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L’actualité

7 juillet
2020

Lancement du Forum franco-allemand pour l’avenir (7 juillet 2020)

Créé par le traité d’Aix-la-Chapelle signé en 2019 par Emmanuel Macron, président de la République française, et Angela Merkel, chancelière fédérale allemande, le Forum franco-allemand pour l’avenir réunit des acteurs économiques et sociaux engagés dans les transformations des deux pays pour élaborer ensemble des propositions innovantes pour la conduite des politiques publiques. Une telle réflexion conjointe sur l’avenir que nous voulons apparaît encore plus nécessaire dans le contexte de la crise sanitaire.

France Stratégie, en France, et l’Institute for Advanced Sustainability Studies de Potsdam (IASS), en Allemagne, assurent conjointement le Secrétariat de ce Forum, aux côtés d’un Comité d’orientation composé de seize membres (8 français, 8 allemands), représentants des deux gouvernements, des parlements nationaux, de la société civile, des partenaires sociaux et du monde de la recherche.

Le Comité d’orientation s’est réuni pour la première fois hier mardi 7 juillet 2020 et a adopté le programme de travail pour 2020/2021. La transition écologique et la résilience économique et sociale seront les premiers thèmes explorés dans ce cadre, en s’appuyant sur les expériences territoriales des deux pays. Les prochains rendez-vous du Forum réuniront donc des acteurs qui, en France et en Allemagne, agissent et réfléchissent sur ces thèmes dans une démarche ancrée dans les territoires et axée sur l’innovation, l’implication des citoyens, et les enseignements tirés des expériences réussies.

En s’appuyant sur des expériences concrètes menées dans des territoires français et allemands, et sur un dialogue approfondi impliquant les acteurs de terrain, le Forum analysera les enjeux environnementaux, sociaux, sociétaux et économiques, pour développer une vision et des perspectives communes, et formuler des propositions pouvant déboucher sur de nouvelles politiques publiques.

29 juin
2020

Album photos "L’Allemagne à Paris" (29 juin 2020)

A l’occasion de la visite du Président de la République en Allemagne, le 29 juin 2020, nos photographes ont parcouru la capitale française afin de capturer les lieux emblématiques de Paris qui évoquent la richesse de la relation entre la France et l’Allemagne.

Paris 10ème, Tante Emma Laden est la référence incontournable à Paris pour tous les amateurs de gastronomie d’outre-Rhin ! Charcuterie, bières et vins allemands, confiseries, pain, Knödel, cornichons, choux rouge sont à l’honneur.

Pan du mur de Berlin : Depuis sa chute le 9 novembre 1989, le mur de Berlin a été segmenté et éparpillé aux quatre coins du monde. Il existe plusieurs pans du mur à Paris, dont celui-ci sur le Boulevard des Maréchaux, dans le 15ème arrondissement.


Retrouvez toutes les photos : album complet :
https://www.flickr.com/photos/francediplomatie/albums/72157714902509873

© Jonathan SARAGO et Judith LITVINE / MEAE

22 juin
2020

Déplacement de Jean-Yves Le Drian à Berlin (19 juin 2020)

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, s’est rendu le 19 juin à Berlin, à l’invitation de son homologue allemand, Heiko Maas, ministre fédéral des affaires étrangères, pour des consultations bilatérales puis une réunion ministérielle en format E3 avec leur homologue britannique, Dominic Raab consacrée au dossier iranien.

Cette visite en Allemagne s’est inscrite dans le droit fil de l’étroite concertation qui a prévalu entre les deux ministres ces derniers mois dans le contexte de la crise sanitaire. Après la levée des restrictions de circulation à notre frontière commune, le ministre et son homologue se sont concertés sur les modalités de la levée progressive des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne à compter du 1er juillet, si la situation sanitaire le permet et suite aux propositions de la Commission européenne.

