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L’actualité

22 novembre
2022

Déclaration conjointe des Ministres des Affaires Étrangères de la France, de l’Allemagne et de la Roumanie, hôtes de la troisème Conférence Ministérielle de la plateforme de soutien a la Moldavie 21 novembre 2022)

La troisième conférence ministérielle de la Plateforme de soutien à la Moldavie s’est tenue aujourd’hui à Paris. La conférence a réuni les ministres des affaires étrangères et les représentants de haut niveau de 36 États partenaires, ainsi que les dirigeants ou les représentants de 15 organisations internationales clés. La Plateforme de soutien à la Moldavie (PSM) est un instrument intergouvernemental qui vise à aider la République de Moldavie (ci-après "la Moldavie") à surmonter les immenses défis auxquels elle est confrontée, notamment dans le contexte de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine. Les deux premières conférences ministérielles s’étaient tenues à Berlin et à Bucarest, sous l’égide de la Roumanie, de l’Allemagne et de la France.

S’appuyant sur les progrès significatifs obtenus à Berlin et à Bucarest, la troisième conférence s’est attachée à identifier des solutions opérationnelles pour répondre aux besoins les plus pressants de la Moldavie. La conférence a mis un fort accent sur l’élaboration de solutions concrètes et sur la fourniture d’une assistance immédiate dans le domaine de l’énergie, afin renforcer la résilience de la Moldavie en la matière. Condamnant l’utilisation cynique de l’énergie par la Russie comme outil de chantage et de déstabilisation, les participants sont convenus de renforcer la mobilisation de la communauté internationale afin d’apporter à la Moldavie une aide politique, financière et technique concrète pour renforcer la sécurité énergétique du pays à court et moyen terme.

Les coprésidents des six groupes de travail thématiques établis dans le cadre de la PSM ont fourni aux chefs de délégations un compte rendu des progrès réalisés depuis les conférences précédentes et des mesures proposées pour apporter une réponse adaptée aux besoins de la Moldavie. Centrés sur l’assistance économique, la situation humanitaire des réfugiés, la réforme de l’administration publique et la gestion des finances publiques, la lutte contre la corruption, la gestion efficace des frontières et les défis énergétiques, ces groupes de travail ont confirmé leur importance cruciale pour recenser les besoins de la Moldavie et identifier des solutions opérationnelles.

Aujourd’hui à Paris, les participants à la Plateforme de Soutien à la Moldavie ont réaffirmé leur engagement à soutenir le processus d’intégration européenne de la Moldavie, basé sur un effort de réformes cohérentes et sur leur partage des valeurs fondamentales communes de démocratie, de liberté et de paix. Ils ont salué l’engagement politique clair de la Moldavie à cet égard et ont reconnu l’engagement et les mesures concrètes prises afin de répondre aux recommandations contenues dans l’avis de la Commission européenne sur sa demande d’adhésion à l’UE. Ils ont salué la décision de la République de Moldavie d’accueillir la prochaine réunion de la Communauté politique européenne en juin 2023, qui constituera une étape importante pour discuter de l’avenir politique et stratégique de l’Europe.

Les participants ont reconfirmé leur intérêt à contribuer à la stabilité, à la prospérité et au développement de la Moldavie, en proposant des solutions opérationnelles répondant aux défis socio-économiques les plus urgents et aux priorités de son programme de réformes. Les participants se sont engagés à poursuivre leur coopération de manière concrète et globale, afin de soutenir la Moldavie.

La prochaine conférence ministérielle de la Plateforme de soutien à la Moldavie se tiendra en Moldavie, en 2023.

22 novembre
2022

Allemagne - Entretien de Catherine Colonna avec son homologue (21 novembre 2022)

Mme Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, s’entretiendra le lundi 21 novembre 2022 avec Mme Annalena Baerbock, ministre allemande des Affaires étrangères, qui se rend à Paris pour participer à la troisième conférence ministérielle de la Plateforme de soutien à la Moldavie.Lors de leur entretien, les ministres aborderont la situation en Ukraine et le soutien européen face à l’agression russe, en vue de la conférence sur la résilience de l’Ukraine organisée à Paris le 13 décembre prochain. Les relations entre l’Union européenne et la Chine, la situation en Iran et notre engagement commun au Sahel seront également au cœur des échanges.

Les ministres évoqueront également le Conseil des ministres franco-allemand qui se tiendra en début d’année prochaine et la perspective des 60 ans du Traité de l’Élysée.

Les ministres rencontreront les élèves d’une classe Abibac du lycée Montaigne (la classe Abibac permet de préparer le baccalauréat français et son équivalent allemand, l’Abitur), en présence de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ).

22 novembre
2022

Iran - Déclaration conjointe des porte-parole des ministères des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni (22 novembre 2022)

Les gouvernements de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni condamnent les dernières mesures de l’Iran, confirmées par l’AIEA, visant une nouvelle expansion de son programme nucléaire.

En accroissant ses capacités de production à Fordo et Natanz, bien au-delà des limitations du Plan d’action global commun (JCPoA en anglais), et en accélérant sa production d’uranium enrichi, l’Iran a pris de nouvelles mesures significatives qui vident le JCPoA de son contenu.

La décision de l’Iran d’accroître sa production d’uranium hautement enrichi sur le site d’enrichissement souterrain de Fordo est particulièrement préoccupante. Cette mesure de l’Iran constitue un défi pour le système international de non-prolifération. Cette mesure, qui emporte des risques significatifs de prolifération, n’a aucune justification civile crédible.

Les actions de l’Iran sont d’autant plus préoccupantes que l’Iran a cessé de mettre en œuvre, il y a cinq mois, toutes les mesures de transparence prévues au titre du JCPoA.

