. Nos efforts conjoints sont guidés par notre volonté de parvenir à une relance durable pour l’UE. Nous, la France et l’Allemagne, sommes pleinement déterminées à assumer notre responsabilité pour l’Union européenne et nous contribuerons à ouvrir la voie pour sortir de la crise.

À cette fin, nous devons plus que jamais mettre à profit la puissance que nous tirons de notre action conjointe en tant qu’Européens et unir nos forces de façon inédite.

Nous devrons aussi mener une réflexion approfondie sur les leçons à tirer de cette crise. La Conférence sur l’avenir de l’Europe sera l’occasion d’ouvrir un vase débat démocratique sur le projet européen, ses réformes et ses priorités.

La France et l’Allemagne proposent les mesures suivantes.

1. RENFORCER NOTRE SOUVERAINETÉ SANITAIRE STRATÉGIQUE PAR UNE « STRATÉGIE SANTÉ » DE L’UE

Notre réponse à la crise actuelle et aux futures crises sanitaires doit s’appuyer sur une nouvelle approche européenne reposant sur la souveraineté sanitaire stratégique. Nous appelons de nos vœux une industrie sanitaire européenne ayant un positionnement stratégique qui améliorera la dimension européenne des systèmes de santé et réduira la dépendance de l’UE, dans le plein respect de la responsabilité des États membres. Par conséquent, nous devons :

- augmenter nos capacités de recherche et développement dans le domaine des vaccins et des traitements, ainsi que la coordination et le financement au niveau international (Initiative ACT-A), avec l’objectif à court terme de mettre au point et de fabriquer un vaccin contre le coronavirus au sein de l’Union européenne, tout en garantissant un accès mondial à ce vaccin ;

- mettre en place des stocks stratégiques communs de produits pharmaceutiques et médicaux (équipements de protection, kits de tests...) et développer les capacités de production de ces produits dans l’Union européenne ;

- coordonner les politiques européennes en matière de marchés publics communs pour les vaccins et traitements futurs (par exemple, la fabrication et le stockage de futurs vaccins potentiels) afin de parler d’une seule voix face à l’industrie pharmaceutique et de garantir un accès européen et mondial plus efficace ;

- mettre en place une « task-force » de l’UE chargée de la santé au sein du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et la charger, aux côtés des institutions nationales, d’élaborer des plans de prévention et de riposte face aux futures épidémies ;

- définir des normes européennes communes en matière d’interopérabilité des données sanitaires (par exemple une méthodologie harmonisée permettant de disposer de statistiques comparables sur les cas lors d’épidémies).

2. CRÉER UN « FONDS DE RELANCE » AMBITIEUX AU NIVEAU DE L’UE POUR LA SOLIDARITÉ ET LA CROISSANCE

Pour soutenir une reprise durable qui rétablisse et renforce la croissance dans l’UE, l’Allemagne et la France soutiennent la création d’un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé, dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel (CFP), et une augmentation du CFP concentrée sur ses premières années. Compte tenu du caractère exceptionnel des difficultés que la pandémie de COVID-19 fait peser sur les économies dans l’ensemble de l’UE, la France et l’Allemagne proposent d’autoriser la Commission européenne à financer ce soutien à la relance en empruntant sur les marchés au nom de l’UE sur une base juridique respectant pleinement le Traité européen, le cadre budgétaire de l’UE et les droits des parlements nationaux.

