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8 octobre
2014

Steinmeier, le ministre allemand devenu poids lourd de la diplomatie mondiale

Article de Frédéric Lemaître, correspondant à Berlin, publié dans l’édition du Monde datée du 3 octobre 2014 et reproduit avec l’aimable autorisation du quotidien.

Depuis quelque temps, Frank-Walter Steinmeier, le ministre allemand des affaires étrangères, sort régulièrement de sa poche un drôle de petit objet. Un cône métallique d’une dizaine de centimètres, très piquant. Une pointe anti-SDF que l’on met parfois devant les boutiques de luxe ou les résidences chics pour éviter que des pauvres ne viennent s’y installer. Pour ce passionné d’architecture et d’urbanisme, « cet objet extrêmement regrettable » est plus explicite que bien des analyses. « Il montre que nos sociétés occidentales ont le sentiment d’être menacées par la fureur du monde, mais aussi qu’elles ne croient pas disposer de parades efficaces », a-t-il expliqué, fin août, devant les ambassadeurs allemands réunis à Berlin.

Mais « l’Allemagne n’est pas une île » et aucun grillage ne saurait la protéger des soubresauts de la planète. « Mener une politique extérieure active n’est pas une idée sympa, c’est une nécessité existentielle. L’Allemagne est un peu trop grande et trop forte économiquement pour ne pas s’engager », explique-t-il fréquemment. Parce qu’il incarne mieux que tout autre cette nouvelle ambition allemande sur la scène internationale, Frank-Walter Steinmeier, 58 ans, est désormais reçu par les chefs d’Etat et de gouvernement. En Russie, il rencontre Vladimir Poutine. En Inde, le premier ministre, Narendra Modi. En mai, il a également été le premier titulaire de ce portefeuille à assister à un conseil des ministres à l’Elysée. De nouveau en visite à Paris les 2 et 3 octobre, Frank-Walter Steinmeier rencontre le premier ministre, Manuel Valls, outre son homologue Laurent Fabius.

En quelques mois, cet intellectuel discret est devenu un poids lourd de la diplomatie mondiale. En raison de l’importance de l’Allemagne bien sûr, mais aussi de son propre parcours. De fait, Frank-Walter Steinmeier a joué un rôle au moins aussi considérable ces quinze dernières années que son mentor, Gerhard Schröder, à qui il ressemble si peu, ou que sa rivale, Angela Merkel, à qui il peut davantage être comparé.

« LE PAYS AVANT LE PARTI »

Quand il est directeur de la chancellerie, de 1999 à 2005, il n’est pas seulement le bras droit de Gerhard Schröder : il devient son éminence grise. Si le chancelier social-démocrate incarne l’Agenda 2010, ces réformes sociales radicales qui vont transformer l’Allemagne, Steinmeier en est le principal inspirateur. Ministre des affaires étrangères d’Angela Merkel de 2005 à 2009, le pays lui doit un « partenariat pour la modernité » avec la Russie, dans la droite ligne des politiques suivies par Willy Brandt et Gerhard Schröder.

A l’instar de son ancien patron – parti entre-temps faire fortune chez Gazprom, la société russe première exportatrice de gaz du monde –, Frank-Walter Steinmeier est convaincu que la Russie veut se moderniser et se rapprocher de l’Europe. L’Allemagne, pense-t-il, peut en tirer le plus grand profit. Angela Merkel, qui connaît son Poutine depuis longtemps, est plus sceptique, mais elle laisse faire le ministre.

