Le Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, M. Jean-Pierre Jouyet a reçu, vendredi 7 novembre, ses homologues allemand et polonais, M. Günter Gloser et M. Mikolaj Dowgielewicz, pour une rencontre en format Weimar.
Sur les questions institutionnelles, ils se sont engagés à tout mettre en œuvre pour assurer une réponse européenne aux préoccupations irlandaises et pour favoriser l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne dans les meilleurs délais. Le Conseil européen de décembre sera l’occasion de définir une feuille de route et des éléments de solution dans cette perspective.
S’agissant des négociations sur le paquet énergie climat, les Secrétaires d’Etat ont rappelé que les objectifs dits « 3 fois 20 », c’est-à-dire 20% d’énergies renouvelables, 20% de réduction de gaz à effet de serre et 20% d’efficacité énergétique en 2020, restaient d’actualité. Dans le contexte économique difficile que nous connaissons, des dispositifs devaient être mis en place pour éviter les délocalisations industrielles et des flexibilités devaient être identifiées pour répondre aux préoccupations de certains Etats membres dont la structure énergétique demandait un effort d’adaptation particulier. Ils ont par ailleurs exprimé leurs fortes attentes concernant les propositions sur la sécurité énergétique qui seront présentées par la Commission européenne le 12 novembre prochain (« Strategic Energy Review »). La question de la mise en place d’un système d’alerte contre les crises d’approvisionnement a notamment été soulevée ainsi que celle du financement des nouvelles technologies propres.
Le Secrétaire d’Etat et ses homologues ont également évoqué les relations avec la Russie, dans la perspective du prochain sommet entre l’Union européenne et la Russie du 14 novembre. Ils ont notamment rappelé l’importance pour l’Union européenne de défendre ses intérêts et ses objectifs à travers le dialogue avec la Russie, tout en soulignant que la poursuite de ce dialogue ne légitime en aucune manière le statu quo en Géorgie ou des comportements contraires aux valeurs et principes de l’Union européenne.
Enfin, M. Dowgielewicz a annoncé que la Pologne ferait des propositions d’ici la fin de l’année à ses partenaires français et allemand en vue de créer une fondation destinée à rapprocher les sociétés civiles des trois pays. La France et l’Allemagne ont accueilli favorablement cette idée.
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