Cette visite est intervenue également peu de temps avant le début de la présidence allemande du Conseil des ministres de l’Union européenne au deuxième semestre 2020. Jean-Yves Le Drian a abordé avec son homologue allemand les grandes questions européennes et internationales d’actualité et échangera sur les perspectives de coopération renforcée entre nos deux pays dans le cadre des priorités que l’Allemagne souhaite mettre en avant au cours du prochain semestre. S’agissant des dossiers internationaux, le ministre a évoqué en particulier la situation au Sahel, le processus de paix au Proche-Orient, la relation avec la Turquie et la situation en Méditerranée orientale, les dossiers libyen et iranien, ainsi que la relation entre l’Union européenne et la Chine.

Les deux ministres ont discuté par ailleurs de la coopération entre l’Allemagne et la France aux Nations unies, alors que l’Allemagne assurera en juillet, après la France en juin, la présidence du Conseil de sécurité, ainsi que sur leur action commune en faveur du renforcement du système multilatéral et de l’architecture mondiale de santé.

La réunion ministérielle en format E3 consacrée au dossier iranien a été l’occasion d’un échange sur la stratégie européenne des prochains mois. Dans ce cadre, Jean-Yves Le Drian a souligné notre objectif de préservation de l’accord nucléaire de Vienne de 2015, qui est essentiel dans l’architecture globale de non-prolifération, et notre volonté partagée que l’Iran respecte ses obligations en la matière. Le ministre a évoqué également notre coopération dans le cadre de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le soutien que nous continuons d’apporter à l’AIEA et nos attentes à l’égard de l’Iran dans sa coopération entière et sans délai avec l’Agence.

18 juin
2020

Tribune conjointe d’Amélie de Montchalin, Michael Roth et Aleš Chmelař dans Politico (18 juin 2020)

« L’Europe ne doit pas être une « LGBT-free zone » »

Amélie de Montchalin est la secrétaire d’État française chargée des affaires européennes. Michael Roth est le ministre d’État allemand pour l’Europe. Aleš Chmelař est le vice-ministre chargé des affaires européennes de la République tchèque.

À l’heure où les peuples s’élèvent contre les discriminations et réclament une plus grande égalité, l’Europe devrait montrer l’exemple.

Et pourtant, en Europe, les cas de discriminations restent trop fréquents. Certains dirigeants nationaux remettant en question les campagnes en faveur des droits LGBTI, il est clair que la situation des personnes LGBTI reste préoccupante.

L’Europe a connu des attaques contre les marches des fiertés, la déclaration de "zones libres de toute idéologie LGBTI+" et l’adoption d’une législation qui interdit aussi bien la reconnaissance légale que certains droits pour les personnes transgenres, entre autres mesures.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté toute mesure conduisant à exclure ou discriminer. Nous sommes en profond désaccord avec toute limitation de l’égalité et des droits de l’Homme, notamment le refus de reconnaître juridiquement l’identité de genre, qui peut évoluer dans le temps.

Nous sommes particulièrement alarmés par les résultats du rapport publié le 14 mai par l’agence des droits fondamentaux de l’Union européenne : 43 % des personnes LGBTQ+ ont été victimes de discriminations au cours des 12 derniers mois, un chiffre en hausse de 6 points par rapport au chiffre publié dans la dernière étude conduite en 2012. Pour les personnes transgenres, ce chiffre a même atteint 60 %.

La lutte en faveur de droits égaux pour tous, et partant, contre les discriminations, les violences et les autres violations des droits de l’Homme exercées à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées est une priorité majeure pour nos gouvernements. Nous nous battons en faveur de l’égalité des droits au plan national comme sur la scène internationale par la voie diplomatique, dans nos relations bilatérales comme au sein des enceintes multilatérales. Il en va de notre responsabilité commune de garantir que les valeurs européennes fondamentales sont respectées, protégées et promues.