  • Le Fonds de relance sera doté de 500 milliards d’euros en dépenses budgétaires de l’UE pour les secteurs et régions les plus touchés, sur la base des programmes budgétaires de l’UE et dans le respect des priorités européennes. Il renforcera la résilience, la convergence et la compétitivité des économies européennes, et accroîtra les investissements, notamment dans les transitions écologique et numérique et dans la recherche et l’innovation.
  • Les financements du Fonds de relance seront ciblés sur les difficultés liées à la pandémie et sur ses répercussions. Il s’agira d’un complément exceptionnel, intégré dans la décision relative aux ressources propres, avec un volume et une date d’expiration clairement spécifiés, et qui sera lié à un plan de remboursement contraignant au-delà du prochain CFP sur le budget de l’UE.
  • Un accord d’ensemble rapide sur le CFP et le Fonds de relance est nécessaire pour faire face aux grands défis que l’UE doit relever. Les négociations s’appuieront sur les progrès réalisés jusqu’en février. Nous nous efforcerons de fournir l’effort budgétaire lié à la crise du coronavirus dès que possible.
  • Ce soutien à la relance complète les efforts nationaux et la série de mesures arrêtée par l’Eurogroupe ; elle s’appuiera sur un engagement clair par les États membres d’appliquer des politiques économiques saines et un programme de réformes ambitieux.
  • L’amélioration du cadre européen pour atteindre une fiscalité équitable dans l’UE demeure une priorité, notamment en introduisant une taxation minimale effective et une taxation équitable de l’économie numérique au sein de l’Union, s’appuyant idéalement sur des conclusions fructueuses des travaux de l’OCDE, ainsi que la mise en place d’une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés.

3. ACCÉLÉRER LES TRANSITIONS ÉCOLOGIQUE ET NUMÉRIQUE

Il est temps de donner un coup d’accélérateur à la modernisation de l’économie et des modèles économiques européens. Dans cet esprit, nous réaffirmons que le « pacte vert » pour l’Europe (Green Deal) constitue la nouvelle stratégie de croissance de l’UE et notre feuille de route pour une économie prospère et résiliente sur la voie de la neutralité carbone d’ici à 2050. En parallèle, nous devons accélérer la transition numérique en transformant les tendances ayant émergé pendant la crise en un progrès et une souveraineté numérique durables. À cette fin, nous devons :

- augmenter les objectifs de l’UE en matière de réduction des émissions pour 2030, de façon coordonnée avec un ensemble de mesures efficaces pour éviter les « fuites de carbone ». La proposition annoncée par la Commission concernant un mécanisme d’ajustement des émissions de carbone aux frontières permettra de compléter les instruments existants en conformité avec les règles de l’OMC. Les règles relatives aux aides d’Etat doivent être revues à l’aune d’une politique climatique plus ambitieuse et des risques de fuite de carbone ;

- soutenir l’introduction d’un prix minimum du carbone au sein du Système d’échange de quotas d’émission de l’UE (ETS) et travailler à mettre en place un futur ETS européen pour tous les secteurs ;

- élaborer pour chaque secteur une feuille de route pour une reprise respectueuse de l’environnement incluant, là où c’est nécessaire, des cibles et/ou des conditionnalités en matière de climat et d’environnement ;

- accélérer la transformation numérique, notamment par le déploiement de la 5G, des efforts visant à obtenir des infrastructures et des technologies de cybersécurité sûres et fiables, la gestion de l’identité numérique, un cadre favorable à l’intelligence artificielle ainsi qu’une régulation juste pour les plateformes numériques dans l’UE.

4. ACCROÎTRE LA RÉSILIENCE ET LA SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUES ET INDUSTRIELLES DE L’UE ET DONNER UN NOUVEL ÉLAN AU MARCHÉ UNIQUE

L’intégration forte au sein du marché unique est la garantie de notre prospérité. Le redémarrage de l’économie européenne et son adaptation aux défis qu’elle rencontrera dans l’avenir nécessite une économie et une base industrielle résilientes et souveraines, ainsi qu’un marché unique robuste. Des marchés ouverts et un commerce libre et équitable sont un élément essentiel de la solution. Par conséquent, nous devons :

- soutenir la diversification des chaînes de valeur en promouvant un agenda commercial ambitieux et équilibré, articulé autour de l’OMC, intégrant de nouvelles initiatives, notamment dans le domaine du commerce des produits de santé, renforcer nos mécanismes anti-subventions [des pays tiers], faire en sorte qu’il existe une réciprocité réelle pour les marchés publics avec les pays tiers et renforcer le contrôle des investissements aux niveaux national et européen pour les investisseurs non européens dans les secteurs stratégiques (notamment santé, médicaments, biotechnologies...), tout en encourageant des investissements (re)localisés dans l’UE ;

