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10 novembre
2009

Un 11 novembre sous le signe de l’entente franco-allemande

10.11.2009

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Rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à Paris (Palais de l’Elysée, 28.10.2009) - Photo : © BPA, S. Kugler


Pour la première fois, un chancelier allemand participera à la commémoration française de l’armistice du 11 novembre 1918, point final de la Première Guerre mondiale, dont la France fut le principal champ de bataille.

Le président français et la chancelière Angela Merkel déposeront ensemble une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, dont ils raviveront la flamme, sous l’Arc de Triomphe.

"Il m’a semblé que le temps était venu de nous retrouver aujourd’hui avec Angela Merkel à Paris pour nous souvenir ensemble de ces souffrances, pour honorer la mémoire des combattants et célébrer la paix à laquelle ils rêvaient au fond de leur tranchée", explique Nicolas Sarkozy dans un message diffusé à l’occasion de cette célébration.

"Se souvenir des conflits passés, c’est aussi consolider le présent et préparer l’avenir", estime-t-il.
En savoir plus : www.lexpress.fr

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14 octobre
2011

Crise de la zone euro : Paris et Berlin formalisent un accord (14.10.11)


La France et l’Allemagne ont formalisé leur accord sur les moyens de résoudre la crise de la dette dans la zone euro, a déclaré vendredi 14 octobre le ministre de l’économie, François Baroin, après une rencontre avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, et Nicolas Sarkozy. Les détails de l’accord n’ont toutefois pas été dévoilés.

"Nous allons au cours des jours prochains poursuivre nos discussions mais nous avons déjà contractualisé des accords qui seront très importants", a-t-il dit en parlant de la stabilisation de la zone euro, de la recapitalisation des banques européennes et de la "maximisation" du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Wolfgang Schäuble a assuré que les deux pays avaient une "position commune" et s’est dit convaincu qu’ils sauraient "protéger la zone euro".

(...)
11 octobre
2011

Une coopération exemplaire : les douanes allemande et française démantèlent une bande de trafiquants de cigarettes


""Au cours d’une opération commune, des contrôleurs de la répression des fraudes français et de Cologne sont parvenus le 19 septembre à neutraliser une bande de trafiquants germano-chinois de cigarettes.

Depuis déjà mars 2011, les douanes étaient sur la trace de cette bande soupçonnée de transporter de grandes quantités de cigarettes de contrebande de l’agglomération parisienne vers Juliers et Düren.

Le 19 septembre, au moment où les douanes françaises sont passées à l’action, les sept membres de la bande étaient une fois de plus dans l’attente d’un conteneur chargé de cigarettes qui devait être livré dans un entrepôt secret situé dans les environs de Paris. 11,6 millions de cigarettes ont été saisies à l’occasion. Les sept membres de la bande, âgés de 23 à 51 ans, ont été en outre interpellés.

Dans le même temps, 60 contrôleurs allemands de la répression des fraudes, accompagnés de forces spéciales, sont intervenus à Juliers et Düren, perquisitionnant cinq appartements et des locaux commerciaux. Au cours de l’opération, ils ont confisqué 1,4 million de cigarettes, un faux passeport, un permis de conduire falsifié et un kilo de marijuana. (...)"

Source : Ministère fédéral des Finances (29.09.11)
3 octobre
2011

Le moteur franco-allemand en panne, par Cem Ozdemir


Cem Ozdemir, ©Die Grünen.
"Une grave crise touche l’Europe. Cela fait consensus entre les États membres de l’UE, un des rares points sur lesquels ils sont d’accord. Sur les solutions à apporter, c’est la valse-hésitation. Pourtant, plus que jamais, il faudrait que les politiques reprennent la main face aux marchés.

Mais comment y arriver ? Un point-clé pour répondre à cette question réside sans doute dans les relations franco-allemandes. Dans le passé, l’axe franco-allemand a joué un rôle moteur et décisif dans nombre de situations de crise. Et aujourd’hui ? Bien sûr, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel multiplient les sommets au cours desquels ils ne manquent pas de s’auto-congratuler de leur prétendu volontarisme. Mais à y regarder de plus près, les résultats politiques concrets laissent à désirer. Ils ne sont pas à la hauteur...(...)"