Nous considérons que cela est d’autant plus important dans le contexte de la pandémie de COVID-19, qui accroît les contraintes pesant sur les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées, car elles font souvent partie des populations qui souffrent le plus de la marginalisation ou de l’exclusion. Aussi l’Allemagne, la France et la République tchèque, en tant que membres de la Coalition pour les droits égaux (CDE), soutiennent-elles pleinement la déclaration commune de la CDE appelant tous les gouvernements à limiter les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les personnes catégorisées sur la base de leur orientation sexuelle réelle ou supposée, de leur identité ou de leur expression de genre, ou de leurs caractéristiques au plan sexuel.

Le respect des droits de l’homme et de la dignité humaine sont des valeurs fondamentales de l’Union européenne, et sont au cœur de notre projet européen. L’UE n’est pas seulement un marché unique ou une union monétaire ; c’est avant tout une union de valeurs communes.

Cela signifie que nous avons le devoir de lutter contre les discriminations de toutes sortes et de veiller au respect de ces valeurs au sein de notre union. Les droits de l’homme et la dignité humaine ne sont protégés que lorsque les droits de chacun sont pleinement respectés, indépendamment de l’origine, de l’ethnicité ou de l’identité sexuelle.

Lors de sa présidence du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, en particulier à l’occasion du 25e anniversaire de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance, la France a appelé l’attention sur les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées. L’Allemagne, qui prendra la présidence du Comité des ministres du Conseil de l’Europe en novembre 2020, soutient que les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées font partie intégrante de la politique des droits de l’Homme du Conseil de l’Europe et se penchera en particulier sur le problème des discours de haine, qui prennent souvent pour cibles les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées. La République tchèque soutient ces initiatives conformément aux priorités de sa présidence en 2017 axées sur l’égalité des sexes.

En tant que ministres allemand, français et tchèque, nous demeurerons engagés dans la lutte contre toutes les formes de discriminations, en particulier celles à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées. Nous attendons avec intérêt les propositions de la Commission européenne dans les prochains mois concernant une stratégie pour faire progresser l’égalité des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées dans l’UE et nous apporterons tout notre soutien aux mesures prises par l’UE pour protéger et promouvoir nos valeurs communes de respect et de tolérance. Nous sommes prêts à travailler en étroite collaboration avec tous les États membres, parties prenantes et acteurs sur cette question essentielle.

L’UE ne peut être forte que si elle reconnaît ce qu’elle doit à la diversité et permet à chacun d’être ce qu’il veut être et de réaliser son potentiel dans une société européenne diversifiée.

Les discriminations sont une forme de violation des droits de l’homme qui ne devrait avoir lieu nulle part dans le monde. Nous sommes toutefois fermement convaincus que l’Europe doit avoir un rôle de premier plan dans la protection et de la promotion de l’égalité pour tous.

9 juin
2020

Libye - Déclaration conjointe (9 juin 2020)

Déclaration conjointe du Haut représentant de l’Union européenne et des ministres des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et de l’Italie (9 juin 2020)

À la suite des engagements constructifs pris au Caire le 6 juin dernier portant sur l’arrêt des combats, la reprise du dialogue et la conclusion d’un cessez-le-feu dans le cadre du comité militaire mixte 5+5, le Haut représentant de l’Union européenne et les Ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et de l’Italie appellent instamment toutes les parties libyennes et internationales à faire cesser de manière effective et immédiate toutes les opérations militaires et à s’engager de façon constructive dans les négociations en format 5+5, sur la base du projet d’accord du 23 février.

Ces efforts doivent conduire toutes les parties à s’entendre rapidement, dans le cadre du comité 5+5, sur un accord de cessez-le-feu prévoyant notamment le retrait de toutes les régions de Libye de l’ensemble des forces étrangères, des mercenaires et des équipements militaires livrés en violation de l’embargo sur les armes des Nations Unies, ainsi qu’à prendre part de manière constructive à tous les volets du dialogue inter-libyen mené sous l’égide des Nations Unies, afin d’avancer vers un accord politique global dans le cadre des paramètres agréés à Berlin.