- adapter la stratégie industrielle de la Commission à la reprise, en particulier moderniser la politique européenne de concurrence en accélérant l’adaptation des règles en matière d’aides d’Etat et des règles de concurrence ainsi que la mise en œuvre des projets importants d’intérêt européen commun [permettant des aides européennes] ;

- garantir le retour rapide à un marché unique pleinement fonctionnel et approfondir encore ce dernier au moyen d’une nouvelle feuille de route visant à créer un marché totalement intégré dans les domaines prioritaires (numérique, énergie, marchés financiers en particulier) avec des jalons clairs et un agenda législatif accéléré ;

- faire en sorte que l’espace Schengen fonctionne pleinement, en améliorant les obligations de coordination entre les États membres en temps de crise et en renforçant les frontières extérieures communes ;

- renforcer la convergence sociale et accélérer les discussions sur le cadre de l’UE pour un salaire minimum adapté aux situations nationales.

(Re)vivez la conférence de presse commune du Président Emmanuel Macron et de la Chancelière Angela Merkel :

18 mai
2020

la France et l’Allemagne placent la protection climatique au cœur de l’après crise du Covid-19 (18 mai 2020)

Le groupe de travail de Meseberg sur le climat plaide pour une relance verte et des objectifs climatiques plus ambitieux pour l’Union européenne.

Sous la présidence des secrétaires d’État à l’écologie Brune Poirson et Jochen Flasbarth, le groupe de travail franco-allemand de Meseberg sur le climat a tracé la voie d’un développement économique durable après la pandémie de Covid-19. Tous les ministères des deux pays impliqués dans la politique climatique y ont travaillé. Dans leur déclaration finale commune, les deux gouvernements proposent d’inscrire au cœur du "Green Deal européen" des mesures de décarbonation de l’industrie européenne de manière à ce que cela profite à la relance économique de l’ensemble de l’Union européenne tout en gardant l’Accord de Paris sur le climat, qui vise la neutralité climatique comme boussole.

Avec un système financier durable, des innovations intersectorielles et une économie circulaire forte, il est possible de donner une impulsion à la protection du climat, à l’innovation et à l’emploi. Dans le contexte de la pandémie du Covid 19 et de son impact économique, cette déclaration franco-allemande envoie un signal fort rappelant que les deux pays sont fermement attachés à l’objectif de neutralité des gaz à effet de serre pour 2050 et saluent la proposition de porter l’objectif européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 entre 50-55 %.

Sur le plan international également, l’Union européenne, en tant que puissance pionnière en matière de lutte pour la protection du climat, doit encourager une relance respectueuse de l’environnement et orientée vers les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Le financement international du climat a un rôle particulier à jouer à cet égard. Les prochains sommets de l’Union européenne avec la Chine et l’Union africaine sont également des étapes importantes pour réaliser des progrès considérables en matière de protection du climat mondial.

La conservation de la biodiversité devrait également être un élément essentiel de l’après crise sanitaire. La pandémie du Covid 19 montre que la perte de biodiversité et le développement des pandémies sont liés. Au niveau mondial, les deux États veulent créer un cadre ambitieux pour la biodiversité pour la période après 2020.

Le groupe de travail de Meseberg sur le climat rassemble tous les ministères allemands et français concernés par la politique climatique. Il repose sur un appel commun de la chancelière Merkel et du président Macron en 2018.

13 mai
2020

COVID-19 : Accueil de patients français par les hôpitaux universitaires de Kiel et de Lübeck en Allemagne

L’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, le Luxembourg et la République tchèque ont proposé d’accueillir dans leurs hôpitaux des patients français atteints du COVID-19 en soins intensifs hospitalisés notamment dans la région du Grand Est, durement touchée par l’épidémie. Au total, près de 200 offres d’accueil ont été reçues, ces soutiens sont considérables.

Le réseau diplomatique s’est émobilisé pour permettre la liaison entre les autorités concernées.

Le centre médical universitaire du Schleswig-Holstein a produit une vidéo afin d’expliquer pourquoi et comment ils ont pris en charge des patients français. Un bel exemple de coopération franco-allemande et européenne !

