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4 décembre
2014

"Politique d’investissement et finances publiques saines ne sont pas contradictoires"

Tribune conjointe de Harlem Désir, Secrétaire d’État aux Affaires européennes, et de son homologue allemand Michael Roth, parue sur le Huffington Post le 4 décembre 2014 et dans la Frankfurter Rundschau datée du 3 décembre 2014.

Les projets sont les rêves de ceux qui réfléchissent, a-t-on coutume de dire. Nous vivons aujourd’hui en Europe une époque dans laquelle les projets sont à nouveau à l’honneur. Le Plan de la Commission Juncker ainsi que l’initiative commune de MM. Gabriel et Macron en faveur de davantage d’investissements le prouvent : un vent nouveau souffle aujourd’hui sur notre continent. Nous sommes enfin parvenus à une manière nouvelle d’appréhender la crise et de préparer l’avenir.

Règne enfin en Europe l’idée que politique d’investissement et finances publiques saines ne sont pas contradictoires. Ce débat idéologique est derrière nous et c’est, à n’en pas douter, un grand pas en avant. Il ne s’agit plus aujourd’hui de choisir entre deux options soi-disant inconciliables. Pour remettre l’Europe sur les rails de la croissance, nous avons besoin d’un "mix" intelligent de mesures d’ajustement budgétaires, de réformes structurelles, mais aussi d’investissements dans l’économie réelle et d’un système social performant et juste. Nous ne devons pas opposer ces éléments, mais les combiner, afin de parvenir à un nouvel équilibre.

La France et l’Allemagne soutiennent le programme d’investissements proposé par la Commission. Avec d’autres de nos partenaires au sein de l’UE, nous avons insisté pour que ce soit l’Union Européenne dans son ensemble qui prenne cette initiative, et non pas quelques Etats membres. C’est en effet toute l’Europe qui souffre depuis plusieurs années déjà d’un blocage en matière d’investissement ; c’est donc seulement ensemble que nous sortirons de cette crise.

La proposition de la Commission ouvre une piste : mobiliser, au cours des trois prochaines années, des investissements à hauteur de 315 milliards d’euros en utilisant intelligemment un ensemble d’instruments financiers, avec, comme mise de départ, un apport de fonds publics. Pour chaque euro d’argent public investi, ce seraient ainsi 15 euros qui seraient, au final, consacrés à la relance d’une économie européenne aujourd’hui vacillante. Un million de nouveaux emplois pourraient être ainsi créés au bout du compte, et le PIB de l’UE pourrait ainsi croître de 330 milliards d’euros.

En outre, les moyens mis à disposition devraient pouvoir être rapidement mobilisés. C’est une bonne chose. Nous travaillerons ces prochaines semaines à enrichir cette proposition et à la faire aboutir le plus rapidement possible.

Il importe désormais que cet argent puisse aller là où il est le plus nécessaire. Nous aimerions à cet égard souligner deux points : il est tout d’abord impératif d’investir prioritairement dans les secteurs les plus porteurs d’avenir, avec une forte valeur ajoutée européenne : énergie, numérique, éducation, recherche, infrastructures de transport. L’Europe entière a besoin d’investissements, mais c’est dans les Etats aujourd’hui en crise, où le chômage est élevé et la croissance toujours atone, que le besoin se fait particulièrement sentir et que les projets devront en priorité être soutenus.

Des moyens supplémentaires peuvent encore être mis à disposition. Les Etats membres auront par exemple la possibilité - soit directement soit par l’intermédiaire de leurs banques de développement -d’abonder en capital le Fonds d’investissement nouvellement crée. Les moyens ainsi investis bénéficieront d’un traitement favorable par la Commission dans le cadre de l’évaluation budgétaire annuelle prévue par le Pacte de Stabilité et de Croissance. Cette décision est juste, car la situation économique difficile exige d’investir pour l’avenir. Les récents débats sur les flexibilités du Pacte auront donc, n’en doutons pas, contribué à davantage de clarté.

La France et l’Allemagne, en tant que principales puissances économiques du continent, portent une responsabilité particulière en matière de richesse, de croissance, d’emploi et de stabilité sociale en Europe. Nous le savons : les investissements constituent à cet égard un élément décisif. Mais l’argent seul ne suffira pas à résoudre tous les problèmes. La confiance ne reviendra que si les conditions nécessaires à son retour sont réunies. C’est pourquoi nous souhaitons résolument continuer à avancer sur la voie des réformes structurelles et lever les obstacles aux investissements qui existent encore dans nos pays respectifs.

C’est un chemin difficile que la France et l’Allemagne sont prêtes à parcourir ensemble. La France a déjà engagé de nombreuses réformes pour assainir sur la durée ses finances publiques, simplifier son organisation territoriale, renforcer sa compétitivité et lutter contre le chômage. L’Allemagne aussi a mis en œuvre des réformes courageuses mais il reste encore beaucoup à faire. Même si la situation budgétaire y est aujourd’hui satisfaisante et les chiffres du chômage plutôt bons, la trajectoire de croissance à long terme ainsi que la démographie sont sources de préoccupations. L’Allemagne et la France peuvent et doivent donc mieux faire pour soutenir ensemble leur croissance future et leur modèle social élevé.

