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9
novembre
2009
09.11.2009
Les Echos - Qu’est-ce que la chute du mur de Berlin, en novembre 1989, suivie par la réunification allemande, a changé dans la relation entre nos deux pays ?
Valéry Giscard d’Estaing - Je crois que, quand nous aurons pris du recul sur ce qu’était l’Europe du XXe siècle, l’histoire retiendra deux dates. L’une, c’est celle du 8 mai 1945 lorsque fut signé l’armistice, l’autre, c’est celle du 9 novembre 1989, quand tombe le mur de Berlin. La première met fin au conflit armé entre nos pays et stoppe l’expansionnisme allemand, mais ne règle pas l’autre guerre, idéologique celle-ci, qui est déjà à l’œuvre. Je veux parler de celle qui oppose une Europe libérale et démocratique à une Europe communiste incarnée par l’Union soviétique. Cette guerre, étroitement liée à la première, ne prend fin que quarante ans plus tard avec la chute du Mur et la victoire du camp occidental. Ce sont les deux dates de la fin de la guerre.
Les Echos - Beaucoup de dirigeants français, à commencer par François Mitterrand, se montrent alors inquiets face à la réunification allemande.
Valéry Giscard d’Estaing - Il est exact que François Mitterrand a d’abord été réticent. Lorsqu’il se rend, fin décembre 1989, un mois après la chute du Mur, en visite officielle en RDA, il déclare : « République démocratique d’Allemagne et France, nous avons encore beaucoup à faire ensemble. » Ce n’est que plus tard qu’il a eu une attitude positive. Pour ma part, j’avais confiance dans les choix fondamentaux du peuple allemand. Je savais que la nouvelle génération avait accepté l’échec militaire, qu’elle avait rejeté les fondements du nazisme et reconnu la culpabilité liée à l’histoire, et enfin qu’elle était acquise à l’idée que l’Allemagne devait être un pays démocratique, stable et européen. Mais je souhaitais que cette Allemagne s’insère dans une Europe plus forte et plus unie. Cette réunification, les Allemands l’attendaient, mais pas pour tout de suite.
(...)
Les Echos - Que répondez-vous à ceux qui laissent entendre qu’au fond le moteur franco-allemand n’est plus forcément l’alpha et l’oméga de la construction de l’Europe ?
Valéry Giscard d’Estaing - Que ce n’est pas un argument sérieux. A eux deux, la France et l’Allemagne totalisent aujourd’hui 30 % de la population européenne et représentent 40 % de son PIB. S’ils poursuivent des objectifs différents en matière d’intégration européenne, rien ne se fera car il n’y a pas de majorité de rechange pour construire l’intégration européenne qui exclut soit l’Allemagne soit la France. C’est le risque actuel. S’il n’y a pas d’accord entre la France et l’Allemagne, l’intégration n’aura pas lieu et la formule qui l’emportera sera celle de la confédération souple. Si nous trouvons une position commune, l’intégration finira par réussir, ce que je souhaite pour tout le monde, car le traité de Lisbonne, enfin ratifié, reprend la totalité des dispositions institutionnelles du projet de Constitution pour l’Europe. Cela comportera deux conséquences : une longue pause dans le processus d’élargissement tant que le système ne sera pas consolidé ; et un statut particulier pour la Grande-Bretagne, qui n’acceptera pas cet objectif d’intégration.
27
août
2010
Lancé officiellement le 18 août 2010, le site France.fr est le portail de référence de l’ensemble des ressources et services de l’Internet public français. Conçu dans 5 langues dont l’allemand, il est aussi un portail pour promouvoir auprès des internautes étrangers l’image, les valeurs et les spécificités de la France dans le monde, dans leur propre langue.