11 mai
2020

Vidéo : Diplomates en action - sur tous les terrains en Ukraine (mai 2020)

Ce documentaire produit par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères permet de découvrir de l’intérieur les actions concrètes de la diplomatie française au profit des populations et comment sont conduites les collaborations avec différentes institutions politiques et économiques. Observateurs, promoteurs, médiateurs, représentants … vous verrez comment les diplomates appréhendent la réalité d’un pays pour le comprendre et tisser des liens forts avec la France.

Sous-titres en français, allemand, anglais, russe et ukrainien

L’Ukraine est déchirée depuis 2014 par un conflit dans la région du Donbass. Ce documentaire permet de découvrir ce pays, ses richesses comme ses blessures, à travers le regard des 2 diplomates qui se succèdent en qualité d’ambassadeur de France.
Isabelle Dumont, ambassadrice de 2014 à 2019, a suivi de près toutes les évolutions du pays à cette période charnière de son histoire. Avant de quitter Kiev et passer le témoin à Etienne de Poncins, elle effectue un dernier déplacement à la rencontre des Ukrainiens et des Ukrainiennes dans plusieurs régions.

Elle rencontre successivement des villageois du Donbass, vivant sur la ligne de contact, le maire de la ville de Marioupol située sur les bords de la mer d’Azov où une entreprise française travaille à fiabiliser le réseau d’eau potable, les agents d’une base de maintenance d’hélicoptères mise en place par Airbus pour le ministère de l’Intérieur. On suit aussi l’ambassadrice lorsque le président ukrainien réceptionne solennellement l’enceinte de confinement de la centrale de Tchernobyl construite par une entreprise française. Ou encore, avec ses invités lors des incontournables festivités du 14 juillet à la résidence de l’ambassade. Partout l’ambassadrice de France œuvre à la reconstruction de l’Ukraine et défend les valeurs et les intérêts de la France.

A la rentrée 2019, c’est son successeur, Etienne de Poncins qui prend le relais. Le nouvel ambassadeur nous conduit dans les coulisses des négociations menées à Paris entre l’Ukraine et la Russie, sous l’égide de la France et l’Allemagne. Il nous éclaire sur les enjeux de cette rencontre-dite en format « Normandie »- entre Volodimyr Zelenski, Vladimir Poutine, Angela Merkel et Emmanuel Macron qui a permis de renouer le dialogue entre l’Ukraine et la Russie.

30 avril
2020

Ukraine – Communiqué de Jean-Yves le Drian – Réunion en visioconférence des ministres des Affaires étrangères du format Normandie (30 avril 2020)

"J’ai participé ce jour à une visioconférence des ministres du format Normandie, avec mes homologues allemand, russe et ukrainien. Il s’agissait de la première réunion de haut niveau du format Normandie depuis le sommet qui s’est tenu à Paris le 9 décembre 2019. Cet entretien a permis de faire le point sur la mise en œuvre des conclusions agréées du sommet de Paris, et d’évoquer les mesures urgentes rendues nécessaires par la propagation de l’épidémie de covid-19 dans l’Est de l’Ukraine. Les participants se sont accordés pour appeler à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu complet entre les parties et appeler le Groupe de contact trilatéral à agir en ce sens. Mon homologue allemand et moi-même avons rappelé la nécessité que la mission spéciale d’observation de l’OSCE puisse bénéficier d’un accès sûr et sécurisé à l’ensemble du territoire ukrainien, afin de pouvoir pleinement remplir son mandat. Nous avons souhaité qu’une attention particulière soit accordée au sort des populations locales, particulièrement affectées par la fermeture de la ligne de contact, et à la sécurité des infrastructures sensibles. L’accès des organisations humanitaires doit être facilité, afin de leur permettre d’apporter à ces populations toute l’assistance requise. Nous avons également appelé de nos vœux des progrès rapides en matière de déminage, en particulier à proximité des sites les plus fréquentés par les populations civiles. Nous sommes convenus de poursuivre nos échanges dans ce format dans les prochaines semaines."