La présentation de cette escalade comme une réaction à l’adoption par le Conseil des Gouverneurs de l’Agence internationale de l’Energie atomique d’une résolution appelant à la coopération de l’Iran sur les garanties est inacceptable. L’Iran a une obligation légale au titre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de mettre pleinement en œuvre son accord de garanties.

Nous continuerons de consulter nos partenaires internationaux sur la manière de répondre à la poursuite de l’escalade nucléaire de l’Iran.

21 novembre
2022

Iran - Déclaration conjointe des porte-parole des ministères des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, du Royaume-uni et des États-Unis sur l’adoption d’une résolution sur l’Iran au conseil des gouverneurs de l’AIEA (18 novembre 2022)

Les gouvernements de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, saluent l’adoption par le Conseil des Gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’une résolution sur l’Iran. Cette résolution a été adoptée en réponse à la coopération insuffisante de l’Iran avec l’AIEA sur des questions sérieuses et non résolues liées à l’application par l’Iran des obligations juridiques que lui impose son accord de garanties conclu au titre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

C’est la seconde résolution adoptée par le Conseil des Gouverneurs de l’AIEA sur ces questions cette année. Ce faisant le Conseil a envoyé un message clair sur le caractère essentiel et urgent qui s’attache à ce que l’Iran respecte ses obligations en matière de garanties, et qu’il prenne les actions spécifiées sans délai. L’Iran doit apporter des explications techniquement crédibles à la présence de particules d’uranium sur trois sites non-déclarés en Iran et clarifier où se trouvent les matières nucléaires et/ou les équipements contaminés qui en sont la cause.

La résolution adoptée réaffirme le soutien indéfectible du Conseil aux efforts continus de l’AIEA avec l’Iran pour résoudre ces questions essentielles.

Comme nous l’avons déjà clairement dit, si l’Iran fait cela et que le Directeur général de l’AIEA est en mesure de rendre compte du fait que les questions non résolues liées à l’application des garanties en Iran ont trouvé une réponse, le Conseil pourrait alors clore l’examen de cette question.

Nous espérons que l’Iran saisira cette opportunité pour coopérer avec l’AIEA de bonne foi pour clore ces questions non résolues afin qu’aucune action supplémentaire du Conseil ne soit nécessaire.

15 novembre
2022

COP 27 - La France contribue au Bouclier global contre les risques climatiques (14 novembre 2022)

Le Bouclier global contre les risques climatiques, initiative conjointe du G7 et du groupe d’Etats vulnérables V20, a été lancé le 14 novembre, à la COP27, à Charm el-Cheikh.

Cette nouvelle initiative vise à répondre à l’appel des Etats les plus vulnérables au changement climatique à améliorer la réponse apportée aux pertes et dommages liées aux impacts du changement climatique. La France contribuera au Bouclier global contre les risques climatiques à hauteur de 20 millions d’euros, en subventions, en 2023. L’Allemagne, le Canada, le Danemark, les Etats-Unis, la France et l’Irlande contribuent ensemble à hauteur de 210 millions d’euros au Bouclier. D’autres pays annonceront plus tard des contributions.

Le Bouclier global contre les risques climatiques permettra d’améliorer la protection financière des populations, dans les pays vulnérables, contre les risques de catastrophes liés au climat. L’initiative soutiendra la conception et le déploiement de solutions de protection sociale et d’assurance pour les communautés locales, les entreprises et les ménages, afin de fournir un financement rapide et fiable lorsque les catastrophes se produisent, à l’image des systèmes d’assurance qui peuvent exister dans les pays développés. Le Bouclier permettra ainsi de renforcer la résilience des communautés et soutenir le développement économique et social.

Le Bangladesh, le Costa Rica, les Fidji, le Ghana, le Pakistan, les Philippines et le Sénégal feront partie des premiers pays à bénéficier du Bouclier global.

Le Bouclier global est organisé autour de deux piliers : une plateforme de coordination, chargée de la conception de bouquets de solutions d’assurance en lien avec les pays bénéficiaires, et une structure de financement qui soutiendra le déploiement de ces solutions. La contribution de la France ira au véhicule financier du Bouclier global.

La contribution française au Bouclier global fait partie intégrante des efforts menés sur la totalité du continuum d’activités visant à éviter, réduire et remédier aux pertes et préjudices liés aux impacts du changement climatique. Ce continuum va des solutions d’atténuation du changement climatique aux options d’adaptation, de réduction des risques de catastrophe, de soutien humanitaire et de reconstruction durable. La France est un des principaux contributeurs à la finance adaptation dans les pays en développement, avec 2,2 milliards d’euros mobilisés en 2021. La France soutient l’appel du Secrétaire général des Nations Unies à généraliser les systèmes d’alerte précoce et à ce titre elle a annoncé qu’elle doublerait à partir de 2023 sa contribution à l’Initiative pour les systèmes d’alerte précoces face aux risques climatiques (CREWS), pour la porter à 8 millions d’euros par an.

La France est un des principaux contributeurs à la finance climat internationale. La France a mobilisé en 2021 6,1 milliards d’euros de finance climat dans les pays en développement, dépassant son objectif. Alors que la COP27 à Charm el-Cheikh entre dans sa seconde semaine, la France appelle les pays développés qui ne l’ont pas encore fait à se doter de cibles de finance climat ambitieuses et à les mettre en œuvre rapidement afin d’atteindre collectivement la cible de 100 milliards de dollars de finance climat par an.

14 novembre
2022

Assemblée Parlementaire Franco-Allemande (7. Novembre 2022)

Lundi 7 novembre après-midi, l’Assemblée parlementaire franco-allemande a tenu sa séance plénière présidée par Mme Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale et Mme Bärbel Bas, Présidente du Bundestag.

