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10 novembre
2009

Un 11 novembre sous le signe de l’entente franco-allemande

10.11.2009

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Rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à Paris (Palais de l’Elysée, 28.10.2009) - Photo : © BPA, S. Kugler


Pour la première fois, un chancelier allemand participera à la commémoration française de l’armistice du 11 novembre 1918, point final de la Première Guerre mondiale, dont la France fut le principal champ de bataille.

Le président français et la chancelière Angela Merkel déposeront ensemble une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, dont ils raviveront la flamme, sous l’Arc de Triomphe.

"Il m’a semblé que le temps était venu de nous retrouver aujourd’hui avec Angela Merkel à Paris pour nous souvenir ensemble de ces souffrances, pour honorer la mémoire des combattants et célébrer la paix à laquelle ils rêvaient au fond de leur tranchée", explique Nicolas Sarkozy dans un message diffusé à l’occasion de cette célébration.

"Se souvenir des conflits passés, c’est aussi consolider le présent et préparer l’avenir", estime-t-il.
En savoir plus : www.lexpress.fr

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20 décembre
2012

Le couple franco-allemand vu par lui-même (La Croix, 18/12/12)


De sensibilités différentes, les gouvernements français et allemand s’efforcent de préserver l’image d’un duo uni.
Michael Link, ministre allemand des affaires européennes et Bernard Cazeneuve, son homologue français, ont reçu La Croix à Paris, pour faire le point sur cette amitié spéciale qui sera fêtée dans un mois pour les 50 ans du traité de l’Élysée.

" Le couple franco-allemand se porte bien, merci ! Un mois avant les célébrations du 50e anniversaire du traité de l’Élysée, le 22 janvier, qui traça le chemin d’une amitié inédite entre les anciens ennemis,
Paris et Berlin s’efforcent de délivrer un message optimiste et rassurant.
Il s’agit de dissiper l’idée que le mécanisme de leur relation, habituellement à l’origine de compromis qui entraînent le reste de l’Union européenne, puisse être grippé, compte tenu des différences entre une Angela Merkel chrétienne démocrate et un François Hollande
socialiste.

De part et d’autre du Rhin, les responsables refusent tout alarmisme.
« Parfois,les points de départ sont différents, c’est absolument normal pour des gouvernements de sensibilité politique différente »,explique à La Croix Michael Link, ministre allemand délégué aux affaires européennes. Son homologue français, Bernard Cazeneuve, en convient aussi :« Nous ne sommes pas toujours d’accord. » Mais dans l’expression de ces désaccords, le ministre français veut voir une vertu. « Nous avons décidé de nous dire les choses et nous adossons nos compromis à cette franchise, poursuit-il. C’est la raison pour laquelle ils sont plus solides encore qu’ils ne l’étaient auparavant. » (...)"
29 novembre
2012

Des diplômés franco-allemands récompensés


"Neuf jeunes chercheurs, Français et Allemands, reçoivent chacun, jeudi 29 novembre à Berlin, un prix récompensant leur parcours universitaire de part et d’autre du Rhin et la qualité de leur recherche.

Les prix sont attribués par l’Université franco-allemande.

L’un a fait des expéditions en Antarctique, un autre a étudié le lobbying automobile allemand, une autre, la façon dont la philosophie de Descartes fut reçue outre-Rhin et comment son rejet participa à l’avènement du totalitarisme. Ils ont, pour la plupart, une vingtaine d’années.

Surtout, ils ont suivi un parcours universitaire entièrement franco-allemand. C’est l’exemplarité de ce cursus que récompense, ce 29 novembre à l’ambassade de France à Berlin, les prix d’excellence remis à cinq diplômés et les prix de la meilleure thèse, à quatre chercheurs, à parité hommes-femmes.(...)"

En savoir plus ?Le prix de thèse de l’Université franco-allemande.
27 novembre
2012

France-Allemagne, une histoire culturelle (L’Express)


Les relations franco-allemandes ont été nourries par des intellectuels, des artistes et ont permis aux deux nations de forger une identité européenne forte. Retour sur une histoire des idées où l’on croise Voltaire, Kant, Madame de Staël, Goethe, Benjamin, Sartre...

" Si la relation privilégiée nouée depuis quelques décennies entre la France et l’Allemagne contraste heureusement avec l’hostilité qui a prévalu dans la période précédente, elle s’inscrit toutefois dans une longue et riche histoire commune, faite d’échanges et d’influences réciproques, au cours de laquelle les deux cultures se sont nourries et inspirées l’une de l’autre comme peu d’autres en Europe.