25 avril
2020

Libye - Communiqué conjoint des ministres des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et du haut représentant de l’Union européenne (le 25 avril 2020)

En tant que participants au processus de Berlin et en renouvelant notre engagement en faveur des conclusions de Berlin, en ce début du mois de Ramadan, nous souhaitons unir nos voix à celles du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et de sa représentante spéciale par intérim pour la Libye, Stéphanie Williams, dans leur appel à une trêve humanitaire en Libye.

Le conflit se poursuit avec la même intensité et les développements des dernières semaines suscitent des inquiétudes accrues, en particulier pour la population libyenne, qui souffre depuis trop longtemps. Nous appelons l’ensemble des acteurs libyens à s’inspirer de l’esprit du Ramadan, à s’engager dans une reprise des discussions sur un véritable cessez-le-feu sur la base du projet d’accord du Comité militaire du 23 février, en vue d’une solution politique au conflit libyen, et à unir leurs efforts face à l’ennemi commun que représente le risque d’extension de la pandémie, dans l’intérêt de l’ensemble du pays./.

16 avril
2020

Lancement du Fonds citoyen franco-allemand (16 avril 2020)

Institué par le traité d’Aix-la-Chapelle, le Fonds citoyen franco-allemand est la démonstration de l’amitié entre nos deux peuples, d’une Europe forte et unie, au quotidien mais aussi dans des temps plus difficiles comme la crise du Coronavirus que nous traversons actuellement. Grâce au Fonds citoyen, les deux gouvernements soutiennent des projets ouvrant une nouvelle ère de coopération entre les sociétés civiles française et allemande avec un budget de 2,4 millions d’euros financé de façon paritaire.

Aujourd’hui, plus que jamais, la France et l’Allemagne s’unissent.

En ces temps de crise, alors que les échanges, rencontres, communautés et engagements bénévoles doivent se réinventer pour contribuer à surmonter ce défi collectif, la société civile, une démocratie active et la cohésion européenne sont plus que jamais nécessaires. Le Fonds citoyen franco-allemand rend tout cela possible : il est une initiative du traité d’Aix-la-Chapelle et est financé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi que par le ministère fédéral allemand de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse. L’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) est chargé de sa mise en œuvre.

« Nous nous sommes engagés pour lancer ce projet phare du traité d’Aix-la-Chapelle durant cette crise et ainsi envoyer un signal fort à la société civile française et allemande. Le Fonds citoyen franco-allemand exprime notre reconnaissance et soutien à toutes les personnes engagées qui permettent à notre société, ainsi qu’à l’Europe, d’être solidaires », disent Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et Juliane Seifert, secrétaire d’État auprès du ministère allemand de la Famille, des Personnes âgées, de la Femme et de la Jeunesse.

« Ce n’est pas seulement la crise actuelle qui prouve que la solidarité européenne est indispensable. Quand les citoyens de nos deux pays travaillent ensemble, échangent ensemble, c’est la démonstration que l’Europe se construit localement et concrètement. Nous remercions l’Office franco-allemand pour la Jeunesse pour la mise en œuvre du Fonds citoyen dans un si court délai », ont déclaré les deux secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande, Amélie de Montchalin, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes, et Michael Roth, ministre délégué aux Affaires européennes.

« Le Fonds citoyen ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire des relations franco-allemandes : l’impulsion initiée par le traité de l’Élysée et la création de l’OFAJ se poursuit avec le traité d’Aix-la-Chapelle et le Fonds citoyen franco-allemand. Les Français et Allemands ont besoin les uns des autres, maintenant, plus que jamais », ont indiqué Anne Tallineau et Tobias Bütow, secrétaires généraux de l’OFAJ.

Quels projets seront financés ?

Le Fonds citoyen franco-allemand encourage les personnes qui participent activement à la création d’une société civile européenne engagée, particulièrement celles qui œuvrent à des projets communs et intergénérationnels au-delà des frontières entre la France et l’Allemagne.

Au vu des circonstances actuelles particulières, les efforts se concentreront d’abord sur les rencontres en ligne : lors de repas en ligne, les personnes intéressées peuvent dès maintenant organiser des projets. Le Fonds peut également soutenir des projets entre créateurs culturels, clubs de sport ou associations de jumelage qui tentent des nouveaux formats de projet en ligne.