9 novembre
2022

La journée franco-allemande de l’économie du 8 novembre 2022

La Journée Franco-Allemande de l’ Economie portera cette année sur la Protection du climat et la souveraineté énergétique de l’Europe : Perspectives franco-allemandes

L’Union européenne est confrontée à des décisions importantes en matière de politique énergétique. Les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie rendent encore plus urgents les défis déjà existants du changement climatique. Pour relever ces défis et renforcer la souveraineté européenne, la France et l’Allemagne jouent un rôle essentiel : à l’occasion de leur première rencontre bilatérale, le Ministre fédéral de l’Économie et de la Protection du Climat Robert Habeck et le Ministre français de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire se sont mis d’accord pour lancer des projets industriels communs et de nouvelles mesures économiques, afin de viser une plus grande indépendance énergétique. Les tables rondes de la Journée Franco-Allemande de l’Économie 2022 seront marquées par ces lignes directrices et s’orienteront vers les tensions actuelles en matière de politique énergétique.

Programme

13h30 : Accueil café

14h00 : Mots de bienvenue

Guy Maugis, Président de la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie
Dr. Martin Wansleben, Directeur général, Fédération allemande des chambres de commerce et d’industrie (DIHK)

14h10 : Allocutions Ministre, Ambassadeur

Dr. Franziska Brantner, Secrétaire d’Etat parlementaire auprès du Ministre fédéral de l’Économie et de la Protection du Climat
François Delattre, Ambassadeur de France en Allemagne

14h50 : Panorama économique : Petra Justenhoven, Porte-Parole de la direction de PwC Allemagne et PwC Europe

15h00 : Panel 1
Approvisionnement énergétique de l’Europe face aux tensions géopolitiques

La sécurité de l’approvisionnement énergétique de nos sociétés a rarement autant été remise en question. En ces temps de changement climatique, de raréfaction croissante des ressources et, surtout, d’un contexte géopolitique tendu, la question de la diversification et de la sécurisation de l’approvisionnement est plus présente que jamais dans la conscience collective.

Introduction par : Jean-Bernard Lévy, Président et CEO, EDF

Prof. Dr.-Ing. Siegfried Russwurm, Président du BDI
Dr. Anna Lührmann, Ministre adjointe chargée des Affaires européennes au ministère allemand des Affaires étrangères
Jean-Bernard Lévy, Président et CEO, EDF

16h00 : Pause

16h20 : Key Note : Dominic Kurtaz, Managing Director Eurocentral, Dassault Systèmes

16h30 : Panel 2
Le mix énergétique des Etats membres de l’UE : Quelle stratégie pour la décarbonisation de l’industrie ?

Afin de réduire les émissions de gaz dans le mix énergétique et de respecter ainsi les objectifs climatiques européens, les pays de l’UE tentent de diversifier leurs sources d’énergie et de les rendre plus respectueuses de l’environnement. L’éclatement de la guerre en Ukraine a en outre mis l’accent sur la recherche d’un approvisionnement énergétique souverain. Quelles décisions ont été prises par l’Allemagne et la France sur leur chemin vers la neutralité climatique ? Quel est le rôle des entreprises et de l’industrie dans ce processus ? Quelle est leur stratégie de décarbonisation ? Comment préserver leur compétitivité internationale ?

Introduction par : Pierre Sellal, Senior Counsel, August Debouzy, Ambassadeur de France, ancien Représentant permanent de la France auprès de l’Union Européenne

Kerstin Andreae, Présidente de la Direction Générale de la Fédération allemande de l’industrie de l’énergie et de l’eau, BDEW
Kerstin Rippel, Directrice Communication & Politique, 50Hertz
Anne-Laure de Chammard, Membre du Directoire et du Comité exécutif, Siemens Energy

17h30 : Conclusion par le Ministre

Roland Lescure, Ministre délégué chargé de l’Industrie (par visio)

Fin prévue vers 17h45

Animation par Anette Burgdorf, Journaliste franco-allemande

Pour plus d’informations : https://www.journeedeleconomie.fr/2022-fr/

8 novembre
2022

Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 - Communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (Münster, 4 novembre 2022)

1. Préambule

Nous, ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, et haut Représentant de l’Union européenne, soulignons notre volonté inébranlable de demeurer unis et notre attachement indéfectible à l’ordre international fondé sur des règles de droit afin de protéger les droits de tous, notamment des personnes les plus vulnérables.
Tous les États membres des Nations unies doivent s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre la souveraineté et l’intégrité territoriale d’un État, quel qu’il soit, conformément à la Charte des Nations unies. Toute violation des principes fondamentaux juridiquement contraignants et agréés par tous, tels que la coopération pacifique, la souveraineté, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et l’intégrité territoriale, est inacceptable. Nous sommes fermement déterminés à demander des comptes aux auteurs de violations flagrantes de ces principes fondamentaux du droit international.