Candidat contre elle pour devenir chancelier en 2009, Frank-Walter Steinmeier ne réunit que 23 % des voix, le pire score réalisé par le Parti social-démocrate (SPD). Devenu président de groupe de son parti au Bundestag et donc chef de l’opposition au Parlement, il aurait pu mener la vie dure à Angela Merkel. Il n’en fait rien. Au contraire, de 2009 à 2013, sous sa direction, les sociaux-démocrates approuvent systématiquement la politique européenne de la chancelière. Certes, le SPD se dit favorable aux euro-obligations et hostile à la politique d’austérité, mais le parti soutient, de fait, la politique d’Angela Merkel. Une alliance contre nature qui sera déterminante. Comment la gauche européenne pourrait-elle s’opposer à une politique approuvée par le SPD ? « Le pays avant le parti » : telle est alors la devise de Steinmeier, convaincu que les électeurs sauront gré au SPD d’avoir accompli des réformes difficiles au début des années 2000 et d’avoir soutenu la politique européenne d’Angela Merkel.

Pari à moitié gagné. Certes, en 2013, le SPD revient au pouvoir, mais c’est à nouveau dans le cadre d’une grande coalition dirigée par Angela Merkel, au faîte de sa popularité. Ce chef de l’opposition qui aurait pu obtenir n’importe quel poste retrouve avec un plaisir non dissimulé le ministère des affaires étrangères. Il n’attendait que cela. En témoigne la passation de pouvoir avec son prédécesseur, le très décrié Guido Westerwelle, en décembre 2013. Loin de se contenter des quelques formules de circonstance, le ministre prononce devant ses troupes un véritable discours de politique générale sur l’état de la planète et le rôle – accru – que doit prendre l’Allemagne sur la scène internationale. Un credo qu’avec l’aide du président de la République, Joachim Gauck, et de la ministre de la défense, Ursula von der Leyen, il impose à Angela Merkel. Si la chancelière finit par être convaincue – en déstabilisant l’Ukraine, Vladimir Poutine ne lui a pas laissé le choix –, les Allemands restent réservés. Seuls 37 % d’entre eux approuvent une politique étrangère plus active. Mais Frank-Walter Steinmeier n’en a cure.

Car ce fils de menuisier, encarté au Parti social-démocrate depuis 1975 – il a alors 19 ans –, est avant tout protestant. « Cela signifie à mes yeux être responsable de ce que l’on fait, mais aussi de ce que l’on ne fait pas », dit-il. Depuis quinze ans, son plus proche collaborateur est un pasteur d’Allemagne de l’Est, Stephan Steinlein. « Etre chrétien, c’est pour moi adopter quatre attitudes fondamentales », a récemment expliqué le ministre devant une assemblée de fidèles protestants. La première : « Avoir ses propres convictions. Y être fidèle même quand elles sont impopulaires. » D’où son engagement en faveur d’un rôle accru de l’Allemagne sur la scène internationale. La deuxième : « Chacun est en mesure de se former. Et de se forger sa propre opinion. » Une clé pour comprendre la pression que l’Agenda 2010 met sur les chômeurs pour qu’ils se forment et reprennent un travail. La troisième : « Il faut connaître ses limites et avoir le courage de faire des petits pas. » En découlent ses innombrables coups de fil avec son homologue russe Lavrov pour dénouer la crise ukrainienne. Enfin la quatrième : « Il faut soutenir les différences et accepter la diversité. » L’embauche d’une jeune femme apatride d’origine palestinienne pour être sa porte-parole adjointe, une véritable révolution pour le « Quai d’Orsay allemand », en est un témoignage.

L’entourage d’Angela Merkel apprécie ce ministre qui redonne du lustre à la diplomatie allemande sans faire de l’ombre à la chancelière : « Il n’a qu’un défaut : il est social-démocrate et reste donc un adversaire politique », confie un proche de cette dernière. Les Allemands aussi apprécient cet homme qui, en 2010, n’a pas hésité à s’arrêter plusieurs semaines pour donner un rein à sa femme.

« IL AURAIT PU RECEVOIR LE NOBEL DE LA PAIX »

Depuis son entrée en fonctions, Frank-Walter Steinmeier forme avec le président Gauck et Angela Merkel le trio de tête des responsables politiques les plus populaires. Sa défaite de 2009 et les crises qui secouent la planète l’ont rendu modeste. « Le diplomate est parfois comme un singe qui sort un poisson de l’eau en pensant qu’il se noie et qui, après la mort de celui-ci, s’en veut de ne pas être intervenu quelques minutes plus tôt », reconnaît-il. Au fil des années, lui-même est devenu plus grave. Il n’est plus tout à fait le bon vivant qu’il était en 2005 quand, au cours de ses voyages, il multipliait les confidences autour d’une bière.

