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L’actualité

1er décembre
2020

Communiqué conjoint de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’europe et des affaires étrangères et de Heiko Maas, ministre fédéral des affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne - OTAN - Rapport du groupe d’experts (1er décembre 2020)

Communiqué conjoint de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’europe et des affaires étrangères et de Heiko Maas, ministre fédéral des affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne - OTAN - Rapport du groupe d’experts (1er décembre 2020)

Aujourd’hui, les ministres des affaires étrangères de l’Alliance atlantique se sont réunis pour prendre connaissance et discuter du rapport présenté par le groupe d’experts mandaté lors du dernier Sommet de l’OTAN à Londres. L’objectif de ce processus de réflexion était de renforcer la dimension politique de l’Alliance en émettant des recommandations sur le renforcement de l’unité, de la solidarité et de la cohésion des Alliés. Nous sommes attachés à cette idée qui est un investissement dans l’avenir du partenariat transatlantique.

Le groupe a accompli un travail remarquable et formulé des recommandations importantes et équilibrées. Nous remercions le groupe pour son excellent travail dans des circonstances difficiles.

En abordant de front les défis actuels et futurs, le rapport fournit une analyse qui donne à réfléchir sur notre environnement de sécurité à venir et il définit une perspective équilibrée pour l’Alliance. Le rapport et ses recommandations nous permettront d’œuvrer afin de consolider l’Alliance et notamment son rôle d’enceinte transatlantique centrale pour la coordination de nos politiques de défense et de sécurité.

Nous avons, au cours des dernières années, fait des pas importants dans la construction de notre souveraineté européenne. Aujourd’hui, les Européens ne se demandent plus seulement ce que l’Amérique peut faire pour eux, mais nous nous demandons surtout ce que nous devons faire nous-mêmes afin de défendre notre propre sécurité et forger un partenariat transatlantique plus équilibré, si bien que ces deux dimensions sont désormais indissociables.

Le rapport a également permis des discussions utiles et opportunes sur la nécessité de renouveler le partenariat transatlantique d’une manière qui reflète la proximité de nos liens, de nos valeurs communes et de nos intérêts partagés. Notre objectif commun est de faire en sorte que l’OTAN reste capable de relever les défis actuels et futurs en matière de sécurité. Car notre sécurité au 21e siècle dépend également de notre capacité à relever ensemble ces défis. À cette fin, la cohésion entre les Alliés est essentielle, comme le souligne le groupe d’experts.

Dans cet esprit, nous soutenons pleinement les recommandations concernant l’actualisation du concept stratégique de 2010 et la nécessité de réaffirmer les valeurs et les principes du Traité de Washington. Il nous faut redynamiser le lien transatlantique, notamment en reconnaissant que le renforcement des efforts de défense des Européens renforce l’Alliance et le partenariat transatlantique.

Nous aurons l’occasion d’évoquer et d’agréer lors de notre prochaine réunion ministérielle qui se tiendra avant le Sommet des chefs d’État ou de gouvernement, les recommandations qui leur seront soumises sur la base de ce rapport et de nos discussions en cours lors de la réunion ministérielle des 1er et 2 décembre.

Source : https://publication.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/securite-desarmement-et-non-proliferation/actualites-et-evenements-lies-a-la-securite-au-desarmement-et-a-la-non/2020/article/communique-conjoint-de-jean-yves-le-drian-et-de-heiko-maas-otan-rapport-du

30 novembre
2020

Communiqué de presse - 29e Commission intergouvernementale franco-germano-suisse du Rhin supérieur (27 novembre 2020)

Communiqué de presse - 29e Commission intergouvernementale franco-germano-suisse du Rhin supérieur (27.11.2020)

La commission intergouvernementale franco-germano-suisse du Rhin supérieur se réunit le vendredi 27 novembre 2020, sous présidence française. Son objectif est de faciliter la vie quotidienne des populations frontalières, en proposant des solutions aux problèmes identifiés dans la région. Elle renforce, au niveau politique, le travail de la Conférence du Rhin supérieur. En plus de 40 ans d’existence, la Conférence est parvenue à se positionner comme un acteur incontournable de la coopération transfrontalière trinationale dans le bassin du Rhin supérieur.