Le site permet à ses visiteurs de naviguer entre différents articles et actualités, organisées autour de 6 rubriques :

- Connaître : approfondir ses connaissances sur la France (sa géographie, son histoire, ses valeurs, ses institutions) ;
- Visiter : découvrir la France, préparer son séjour ;
- Vivre : s’informer et utiliser les services pratiques de la vie quotidienne française (logement, santé, justice, sport…) ;
- Etudier : s’orienter et se former tout au long de la vie ;
- Travailler : connaître les spécificités du marché du travail français et les informations pratiques sur la vie active ;
- Entreprendre : aider à implanter et développer son activité à l’international.
la France ... en allemand
24
août
2010
Regards croisés tout au long de 450 kms de frontière
"
Verdun, 22 septembre 1984, je photographie le chancelier allemand Helmut Kohl et le président de la République française François Mitterrand main dans la main devant la tombe du soldat inconnu, rendant ensemble un hommage aux morts français et allemands de la grande guerre 1914-1918. L’image de ce geste d’une rare intensité fait le tour du monde et symbolise la réconciliation de deux peuples.
26 ans plus tard, je décide d’aller photographier non pas deux hommes mais deux pays côte à côte, dans leur zone frontalière dans leur réalité quotidienne de ce que fut le théâtre d’histoires militaires et industriels.

- Voyage en FranceAllemagne
Si les cartes annoncent 451 km de frontières, j’ai en fait parcouru 772 km en une semaine sur ma bicyclette, appareil de photos à la main, sur un tracé ressemblant à un point de machine à coudre, en changeant de pays à 24 reprises.
Loin du sensationnel ou la brochure touristique mais je m’en suis simplement remis au hasard des lieux et des rencontres. Très rapidement les clichés se sont estompés et j’ai perdu mes repères géographiques...
Je vous invite donc à vous retrouver des deux côtés de cette frontière gommée par Schengen et à vous y perdre à votre tour en franchissant en images ces passages de l’Histoire."
1er
août
2010
01.08.2010
Dans le cadre des échanges franco-allemands, notamment avec la ville jumelée de Plankstadt, Alisha Klekamp, 21 ans, originaire de Mannheim (Allemagne), étudiante en sciences politiques, termine un stage au cabinet du maire, débuté le 19 juillet dernier.
En excellent français, Alisha nous a confié avoir vécu une expérience enrichissante, en s’occupant de missions administratives au service du secrétariat du maire. Après s’être familiarisée très rapidement avec le fonctionnement de l’administration française, elle a fait connaissance avec une autre hiérarchie politique.
30
juillet
2010
30.07.2010
Le réacteur nucléaire de troisième génération EPR a été développé dans le cadre d’une coopération franco-allemande, au lendemain de l’accident de Tchernobyl, qui a conduit à réviser toute l’approche de la sûreté nucléaire.
Le projet EPR naît en 1992, en plein "hiver nucléaire", à une époque où l’atome civil est délaissé au profit d’un pétrole bon marché et alors que le souvenir de l’accident de Tchernobyl est encore fort. Sous la pression politique de leurs gouvernements respectifs, le français Framatome (aujourd’hui Areva) et l’allemand Siemens entament une coopération qui associe aussi les autorités de sûreté des deux pays. Utilisant la technique déjà éprouvée des réacteurs à eau sous pression, l’EPR ("Evolutionary Pressurised water Reactor") se voit assigné comme objectif d’être à la fois plus sûr et plus compétitif que ses prédécesseurs.
22
juillet
2010
22.07.2010

- Nicolas Sarkozy, Wolfgang Schäuble et Christine Lagarde à l’issue du Conseil des ministres (Paris, 21.07.2010) - Photo : © Présidence de la République - C. Alix
La gouvernance européenne et l’harmonisation des politiques a été au cœur des discussions franco-allemandes mercredi. Le chef de l’État a profité du passage à Paris du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, pour appeler à une « meilleure convergence » des systèmes fiscaux des deux pays. La première étape de cette « convergence » pourrait passer par un état des lieux de la situation fiscale de part et d’autre du Rhin. La Cour des comptes s’en chargerait côté français, un organisme équivalent s’y attelant en Allemagne. « L’objectif n’est pas de prendre un système clés en main et de le dupliquer sur un autre. L’objectif, c’est de regarder les différences entre les systèmes, les avantages et les inconvénients de chacun », a résumé le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.