Le Fonds citoyen permettra, après la levée du confinement et dès que ce sera possible, de rassembler physiquement les personnes. De l’échange de groupes entre villes jumelées, aux concerts communs, en passant par les conférences franco-allemandes et projets digitaux, jusqu’aux évènements sportifs et cérémonies de jubilés : le Fonds citoyen franco-allemand soutient les projets qui, de manière innovante, stimulent, renouvellent ou approfondissent les échanges entre citoyens de France et d’Allemagne ; qui renforcent la démocratie et qui promeuvent la compréhension et la diversité européennes. Des thèmes sont privilégiés, comme le développement durable, le dialogue intergénérationnel, la santé, la culture, les droits de l’Homme, le sport et la transition numérique.

Qui peut participer ?

Le Fonds citoyen franco-allemand soutient les associations et les initiatives ci-toyennes, les associations de jumelages entre villes et régions, les fondations ainsi que les acteurs de l’économie sociale, de l’éducation et des instituts scientifiques œuvrant au service d’une Europe pleine de vie.

Comment participer ?

Le dépôt des demandes est facilité : les compétences linguistiques ne sont pas un prérequis, un portail de recherche permettra de trouver une organisation partenaire et les demandes de subvention peuvent être déposées en ligne.

Contexte

Le Fonds citoyen est né du traité d’Aix-la-Chapelle signé en 2019 entre la France et l’Allemagne pour renforcer leur coopération, 56 ans après le traité de l’Elysée (1963). Cet accord met l’accent sur le renforcement des initiatives et le renouvellement des jumelages dans la société civile. Le Fonds citoyen permet un soutien financier et structurel pour soutenir ces initiatives. Grâce à lui, un souhait ancien des associations engagés dans le franco-allemand devient ainsi réalité.

Pour plus d’informations :
Compte Twitter : https://twitter.com/dfbf_fcfa
Site Web : https://www.fondscitoyen.eu/

16 avril
2020

Ukraine - Déclaration conjointe de Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas, ministres des affaires étrangères de la France et de l’Allemagne (16 avril 2020)

L’échange aujourd’hui de prisonniers liés au conflit constitue une avancée importante dans la mise en œuvre des accords de Minsk et des conclusions du sommet de Paris du 9 décembre 2019. La France et l’Allemagne saluent les efforts déployés par le Groupe de contact trilatéral, sous l’autorité de l’ambassadrice Heidi Grau, pour parvenir à cet échange.

La France et l’Allemagne rappellent leur attachement à la pleine mise en œuvre des conclusions du sommet du 9 décembre, en particulier concernant le respect du cessez le feu, le déminage, l’ouverture de nouveaux points de passage, et l’identification de nouvelles zones de désengagement. La mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine doit avoir un accès sûr, sécurisé et sans entrave sur tout le territoire de l’Ukraine, y compris dans les zones non contrôlées par le gouvernement, conformément à son mandat.

14 avril
2020

COVID-19 - Informations à destination des Français et Françaises résidant ou séjournant en Allemagne et des frontaliers

Vous vivez ou êtes de passage en Allemagne ? Retrouvez la FAQ de l’Ambassade de France à Berlin, qui s’adresse en particulier aux Français et Françaises résidant ou séjournant en Allemagne.

Vous vivez à la frontière entre la France et l’Allemagne ? Vous vivez par exemple en France et travaillez en Allemagne et souhaitez savoir si vous pouvez encore franchir la frontière ? Quelles sont les attestations nécessaires en cas de contrôle ? Dans ce contexte d’épidémie de coronavirus, voici les informations mises à disposition par le Centre Européen de la Consommation à destination des frontaliers.

Votre enfant est en garde alternée dans les deux pays ? Vous vous demandez si vous pouvez faire des courses ou aller voir votre médecin en Allemagne ? Vous souhaitez savoir si vous pouvez retirer de l’argent dans votre banque en Allemagne ? Vous pouvez également consulter la FAQ du Centre Européen de la Consommation à destination des frontaliers.


© Rémi Le Blond

Pour plus d’informations pour les Allemands résidant ou séjournant en France et les frontaliers, retrouvez toutes les informations ici (en allemand).