23 mai
2020

France et Allemagne : "Reprenez le dialogue avec la médiation de l’UE maintenant !" (23 mai 2020)

"Le coronavirus a totalement bouleversé nos vies quotidiennes, avec le risque d’accentuer les conflits, les vulnérabilités et les inégalités déjà à l’œuvre en Europe et dans le monde depuis plusieurs années. Nous sommes bien conscients de ce risque et nous sommes déterminés à le prévenir ensemble grâce à une coopération internationale et européenne accrue.

Cette crise nous fait également voir nos conflits anciens et nos batailles internes sous un angle nouveau. Elle nous montre ce que nous devons changer. Et par « nous », nous entendons l’Europe tout entière, les États membres de l’Union européenne et les pays qui sont sur la voie qui mène à l’adhésion à notre union. Aucune région n’est plus proche de l’UE que les six pays des Balkans occidentaux, que ce soit géographiquement, historiquement, politiquement ou par nos relations humaines.

C’est la raison pour laquelle nous nous adressons aujourd’hui à nos partenaires dans les Balkans occidentaux. Cette crise nous concerne tous. Ce virus ne connaît pas de frontières. Notre réponse doit donc être transfrontalière. Dès le mois de mars, l’Union européenne a annoncé un paquet de mesures de soutien aux Balkans occidentaux pour répondre aux besoins immédiats dans le secteur de la santé et pour soutenir le redressement social et économique de la région. Le sommet entre l’Union européenne et les Balkans occidentaux, qui s’est tenu le 6 mai pendant la présidence croate de l’UE, a renforcé ce message fort de solidarité. Jusqu’ici, plus de 3,3 milliards d’euros ont été mobilisés au bénéfice des Balkans occidentaux. Ce soutien va bien au-delà de ce que toute autre partenaire a fait pour la région. Outre cette série de mesures sans précédent, l’UE propose également son aide en facilitant la libre circulation des marchandises, en autorisant notamment un flux commercial sa ns restrictions des équipements de protection comme les masques et les gants, et en établissant des voies réservées pour faciliter le trafic transfrontalier entre l’Union européenne et les Balkans occidentaux. Les États membres complètent le soutien de l’Union européenne de manière bilatérale. L’Allemagne prévoit d’apporter à la région 10 millions d’euros supplémentaires et l’Agence française de développement entend accroître ses engagements financiers pour faire face aux conséquences de cette crise.

Notre réponse souligne notre engagement envers les Balkans occidentaux et la perspective européenne de la région. Malgré le confinement, les dirigeants européens sont convenus, le 25 mars, d’une nouvelle méthodologie de l’élargissement, plus efficace et avec un engagement politique accru de toutes les parties, afin de mieux soutenir le processus de réformes que tous les pays doivent entreprendre avant leur adhésion à l’Union. Ils ont également décidé d’ouvrir les négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord.

Avec la Serbie et le Kosovo, nous sommes déterminés à lever tous les obstacles qui subsistent. La situation non résolue entre les deux pays demeure un facteur de déstabilisation pour les Balkans occidentaux dans leur ensemble et représente, à ce titre, un enjeu de sécurité européenne. Elle retarde l’indispensable développement économique et ralentit les progrès politiques. À cet effet, les États membres de l’UE ont désigné un diplomate parmi les plus expérimentés de l’Union, Miroslav Lajcak, comme représentant spécial pour le dialogue entre Belgrade et Pristina et les autres questions régionales. La France et l’Allemagne sont prêtes à lui apporter, à lui et à son équipe, tout leur soutien politique, diplomatique et économique. En avril 2019, la chancelière Merkel et le président Macron ont invité les dirigeants de la région à un sommet à Berlin. Maintenant que Miroslav Lajcak a pris ses fonctions, il est grand temps que le dialogue reprenne. L’objectif doit être de parveni r à un accord durable, global et juridiquement contraignant entre Belgrade et Pristina qui règle toutes les questions en suspens et contribue à la stabilité régionale. Le président Macron a déclaré qu’il était prêt à organiser un second sommet à Paris. Cependant, la volonté de dialogue reste un préalable indispensable.