21
juillet
2010
21.07.2010

- Christine Lagarde et Wolfgang Schäuble (Paris, 21.07.2010) - Photo : © Présidence de la République - C. Alix
La ministre française de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde et son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, invité pour la première fois mercredi 21 juillet au conseil des ministres français, ont proposé une contribution commune "pour améliorer la gouvernance économique européenne". Ces propositions communes ont été formulées pour notamment "prévoir un meilleur programme conformément au pacte de stabilité et de croissance", a déclaré Christine Lagarde à sa sortie.
Les deux pays souhaitent par ailleurs une "accélération" des procédures pour déficit excessif au sein de l’Union européenne et notamment des "sanctions à caractère financier", a-t-elle indiqué.
"Il nous faut renforcer la crédibilité de la surveillance budgétaire de l’UE par une application des sanctions fondées sur des règles", jugent les gouvernements allemand et français.
13
juillet
2010
13.07.2010
Les ministres français et allemand des Affaires étrangères se rendront cette semaine au Kirghizstan pour faire le point de la situation après les violences interethniques dans ce pays début juin, a annoncé aujourd’hui un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères.
Guido Westerwelle et son homologue français Bernard Kouchner seront vendredi à Osh, dans le sud du pays où des affrontements entre la majorité ethnique kirghize et la minorité ouzbèke ont fait près de 300 morts selon un bilan officiel, a indiqué le porte-parole lors d’une conférence de presse.
Les deux ministres se rendront ensuite à Bichkek pour des entretiens avec la présidente Rosa Otounbaïeva.
13
juillet
2010
13.07.2010
9
juillet
2010
09.07.2010
Les ministres des finances français et allemands ont écrit à leur homologue belge, dont le pays préside l’Union européenne, pour encourager la création d’une taxe mondiale sur les transactions financières, selon une lettre publiée vendredi 9 juillet par Bercy.
Dans ce texte, Christine Lagarde et Wolfgang Schäuble rappellent à Didier Reynders que la France et l’Allemagne ont proposé conjointement la création de cette taxe lors du dernier sommet du G20 à Toronto (Canada), pour mieux répartir le fardeau de la crise et pour lever de nouvelles ressources. Les Européens s’étaient mis d’accord à la mi-juin pour défendre au G20, mais sans succès, une taxe sur les transactions financières au niveau mondial.
Ils réfléchissent à l’introduire au seul niveau de l’Union européenne. Mais certains pays, la Grande-Bretagne en tête, sont hostiles à cette idée, car ils craignent que cela n’entraîne des délocalisations des transactions financières vers d’autres régions comme l’Asie. "Bien qu’un consensus n’ait pas pu encore être trouvé, nous sommes convaincus que l’Union européenne doit continuer d’essayer de créer une telle taxe" au niveau mondial, car cela est "possible et nécessaire", écrivent Mme Lagarde et M. Schaüble.
9
juillet
2010
09.07.2010
L’Allemagne et la France ont appelé vendredi l’Union européenne à adopter une taxe sur les transactions financières, une mesure que les deux pays jugent "faisable et nécessaire".
Dans une
lettre commune obtenue par Reuters vendredi, le ministre allemand des Finances et la ministre française de l’Economie saluent la décision de la présidence belge de l’UE d’examiner la possibilité d’une telle taxe mondiale.
En début de semaine dernière, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, avait déjà indiqué sa volonté de travailler à la création d’une telle taxe au cours du semestre de la présidence belge de l’UE, qui a commencé le 1er juillet.
Wolfgang Schäuble et Christine Lagarde souhaitent dans la lettre que des discussions aient lieu à ce sujet lors de la prochaine réunion informelle des ministres européens des Finances, fin septembre.
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