La circulation des idées et des élites intellectuelles de part et d’autre du Rhin est ancienne. Ainsi, dès le Moyen Age, Maître Eckhart, principal représentant du mysticisme rhénan et l’un des tout premiers philosophes à s’exprimer en allemand, enseigne à Paris. (...)

La révocation de l’édit de Nantes en 1685, qui chasse des milliers de huguenots de la France vers la Prusse, marque une étape décisive dans l’histoire des échanges intellectuels entre les deux pays. Certains des protestants qui prennent le chemin de l’exil vont en effet jouer un rôle de premier plan parmi l’Aufklärung, les Lumières allemandes. C’est le cas de Jean-Henri Samuel Formey, collaborateur de l’Encyclopédie et secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences de Berlin, une institution qui comptera en son sein, tout au long du siècle, de nombreux Français, comme Maupertuis, qui la préside à partir de 1745, La Mettrie ou encore d’Alembert. Venus à Berlin à l’invitation du roi de Prusse, Frédéric II - qui est un admirateur des Lumières françaises et tient l’allemand pour une langue barbare -, ils y sont rejoints, en 1750, par Voltaire. Celui-ci est pendant trois ans l’hôte du roi au château de Sans-Souci, à Potsdam. Il aide Frédéric, qui se pique de poésie et de philosophie, à rédiger ses textes ... en français, bien sûr.

(...) Le dialogue franco-allemand ne va pas là non plus sans malentendus ni contradictions. Il demeure malgré tout un élément fondateur de l’identité culturelle européenne. "
23 novembre
2012

Berlin, capitale des écrivains français (Le Nouvel Obs)


" Saint-Germain-des-Prés a du mouron à se faire : Marie NDiaye, Jean-Yves Cendrey, Cécile Wajsbrot, Yann Apperry, Mathias Enard et bien d’autres ont choisi de s’installer dans la capitale allemande. C’est désormais Saint-Berlin-des-Prés. Odile Benyahia-Kouider les a rencontrés. (...)"
12 novembre
2012

Pas de différend entre la France et l’Allemagne selon Pierre Moscovici (Les Echos)


"Il n’y a pas de différend entre la France et l’Allemagne sur la politique économique et les gouvernements des deux pays s’en expliqueront si nécessaire, a déclaré lundi le ministre français des Finances, Pierre Moscovici.

Le débat monte sur un décrochage entre les deux premières économies de la zone euro, des sources indiquant à Reuters que le ministère allemand des Finances avait suggéré à un groupe d’économistes de travailler sur la France.

"Je me suis enquis de la réalité de ce rapport. Non, c’est une rumeur, cela a été démenti de la manière la plus formelle"
, a dit Pierre Moscovici, en marge d’une conférence à Paris.

"Dans les échanges que je peux avoir avec (le ministre des Finances allemand, Wolfgang) Schäuble, ils sont hebdomadaires, il n’a jamais été question de la politique que suivait l’autre", a-t-il ajouté devant des journalistes.

Pierre Moscovici rencontrera son homologue allemand en marge de la réunion de l’Eurogroupe ce lundi à Bruxelles, comme il le fait à chaque fois, a-t-il précisé.

"Cela me paraît être un peu une tempête dans un verre d’eau, nous allons nous en expliquer si cela était besoin. Mais en réalité, non, les choses vont bien entre la France et l’Allemagne, vont bien entre le président et la chancelière, vont bien entre les ministres" , a-t-il poursuivi. (...)"
25 septembre
2012

France-Allemagne, les jeunes à la barre : un reportage d’ARTE



" Le baromètre de la relation France-Allemagne est le deuxième du genre. Le magazine Paris-Berlin l’a réalisé cette fois avec l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) et l’a donc délibérément orienté sur des questions qui concernent cette population en ciblant un panel de 1 500 jeunes de 15 à 34 ans : 750 côté Allemagne ; 750 côté France. S’il confirme des intuitions partagées par le plus grand nombre, il réserve aussi, et c’est l’utilité de ces baromètres, quelques surprises.


Tout d’abord, on ne s’étonnera pas que les jeunes Français (et les hommes plus que les femmes) associent prioritairement l’Allemagne à un modèle économique contrairement aux jeunes Allemands : la crise est là et le débat sur le modèle allemand, rebattu ces derniers mois a, à cet égard, porté ses fruits et convaincu. Pour les jeunes Allemands, la France est, elle, avant tout associée à l’art de vivre et au tourisme : les (bons) clichés ont la vie dure.