Dans le contexte de la pandémie de covid-19 et en cohérence avec les engagements pris au niveau européen, la CIG reviendra sur l’excellente coordination prévalant entre nos pays et réitèrera l’engagement commun à maintenir les mobilités transfrontalières. Les perspectives de coopération sanitaire renforcée seront aussi au cœur des échanges, à la lumière des succès enregistrés au cours des derniers mois.

Dans ce bassin de vie commun à plus de 6 millions d’habitants, la relance économique figurera bien sûr à l’ordre du jour, tout comme l’apprentissage transfrontalier. Afin de renforcer la résilience de ces territoires, la réunion abordera la question, centrale, des connexions ferroviaires dans la région du Rhin supérieur, et fera plus largement le point sur les projets de mobilité en cours et à venir.

Enfin, la Commission sera l’occasion de souligner l’impulsion décisive donnée à la coopération transfrontalière par le traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle. Le Comité de coopération transfrontalière franco-allemande, dans lequel la Suisse dispose d’un statut d’observateur, s’est installé dans le paysage de la coopération transfrontalière en Europe. Ses membres et les participants à la Commission intergouvernementale du Rhin Supérieur se sont mobilisés fortement pour faire face à la menace sanitaire, au bénéfice direct des populations concernées.

La prochaine réunion de la commission intergouvernementale se tiendra en 2021 sous présidence allemande.

À la frontière entre la France, la Suisse et l’Allemagne, le Rhin Supérieur est un des berceaux de la coopération transfrontalière européenne, favorisée par des échanges économiques intenses, une proximité culturelle et une histoire commune. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les différents acteurs de la vallée du Rhin se sont rapprochés pour coordonner et organiser ensemble la gestion des transports, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de l’agriculture, de l’environnement, de la culture ou encore des questions économiques.

Afin d’offrir un cadre pérenne à cette coopération trinationale, les trois États rhénans ont fondé, le 21 novembre 1991, la Conférence du Rhin supérieur qui lie les services gouvernementaux et administratifs des Länder du Bade-Wurtemberg et de Rhénanie-Palatinat, des cinq cantons de la « Suisse du Nord-Ouest » (Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie, Jura et Soleure), et des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ainsi que de la région Grand Est.

La Commission intergouvernementale franco-germano-suisse (CIG) est le relais de la Conférence du Rhin supérieur auprès des gouvernements des trois pays. Elle se tient une fois par an.

Source : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/allemagne/evenements/article/communique-de-presse-29e-commission-intergouvernementale-franco-germano-suisse

23 novembre
2020

Communiqué - Forum de dialogue politique inter-libyen (23 novembre 2020)

L’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni accueillent avec satisfaction les résultats de la première session du Forum de dialogue politique inter-libyen, qui s’est tenue à Tunis du 7 au 15 novembre derniers, sur la base de la résolution 2510 (2020) du Conseil de sécurité des Nations Unies et des conclusions de la Conférence de Berlin sur la Libye.

Lors du Forum, les Libyens sont convenus d’une feuille de route en vue de l’organisation d’élections nationales le 24 décembre 2021, ce qui représente une étape importante vers le rétablissement de la souveraineté du pays et de la légitimité démocratique de ses institutions. L’accord de cessez-le-feu généralisé conclu à Genève le 23 octobre dernier et les progrès réalisés au sein de la Commission militaire mixte libyenne (5+5) constituent les fondements de ces efforts politiques. Nous appelons de nouveau les parties libyennes à mettre pleinement en œuvre l’accord de cessez-le-feu. À cet égard, nous saluons les efforts qu’elles ont réalisés lors de leurs réunions dans les villes libyennes de Ghadamès, de Syrte et de Brega.