2. La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine

Nous appelons une nouvelle fois la Russie à cesser immédiatement sa guerre d’agression contre l’Ukraine et à retirer toutes ses forces et ses équipements militaires. Nous condamnons, avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, la récente escalade russe, notamment les attaques menées par la Russie contre des civils et des infrastructures civiles dans l’ensemble de l’Ukraine, visant en particulier les installations en énergie et en eau, à l’aide de missiles et de drones et formateurs iraniens. Avec ces attaques, la Russie cherche à terroriser la population civile. Les attaques indiscriminées contre des populations et des infrastructures civiles constituent des crimes de guerre. Nous réaffirmons notre détermination à ce que les auteurs de ces crimes et de crimes contre l’humanité rendent pleinement compte de leurs actes. Nous condamnons également la violation de l’espace aérien moldave.
La rhétorique nucléaire irresponsable de la Russie est inacceptable. Tout emploi d’armes chimiques, biologiques ou nucléaires par la Russie aurait de graves conséquences. Nous rejetons aussi les fausses allégations russes, selon lesquelles l’Ukraine préparerait une bombe « sale » radiologique. Les inspections menées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont confirmé que ces allégations sont sans fondement et nous félicitons l’Ukraine pour sa transparence.
Nous condamnons également la poursuite par la Russie de l’occupation et de la militarisation de la centrale nucléaire de Zaporijjia, l’enlèvement de membres du personnel ukrainien et les mauvais traitements qui ont été signalés, ainsi que la déstabilisation intentionnelle de son fonctionnement. Nous soutenons les efforts menés par l’AIEA pour mettre en place une zone de protection pour la sûreté et la sécurité nucléaires.
Nous continuerons à imposer des coûts économiques à la Russie et à d’autres pays, personne ou entité apportant un soutien militaire à la guerre d’agression menée par la Russie, comme plusieurs d’entre nous l’avons déjà fait s’agissant de la fourniture par l’Iran de drones à la Russie.
Nous réitérons nos appels aux autorités biélorusses pour qu’elles cessent de faciliter la guerre d’agression menée par la Russie, notamment en autorisant les forces armées russes à utiliser leur territoire pour lancer des missiles contre l’Ukraine. Si les autorités biélorusses s’engagent de manière plus directe dans la guerre menée par la Russie, le G7 imposera au régime de ce pays des coûts supplémentaires écrasants.
Nous réaffirmons notre détermination sans faille à continuer d’apporter le soutien financier, humanitaire, politique, technique, juridique et en matière de défense dont l’Ukraine a besoin pour atténuer les souffrances de sa population et défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale dans ses frontières internationalement reconnues. Nous saluons le courage et la résilience du peuple ukrainien face à l’agression russe qui ne fait suite à aucune provocation et nous sommes déterminés à aider l’Ukraine à faire face à ses besoins en préparation de l’hiver.
Nous créons aujourd’hui un mécanisme de coordination du G7 pour aider l’Ukraine à réparer, remettre en état et défendre ses infrastructures essentielles d’énergie et d’eau. Nous nous félicitons de la conférence internationale du 13 décembre prochain à Paris visant à soutenir la résilience civile de l’Ukraine, organisée conjointement par la France et l’Ukraine. Nous nous félicitons des résultats de la conférence internationale d’experts qui s’est tenue à Berlin le 25 octobre dernier et nous soulignons notre volonté de contribuer à la reconstruction, à la relance et à la modernisation de l’Ukraine. Nous nous tiendrons résolument aux côtés de l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra.
Nous réaffirmons notre soutien à la liberté de la presse et à l’accès à des informations fiables partout dans le monde. Nous continuerons à contrer la désinformation menée par la Russie, notamment ses fausses allégations concernant les armes biologiques. Nous renforçons les capacités du mécanisme de réaction rapide du G7 pour mener une réponse concertée.
Rappelant la déclaration des chefs d’État et de gouvernement du G7 du 11 octobre dernier, nous saluons la disposition du Président Zelensky à parvenir à une paix juste fondée sur le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine et son droit légitime à se défendre contre toute agression. Les appels de la Russie en faveur de négociations ne sont pas crédibles, lorsque dans le même temps cette dernière mène une escalade dans sa guerre, profère de nouvelles menaces et continue de propager sa désinformation.

3. Les conséquences mondiales de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine

La guerre d’agression menée par la Russie a engendré les crises énergétiques et alimentaires mondiales les plus graves de l’histoire récente. Nous condamnons les tentatives de la Russie d’utiliser les exportations énergétiques et alimentaires comme un outil de coercition géopolitique. Les crises qui en résultent frappent particulièrement durement les pays et les groupes vulnérables, en aggravant une situation déjà précaire du fait de la crise climatique, de la pandémie de COVID-19 et des autres conflits en cours. Nous continuerons à coordonner nos efforts au sein du G7 et au-delà pour contribuer à atténuer les répercussions de la guerre d’agression de la Russie sur la stabilité économique et la sécurité alimentaire, nutritionnelle et énergétique mondiales, en répondant aux besoins les plus pressants, comme en investissant à moyen et long terme dans des systèmes résilients.
Nous soutenons fermement l’appel du Secrétaire général des Nations unies à prolonger l’Initiative sur les céréales en mer Noire, qui a permis de faire baisser les prix des denrées alimentaires dans le monde. Nous demandons instamment à la Russie de suivre cet appel du Secrétaire général. Le G7 conduit également d’autres initiatives internationales essentielles, telles que l’Alliance mondiale pour la sécurité alimentaire (GAFS) et les corridors de solidarité de l’UE. Nous intensifions aussi notre action pour veiller à ce que les plus vulnérables soient approvisionnés en engrais. Nous sommes déterminés à promouvoir partout dans le monde des systèmes alimentaires durables, résilients et solidaires, et nous demandons au G20 de soutenir ces efforts.
Nous continuons d’encourager les pays producteurs de pétrole à accroître leur production, ce qui permettra de réduire la volatilité sur les marchés de l’énergie. Nous achèverons la mise en oeuvre du plafonnement du prix du pétrole russe acheminé par voie maritime dans les semaines à venir.