Nous sommes conscients des nombreuses questions en suspens qui doivent être réglées avant de parvenir à un accord. Il n’y a pas de solution simple ni rapide. Une approche sérieuse requiert des négociations approfondies et bien structurées, l’UE jouant le rôle de facilitateur de bonne foi. Une médiation et une détermination politique plus fortes sont nécessaires, et c’est cela que Miroslav Lajcak et son équipe peuvent apporter, avec le soutien du Haut-représentant Josep Borrell, ainsi que de Berlin et de Paris.

Il est encourageant de voir avec quel pragmatisme le Kosovo et la Serbie ont engagé la lutte contre le coronavirus de part et d’autre de la frontière. Nous accueillons également avec satisfaction la décision prise par le Premier ministre Kurti de suspendre la taxe de 100 pour cent imposée sur les biens provenant de Serbie ainsi que de Bosnie-Herzégovine. Nous attendons également de la Serbie qu’elle assume sa part des efforts. En outre, nous appelons de nos voeux la mise en oeuvre de l’ensemble des accords conclus entre Belgrade et Pristina depuis 2011 dans le cadre du dialogue facilité par l’UE.

L’heure n’est pas aux manœuvres politiques. En effet, la crise actuelle ne peut qu’accroître les tensions sociales et le mécontentement politique. Prendre au sérieux les aspirations des citoyens implique de consolider les institutions, de lutter contre la corruption et la criminalité organisée et d’améliorer les perspectives économiques pour tous. Telle est la méthode que nous suggérons pour avancer. Et nous serons à vos côtés."

22 mai
2020

Communiqué des ministères des Affaires étrangères suite à l’annonce du gouvernement des États-Unis de son intention de se retirer du Traité ciel ouvert (22 mai 2020)

Communiqué des ministères des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Espagne, de la Finlande, de l’Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de la République tchèque et de la Suède (22 mai 2020)

"Nous regrettons l’annonce du gouvernement des États-Unis de son intention de se retirer du Traité ciel ouvert, bien que nous partageons ses préoccupations relatives à la mise en œuvre des dispositions du traité par la Fédération de Russie.

Le Traité ciel ouvert est un élément crucial du cadre de renforcement de la confiance qui a été créé au cours des décennies passées en vue d’accroître la transparence et la sécurité à travers la zone euro-atlantique.

Nous continuerons à mettre en œuvre le Traité ciel ouvert qui a une valeur ajoutée évidente pour notre architecture de maîtrise des armements conventionnels et notre sécurité commune.

Nous réaffirmons que ce traité demeure fonctionnel et utile. Le retrait devient effectif au terme d’un délai de six mois.

S’agissant des questions sur la mise en œuvre du traité, nous continuerons à dialoguer avec la Russie comme cela a été précédemment décidé entre Alliés de l’OTAN et d’autres partenaires européens afin de régler les questions en suspens telles que les restrictions indues imposées sur les vols au-dessus de Kaliningrad. Nous continuons à appeler la Fédération de Russie à lever ces restrictions et poursuivons notre dialogue avec toutes les Parties."

18 mai
2020

Initiative franco-allemande pour la relance européenne face à la crise du coronavirus (19 mai 2020)

La crise actuelle est inédite dans l’histoire de l’Union européenne. Aucune façon de vivre, aucun emploi, aucune entreprise ne sont épargnés par ce choc mondial. Alors que nos sociétés et nos économies sont en train de sortir du confinement, des incertitudes considérables demeurent. Cependant, notre objectif est clair : l’Europe surmontera cette crise ensemble et en sortira plus forte. Nos efforts conjoints sont guidés par notre volonté de parvenir à une relance durable pour l’UE. Nous, la France et l’Allemagne, sommes pleinement déterminées à assumer notre responsabilité pour l’Union européenne et nous contribuerons à ouvrir la voie pour sortir de la crise.

À cette fin, nous devons plus que jamais mettre à profit la puissance que nous tirons de notre action conjointe en tant qu’Européens et unir nos forces de façon inédite.

