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5
mars
2010
05.03.2010
Le Premier ministre François Fillon se rendra à Berlin mercredi pour y prononcer un discours sur la croissance économique et s’entretenir avec la chancelière allemande Angela Merkel, indique vendredi Matignon.
Le Premier ministre, qui sera accompagné du secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes, et
secrétaire général pour la coopération franco-allemande, Pierre Lellouche, fera à l’Université Humboldt de la capitale allemande une intervention sur le thème "l’Union européenne au service de la croissance".
1er
mars
2010
01.03.2010
Encore une fois, l’Allemagne et la France donnent l’exemple de l’approfondissement de l’intégration européenne.
Le 4 février dernier, Michèle Alliot-Marie, la ministre française de la justice, son homologue allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, et le vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle, ont signé une convention créant un régime matrimonial commun, la participation aux acquêts.
Ce traité bilatéral n’est pas fermé puisqu’il est ouvert à la signature des autres États membres : il s’agit donc d’une véritable « coopération renforcée » dans le domaine du droit familial, une première. La démarche rappelle celle inaugurée avec succès par traité de Sarrebruck de 1984 sur la suppression des contrôles aux frontières internes qui a ouvert la voie aux accords de Schengen l’année suivante.
26
février
2010
26.02.2010
Énergie durable, bio-santé, biotechnologie... 150 chercheurs bretons et saxons sont réunis jusqu’à ce soirà l’Ecole nationale supérieure de chimie pour renforcer leur coopération scientifique.
Depuis 2008, des délégations de chercheurs se sont déjà rencontrées, en Bretagne et en Saxe, deux régions jumelées depuis près de quinze ans. Mais aujourd’hui les liens scientifiques noués prennent une tournure sérieuse. Cette fois, trente-deux chimistes et physiciens, professeurs et chercheurs de trois universités saxonnes, sont à Rennes. « Nous ne sommes plus au stade de la visite, mais du congrès scientifique, pour faire vivre une coopération », insiste Maurice Baslé, vice-président « Europe et international » de l’université européenne de Bretagne.
Le thème retenu cette année est celui de la chimie verte : comment introduire de nouveaux matériaux biologiques en bio-santé, des biotechnologies, ou les nanotechnologies... Les chercheurs échangent, présentent leurs travaux autour du développement durable et des enjeux du 21e siècle. Et ce symposium est le premier d’une longue série. Le second pourrait avoir lieu, dès mars 2011, en Saxe, autour des sciences humaines et sociales.
L’idée est que les chercheurs s’invitent mutuellement, pas seulement pour un mois ou deux, mais pour des périodes plus longues, d’une ou deux années, « afin de marier leurs compétences, publier ensemble, répondre à des appels d’offres. Car, dans la recherche, on est trop souvent seul quand les appels d’offres arrivent ».
22
février
2010
22.02.2010
Les couples franco-allemands, les couples français résidant en Allemagne ou allemands résidant en France, ne pouvaient choisir, jusqu’à aujourd’hui, qu’un régime matrimonial français ou allemand. Les différences entre ces régimes pouvaient entraîner des difficultés.
Michèle Alliot-Marie a signé, jeudi 4 février 2010, avec son homologue allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, et Guido Westerwelle, vice-chancelier allemand, ministre fédéral des Affaires étrangères, un accord très novateur instituant un régime matrimonial optionnel de la participation aux acquêts et créant un droit commun à la France et à l’Allemagne.
Paticipation aux acquêts : Pendant le mariage, les époux se trouvent sous le régime de la séparation de biens mais à sa dissolution, chacun des époux a droit à la moitié des biens acquis pendant le mariage.
Régime matrimonial nouveau avec des règles simples et modernisées, identiques en France et en Allemagne.
* un régime optionnel de participation aux acquêts,
* choisi par contrat de mariage.
Comment fonctionne le régime ?