4. Enjeux globaux

Nous réaffirmons la nécessité de renforcer et de moderniser les Nations Unies afin d’accroître leur efficacité face aux défis mondiaux croissants, et nous exprimons notre soutien à l’approche du rapport du Secrétaire général des Nations Unies « Notre programme commun ».
Nous sommes déterminés à renforcer les efforts en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération en faveur d’un monde plus sûr et plus stable. renforçons le contrôle des exportations, notamment grâce à des régimes internationaux de contrôle des exportations, portant sur les matériaux, les technologies et la recherche susceptibles d’être utilisés pour mettre au point des armes de destruction massive et leurs vecteurs. Dans ce contexte, nous soutenons l’entrée rapide de l’Inde dans le groupe des fournisseurs nucléaires.
Nous poursuivrons par ailleurs notre coopération et la coordination de nos efforts, dans le cadre du G7 et au-delà, notamment pour faire face aux défis en matière de sécurité économique, et nous résisterons aux actes de coercition économique.
Nous réaffirmons notre intention d’accroître la transparence de la dette et de trouver des solutions aux vulnérabilités liées à la dette, en particulier par l’obtention rapide de résultats grâce au Cadre commun pour le traitement de la dette au-delà de l’Initiative de suspension du service de la dette.
Soulignant notre approche mondiale et géostratégique en matière de connectivité, nous réitérons notre engagement de mettre en œuvre le Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement, notamment l’objectif de mobiliser ensemble jusqu’à 600 milliards de dollars américains d’investissements publics et privés au cours des cinq prochaines années.

5. Iran

Nous, membres du G7, exprimons notre soutien à l’aspiration fondamentale du peuple iranien à un avenir dans lequel sa sécurité humaine et ses droits de l’Homme universels soient respectés et protégés. Nous condamnons la mort violente de la jeune Iranienne « Jina » Mahsa Amini après son arrestation par la « police des moeurs » iranienne. Par ailleurs, nous condamnons l’emploi brutal et disproportionné de la force contre des manifestants pacifiques et des enfants. Nous demandons instamment aux autorités iraniennes d’honorer leurs obligations internationales en vertu du droit international, et notamment du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Nous défendons le droit de tous les Iraniens à avoir accès à l’information, et nous déplorons le fait que le gouvernement iranien réduise l’espace civique et le journalisme indépendant, prenne pour cible les défenseurs des droits de l’Homme, notamment en interdisant l’accès à l’internet et aux réseaux sociaux. Nous demandons instamment aux autorités iraniennes de traiter les femmes sur un pied d’égalité, dans le respect des droits universels que leur accordent les conventions internationales pertinentes en matière de droits de l’Homme. Nous demandons également aux autorités iraniennes de libérer les prisonniers détenus injustement, en particulier les manifestants, les enfants, les journalistes et les défenseurs des droits de l’Homme arrêtés récemment, et de veiller à ce que les auteurs de violations des droits de l’Homme rendent des comptes. Nous continuerons à mettre en œuvre toutes les mesures diplomatiques à notre disposition pour demander des comptes aux autorités iran iennes. Nous demandons à l’Iran d’autoriser les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales des Nations unies en matière de droits de l’Homme à se rendre dans ce pays.
Nous condamnons fermement la détention arbitraire de citoyens étrangers ou binationaux pratiquée par l’Iran, et nous appelons l’Iran à mettre fin à la pratique inadmissible de ces détentions arbitraires visant à obtenir des bénéfices politiques.
Nous apportons notre soutien ferme aux efforts internationaux visant à demander des comptes à l’Iran pour l’abattage du vol PS752 qui a entrainé la mort de 176 civils innocents. Nous demandons à l’Iran de mettre en œuvre ses obligations internationales sans délai.
Nous condamnons fermement la poursuite par l’Iran de ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient et dans la région. Il s’agit en particulier des activités concernant les missiles balistiques et de croisière et les drones, ainsi que des transferts de ces armes sophistiquées à des acteurs étatiques et non étatiques. Cette prolifération est déstabilisante pour la région et aggrave des tensions déjà fortes. Nous demandons instamment à l’Iran de cesser de soutenir des acteurs étatiques comme non étatiques et des groupes supplétifs violents et de se conformer totalement à l’ensemble des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris la résolution 2231. Nous soutenons également les efforts déployés aux Nations unies afin que la Russie et l’Iran rendent des comptes pour leurs violations flagrantes de la résolution 2231 du Conseil de sécurité.
Nous réaffirmons notre détermination sans faille à faire en sorte que l’Iran ne puisse jamais développer une arme nucléaire. Les membres du G7 continueront de travailler ensemble et avec d’autres partenaires internationaux pour faire face à l’escalade nucléaire iranienne et à son manque de coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) concernant son accord de garanties dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Nous demeurons extrêmement préoccupés par le développement toujours aussi soutenu du programme nucléaire iranien, qui n’a pas de justification civile crédible. Nous appelons instamment l’Iran à changer de cap et à respecter ses obligations juridiques et ses engagements politiques en matière de non-prolifération nucléaire sans plus tarder. Nous notons qu’en dépit de nombreux mois de négociations intenses pour un retour au JCPoA, l’Iran n’a pas pris les décisions nécessaires.