Nous devrons aussi mener une réflexion approfondie sur les leçons à tirer de cette crise. La Conférence sur l’avenir de l’Europe sera l’occasion d’ouvrir un vase débat démocratique sur le projet européen, ses réformes et ses priorités.

La France et l’Allemagne proposent les mesures suivantes.

1. RENFORCER NOTRE SOUVERAINETÉ SANITAIRE STRATÉGIQUE PAR UNE « STRATÉGIE SANTÉ » DE L’UE

Notre réponse à la crise actuelle et aux futures crises sanitaires doit s’appuyer sur une nouvelle approche européenne reposant sur la souveraineté sanitaire stratégique. Nous appelons de nos vœux une industrie sanitaire européenne ayant un positionnement stratégique qui améliorera la dimension européenne des systèmes de santé et réduira la dépendance de l’UE, dans le plein respect de la responsabilité des États membres. Par conséquent, nous devons :

- augmenter nos capacités de recherche et développement dans le domaine des vaccins et des traitements, ainsi que la coordination et le financement au niveau international (Initiative ACT-A), avec l’objectif à court terme de mettre au point et de fabriquer un vaccin contre le coronavirus au sein de l’Union européenne, tout en garantissant un accès mondial à ce vaccin ;

- mettre en place des stocks stratégiques communs de produits pharmaceutiques et médicaux (équipements de protection, kits de tests...) et développer les capacités de production de ces produits dans l’Union européenne ;

- coordonner les politiques européennes en matière de marchés publics communs pour les vaccins et traitements futurs (par exemple, la fabrication et le stockage de futurs vaccins potentiels) afin de parler d’une seule voix face à l’industrie pharmaceutique et de garantir un accès européen et mondial plus efficace ;

- mettre en place une « task-force » de l’UE chargée de la santé au sein du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et la charger, aux côtés des institutions nationales, d’élaborer des plans de prévention et de riposte face aux futures épidémies ;

- définir des normes européennes communes en matière d’interopérabilité des données sanitaires (par exemple une méthodologie harmonisée permettant de disposer de statistiques comparables sur les cas lors d’épidémies).

2. CRÉER UN « FONDS DE RELANCE » AMBITIEUX AU NIVEAU DE L’UE POUR LA SOLIDARITÉ ET LA CROISSANCE

Pour soutenir une reprise durable qui rétablisse et renforce la croissance dans l’UE, l’Allemagne et la France soutiennent la création d’un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé, dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel (CFP), et une augmentation du CFP concentrée sur ses premières années. Compte tenu du caractère exceptionnel des difficultés que la pandémie de COVID-19 fait peser sur les économies dans l’ensemble de l’UE, la France et l’Allemagne proposent d’autoriser la Commission européenne à financer ce soutien à la relance en empruntant sur les marchés au nom de l’UE sur une base juridique respectant pleinement le Traité européen, le cadre budgétaire de l’UE et les droits des parlements nationaux.

  • Le Fonds de relance sera doté de 500 milliards d’euros en dépenses budgétaires de l’UE pour les secteurs et régions les plus touchés, sur la base des programmes budgétaires de l’UE et dans le respect des priorités européennes. Il renforcera la résilience, la convergence et la compétitivité des économies européennes, et accroîtra les investissements, notamment dans les transitions écologique et numérique et dans la recherche et l’innovation.
  • Les financements du Fonds de relance seront ciblés sur les difficultés liées à la pandémie et sur ses répercussions. Il s’agira d’un complément exceptionnel, intégré dans la décision relative aux ressources propres, avec un volume et une date d’expiration clairement spécifiés, et qui sera lié à un plan de remboursement contraignant au-delà du prochain CFP sur le budget de l’UE.
  • Un accord d’ensemble rapide sur le CFP et le Fonds de relance est nécessaire pour faire face aux grands défis que l’UE doit relever. Les négociations s’appuieront sur les progrès réalisés jusqu’en février. Nous nous efforcerons de fournir l’effort budgétaire lié à la crise du coronavirus dès que possible.
  • Ce soutien à la relance complète les efforts nationaux et la série de mesures arrêtée par l’Eurogroupe ; elle s’appuiera sur un engagement clair par les États membres d’appliquer des politiques économiques saines et un programme de réformes ambitieux.
  • L’amélioration du cadre européen pour atteindre une fiscalité équitable dans l’UE demeure une priorité, notamment en introduisant une taxation minimale effective et une taxation équitable de l’économie numérique au sein de l’Union, s’appuyant idéalement sur des conclusions fructueuses des travaux de l’OCDE, ainsi que la mise en place d’une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés.