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28 septembre
2011

Les recettes de la ministre allemande du Travail pour s’attaquer au chômage des jeunes


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(c) Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé.


" Ministre du travail d’Angela Merkel, Ursula von der Leyen est une femme politique atypique outre-Rhin. Mère de sept enfants, cette chrétienne démocrate s’est engagée cet été tambour battant dans une grande bataille pro-européenne, allant même jusqu’à réclamer "les Etats-Unis d’Europe". De passage à Paris pour le G20, celle qui, désormais, se positionne comme possible future chancelière a accepté de répondre aux questions de Challenges.

Le G20 a décidé de mettre en place une "taskforce" pour lutter contre le chômage des jeunes. Quel sera le rôle de l’Allemagne dans ce groupe ?


Les Allemands ont un taux de chômage des jeunes de moins de 10%, le troisième niveau le plus bas d’Europe, où certains pays affichent jusqu’à 50%. Le problème de ces jeunes est qu’ils n’ont pas d’emploi, parce qu’ils n’ont pas d’expérience. Même si tout n’est pas parfait, notre système de formation en alternance est une bonne solution : il permet de rentrer dans le monde du travail, tout en continuant d’aller à l’école. Il suscite, du coup, un grand intérêt chez nos partenaires. Nous avons certainement beaucoup de choses à apprendre les uns des autres. Mais, j’insiste sur ce point, au sein de cette taskforce, il ne faut pas seulement étudier les recettes qui marchent. Il faut aussi se pencher sur les échecs, pour les décortiquer. Procéder à une analyse sans concession des blocages et des freins à l’emploi.
(...)"

Propos recueillis par Sabine Syfuss-Arnaud, chef du service international à Challenges
21 septembre
2011

Aide alimentaire : l’Allemagne n’a-t-elle pas de (restos du) coeur ?

Thomas Schnee, Berlin


" La mésentente des ministres européens de l’agriculture au sujet de la poursuite du Programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis (PEAD), une aide dont bénéficie tout de même 13 millions d’européens, n’a provoqué aucune réaction en Allemagne, ni déclaration d’homme politique, ni commentaire dans les médias : " Cette absence totale de réaction est regrettable mais elle s’explique par le fait que le système allemand fonctionne sans faire appel à ce programme ", a expliqué à l’Expansion Anke Assig, porte-parole de la Fédération nationale allemande des soupes populaires. Cette Fédération recense près de 890 associations membres réparties sur tout le territoire : " Environ 60% d’entre elles dépendent des deux grandes associations caritatives protestante et catholique, Diakonie et Caritas, et le reste est composé d’associations indépendantes à but non lucratif ".

La philosophie du modèle allemand est de redistribuer aux plus pauvres l’excédent produit par la société : " Concrètement, nous avons passé des accords avec de grandes enseignes de distribution ainsi qu’avec des producteurs et des magasins d’alimentations locaux, qui nous offrent leurs surplus. Nous recevons aussi de l’aide des gouvernements régionaux et des communes pour le côté logistique, les camions et les lieux de stockage et de distribution ", détaille-t-elle. (...)"
15 septembre
2011

Le choc culturel inversé, un témoignage à découvrir sur le blog de l’UFA


http://ufadfh.blogspot.com
"Vous savez ce qu’est le choc culturel ? Ce dépaysement que l’on connaît lorsqu’on arrive en territoire étranger. Mais connaissez-vous le choc culturel inversé ?
J’ai choisi de passer mes vacances en France. On s’en fout, vous allez me dire. Certes. Mais c’est l’occasion pour moi d’exprimer un concept que certains d’entre vous ont certainement déjà vécu : le choc culturel inversé.

Ce terme, hautement pas scientifique, décrit pour moi un sentiment ambigu que je souhaite psychanalyser avec vous : le fait de sentir un choc culturel lorsque l’on revient dans son propre pays, sa propre culture, après avoir vécu un certain temps à l’étranger. Ce principe n’est évidemment pas nouveau mais concerne probablement de plus en plus de jeunes de notre génération Erasmus. Quels sont mes différents symptômes de ce phénomène étrange ?(...)"