Plus étonnant peut-être, le fait que les Français de 15 à 18 ans associent en premier lieu l’Allemagne aux conflits du XXe siècle (mais il est vrai que c’est un aspect important des programmes de lycées) alors que les 19-24 ans et 25-34 citent en premier le modèle économique, les conflits arrivant en deuxième place. Sur l’aspect connaissance du "pays d’en face", les Allemands l’emportent largement puisqu’ils sont majoritaires à déclarer une bonne connaissance de la France contre seulement 39 % des répondants français qui affirment la même chose concernant l’Allemagne. Avec toutefois une tendance positive à noter qui tend à prouver que les choses bougent : ce sont les plus jeunes qui restituent une bonne connaissance du pays frontalier.

Par contre, de gros progrès restent à faire concernant l’apprentissage de la langue. Et seul l’argument des "meilleures perspectives professionnelles" semble être une motivation pour apprendre le français ou l’allemand. Une tendance qui grandit à mesure que le panel rajeunit. Cela dit, et contrairement aux Français, les Allemands manifestent un pur intérêt pour la langue de leur voisin, et ce, surtout pour les jeunes Allemandes (près de 40 %). Ce qui est loin d’être le cas côté français.

(...) Alors que faire pour améliorer et la connaissance mutuelle et l’intérêt linguistique ? Les rencontres franco-allemandes entre jeunes, les échanges linguistiques, la coopération politique sont littéralement plébiscités.

(...)"
20 septembre
2012

France-Allemagne, visions d’avenir


" La France et l’Allemagne sont au cœur de la construction européenne. Ces deux pays, qui ont opté pour un mariage de raison après la Seconde Guerre mondiale, n’ont cessé depuis lors de se rapprocher et de mieux appréhender leurs différences.

Un nouvel anniversaire permet de s’intéresser à cette relation hors norme. Il y a cinquante ans, le général de Gaulle avait effectué un voyage historique de l’autre côté du Rhin. Il avait tendu la main à l’ancien adversaire, et dit sa confiance en la jeunesse de ce pays. Quatre mois plus tard, il signait avec le chancelier Konrad Adenauer le traité de l’Élysée, socle du couple franco-allemand.

Pour examiner vers quels horizons cette relation devrait désormais tendre, La Croix a sollicité quatre auteurs allemands, amis de la France.(...)"

Découvrez le dossier spécial "France-Allemagne, au cœur de L’Europe"
3 septembre
2012

Noces d’or pour le couple franco-allemand (Nord-Littoral)

La France et l’Allemagne célèbrent en septembre leur amitié, socle de la construction européenne, à l’occasion des 50 ans du voyage historique du général de Gaulle en RFA, sur fond de tensions liées à la crise de l’euro.


" Du 4 au 9 septembre 1962, le président français avait parcouru toute l’Allemagne prononçant une dizaine de discours, dont six en allemand appris par coeur, s’adressant au grand public pour exalter le rapprochement des deux pays.

La visite de ce soldat français, qui avait combattu deux fois l’Allemagne lors des deux dernières guerres mondiales, s’était avéré un succès « au delà de toute espérance », selon les témoins d’alors, dans un pays hanté par le sentiment de culpabilité de l’Holocauste et marqué par sa défaite et sa division après la construction du Mur de Berlin en 1961.

Arrivé à Bonn (ouest), dans la capitale allemande d’alors, le Général avait continué par Düsseldorf (ouest), Duisbourg (ouest), Hambourg (nord), Munich (sud), Stuttgart (sud-ouest) pour terminer à Ludwigsburg (sud-ouest).

A Duisbourg, il s’était adressé aux ouvriers de l’usine sidérurgique de Thyssen, les appelant « Meine Herren » -Messieurs-, puis à Hambourg, il avait parlé à l’armée et à Ludwigsburg, il avait « félicité les jeunes Allemands (...) enfants d’un grand peuple qui (...) au cours de son histoire, a commis de grandes fautes ».

C’est ce dernier discours, prononcé devant plus de 7 000 personnes, symbolisant le changement de génération et par conséquent de perspective, que la chancelière Angela Merkel et le président français François Hollande vont commémorer le 22 septembre.

Plus tard que la date initiale, pour des raisons de calendrier.

Auparavant, les ministres des Affaires étrangères, Guido Westerwelle et Laurent Fabius, doivent le 5 septembre à Bonn rendre hommage au rapprochement des deux pays.

Ces festivités précèdent la grand-messe à Berlin, le 22 janvier prochain, du cinquantenaire de la signature du traité de l’Elysée, entre le Général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer, fixant les objectifs d’une coopération bilatérale.