Le régime commun fonctionne comme si les époux étaient mariés sous le régime de la séparation de biens ce qui entraîne deux conséquences :
→ les époux conservent l’administration, la jouissance et la libre disposition de leurs biens personnels ;
→ chacun d’eux reste seul tenu des dettes nées de son chef, avant ou pendant le mariage.
La séparation du patrimoine des époux n’est cependant pas entière : ils ne peuvent déroger à l’application de certaines règles impératives relatives au logement de la famille et à la solidarité pour les dettes engagées dans l’intérêt du ménage.
18
février
2010
18.02.2010
A Rennes, les adultes aussi peuvent apprendre l’allemand. Le centre franco-allemand propose des cours depuis 35 ans. Mais on peut aussi s’initier à la langue dans un cadre moins formel.
Le centre franco-allemand de Rennes, situé rue Saint-Melaine, propose des cours pour adultes depuis sa création, en 1975. Emile Morice, l’un des fondateurs du centre, était professeur d’allemand. L’activité n’a jamais cessé.
Aujourd’hui, près de 80 personnes s’initient régulièrement à l’allemand grâce au centre. Dans ses locaux rennais, ou à Chartres-de-Bretagne, où des cours sont donnés au centre culturel, chaque jeudi, à la demande du comité de jumelage de la ville.
Profils variés
Qu’est-ce qui pousse les Chartrains à se retrouver un soir par semaine pour étudier la langue de Goethe ? Serge ne veut plus être exclu quand son fils parle allemand avec sa correspondante de Hambourg. Françoise, à la retraite, veut pouvoir « continuer à communiquer avec des étrangers ». Et René, « être capable de converser avec les visiteurs de Haßmersheim », la ville jumelle de Chartres, située près de Stuttgart.
D’une manière générale, les adultes rennais amateurs de cours d’allemand ont des profils très variés. Dans les classes, on trouve des jeunes actifs qui ont besoin de maîtriser la langue pour leur travail, des retraités curieux, des étudiants... et des femmes au foyer, qui veulent pouvoir suivre les progrès de leurs enfants, qui apprennent l’allemand à l’école.
Des cours... et de la Kultur !
« Chez nous, ce sont des Allemands qui dispensent les cours », souligne Gilbert Nicolas, le président du centre, qui met un point d’honneur à proposer « une offre de qualité » à ses élèves. Et plaide pour un apprentissage qui « ne passe pas que par la connaissance du vocabulaire ou de la grammaire », mais aussi par une sensibilisation à la culture. « L’idée, c’est de rapprocher Français et Allemands. »
15
février
2010
15.02.2010
Le ministre français de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, a participé lundi, aux côtés de son homologue allemand Bernd Neumann, à la remise des "
European Shooting Stars" de la Berlinale, qui récompensent les jeunes talents européens les plus prometteurs. Le dynamisme de l’industrie cinématographique européenne contribue à l’éclosion de jeunes talents, a souligné M. Neumann.
"L’Europe connaît un formidable développement en tant que site de production cinématographique", s’est félicité le ministre délégué allemand. "Nous le devons notamment aux multiples programmes de soutien qui ont été lancés dans toute l’Europe". L’Europe creuse son sillon "grâce à des productions de taille modeste mais ambitieuses".
12
février
2010
12.02.2010

- Bernard Kouchner - Photo : © MAEE, F. de La Mure
Le ministre français de Affaires étrangères Bernard Kouchner se prononce pour une politique de sécurité franco-allemande, précurseur d’une stratégie européenne, dans une interview à paraître demain. "Une défense commune - c’est cela qui fait encore véritablement défaut" à l’Europe,
déclare M. Kouchner dans l’hebdomadaire allemand Focus. "Une stratégie permettant de parvenir progressivement à une politique de sécurité franco-allemande serait magnifique mais bien entendu, simplement à titre de précurseur d’une stratégie européenne commune", poursuit-il. "Ce qui serait très simple et très important : un comité des ministres de la Défense européens au conseil ’Affaires étrangères’, estime-t-il. Ce serait un signe politique. Mais en Europe, tout est justement très compliqué".