Source : Sébastien Vannier, blog de l’UFA-DFH
31 août
2011

"La Libye n’a pas besoin d’aide militaire"- Alain Juppé dans la FAZ




"Q - Sur l’Irak, il y a eu une coopération sans faille entre la France et l’Allemagne. Pourquoi cette fois cela ne s’est-il pas produit sur la Libye ?

R - Chacun a fait ses choix. La France a considéré qu’une intervention militaire était indispensable, compte tenu de la menace de ce qu’il faut appeler la folie de Kadhafi faisait peser sur les populations civiles, en particulier sur la population de Bengazi. L’Allemagne a un fait un choix différent, et j’ai eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises, je respecte le choix de l’Allemagne, c’est à l’Allemagne de décider ce qu’est son engagement et pas à la France. Il n’en reste pas moins que, dès le départ de l’opération, et notamment au moment de la conférence de Paris, en mars, à laquelle la chancelière était présente, je crois me souvenir qu’elle a dit « nous ne participerons pas mais nous ne sommes pas neutres ».

Q - Est-ce que la France a cru ou su à l’avance que l’Allemagne allait s’abstenir au Conseil de sécurité ?

R - Oui, bien sûr, très rapidement. Très rapidement mon homologue m’a indiqué que l’Allemagne n’était pas favorable à une intervention militaire. Comme je l’ai dit lors d’une conférence de presse que nous avons faite à Bruxelles ensemble, nous partagions le même objectif - permettre au peuple libyen de retrouver sa liberté et d’accéder à la démocratie. Nous n’étions pas d’accord sur les moyens : nous pensions que la force était indispensable, l’Allemagne pensait que les sanctions suffisaient - d’ailleurs, le fait que les sanctions aient été prises montrent qu’il n’y avait pas de désaccord sur l’objectif, il s’agissait bien de se débarrasser de Kadhafi, nous étions d’accord de ce point de vue. L’Allemagne a pensé que les sanctions suffisaient ; je l’ai expliqué longuement, les sanctions, c’est quelque chose qui produit de l’effet à moyen terme, il faut des mois avant que les sanctions soient efficaces. Or il s’agissait d’une question d’heures et de jours, d’où la divergence d’appréciation qui a été la nôtre. On ne va pas en faire un drame.

Q - Vous avez compris et accepté les raisons ?

R - Accepté, bien sûr, je n’ai pas à les refuser. Et compris aussi : à partir du moment où l’on considère que la force ne doit pas être utilisée dans ce genre de situation, c’est une analyse, la nôtre n’était pas la même, dont acte. Aujourd’hui, nous nous retrouvons au coude à coude pour aider à la reconstruction de la Libye, en donnant au Conseil national de transition les moyens financiers et juridiques de faire son travail.

(...)
Q - La France a déjà renforcé sa coopération avec la Grande Bretagne ces dernières années : avec l’Allemagne, on ne voit pas les mêmes progrès.

R - Je ne partage pas votre sentiment. Sur la gestion de la crise de la Zone euro et, au-delà, de la crise financière mondiale, c’est avec l’Allemagne que nous avons travaillé en étroite liaison, et nous avons franchi des étapes tout à fait considérables ; l’idée d’un gouvernement économique de la Zone euro n’était pas généralement accepté il y a deux ans, elle l’est aujourd’hui.

Il y a des domaines dans lesquels on a progressé. C’est vrai que dans ce domaine là, on a eu une différence d’appréciation, mais même en matière de politique de sécurité, nous avons certes signé le traité de Lancaster House avec la Grande-Bretagne pour mutualiser certains moyens mais nous travaillons au coude à coude avec l’Allemagne et avec la Pologne dans le cadre du Triangle de Weimar pour essayer de faire avancer la PESD. Nous avons soutenu ensemble le rapport de Catherine Ashton et avons bien l’intention de ne pas laisser retomber les choses.

(…)

Q - Le président et la chancelière ont parlé d’un gouvernement économique qui était encore récemment un mot tabou en Allemagne. M. Trichet, a parlé d’un ministre des Finances européen : cela vous semble-t-il un projet à court terme ?