3. ACCÉLÉRER LES TRANSITIONS ÉCOLOGIQUE ET NUMÉRIQUE

Il est temps de donner un coup d’accélérateur à la modernisation de l’économie et des modèles économiques européens. Dans cet esprit, nous réaffirmons que le « pacte vert » pour l’Europe (Green Deal) constitue la nouvelle stratégie de croissance de l’UE et notre feuille de route pour une économie prospère et résiliente sur la voie de la neutralité carbone d’ici à 2050. En parallèle, nous devons accélérer la transition numérique en transformant les tendances ayant émergé pendant la crise en un progrès et une souveraineté numérique durables. À cette fin, nous devons :

- augmenter les objectifs de l’UE en matière de réduction des émissions pour 2030, de façon coordonnée avec un ensemble de mesures efficaces pour éviter les « fuites de carbone ». La proposition annoncée par la Commission concernant un mécanisme d’ajustement des émissions de carbone aux frontières permettra de compléter les instruments existants en conformité avec les règles de l’OMC. Les règles relatives aux aides d’Etat doivent être revues à l’aune d’une politique climatique plus ambitieuse et des risques de fuite de carbone ;

- soutenir l’introduction d’un prix minimum du carbone au sein du Système d’échange de quotas d’émission de l’UE (ETS) et travailler à mettre en place un futur ETS européen pour tous les secteurs ;

- élaborer pour chaque secteur une feuille de route pour une reprise respectueuse de l’environnement incluant, là où c’est nécessaire, des cibles et/ou des conditionnalités en matière de climat et d’environnement ;

- accélérer la transformation numérique, notamment par le déploiement de la 5G, des efforts visant à obtenir des infrastructures et des technologies de cybersécurité sûres et fiables, la gestion de l’identité numérique, un cadre favorable à l’intelligence artificielle ainsi qu’une régulation juste pour les plateformes numériques dans l’UE.

4. ACCROÎTRE LA RÉSILIENCE ET LA SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUES ET INDUSTRIELLES DE L’UE ET DONNER UN NOUVEL ÉLAN AU MARCHÉ UNIQUE

L’intégration forte au sein du marché unique est la garantie de notre prospérité. Le redémarrage de l’économie européenne et son adaptation aux défis qu’elle rencontrera dans l’avenir nécessite une économie et une base industrielle résilientes et souveraines, ainsi qu’un marché unique robuste. Des marchés ouverts et un commerce libre et équitable sont un élément essentiel de la solution. Par conséquent, nous devons :

- soutenir la diversification des chaînes de valeur en promouvant un agenda commercial ambitieux et équilibré, articulé autour de l’OMC, intégrant de nouvelles initiatives, notamment dans le domaine du commerce des produits de santé, renforcer nos mécanismes anti-subventions [des pays tiers], faire en sorte qu’il existe une réciprocité réelle pour les marchés publics avec les pays tiers et renforcer le contrôle des investissements aux niveaux national et européen pour les investisseurs non européens dans les secteurs stratégiques (notamment santé, médicaments, biotechnologies...), tout en encourageant des investissements (re)localisés dans l’UE ;