(...)"
29 août
2012

Cours d’allemand gratuits pour les enfants (Ouest France)


« François Pasturel, délégué aux relations européennes et internationales du rectorat, rappelle que 16 % des Européens parlent l’anglais, 10 % l’espagnol, mais 24 % l’allemand », explique d’entrée de jeu Mickaël Le Botlan, président du Comité des jumelages et amitiés des Pontivyens, pour souligner l’intérêt de parler la langue de Goethe. D’autant que, comme le souligne François Pasturel, « l’Allemagne est le premier partenaire économique de la France et est la deuxième puissance exportatrice mondiale ».

Bernard Baucher, conseiller municipal à Pontivy et ancien PDG de Linpac plastics, à Noyal-Pontivy, est sur la même longueur d’ondes. Pour avoir voyagé à travers le monde, il sait que la pratique de l’anglais est un « must ». « C’est donc d’une troisième langue dont on parle. » Il note que « 12 % des Allemands maîtrisent bien le français, tandis que seulement 8 % des Français maîtrisent bien l’allemand ».
(...)

Face à ces constats, le comité a décidé de proposer des cours gratuits la première année pour les enfants des écoles primaires de la région de Pontivy. « Nous pourrons également mettre en place des cours de découverte ou de soutien pour les élèves des collèges et lycées. »
23 août
2012

"Plaies et bosses du couple franco-allemand" (Atlantico)


" Atlantico : Ce jeudi, François Hollande et Angela Merkel se rencontrent pour discuter de la Grèce, dont on attend qu’elle réalise 11,5 milliards d’euros de coupes budgétaires, alors que son Premier ministre voudrait obtenir un sursis de deux ans et renvoyer à 2016 le retour à l’équilibre budgétaire. François Hollande sera-t-il aussi offensif qu’au début de son mandat ? Y a-t-il eu une évolution récente par rapport aux premiers sommets ?

Hans Stark : François Hollande devrait être plus ouvert aux positions allemandes qu’il ne l’était pendant la campagne électorale. Toute campagne a sa logique propre, François Hollande a dû tenir compte des différentes positions au sein de la gauche, au-delà même du Parti socialiste. Maintenant qu’il est président, il a sa propre majorité, et, comme nous l’avons vu lors de la rencontre du 10 juillet dernier, il existe de la part de Paris et de Berlin une volonté de poursuivre la relation franco-allemande. Même si cela est difficile du point de vue politique, puisque les deux gouvernements n’ont pas la même idéologie ; et si les situations économiques divergent de part et d’autre. Ces divergences sont bien connues et ne devraient pas empêcher une tentative d’œuvrer pour le compromis.

La France joue le rôle d’intermédiaire entre les pays du Sud et l’Allemagne, qui doit tenir compte de la position des autres pays du Nord de l’Union Européenne. Mais dans l’ensemble, on s’achemine bel et bien vers davantage de convergence.

Rudolf Balmer : Cette relation a peut-être débuté par un malentendu, qui était prévisible, au sujet de la promesse qu’avait fait François Hollande aux Français de renégocier le pacte de stabilité et notamment la règle d’or. Ce malentendu peut être imputé à un manque de précision des deux côtés, qui a ouvert la voie de part et d’autre.

Du côté allemand, on a volontairement exagéré en disant que François Hollande voulait remettre en cause la totalité du compromis trouvé à 25. Du côté français, on avait volontairement laissé ouverte la question de savoir s’il s’agissait d’un protocole annexe ou effectivement de l’adoption d’un nouveau pacte.

Je pense que le compromis qui a finalement été trouvé montre que les deux côtés n’étaient pas si éloignés l’un de l’autre, contrairement à ce qu’on a pu faire croire pendant la campagne électorale.

Après l’élection, nous sommes sortis de ce contexte de campagne et Angela Merkel a trouvé un partenaire qui s’est avéré tout à fait acceptable(...)

Quelles sont les grandes dates qui marquent cette évolution dans la relation Merkel / Hollande ?

Rudolf Balmer  : Je distinguerais deux dates : la première rencontre officielle, où l’on a vu un François Hollande qui était encore un peu maladroit, qui cherchait ses marques ; et la rencontre à Reims, dans la cathédrale, qui a montré que les deux chefs d’Etat appartiennent à cette grande histoire de l’amitié franco-allemande initiée par Adenauer et De Gaulle. Je pense que cet événement a démontré que ces derniers s’inscrivent dans la continuation de cette coopération franco-allemande, sans vouloir la rupture.

(...)"