11
février
2010
11.02.2010
La chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy ont mis jeudi tout leur poids politique derrière la Grèce, en proie à une situation budgétaire particulièrement difficile et à la défiance des marchés.
Lors d’une conférence de presse commune à l’issue du sommet informel consacré à la situation économique européenne, les deux dirigeants ont assuré sans ambiguité que la zone euro dans son ensemble serait solidaire d’Athènes si nécessaire.
"Nous adressons un signal politique très clair : la Grèce fait partie de l’Union européenne, de la zone euro et nous la soutenons", a déclaré le président français.
"La Grèce n’est pas seule et la Grèce est décidée à faire des efforts : c’est la réponse de l’Union européenne", a-t-il ajouté, tout en prenant soin de préciser qu’Athènes n’avait requis aucune aide financière européenne.
La chancelière allemande a de son côté considéré que cette démonstration de solidarité franco-allemande était "importante pour les marchés".
11
février
2010
11.02.2010
Les constructeurs français et allemands sont parvenus à un accord [1] concernant les futures prises de courant des véhicules électriques. Ils ont également convenu d’un système de facturation commun de la recharge des batteries dans le pays partenaire, comparable au roaming [2] actuellement pratiqué dans la téléphonie mobile.
"Avec cette initiative, l’Allemagne et la France assument leur rôle de pionner", affirme Matthias Wissmann, président de l’Association de l’industrie automobile allemande (VDA). Elle s’inscrit dans le cadre de l’objectif commun de Mme Merkel et M. Sarkozy, annoncé dans
l’agenda franco-allemand 2020, de dynamiser l’électromobilité en Europe, avec ces deux pays comme moteurs. La prochaine étape sera un essai transfrontalier de l’application de ces mesures à des véhicules électriques existants. "L’essai grandeur nature montrera que les frontières d’une Europe unie ne représentent plus d’obstacle, même en matière d’électromobilité". Le VDA se montre par ailleurs assez optimiste quant à l’adoption de ces mesures par les autres pays européens, reflétant la volonté franco-allemande d’établir une standardisation en matière d’électromobilité sur le continent.
5
février
2010
05.02.2010

- Conférence de presse conjointe de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, F. de La Mure
Les 80 mesures qui ont été dévoilées, hier, à Paris, à l’issue du
douzième conseil des ministres franco-allemand, sonnent, ainsi, plus Merkel que Sarkozy mais n’en sont pas moins le fruit d’une impulsion donnée par le président de la République. Depuis la crise de Wall Street, Nicolas Sarkozy a tourné sa page libérale et dérégulatrice. Il a vu les dangers économiques d’une totale liberté du marché. Il a compris le risque politique qu’il y aurait à ne pas rééquilibrer le partage des richesses. Il s’est fait avocat d’une régulation du capitalisme qu’il veut promouvoir sur les cinq continents et c’est pour cela qu’il a conçu cette « volonté, disait-il hier, de mettre l’Allemagne et la France au service de l’Europe et d’une nouvelle régulation dans le monde ».
Si elles sont vraiment appliquées, ces 80 mesures ne vont pas seulement rapprocher la France et l’Allemagne. Elles portent en elles une dynamique – naturellement incertaine mais nouvelle – d’unité politique entre les deux pays qui se sont engagés, hier, à renforcer la coordination de leurs politiques économiques au sein de l’Union. Le fonctionnement et le visage de l’Union européenne pourraient en être modifiés. La direction prise est la bonne et l’on pourra très vite juger sur pièces puisque la chancelière et le président ont annoncé, pour bientôt, des propositions communes sur le gouvernement économique de l’Union, des initiatives sur le Proche-Orient et une réflexion commune sur la réforme du système monétaire international. Cela fera autant de tests, d’occasions de ne pas décevoir.
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