R -
© FAZ.net
Le concept même de gouvernement économique, selon lequel on ne peut pas avoir une monnaie unique si on n’a pas des politiques économiques et des politiques budgétaires étroitement coordonnées, et même des politiques fiscales harmonisées, j’y adhère, c’est le bon sens, la monnaie n’est pas quelque chose de désincarné, elle est le reflet d’un ensemble d’économies. Il est absolument indispensable de progresser dans ce sens. À partir du moment où ce concept a été accepté, à dix-sept, quels sont les mécanismes ? La France et l’Allemagne ont proposé des réunions régulières, au plus haut niveau des chefs d’État et de gouvernement, car c’est là que sont prises les vraies décisions et sont données les impulsions, un président stable de la Zone euro. Vous savez, lorsque M. Van Rompuy a été nommé, il y avait au début un grand scepticisme. On voit aujourd’hui qu’il joue bien son rôle, il s’affirme petit à petit, c’est une institution nouvelle et cela marche assez bien…

Q - … Observation qui n’est pas partagée par tout le monde…

R - Il fait un travail utile et sur la Zone euro cela peut être un progrès. Faut-il aller au-delà ? Créer une structure permanente, un secrétariat, on verra. Tout ce qui va dans le sens du renforcement de ce gouvernement économique est soutenu par la France

(...)

Q - On a parlé du tandem franco- allemand et de ses dysfonctionnements. On a dit il y a quelque temps, du côté français je crois, qu’il ne se passe pas grand chose entre l’Allemagne et la France, que ce n’était pas comme avant. Le chancelier Kohl vient de déclarer que l’Allemagne est sans boussole et sans leadership. Dans son esprit, je crois, c’est surtout le franco-allemand qui est important. Il y a des frictions.

R - Connaissez-vous une période depuis un demi-siècle, où il n’y a pas eu de friction entre la France et l’Allemagne ? Entre de Gaulle et Adenauer, tout était-il toujours idyllique ? Il y eu aussi entre MM. Giscard d’Estaing et Schmidt, Mitterrand et Kohl, des divergences d’appréciation sur certains sujets : c’est normal, nos intérêts ne sont pas spontanément convergents, il y a des cas où ils sont divergents. Donc il faut un effort pour rapprocher les points de vue. Ce qui me paraît très clair, ce sont les déclarations : je n’ai jamais entendu un responsable d’un gouvernement allemand ou français dire que la relation franco-allemande était désormais dépassée. Nous disons tous le contraire, nous disons tous qu’elle est absolument fondamentale. J’ai entendu Guido Westerwelle ce matin et je ne peux en dire plus, il a été tout à fait explicite là-dessus.

(...)

Q - Jean Daniel, du Nouvel Observateur, a dit il y a quelques semaines que les Allemands sont devenus trop fiers après leur réunification, et qu’ils font ce qu’ils veulent.

R - Non ce n’est pas vrai, ils ne font pas ce qu’ils veulent. Ils se concertent avec nous. Non, cela est une vision simpliste des choses. S’ils faisaient ce qu’ils veulent, il n’y aurait pas eu le 16 août, les rencontres entre la chancelière et le président. Or, il y a une concertation très approfondie. Et, sans être arrogant, quelquefois la France fait aussi bouger l’Allemagne, sur le gouvernement économique, vous l’avez dit vous-même, ce n’est pas une idée qui était sympathique à l’Allemagne il y a deux ans et qui, aujourd’hui, est acceptée ici. Il faut se garder de porter des jugements. Vous êtes un grand pays, vous êtes fiers d’être un grand pays, c’est normal.

Q - On a l’impression qu’après le Traité de Lisbonne, tout s’est passé sur un mode intergouvernemental, au détriment de la voie communautaire. Est-ce qu’une coopération plus étroite entre les gouvernements est l’avenir, la méthode communautaire a-t-elle vécu ?