L’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni se félicitent également de la reprise de la production de pétrole sur tout le territoire, ainsi que des discussions inter-libyennes concernant la réforme des dispositions en matière de sécurité dans les installations pétrolières. De toute évidence, ces arrangements doivent demeurer entièrement sous contrôle libyen. Par ailleurs, nous appelons les parties libyennes, avec le soutien de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), à convenir d’un mécanisme visant à ce que les recettes pétrolières soient utilisées de façon équitable et transparente au service de la population libyenne.

L’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni attendent avec intérêt la prochaine session du Forum de dialogue politique inter-libyen, qui débute le 23 novembre de façon virtuelle. Nous partageons et soutenons pleinement l’objectif global du Forum, qui est de trouver un consensus concernant un nouveau cadre de gouvernance unifié en s’appuyant sur l’accord conclu à Tunis, qui définit la structure et les prérogatives du nouveau Conseil présidentiel réformé et prévoit un chef de gouvernement distinct pour piloter la transition. Atteindre cet objectif enverrait un signal fort d’unité et de maîtrise de l’avenir politique de la Libye par les Libyens eux-mêmes. L’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni félicitent Stephanie Williams, représentante spéciale par intérim du secrétaire général, pour son travail remarquable, apportent tout leur soutien au processus dirigé par la MANUL et appellent l’ensemble des parties libyennes et internationales à s’abstenir de toute initiative parallèle et non concertée qui risquerait de saper les efforts menés sous l’égide des Nations Unies. Nous sommes prêts à prendre des mesures contre les acteurs qui nuisent au Forum de dialogue politique inter-libyen et aux autres volets du processus de Berlin, et contre ceux qui continuent de piller les fonds publics ou de commettre des violations des droits de l’Homme dans tout le pays.

Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes aux côtés de l’immense majorité des Libyens qui refusent le statu quo ainsi que toute action militaire ou violente pour mettre fin à la crise et au terrorisme. Comme eux, nous sommes opposés à toute ingérence étrangère et nous souhaitons qu’ils puissent se rassembler dans le cadre d’un dialogue pacifique et patriotique.

Source : https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2020/11/23/forum-de-dialogue-politique-libyen

16 novembre
2020

"Repenser le partenariat transatlantique à la lumière des bouleversements qui redessinent le monde" (16 novembre 2020)

Tribune de Jean-Yves Le Drian et de son homologue allemand Heiko Maas - "Le Monde"

"L’Europe et l’Amérique doivent inventer ensemble une nouvelle donne transatlantique. Il est urgent de repenser notre partenariat à la lumière des bouleversements qui redessinent aujourd’hui le monde, en nous appuyant sur les liens profonds et anciens qui nous unissent autour de valeurs communes et d’intérêts partagés.

La France et l’Allemagne veulent y travailler en lien avec le futur président Joe Biden et la future vice-présidente Kamala Harris, qui partagent nos convictions quant à la valeur des partenariats internationaux et de l’amitié entre les États-Unis et l’Europe.
Il y a beaucoup à réparer. Les règles et les institutions dont dépendent notre sécurité et la prospérité de nos sociétés sont aujourd’hui mises à mal. De part et d’autre de l’Atlantique, on attend beaucoup de la relance économique et beaucoup reste à faire pour réduire les fractures qui divisent nos pays. Ces défis, nous les avons en partage.

Depuis quatre ans, l’environnement international n’a cessé de se dégrader. L’élection de Joe Biden ouvre la voie à un renforcement de l’unité transatlantique face aux autocrates et aux pays qui cherchent à asseoir leur puissance au mépris de l’ordre international ou des équilibres régionaux. Mais la fermeté sur les principes, bien sûr, n’interdit pas le dialogue et la coopération.

Intérêt à faire front commun

Nous espérons donc que les États-Unis et la Russie parviendront à prolonger le traité New Start [sur les arsenaux nucléaires] au-delà de février 2021. Et, sur toutes les questions touchant à la sécurité européenne, nous sommes prêts à échanger avec Moscou et nous attendons de la Russie qu’elle apporte des réponses constructives. L’Union européenne doit se préparer à tous ces défis.