Rigoureux envers lui-même, il rêve d’un monde fidèle à ses convictions héritées des Lumières et d’Emmanuel Kant. En visite à Kaboul, début septembre, c’est au nom de la raison et de la responsabilité de l’homme politique qu’il tente de convaincre les deux successeurs potentiels du président Karzaï de taire leurs divergences et de former un gouvernement d’union nationale. « Dans un monde devenu non pas multipolaire mais “non polaire” », Frank-Walter Steinmeier est convaincu que la diplomatie ne doit surtout pas baisser les bras. Son coup de maître : la visite organisée le 20 février, à Kiev, avec ses homologues français, Laurent Fabius, et polonais, Radoslaw Sikorski. « Rien que pour cela, il aurait pu recevoir le Nobel de la paix », reconnaît le député écologiste Omid Nouripour, pourtant prodigue en critiques sur le ministre.

« IL Y A TOUJOURS DES ALTERNATIVES À LA GUERRE »

Depuis, cet Allemand qui aime à raconter sa traversée de la France en 2CV dans les années 1970 travaille main dans la main avec Laurent Fabius mais a pris, sans le dire, ses distances avec la Pologne. Comme s’il fallait ne pas froisser Moscou. Car Vladimir Poutine – un nom qu’il ne prononce que rarement, préférant parler de « la Russie » – reste une énigme qu’il n’a manifestement pas réussi à déchiffrer. « De fait, je ne pensais pas qu’on remettrait un jour les frontières de l’Europe en question », reconnaît-il. « Après la crise, la Russie restera notre plus grand voisin », a glissé Steinmeier devant les ambassadeurs allemands. « Il sous-estime totalement les atteintes aux droits de l’homme en Russie », s’insurge Omid Nouripour. « Sur la Russie, il n’a pas encore trouvé ses marques. Il gère mais n’a pas vraiment de vision », regrette un dirigeant de la CDU.

Néanmoins, rien ne l’énerve plus que les déclarations d’un David Cameron comparant l’attitude des Européens face à Poutine, en particulier les Allemands, à celle des Britanniques et des Français face à Hitler en 1938. « C’est l’inverse. Dès le début, l’Europe unie a dénoncé l’invasion de la Crimée et pris des sanctions contre la Russie. Nous avons au contraire tiré les leçons de 1938 », explique-t-il, convaincu qu’« il y a toujours des alternatives à la guerre ». Steinmeier a aussi foi dans la diplomatie.

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14 avril
2010

Allemands, Français et l’identité européenne

14.04.2010

En France comme en Allemagne, la fierté nationale n’exclut pas le sentiment d’identité européenne. Si les Français sont un peu plus fiers de leur nationalité que les Allemands (87 % contre 82 %), les Allemands sont plus fiers d’être Européens que les Français (84 % contre 78 %).

Dans les deux pays, une même majorité (79%) des personnes interrrogées estime que le couple franco-allemand continuera à être le moteur du projet européen pour les 10 ans à venir.

Tels sont les résultats d’un sondage Opinionway, réalisé à l’occasion des Etats généraux de l’Europe qui se tiennent samedi à Strasbourg.