R - Il faudrait peut-être inventer un concept nouveau, qui serait un « fédéralisme intergouvernemental ». Je ne fais que redécouvrir ce qu’a dit Jacques Delors en parlant de « fédération d’États nations ». Je pense qu’on peut d’autant mieux accepter les transferts de souveraineté que les gouvernements sont impliqués, parce que ce sont eux qui ont la légitimité démocratique. Je ne vois pas de contradiction entre les deux. La Commission garde un rôle très important à jouer, bien sûr, d’initiative, de composition, de mise en œuvre, mais je crois que l’impulsion politique doit vraiment venir des chefs d’État et de gouvernement, cela me paraît fondamental. Ce qui ne dispense pas de développer par ailleurs le contenu démocratique des institutions communautaires : on a renforcé le pouvoir du Parlement, c’est une bonne chose. En termes institutionnels, il faut laisser du temps au Traité de Lisbonne, c’est récent. On parle beaucoup du SEAE, est-ce qu’il marche, etc., mais il a huit mois, c’est un bébé qui vient de naître. Il faut qu’il prenne ses marques. Je ne suis pas très favorable à de nouveaux bouleversements institutionnels.

Q - Donc pas de modification des traités ?

R - Des adaptations des traités. Il y en a quelques unes, sur la responsabilité financière, mais ne remettons pas en cause la totalité du schéma et du dispositif. Et ce traité permet des tas de choses, en l’occurrence des coopérations renforcées.

Q - France et Allemagne sont d’accord je pense, sur ce sujet : après la Croatie, il y aura une pause ?

R - Je pense, et tout le monde est bien d’accord, que les pays des Balkans ont vocation à entrer dans l’Union européenne, ils sont au cœur de l’Europe. Ils ont encore des progrès à faire, ce n’est pas réglé, en Bosnie, au Kosovo. Mais, au-delà, il faut une pause durable, aussi bien en direction de l’Est, et nous ne sommes pas favorables à ce qu’on donne à l’Ukraine, à la Biélorussie, une perspective européenne. De même sur la Turquie. Pourquoi ? Parce que je pense que l’Union européenne telle qu’elle est aujourd’hui ne peut pas supporter de tels élargissements. Un élargissement, ce n’est pas neutre, cela signifie que ces pays participent aux fonds régionaux, aux fonds structurels, qu’il va falloir les aider. Et je crois que l’Europe n’en a pas les moyens aujourd’hui, il faut qu’elle se renforce, il faut qu’elle trouve ses marques, que la Zone euro se stabilise. Après on verra. Mais, dans les dix ou vingt ans qui viennent, je pense qu’il faudra laisser les frontières en l’état ; et cela sera fonction de ce dont nous parlions tout à l’heure, des géométries variables. S’il y a un noyau dur très intégré, on peut avoir autour quelque chose de plus souple./.
30 août
2011

Stefan Seidendorf : Un rejet du FESF par le Bundestag est "difficilement imaginable"


" Alors que le Bundestag doit statuer le 29 septembre sur l’élargissement des compétences du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Angela Merkel se trouve fragilisée dans son propre camp et pourrait avoir du mal à s’assurer une majorité parlementaire.

Le CSU, la branche bavaroise du parti chrétien-démocrate de la chancelière (CDU), est résolument opposé à la mise en place d’un gouvernement économique et un ministre des Finances européen. Il va même jusqu’à proposer que les États membres qui ne réduiraient pas suffisamment leurs déficits en dépit des avertissements de l’Union européenne soient exclus de la zone euro.

Peut-on envisager que le Bundestag rejette la modification du statut du FESF ?

Stefan Seidendorf : La majorité de la chancelière est en jeu, mais cette proposition est d’une telle importance et d’une telle urgence qu’on peut difficilement imaginer un rejet.

Les socialistes ont déjà annoncé qu’ils voteraient pour. Si la majorité au pouvoir reste très divisée, le SPD proposera un vote responsable. En revanche, on peut imaginer assez aisément que les parlementaires réclameront certaines modifications.

Les questions européennes n’ont jamais fait l’objet d’une vraie politisation en Allemagne et il n’y a jamais eu de référendum sur la politique européenne. Avec la crise actuelle, c’est en train de changer.

La classe politique est marquée par des prises de position très extrêmes. Dans ce contexte, la perspective d’un débat parlementaire est une bonne chose puisque cela va permettre une rationalisation et une responsabilisation du débat politique.