Nous savons que la Chine restera, sous l’administration Biden, le point focal de la politique étrangère américaine. Pour nous, elle est tout à la fois un partenaire, un concurrent et un rival systémique. Nous avons donc intérêt à faire front commun pour répondre à sa montée en puissance avec pragmatisme, tout en conservant les canaux de coopération qui nous sont nécessaires pour faire face, avec Pékin, aux défis globaux que sont la pandémie de Covid-19 et le changement climatique.

Tout cela n’est possible que si les États-Unis et l’Europe se concertent et se coordonnent, en particulier sur la question des droits humains, des infrastructures numériques et du commerce. Nous demandons par ailleurs aux États-Unis de revenir à une approche commune face à l’Iran, afin que nous puissions, ensemble, nous assurer que le programme nucléaire iranien ne vise que des fins pacifiques et apporter une réponse aux autres défis que ce pays fait peser sur notre sécurité et sur la région.

Une Europe différente

Il nous faudra aussi définir une ligne commune face aux comportements de la Turquie, qui posent des problèmes importants en Méditerranée orientale et ailleurs. Enfin, nous devrons lutter ensemble contre le terrorisme et la radicalisation, ces fléaux qui menacent notre sécurité et nos sociétés.

Depuis quatre ans, l’Europe aussi a changé : nous nous sommes renforcés. Aujourd’hui, les Européens ne se demandent plus seulement ce que l’Amérique peut faire pour eux, mais nous nous demandons surtout ce que nous devons faire nous-mêmes pour défendre notre propre sécurité et forger un partenariat transatlantique plus équilibré, si bien que ces deux dimensions sont désormais indissociables.

De fait, nous avons, au cours des dernières années, fait des pas importants dans la construction de notre souveraineté européenne. Nous développons des capacités communes de défense et de sécurité, qui servent d’ailleurs à renforcer aussi bien l’Union européenne que l’OTAN. Du Sahel au Moyen-Orient, en passant par la Méditerranée, le Proche-Orient et le Golfe, l’Europe assume d’ores et déjà une responsabilité accrue dans la sécurité de son environnement régional.

Vers la consolidation du multilatéralisme

C’est le chemin que nous continuerons à suivre. Dans quelques semaines, un groupe d’experts de haut niveau présentera ses recommandations pour que l’OTAN gagne en efficacité dans l’accomplissement de ses missions. Nous attachons d’autant plus de prix à cette réflexion qu’il y va également de l’avenir du partenariat transatlantique.
Notre sécurité passe aussi par les réponses communes que nous saurons apporter aux défis globaux du XXIe siècle. Nous nous félicitons de l’annonce par Joe Biden du retour prochain des États-Unis dans l’accord de Paris et à l’Organisation mondiale de la santé. Nous voulons y voir le point de départ d’une entreprise transatlantique de consolidation du multilatéralisme, qui permettra de le mettre pleinement en phase avec les défis d’aujourd’hui et de demain.

C’est la seule attitude qui vaille, dans un monde où l’idée que l’ordre international doit être fondé sur des règles trouve de plus en plus de détracteurs. Que ce soit pour parvenir à une juste répartition internationale des vaccins et des médicaments sans lesquels nous ne saurions venir à bout du Covid-19 ou pour assurer le redémarrage de l’économie mondiale, il est crucial que l’Europe et les États-Unis travaillent main dans la main.

La recherche de solutions concertées

Voilà comment, dans le monde d’aujourd’hui, nous pourrons rester des vigies au service de la paix, de la stabilité, de la démocratie, de l’État de droit et des droits de l’homme. Bien sûr, nous savons que nous ne tomberons pas d’accord sur tout, et qu’il nous faudra résoudre les différends sur les droits de douane, les sanctions, les taxes et les subventions qui, au fil des dernières années, ont mis notre partenariat à rude épreuve.