6. République populaire démocratique de Corée (RPDC)

Nous, membres du G7, condamnons fermement les séries sans précédent de tirs illicites de missiles balistiques effectués par la RPDC en 2022, notamment de multiples missiles balistiques intercontinentaux, ainsi que le tir du 4 octobre 2022 d’un missile balistique à portée intermédiaire tiré de manière irresponsable au-dessus du Japon. Ces tirs démontrent les efforts constants déployés par la RPDC pour accroître ses capacités balistiques, et sont des violations flagrantes de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Nous renouvelons notre demande pressante que la RPDC renonce à ses armes nucléaires, à ses programmes nucléaires existants ainsi qu’aux autres armes de destruction massive et programmes balistiques d’une manière complète, vérifiable et irréversible conformément à toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Nous exhortons la RPDC à cesser immédiatement ses activités déstabilisatrices, à respecter pleinement l’ensemble des obligations juridiques découlant des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et à se conformer totalement au TNP ainsi qu’aux garanties de l’AIEA.
Tout essai nucléaire ou à tout autre acte irresponsable devra faire l’objet d’une réponse internationale rapide, unie et forte. Nous appelons tous les États à mettre en œuvre pleinement et efficacement l’ensemble des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et à surveiller attentivement, prévenir et sanctionner les activités visant à contourner les sanctions. Nous demandons instamment à la RPDC de cesser toute escalade et de s’engager véritablement sur la voie de la diplomatie quant à ses programmes nucléaires et balistiques illicites. Nous restons déterminés à travailler avec tous les partenaires concernés pour concrétiser l’objectif d’une paix durable dans la péninsule de Corée et à défendre l’ordre international fondé sur des règles de droit.
Nous saluons les travaux du Comité 1718 du Conseil de sécurité qui a approuvé rapidement toutes les demandes de dérogation aux sanctions pour apporter à la RPDC l’aide humanitaire en lien avec la COVID-19. Nous appelons la RPDC à permettre le rétablissement de l’accès des Nations Unies et de l’accès diplomatique, conformément aux réglementations appropriées et raisonnables en lien avec la COVID-19. Nous continuons de condamner les violations systématiques, généralisées et flagrantes des droits de l’Homme par la RPDC et nous appelons ce pays à coopérer avec tous les organes compétents des Nations Unies et à régler immédiatement le problème des enlèvements. Nous restons très inquiets au sujet de la situation humanitaire en RPDC, qui résulte du choix qu’elle a fait d’accorder la priorité à ses programmes illégaux d’armes de destruction massive et de missiles balistiques, aux dépens du bien-être de sa propre population.

7. Indopacifique

Nous, membres du G7, réaffirmons qu’il est important de préserver une région indopacifique libre et ouverte, inclusive et reposant sur l’état de droit, la protection des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, les principes démocratiques, la transparence, l’intégrité territoriale et le règlement pacifique et ouvert des différends. Nous sommes déterminés à préserver et à promouvoir l’ordre international fondé sur des règles de droit, à améliorer la connectivité régionale, à renforcer le libre-échange et le commerce équitable ainsi que la résilience nationale, à soutenir une croissance économique solidaire ainsi que la sécurité sanitaire mondiale et à lutter contre les changements climatiques et la perte de biodiversité. Nous réaffirmons notre intention de travailler de concert avec les pays de la région ainsi que notre soutien au caractère unifié et central de l’ASEAN, et nous nous engageons à étudier les possibilités concrètes de coopérer conformément à la Vision de l’ASEAN pour la région indopacifique.

8. Mer de Chine orientale et mer de Chine méridionale

Nous demeurons fortement préoccupés par la situation en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale ainsi que dans la région. Nous sommes fermement opposés à toute action qui accroisse les tensions et mette en péril la stabilité régionale ainsi que l’ordre international fondé sur des règles de droit. Nous soulignons le caractère universel et unifié de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et nous réaffirmons que cette Convention joue un rôle important dans la définition du cadre juridique qui régit toutes les activités dans les océans et les mers. Nous considérons que la sentence rendue le 12 juillet 2016 par le tribunal arbitral est une étape importante juridiquement contraignante et une base utile pour régler pacifiquement les différends. Nous réaffirmons la nécessité de garantir le respect du principe du règlement pacifique des différends inscrit dans la Charte des Nations Unies.

9. Chine

Nous, membres du G7, nous efforçons d’entretenir une coopération constructive avec la Chine, lorsque cela est possible et dans notre intérêt, notamment s’agissant des enjeux mondiaux tels que la paix et la sécurité, la santé mondiale, les crises du climat et de la biodiversité et la préservation des ressources naturelles. Ces enjeux ne peuvent être traités avec succès que par la coopération dans le cadre de l’ordre international fondé sur des règles de droit.
Nous rappelons à la Chine la nécessité de respecter les principes de la Charte des Nations unies sur le règlement pacifique des différends et de s’abstenir de toute menace, contrainte, intimidation ou de tout emploi de la force. Nous nous opposons fermement aux modifications unilatérales du statu quo dans la région.
Nous réaffirmons l’importance de la paix et de la stabilité de part et d’autre du détroit de Taïwan et nous appelons de nos vœux un règlement pacifique des questions intéressant les deux rives du détroit. Il n’y a aucun changement dans les positions fondamentales des membres du G7 sur Taïwan, y compris concernant les politiques affichées d’une seule Chine.
Nous continuerons à faire part de nos inquiétudes à la Chine s’agissant de ses violations présumées des droits de l’Homme, notamment au Xinjiang et au Tibet. Nous réitérons nos préoccupations au sujet de l’érosion rapide des droits, des libertés et de l’autonomie de Hong Kong et nous demandons à la Chine d’agir conformément à ses engagements internationaux et à ses obligations juridiques.
Nous appelons également la Chine à traiter les diplomates étrangers conformément à ses obligations découlant de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et de la Convention de Vienne sur les relations consulaires.

10. Asie centrale

Nous, membres du G7, avons abordé les multiples enjeux auxquels font face les cinq pays d’Asie centrale, des conséquences économiques et géopolitiques de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine aux problèmes et différends en matière de sécurité régionale, en passant par les changements climatiques. Nous sommes déterminés à renforcer notre coopération avec les pays d’Asie centrale et à travailler avec leurs gouvernements et leurs populations sur le développement socioéconomique, le respect des droits de l’Homme, la mise en œuvre de réformes nationales et institutionnelles ainsi que la sécurité régionale. Nous œuvrerons également de concert pour promouvoir la connectivité, le transport et les liens commerciaux.