Le 29 septembre devrait être l’occasion pour le Bundestag de rappeler son soutien à la construction européenne et d’affirmer la position de l’Allemagne en Europe.(...)"
27 août
2011

Harmonisation fiscale franco-allemande : des pistes dès 2012


" En 2013, l’assiette et le taux de l’impôt sur les sociétés en France et en Allemagne devraient être harmonisés, a répété François Baroin dans une interview au journal du Dimanche.

Les mesures annoncées mi-août par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy entrent actuellement dans leur phase de concrétisation, a voulu souligner ce week-end le ministre de l’ Économie, François Baroin, dans une interview parue dans le Journal du Dimanche.

Les travaux franco-allemands commencent à porter leurs premiers fruits. Concernant l’harmonisation de l’impôt sur les sociétés d’abord. François Baroin a fait savoir que des propositions sur une assiette et un taux unique en France et en Allemagne seront sur la table dès 2012, pour une mise en œuvre prévue en 2013. « En pratique, nous prévoyons un début de convergence dès le collectif budgétaire à la rentrée », a précisé le ministre. Impossible cependant de savoir quelles sont pour l’instant les pistes privilégiées pour aboutir à une telle convergence. Si, par exemple, l’impôt sur les sociétés baissera en France, ou s’il augmentera outre-Rhin.

La taxe sur les transactions financières discutée au G20

Les modalités de la taxe sur les transactions financières annoncée le 16 août par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy restent également mystérieuses. « Quelle est l’assiette retenue ? Le taux ? Qui percevra les recettes : la Commission, les États ? Nous n’avons pas de position définitivement arrêtée sur ce point », a fait savoir le ministre de l’ Économie, François Baroin, dans une interview parue ce matin dans le Journal du Dimanche.

Le ministre allemand de l’ Économie, Wolfgang Schaüble, et son homologue français se sont pourtant rencontrés la semaine dernière, entre autres pour préciser les contours de la future taxe, dont le calendrier est plus serré. Comme initialement annoncé par le tandem franco-allemand, une première mouture du texte devrait être proposée à la Commission européenne dans les prochaines semaines. « Nous préparons une proposition précise que nous adresserons à la commission en septembre », a répété François Baroin à l’hebdomadaire. (...)"
18 août
2011

Jacques Delors : "L’euro et l’Europe sont au bord du gouffre"


"Jacques Delors, 86 ans, dresse une analyse pessimiste de la situation européenne. Ce jeudi 18 août, l’ancien président de la Commission européenne a estimé, dans un entretien publié conjointement par le journal belge Le Soir et le quotidien suisse Le Temps , que l’euro et l’Union européenne étaient proches de la chute.

"Ouvrons les yeux : l’euro et l’Europe sont au bord du gouffre. Et pour ne pas tomber, le choix me paraît simple : soit les Etats membres acceptent la coopération économique renforcée que j’ai toujours réclamée, soit ils transfèrent des pouvoirs supplémentaires à l’Union", a affirmé M. Delors.

"LES DIRIGEANTS SONT PASSÉS À CÔTÉ DES RÉALITÉS"

Président de la Commission européenne entre 1985 et 1994, Jacques Delors en profite pour égratigner les dirigeants européens, qu’il juge trop timides. Au premier rang de ceux-ci : le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel. Selon lui, le sommet franco-allemand de mardi, en l’état, "ne servira à rien". Il se montre tout aussi critique sur la proposition de créer un ministre des finances de la zone euro, en qualifiant ce projet de "gadget farfelu".

M. Delors plaide notamment pour une mutualisation partielle de la dette des Etats "jusqu’à hauteur de 60 % de leur PIB". "La mutualisation partielle des dettes, c’est la pompe pour éteindre le feu et redonner un sens à la coopération communautaire. Les Etats membres, simultanément, doivent lever leurs dernières objections aux six projets de directives sur la gouvernance économique, dont le Parlement européen a logiquement durci le contenu pour rendre plus automatique les sanctions en cas de dérapage budgétaire", a-t-il précisé.


"J’ai toujours dit que le succès de l’Europe, sur le plan économique, repose sur un triangle : la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit. Il faut passer à l’acte. Car si on ne le fait pas, les marchés continueront de douter", a-t-il mis en garde.(...)"