Mais nous sommes prêts à œuvrer avec l’Amérique pour trouver les solutions concertées et agir ensemble. Au fond, l’enjeu est simple : donner aux Européens et aux Américains de demain les moyens de continuer à cultiver le mode de vie qui nous rassemble et de porter plus loin que notre génération aura su le faire la quête de liberté individuelle et de progrès collectif qui, depuis plus de deux siècles, constitue notre horizon commun.

Qui mieux qu’une Europe et une Amérique unies plus étroitement encore, dans l’évidence de notre partenariat de toujours, pour porter cette vision ?."

Source : Le Monde - édition du 16 novembre 2020

15 novembre
2020

Déclaration commune des ministères des Affaires étrangères de la France et de l’Allemagne – Nouveaux points de passage sur la ligne de contact en Ukraine orientale (13 novembre 2020)

La France et l’Allemagne se félicitent de l’établissement de deux nouveaux points de passage sur la ligne de contact, portant ainsi à sept le nombre de points de passage sur une longueur totale d’environ 450 kilomètres. L’Ukraine honore ainsi ses obligations en vertu des conclusions du Sommet de Paris du 9 décembre 2019 sur lesquelles la Russie, l’Ukraine, la France et l’Allemagne s’étaient accordées en format Normandie. L’Ukraine réunit ainsi les conditions pour améliorer avant l’hiver les conditions déplorables aux points de passage et atténuer la situation dramatique des habitants de l’Ukraine orientale. Nous nous félicitons du soutien apporté par l’Union européenne à l’aménagement des infrastructures des nouveaux points de passage de Zolote et Chtchastia.

Nous saluons les efforts déployés par l’ambassadrice Heidi Grau, représentante spéciale de l’OSCE au sein du groupe de contact trilatéral, et de l’ambassadeur Toni Frisch, coordinateur du groupe de travail humanitaire, pour faciliter cette ouverture.

Nous invitons la Russie et les séparatistes à rouvrir sans délai tous les points de passage existants sur la ligne de contact dans la région de Donetsk. Des milliers d’hommes et de femmes souhaitant consulter un médecin, percevoir leur pension ou rendre visite à un parent se voient actuellement refuser le franchissement de la ligne de contact. Le conflit ne saurait se poursuivre au détriment des populations, les divisons ne doivent pas être encore exacerbées.

En dépit d’un accord au sein du groupe de contact trilatéral, les séparatistes n’ont pas honoré leurs obligations, à savoir de permettre l’ouverture au 10 novembre des points de passage de Zolote et Chtchastia. Nous demandons instamment à la Russie d’user de son influence pour que ces accords soient mis en œuvre. En tant que membre du groupe de contact trilatéral, la Russie négocie directement avec l’Ukraine et assume donc la coresponsabilité d’une mise en œuvre effective des conclusions du Sommet de Paris.

La France et l’Allemagne maintiennent leur objectif de la mise en œuvre complète des accords issus du Sommet du 9 décembre.

11 novembre
2020

Conférence de presse conjointe sur la réponse européenne à la menace terroriste

Le Président de la République Emmanuel MACRON a tenu une conférence de presse conjointe avec M. Sebastian KURZ, Chancelier fédéral d’Autriche, Mme Angela MERKEL, Chancelière fédérale d’Allemagne, M. Mark RUTTE, Premier ministre des Pays-Bas, M. Charles MICHEL, Président du Conseil européen et Mme Ursula VON DER LEYEN, Présidente de la Commission européenne.

4 novembre
2020

Forum franco-allemand de l’énergie : L’Europe post Covid-19 (3 novembre 2020)

L’office franco-allemand pour la transition énergétique (OFATE) organise, en coopération avec le ministère allemand des Affaires étrangères, le ministère allemand de l’Économie et de l’Énergie et l’ambassade de France en Allemagne, la troisième édition du Forum franco-allemand de l’énergie, le 3 novembre 2020, à Berlin. Cette année, l’événement sera retransmis en direct sur internet en français, allemand et anglais, depuis la Weltsaal du Ministère des Affaires étrangères. La participation au forum est uniquement possible en ligne.