En savoir plus : blog.lefigaro.fr
11 mars
2010

Le décrochage démographique France-Allemagne

11.03.2010

Selon les prévisions actuelles, l’Allemagne devrait compter moins d’habitants que la France d’ici le milieu du siècle : c’est la conclusion d’une étude, réalisée par deux chercheurs allemands et récemment publiée par le Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), de l’Institut français des relations internationales (Ifri). A noter parmi les observations de Stephan Sievert et Reiner Klingholz :

- dans les deux pays, la croissance démographique a une origine différente : l’immigration pour les Allemands ; l’excédent des naissances en France, un phénomène inhabituel pour un pays d’Europe occidentale ;
- les femmes françaises ont presque 50 % d’enfants en plus que leurs voisines Outre-Rhin. Pour soutenir la croissance et la fertilité, les gouvernements allemands cherchent depuis peu à copier des éléments de la politique familiale française.
- l’Allemagne devrait perdre entre 8 et 14 millions d’habitants d’ici le milieu du siècle. Le pays aurait alors moins d’habitants que la France (68, 7 millions en Allemagne contre 69, 9 en France), un pronostic surprenant alors que la différence actuelle entre les deux pays est de quelque 20 millions d’habitants (82, 2 millions en Allemagne contre 62, 1 en France, au 1/1/2008). L’Allemagne perdrait ainsi son statut de pays le plus peuplé de l’Union européenne, au profit de la Grande-Bretagne où la population devrait croître de 60 millions d’habitants actuellement à plus de 77 millions en 2050.

En savoir plus : www.la-croix.com
26 février
2010

La chimie verte dope la recherche franco-allemande

26.02.2010

Énergie durable, bio-santé, biotechnologie... 150 chercheurs bretons et saxons sont réunis jusqu’à ce soirà l’Ecole nationale supérieure de chimie pour renforcer leur coopération scientifique.

Depuis 2008, des délégations de chercheurs se sont déjà rencontrées, en Bretagne et en Saxe, deux régions jumelées depuis près de quinze ans. Mais aujourd’hui les liens scientifiques noués prennent une tournure sérieuse. Cette fois, trente-deux chimistes et physiciens, professeurs et chercheurs de trois universités saxonnes, sont à Rennes. « Nous ne sommes plus au stade de la visite, mais du congrès scientifique, pour faire vivre une coopération », insiste Maurice Baslé, vice-président « Europe et international » de l’université européenne de Bretagne.

Le thème retenu cette année est celui de la chimie verte : comment introduire de nouveaux matériaux biologiques en bio-santé, des biotechnologies, ou les nanotechnologies... Les chercheurs échangent, présentent leurs travaux autour du développement durable et des enjeux du 21e siècle. Et ce symposium est le premier d’une longue série. Le second pourrait avoir lieu, dès mars 2011, en Saxe, autour des sciences humaines et sociales.

L’idée est que les chercheurs s’invitent mutuellement, pas seulement pour un mois ou deux, mais pour des périodes plus longues, d’une ou deux années, « afin de marier leurs compétences, publier ensemble, répondre à des appels d’offres. Car, dans la recherche, on est trop souvent seul quand les appels d’offres arrivent ».

En savoir plus : www.ouest-france.fr
22 février
2010

Accord entre la France et l’Allemagne - Création d’un régime matrimonial commun

22.02.2010

Les couples franco-allemands, les couples français résidant en Allemagne ou allemands résidant en France, ne pouvaient choisir, jusqu’à aujourd’hui, qu’un régime matrimonial français ou allemand. Les différences entre ces régimes pouvaient entraîner des difficultés.

Michèle Alliot-Marie a signé, jeudi 4 février 2010, avec son homologue allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, et Guido Westerwelle, vice-chancelier allemand, ministre fédéral des Affaires étrangères, un accord très novateur instituant un régime matrimonial optionnel de la participation aux acquêts et créant un droit commun à la France et à l’Allemagne.

Paticipation aux acquêts : Pendant le mariage, les époux se trouvent sous le régime de la séparation de biens mais à sa dissolution, chacun des époux a droit à la moitié des biens acquis pendant le mariage.

Régime matrimonial nouveau avec des règles simples et modernisées, identiques en France et en Allemagne.
* un régime optionnel de participation aux acquêts,
* choisi par contrat de mariage.

Comment fonctionne le régime ?