11. Afrique

Nous, membres du G7, soulignons l’importance géopolitique et stratégique du continent africain Une coopération étroite avec nos partenaires africains reste vitale. L’Afrique est particulièrement touchée par plusieurs crises mondiales telles que la crise climatique, la pandémie actuelle de COVID-19, l’insécurité alimentaire et la malnutrition, l’insécurité énergétique, les conséquences socioéconomiques de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, le recul de la démocratie et les fluctuations considérables de l’économie mondiale. Notre coopération avec l’Afrique et notre soutien à son égard s’appuient sur les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Accord de Paris, et sur les principes de la Charte des Nations unies. Nous continuerons à travailler avec nos partenaires africains pour bâtir des systèmes agroalimentaires et énergétiques résilients et durables, atténuer les changements climatiques et l utter contre la désinformation.
Nous demeurons déterminés à investir dans des infrastructures de qualité en Afrique reposant sur les Principes du G20 en matière d’investissements dans les infrastructures de qualité, ainsi que dans le cadre du Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement. Nous continuerons à appuyer les capacités régionales de fabrication de vaccins et d’autres produits médicaux essentiels soutenues par des marchés durables.
Nous sommes profondément préoccupés par la détérioration persistante de la situation au Sahel dans les domaines politique, humanitaire, y compris de l’accès humanitaire, et de la sécurité. Nous sommes consternés par les violations des droits de l’Homme commises contre des populations civiles, notamment celles perpétrées au Mali par des groupes terroristes et par les forces du groupe Wagner affilié à la Russie. Nous exigeons que les responsables de violations des droits de l’Homme rendent des comptes. Nous exprimons notre préoccupation au sujet de la présence grandissante de forces associées à la Russie au Mali et ailleurs sur le continent, et de leurs effets potentiellement déstabilisateurs. Nous appelons de nos vœux la préparation rapide d’élections libres et régulières ainsi que la mise en œuvre complète des chartes de transition au Mali, au Burkina Faso et en Guinée et nous réaffirmons notre soutien à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et à l’Uni on africaine à cet égard. Nous condamnons les violences commises contre des manifestants au Tchad et le non-respect par le gouvernement de transition des principes et des communiqués de l’Union africaine. Nous réaffirmons notre ferme détermination à soutenir les populations des pays du Sahel, notamment les jeunes, et nous soulignons qu’il importe d’œuvrer avec les populations et les gouvernements des États riverains du golfe de Guinée pour renforcer leur résilience face à la menace terroriste de manière globale.
Nous demeurons préoccupés au sujet de la paix et de la sécurité dans la Corne de l’Afrique et des besoins humanitaires pressants, notamment du fait de la famine en Somalie, les femmes et les filles étant touchées de manière disproportionnée. Nous travaillerons avec les pays, les institutions et la société civile de la région pour répondre à ces défis. Nous saluons l’annonce de l’accord conclu entre le gouvernement éthiopien et le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) grâce aux efforts de médiation de l’Union africaine, de l’Afrique du Sud et du Kenya pour résoudre le conflit dans le Nord de l’Éthiopie. Nous demandons instamment au gouvernement éthiopien et au FLPT de respecter et de mettre en œuvre cet engagement de manière pleine et entière. Les violations des droits de l’Homme, les atrocités et les exactions doivent cesser. Les auteurs de ces violations doivent répondre de leurs actes ; justice doit être rendue aux survivants et aux victimes.
Nous félicitons la Somalie de l’élection de son nouveau gouvernement et nous appelons de nos voeux une action internationale concertée pour soutenir les priorités de réforme du président Hassan Cheikh Mohamoud et sa lutte contre le mouvement des Chabab. Nous condamnons fermement l’attaque odieuse perpétrée par le mouvement des Chabab contre des civils le 29 octobre et nous présentons nos condoléances les plus sincères aux familles des victimes. Un an après le coup d’État militaire au Soudan, nous continuons d’enjoindre à l’armée de respecter son engagement de se retirer de la vie politique et nous renouvelons notre appel en faveur du retour d’un gouvernement dirigé par des civils soutenu largement par le peuple soudanais.
Nous sommes de plus en plus préoccupés par la poursuite de l’escalade de la violence et des conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ainsi que par les tensions régionales dans la région des Grands Lacs. Nous exhortons le Mouvement du 23 mars à faire preuve de retenue et nous lui demandons de cesser son offensive actuelle. Nous saluons les mesures prises récemment en faveur d’une plus grande stabilité dans la région, notamment au moyen de négociations avec des groupes armés dans le cadre du Processus de paix de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la RDC et de la médiation régionale de l’Angola. Nous invitons toutes les parties prenantes à participer de bonne foi à ces efforts et à agir conformément au droit international. Nous sommes convaincus que seule une large coopération multisectorielle et transfrontalière peut conduire à une stabilité durable dans la région.

12. Haïti

Nous exprimons notre vive préoccupation au sujet de la dégradation de la situation humanitaire en Haïti, en particulier du fait de la résurgence de l’épidémie de choléra et de l’aggravation de la crise alimentaire et énergétique. Nous condamnons la violence exercée par des groupes armés et par ceux qui les soutiennent. Ils terrorisent et prennent la population en otage. Nous réitérons notre engagement à soutenir tous les efforts visant à remédier rapidement à la crise humanitaire et sécuritaire. Nous appelons toutes les parties prenantes en Haïti à rétablir l’ordre et la sécurité et à permettre la livraison de l’aide nécessaire pour répondre aux besoins urgents de la population. Nous nous félicitons de l’adoption d’un régime de sanctions par le Conseil de sécurité des Nations unies le 21 octobre. Nous réitérons l’importance de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres et régulières./.

8 novembre
2022

Forum franco-allemand de l’énergie : Objectifs énergétiques et climatiques de l’UE à l’horizon 2030 (24 novembre 2022)

La conférence intitulée

Objectifs énergétiques et climatiques de l’UE à l’horizon 2030 :
quelle trajectoire pour la transition énergétique ?

aura lieu pour la première fois dans les locaux du BMWK.