L’Europe post Covid-19 –
orientations politiques et économiques de la transition énergétique
et de la lutte contre le changement climatique

L’Union européenne s’est fixée des objectifs ambitieux pour 2050 : poursuivre le développement des énergies renouvelables et faire de l’Europe le premier continent décarboné du monde. Au-delà des stratégies nationales de lutte contre le changement climatique, cet objectif nécessite une coordination et une coopération internationale.

La Commission européenne et les différents gouvernements nationaux ont, malgré la crise sanitaire et ses conséquences économiques, confirmé leur intention de mettre en œuvre ces objectifs. Au vu des différentes mesures annoncées pour relancer l’économie, le « Green Deal » pourrait ainsi prendre une importance déterminante. Le Forum franco-allemand de l’énergie offre aux décideurs et aux experts du monde politique, industriel, commercial, scientifique et de la société civile la possibilité d’échanger leurs points de vue et de discuter des mesures prévues.

L’accent sera mis surtout sur la conception et l’interaction des objectifs (trans-)nationaux et des feuilles de route pour la réduction des gaz à effet de serre. Les plans de la Commission européenne seront présentés, ainsi que leurs implications en matière de politique étrangère et économique et d’exigences techniques. Lors d’une table ronde, l’accent binational du Forum de l’énergie sera élargi, afin d’inclure la perspective de la Pologne. Elle permettra de discuter des obstacles, des opportunités et des perspectives de coopération de politique énergétique dans le « Triangle de Weimar ».

En outre, dans le cadre du Forum de l’énergie, des exemples divers contribuant déjà concrètement à la réussite de la transition énergétique ou pouvant y contribuer seront présentés. Ici aussi, l’accent sera mis sur les projets transnationaux existants et à venir entre l’Allemagne et la France, ainsi que sur les développements actuels et les possibilités de coopération avec la Pologne.

Enfin, le Forum abordera les possibilités de transformer l’économie européenne de manière durable. Des chercheurs ainsi que des représentants de l’économie auront l’occasion de discuter des financements possibles et de la valeur ajoutée des investissements climatiques. La croissance verte comme perspective de reconstruction économique après la crise de Corona sera en particulier abordée.

Le Forum franco-allemand de l’énergie sera traduit simultanément en français, en allemand et en anglais et retransmis en ligne en direct. La participation au forum sera gratuite et uniquement possible en ligne.

25 octobre
2020

Triangle de Weimar – Rencontre de Jean-Yves Le Drian avec ses homologues allemand et polonais (Paris, 15 octobre 2020)

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a reçu ses homologues allemand Heiko Maas et polonais Zbigniew Rau, le 15 octobre 2020, dans le cadre du triangle de Weimar, forum de discussion et de coopération, depuis 1991, entre la France, l’Allemagne et la Pologne.

Les ministres ont échangé sur plusieurs sujets d’actualité européenne et internationale, en particulier la coordination européenne dans le contexte de la pandémie de Covid-19, la situation dans le voisinage oriental de l’Union européenne avec notamment la crise en Biélorussie et le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, les tensions en Méditerranée orientale et la situation en Libye. L’entretien a également permis d’aborder le plan de relance européen et la proposition de la Commission européenne de pacte européen sur la migration et l’asile.

8 septembre
2020

Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères du G7 (8 septembre 2020)

Nous, ministres des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni et Haut représentant de l’Union européenne, condamnons unanimement et avec la plus grande fermeté l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, qui a été confirmé.