Le régime commun fonctionne comme si les époux étaient mariés sous le régime de la séparation de biens ce qui entraîne deux conséquences :

→ les époux conservent l’administration, la jouissance et la libre disposition de leurs biens personnels ;
→ chacun d’eux reste seul tenu des dettes nées de son chef, avant ou pendant le mariage.

La séparation du patrimoine des époux n’est cependant pas entière : ils ne peuvent déroger à l’application de certaines règles impératives relatives au logement de la famille et à la solidarité pour les dettes engagées dans l’intérêt du ménage.

18 février
2010

L’allemand, ce n’est pas que pour les enfants - Rennes

18.02.2010

A Rennes, les adultes aussi peuvent apprendre l’allemand. Le centre franco-allemand propose des cours depuis 35 ans. Mais on peut aussi s’initier à la langue dans un cadre moins formel.

Le centre franco-allemand de Rennes, situé rue Saint-Melaine, propose des cours pour adultes depuis sa création, en 1975. Emile Morice, l’un des fondateurs du centre, était professeur d’allemand. L’activité n’a jamais cessé.

Aujourd’hui, près de 80 personnes s’initient régulièrement à l’allemand grâce au centre. Dans ses locaux rennais, ou à Chartres-de-Bretagne, où des cours sont donnés au centre culturel, chaque jeudi, à la demande du comité de jumelage de la ville.

Profils variés
Qu’est-ce qui pousse les Chartrains à se retrouver un soir par semaine pour étudier la langue de Goethe ? Serge ne veut plus être exclu quand son fils parle allemand avec sa correspondante de Hambourg. Françoise, à la retraite, veut pouvoir « continuer à communiquer avec des étrangers ». Et René, « être capable de converser avec les visiteurs de Haßmersheim », la ville jumelle de Chartres, située près de Stuttgart.

D’une manière générale, les adultes rennais amateurs de cours d’allemand ont des profils très variés. Dans les classes, on trouve des jeunes actifs qui ont besoin de maîtriser la langue pour leur travail, des retraités curieux, des étudiants... et des femmes au foyer, qui veulent pouvoir suivre les progrès de leurs enfants, qui apprennent l’allemand à l’école.

Des cours... et de la Kultur !
« Chez nous, ce sont des Allemands qui dispensent les cours », souligne Gilbert Nicolas, le président du centre, qui met un point d’honneur à proposer « une offre de qualité » à ses élèves. Et plaide pour un apprentissage qui « ne passe pas que par la connaissance du vocabulaire ou de la grammaire », mais aussi par une sensibilisation à la culture. « L’idée, c’est de rapprocher Français et Allemands. »

En savoir plus : www.ouest-france.fr
11 février
2010

Les constructeurs français et allemands s’accordent sur la recharge des véhicules électriques

11.02.2010

Les constructeurs français et allemands sont parvenus à un accord [1] concernant les futures prises de courant des véhicules électriques. Ils ont également convenu d’un système de facturation commun de la recharge des batteries dans le pays partenaire, comparable au roaming [2] actuellement pratiqué dans la téléphonie mobile.

"Avec cette initiative, l’Allemagne et la France assument leur rôle de pionner", affirme Matthias Wissmann, président de l’Association de l’industrie automobile allemande (VDA). Elle s’inscrit dans le cadre de l’objectif commun de Mme Merkel et M. Sarkozy, annoncé dans l’agenda franco-allemand 2020, de dynamiser l’électromobilité en Europe, avec ces deux pays comme moteurs. La prochaine étape sera un essai transfrontalier de l’application de ces mesures à des véhicules électriques existants. "L’essai grandeur nature montrera que les frontières d’une Europe unie ne représentent plus d’obstacle, même en matière d’électromobilité". Le VDA se montre par ailleurs assez optimiste quant à l’adoption de ces mesures par les autres pays européens, reflétant la volonté franco-allemande d’établir une standardisation en matière d’électromobilité sur le continent.