L’évolution politique mondiale a pris plusieurs tournures inattendues ces dernières années - le secteur de l’énergie en est probablement l’exemple le plus parlant. Il s’est écoulé à peine un an et demi entre l’effondrement des prix suite à la pandémie de Corona et le début de leur hausse actuelle, encore aggravée par la guerre en Ukraine.

En revanche, les objectifs de l’Union européenne en matière de politique énergétique et climatique ont connu une croissance constante pendant cette période. Outre la volonté d’un développement massif des énergies renouvelables, les thèmes de l’efficacité énergétique, de la décarbonation des secteurs de l’industrie, du bâtiment et des transports, sans oublier le défi de la souveraineté énergétique et de l’acceptation sociale, ont fait l’objet d’une attention croissante au cours de cette période :

  • Quelles réponses l’Union européenne peut-elle apporter aux problèmes géopolitiques actuels dans le domaine de la politique énergétique et climatique ?
  • Comment réaliser une transition énergétique socialement acceptable et équitable malgré les fortes fluctuations de prix et les incertitudes sur le marché de l’énergie ?
  • Comment créer un cadre fiable et à long terme pour réussir la décarbonation de l’économie européenne dans un environnement aussi rapide et volatile ?

Ces questions seront débattues dans le cadre du forum franco-allemand de l’énergie de cette année par des experts et des décideurs politiques, industriels, économiques, scientifiques et de la société civile.

Alors que la matinée sera consacrée aux stratégies (trans)nationales pour atteindre les objectifs européens, l’après-midi sera quant à elle consacrée à l’influence des défis géopolitiques actuels sur la production et la consommation d’énergies, ainsi que sur leur intégration au réseau et au marché. Enfin, il sera question de la manière dont la mise en œuvre micro-économique de la transition énergétique européenne peut être menée à bien.

Le Forum franco-allemand de l’énergie sera retransmis en ligne en français, allemand et anglais. La participation est gratuite.

En savoir plus : Programme et Inscription
8 novembre
2022

Intervention à distance de Mme Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, devant l’Assemblée parlementaire franco-allemande (7 novembre 2022)

Mesdames les présidentes du Bundestag et de l’Assemblée nationale,

Madame la ministre des Affaires étrangères,

Mesdames et messieurs les députés,

Chers membres de l’Assemblée parlementaire franco-allemande,

Je ne peux malheureusement pas être parmi vous aujourd’hui, étant en déplacement à la COP27, en Égypte, aux côtés du Président de la République. J’ai néanmoins tenu à m’adresser à vous, à l’occasion de cette séance plénière de l’Assemblée parlementaire franco-allemande, qui est la première depuis les élections législatives françaises, et la dernière avant de célébrer, ensemble, en janvier, les 60 ans de l’amitié franco-allemande.

60 ans de partenariat d’exception, 60 ans de solidarité et d’amitié, 60 ans d’initiatives communes au service de la construction européenne, avec le soutien des initiatives portées au sein de votre assemblée commune.

Consolider l’unité européenne est plus important que jamais, alors que nous assistons depuis près de 9 mois à une agression militaire brutale aux portes de l’Union, l’invasion d’un État souverain.

Aujourd’hui, nous aidons l’Ukraine à se défendre et nous défendons les principes de la Charte des Nations unies. Demain, il faudra reconstruire.

Nos deux pays s’y engagent ensemble : le 25 octobre dernier, nous nous sommes réunis, à l’initiative de l’Allemagne, pour poser les jalons des efforts de long terme qui seront nécessaires. Et le 13 décembre prochain, nous nous réunirons à nouveau, à l’initiative de la France et de l’Ukraine, pour apporter à ce pays un soutien d’urgence à l’approche de l’hiver, dont nous savons qu’il sera rude, compte tenu des destructions systématiques d’infrastructures civiles causées par la Russie, actes qui sont constitutifs, dois-je le rappeler une nouvelle fois, de crimes de guerre.
L’Allemagne et la France partagent la même vision d’une Europe plus forte, plus souveraine et plus indépendante. Cela exige aussi que nous mettions en oeuvre, avec détermination, l’agenda de souveraineté européenne décidé par l’Union lors du Sommet de Versailles, au mois de mars.

Nous le faisons en matière de défense et de sécurité, en parfaite complémentarité avec nos alliés de l’OTAN.

Nous le faisons en matière d’indépendance énergétique. La solidarité entre la France et l’Allemagne sera l’une des clefs du succès de l’Europe : nous devons continuer à jouer collectif pour sécuriser nos approvisionnements en gaz et en électricité à court terme, et pour porter ensemble une stratégie de long terme d’énergie décarbonée, fondée notamment sur l’hydrogène vert.

Nous le faisons aussi en matière industrielle et commerciale. A cet égard, nous devons poursuivre le travail engagé pour réduire nos dépendances critiques, notamment vis-à-vis de la Chine, avec qui nous voulons nouer une relation équilibrée, sans naïveté, fondée sur des règles équitables pour tous, et respectueuse de nos intérêts stratégiques.

Chers amis, voilà, en quelques mots, quelques défis à relever ensemble. Un nouveau Conseil des ministres franco-allemand se réunira prochainement. Ce sera un moment important pour définir, dans le prolongement des orientations fixées par le Chancelier fédéral et par le Président de la République, une nouvelle feuille de route commune et affirmer notre détermination à avancer.

Nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de votre engagement pour faire vivre au quotidien notre amitié. En tant que parlementaires, en tant que bâtisseurs de compromis, vous avez un rôle particulier à jouer au service de cette relation si particulière qui unit nos deux pays.

Vive l’amitié franco-allemande !