L’Allemagne a informé ses partenaires du G7 du fait que les conclusions cliniques et toxicologiques des experts médicaux allemands et d’un laboratoire spécialisé des forces armées allemandes ont établi que M. Alexeï Navalny avait été victime d’une attaque au moyen d’un agent neurotoxique chimique du groupe « Novitchok », substance mise au point par la Russie. M. Navalny est pris en charge dans une unité de soins intensifs d’un hôpital de Berlin et son état demeure sérieux. Toutes nos pensées vont à sa famille et nous lui souhaitons un prompt et complet rétablissement.

Toute utilisation d’armes chimiques en tout lieu, à tout moment, par quiconque et en toutes circonstances est inacceptable et contrevient aux normes internationales contre l’utilisation de ces armes. Nous, ministres des affaires étrangères du G7, appelons la Russie à faire toute la lumière, sans délai et en toute transparence, sur l’identité des auteurs de cet empoisonnement odieux et, compte tenu des engagements pris par ce pays au titre de la Convention d’interdiction sur les armes chimiques, à traduire ces personnes en justice.

Cette attaque visant Alexeï Navalny, figure de l’opposition, constitue également une nouvelle atteinte grave à la démocratie et au pluralisme politique en Russie. Elle représente une menace sérieuse pour les femmes et les hommes investis dans la défense des libertés politiques et civiles que la Russie elle-même s’est engagée à garantir. Nous appelons la Russie à se montrer à la hauteur de ses engagements au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à garantir ces droits, notamment le droit à la liberté d’expression, à ses citoyens.

Nous continuerons de suivre avec attention la réponse apportée par la Russie aux appels internationaux demandant des explications concernant l’empoisonnement abject de M. Navalny. Nous demeurons fermement déterminés à soutenir la démocratie, l’État de droit et les droits de l’Homme en Russie et à renforcer notre appui à la société civile russe.

4 septembre
2020

Communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères de la France et de l’Allemagne (4 septembre 2020)

M. Jean-Yves Le Drian et M. Heiko Maas se sont entretenus ce jour au sujet de l’empoisonnement au moyen d’un agent chimique de M. Alexeï Navalny, personnalité de l’opposition russe actuellement soignée en Allemagne.

Ils partagent une profonde consternation sur cette attaque conduite contre M. Navalny, qui constitue une atteinte très grave aux principes élémentaires de démocratie et de pluralisme politique. Ils constatent que cette atteinte à l’intégrité physique d’une personnalité de l’opposition russe n’est malheureusement pas un acte isolé. Ils expriment dans ce contexte leur attente que les autorités russes puissent garantir les conditions d’expression des droits civils et politiques fondamentaux de la population russe.

Ils réitèrent et réaffirment que l’utilisation d’armes chimiques, en tout lieu, à tout moment, par quiconque et en toute circonstance est inacceptable et contrevient aux normes internationales contre l’utilisation de ces armes. Cette nouvelle occurrence de recours à un agent neurotoxique appartenant à la famille des « Novitchok » est profondément choquante.

Les deux ministres réaffirment leur plein soutien à la norme d’interdiction totale de l’usage des armes chimiques qui fonde la convention internationale d’interdiction des armes chimiques (CIAC), et qui fait obligation aux États parties d’assurer sa mise en œuvre pleine et entière sur leur territoire national. Ils seront, avec leurs partenaires, en contact avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour envisager les suites à donner à cet événement, et le cas échéant solliciter l’appui de cette organisation.

Il est dans un premier temps essentiel et urgent que la Russie, sur le territoire duquel cette nouvelle violation du droit international a eu lieu, fasse toute la lumière sur le déroulement des faits et les responsabilités derrière cette tentative d’assassinat d’un membre de l’opposition politique russe au moyen d’un agent neurotoxique de qualité militaire, appartenant à une famille d’agents développée par la Russie.

Les responsables de cet acte odieux doivent être identifiés et traduits en justice. Les deux ministres rappellent leur engagement au sein du Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques (PICIAC). Ils travailleront à des initiatives conjointes dans ce cadre.

Les gouvernements de l’Allemagne et de la France expriment de nouveau à M. Navalny et à ses proches toute leur solidarité et vœux de prompt rétablissement.