7 octobre
2009

Gérard Lenorman, chanteur, fils de soldat allemand

07.10.2009

Gérard Lenorman a dû attendre ses 35 ans pour apprendre qui était son père : un soldat allemand, avec qui sa mère avait eu une liaison à la fin de la guerre. Il a vécu toute son enfance avec ce fantôme, et le terrible sentiment qu’il n’aurait jamais dû naître. A 64 ans aujourd’hui, le chanteur, auteur de nombreux tubes (dont la célèbre « Ballade des gens heureux ») dans les années 1970-1980, ne veut plus revenir sur ce passé douloureux.

« Je suis trop sensible, trop fragile, pour replonger dans ces histoires », souffle-t-il pudiquement. Gérard Lenorman n’ira pas demander la nationalité allemande, mais comprend la démarche de Pierre (Mailait ndlr - voir l’article "La nationalité allemande, le bout d’un long chemin pour les enfants de la guerre"). « C’est une reconnaissance dont il avait visiblement besoin. Je comprends tout à fait, mais je ne pense pas que ça m’apportera beaucoup. En revanche, je trouve très généreuse l’attitude de l’Allemagne. Cette main tendue, sur un sujet très longtemps tabou, est d’une grande noblesse. »

- Voir aussi : Les enfants de la guerre cherchent la paix (Paris Normandie, 7 octobre 2009)
"Enfin, Pierre Mailait va être reconnu pour ce qu’il est. Un homme né en 1941 à Déville-les-Rouen d’une maman française et d’un père soldat de la marine allemande dont il a retrouvé la trace. Aujourd’hui, il se rend à l’ambassade d’Allemagne à Paris où il recevra une attestation officielle de double nationalité."

En savoir plus : www.leparisien.fr
5 mai
2009

Un institut franco-allemand pour naviguer d’une langue à l’autre

05.05.2009

Utiliser les nouvelles technologies pour passer de l’oral à l’écrit et d’une langue à une autre, c’est l’ambition d’un nouvel institut franco-allemand créé à Orsay.

Ce n’est peut-être pas une tour de Babel où les hommes ne parleraient qu’une seule langue, mais le tout nouvel Institut franco-allemand des technologies multilingues et multimédias de l’information (IMMI), à Orsay, aspire quand même à abattre quelques frontières linguistiques.
Ses outils ? Les nouvelles technologies. « Celles développées par l’Institut et par les autres partenaires du programme Quaero, lancé en 2008, pourront transcrire un discours ou un dialogue, reconnaître la langue utilisée et la traduire, identifier le locuteur d’après son visage, ou encore résumer automatiquement des textes ou des contenus de sites », explique Joseph Mariani, directeur de l’IMMI, qui associe l’Université technique de Rhénanie Westphalie (RWTH), à Aix-la-Chapelle, l’université de Karlsruhe et le CNRS – à travers le laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi)1.
Pour cela, les scientifiques de l’IMMI– qui seront à terme une centaine – poursuivront le développement de nouvelles technologies linguistiques.

En savoir plus : www2.cnrs.fr
25 février
2009

Jérôme Clément : "Arte a joué un rôle dans le rapprochement franco-allemand"

25.02.2009

Arte, acteur du rapprochement franco-allemand

La chute du Mur de Berlin a été "l’événement fondateur" de la chaîne Arte. Pour commémorer les 20 ans de la réunification de l’Allemagne de l’Est et de l’Allemagne de l’Ouest, Arte va diffuser au cours de ces prochains mois des émissions spéciales destinées à "faire le bilan", à raconter "à ceux qui l’ont oublié les conséquences de cet événement géopolitique considérable".

Selon le président d’Arte France, Arte a, par sa programmation multiculturelle, permis aux Français et aux Allemands de se comprendre, de se parler. Les équipes de la chaîne ont joué un rôle essentiel dans cette "découverte de l’autre" : Arte a été un laboratoire dans lequel les journalistes ont du se rapprocher pour travailler ensemble malgré la barrière de la langue et les différences culturelles.

En savoir plus : www.touteleurope.fr