- adapter la stratégie industrielle de la Commission à la reprise, en particulier moderniser la politique européenne de concurrence en accélérant l’adaptation des règles en matière d’aides d’Etat et des règles de concurrence ainsi que la mise en œuvre des projets importants d’intérêt européen commun [permettant des aides européennes] ;

- garantir le retour rapide à un marché unique pleinement fonctionnel et approfondir encore ce dernier au moyen d’une nouvelle feuille de route visant à créer un marché totalement intégré dans les domaines prioritaires (numérique, énergie, marchés financiers en particulier) avec des jalons clairs et un agenda législatif accéléré ;

- faire en sorte que l’espace Schengen fonctionne pleinement, en améliorant les obligations de coordination entre les États membres en temps de crise et en renforçant les frontières extérieures communes ;

- renforcer la convergence sociale et accélérer les discussions sur le cadre de l’UE pour un salaire minimum adapté aux situations nationales.

(Re)vivez la conférence de presse commune du Président Emmanuel Macron et de la Chancelière Angela Merkel :

18 mai
2020

la France et l’Allemagne placent la protection climatique au cœur de l’après crise du Covid-19 (18 mai 2020)

Le groupe de travail de Meseberg sur le climat plaide pour une relance verte et des objectifs climatiques plus ambitieux pour l’Union européenne.

Sous la présidence des secrétaires d’État à l’écologie Brune Poirson et Jochen Flasbarth, le groupe de travail franco-allemand de Meseberg sur le climat a tracé la voie d’un développement économique durable après la pandémie de Covid-19. Tous les ministères des deux pays impliqués dans la politique climatique y ont travaillé. Dans leur déclaration finale commune, les deux gouvernements proposent d’inscrire au cœur du "Green Deal européen" des mesures de décarbonation de l’industrie européenne de manière à ce que cela profite à la relance économique de l’ensemble de l’Union européenne tout en gardant l’Accord de Paris sur le climat, qui vise la neutralité climatique comme boussole.

Avec un système financier durable, des innovations intersectorielles et une économie circulaire forte, il est possible de donner une impulsion à la protection du climat, à l’innovation et à l’emploi. Dans le contexte de la pandémie du Covid 19 et de son impact économique, cette déclaration franco-allemande envoie un signal fort rappelant que les deux pays sont fermement attachés à l’objectif de neutralité des gaz à effet de serre pour 2050 et saluent la proposition de porter l’objectif européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 entre 50-55 %.

Sur le plan international également, l’Union européenne, en tant que puissance pionnière en matière de lutte pour la protection du climat, doit encourager une relance respectueuse de l’environnement et orientée vers les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Le financement international du climat a un rôle particulier à jouer à cet égard. Les prochains sommets de l’Union européenne avec la Chine et l’Union africaine sont également des étapes importantes pour réaliser des progrès considérables en matière de protection du climat mondial.

La conservation de la biodiversité devrait également être un élément essentiel de l’après crise sanitaire. La pandémie du Covid 19 montre que la perte de biodiversité et le développement des pandémies sont liés. Au niveau mondial, les deux États veulent créer un cadre ambitieux pour la biodiversité pour la période après 2020.

Le groupe de travail de Meseberg sur le climat rassemble tous les ministères allemands et français concernés par la politique climatique. Il repose sur un appel commun de la chancelière Merkel et du président Macron en 2018.

13 mai
2020

COVID-19 : Accueil de patients français par les hôpitaux universitaires de Kiel et de Lübeck en Allemagne

L’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, le Luxembourg et la République tchèque ont proposé d’accueillir dans leurs hôpitaux des patients français atteints du COVID-19 en soins intensifs hospitalisés notamment dans la région du Grand Est, durement touchée par l’épidémie. Au total, près de 200 offres d’accueil ont été reçues, ces soutiens sont considérables.

Le réseau diplomatique s’est émobilisé pour permettre la liaison entre les autorités concernées.

Le centre médical universitaire du Schleswig-Holstein a produit une vidéo afin d’expliquer pourquoi et comment ils ont pris en charge des patients français. Un bel exemple de coopération franco-allemande et européenne !