Renverser la tendance demande davantage qu’un plan, aussi bien pensé soit-il. Notre détermination à mettre ces projets en œuvre et la créativité dont nous ferons preuve pour les réaliser seront tout aussi décisives. C’est à cette aune que nous serons, au bout du compte, jugés.

Ne l’oublions jamais : le projet de marché commun n’était lui aussi, au départ, qu’un morceau de papier. Sans le soutien sans faille des Etats et des gouvernements aurait-il connu le succès qui est le sien aujourd’hui ? Assurément non. Alors oui, c’est vrai : les projets sont les rêves des gens qui réfléchissent. Il nous reste maintenant à prouver que nous ne nous contentons pas de rêver : aux actes !

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16 décembre
2011

"Nous, franco-allemands" (Le Monde)

"La revoilà, une fois de plus et malgré tout, la peur de la mésentente entre les Allemands et les Français. La peur qu’ils ne se soient en réalité jamais compris. Voilà qu’on parle de Bismarck et de Munich. De diktat allemand, de manque de fiabilité française. La peur réciproque est plus ancienne que l’amitié mutuelle. C’est cela, le problème.

Je suis un Franco-Allemand. L’un de ceux qui ne connaissent pas cette peur. Les gens de mon espèce, on les compte aujourd’hui à foison. Un millier de mariages franco-allemands ont lieu chaque année. Près de vingt mille Français vivent à Berlin, et ce sont des milliers d’Allemands qui habitent en France. Chaque année, des centaines, peut-être même des milliers d’enfants viennent au monde vaccinés contre cette peur. Nous sommes de plus en plus nombreux. Et nous sommes là, que l’euro soit fort ou faible. Que la chancelière et le président se comprennent ou non. Et quels que soient les populistes qui recommencent aujourd’hui à rabâcher leurs stupidités.(...)"

Maxim Leo s’est vu décerner, mercredi 7 décembre, au Parlement européen, à Bruxelles, le Prix du livre européen, dont c’était la 5e édition. Il est le lauréat de la catégorie roman pour Histoire d’un Allemand de l’Est (Actes Sud, 2010).

13 décembre
2011

Wilkommen in Deutschland, un site pour les curieux de l’Allemagne

Willkommen in Deutschland

Willkommen in Deutschland est un webzine culturel sur l’Allemagne dédié aux Français.
Chaque saison, il propose une nouvelle édition avec des articles inédits, entièrement consacrés à l’actualité et à la culture allemande.

Le webzine offre également plusieurs divertissements comme de la musique allemande, des quizz pour tester ses connaissances...

21 novembre
2011

Schluss damit ! du blog BerlinBerlin

" C’est incroyable le nombre de fausses vérités qu’on peut entendre à propos de l’Allemagne. Si on écoute les commentateurs, les Allemands sont « traumatisés » par l’hyperinflation des années 20, et cela suffit comme explication à tout le monde semble-t-il. Un petit somme sur le divan du docteur Freud, et les problèmes de l’Europe seraient réglés, peut-on en déduire.

(...)

Ce que tout le monde oublie, c’est que cela fait 20 ans que les Allemands payent. Quand la Réunification leur est tombée dessus, la RFA ne pensait pas trouver de l’autre côté du mur une économie en capilotade. Pendant dix ans, elle a payé pour intégrer, racheter, transformer, moderniser les infrastructures de l’ex-RDA. Toute personne qui passe en voiture sur la nouvelle autoroute du sud de la Thuringe peut voir l’ampleur de l’effort consenti.

Mais en 2001, cela ne suffisait plus. Alors Schröder, fasse au chômage et au retournement démographique, a lancé l’Agenda 2010. Entré en vigueur en 2002, les Allemands ont perdu une partie de leurs avantages, renoncé à leur retraite d’état, accepté (de mauvaise grâce) les jobs à 1 euro de l’heure. En 20 ans, les Allemands ont perdu presque 5% de pouvoir d’achat, à cause des réductions, puis augmentations de temps de travail, de l’absence de salaire minimum dans certaines branches et de l’entrée de la flexibilité dans une bonne partie des industries.

Aujourd’hui, l’économie allemande brille par ses performances. Les Allemands ont intégré un certain nombre de contraintes, les retraités pauvres distribuent des prospectus dans les boîtes aux lettres ou sont gardiens de nuit dans les immeubles chics. Ils épargnent pour leur retraite ; l’Allemagne est, grande surprise, le pays européen dont la dette est la plus importante (en valeur absolue, bien sûr).

(...)"

22 octobre
2011

L’humour franco-allemand investit la pub

" Opel et Renault se livrent en ce moment une belle passe d’armes publicitaire sur fond d’humour franco-allemand. Ça tient de la récidive !

Les relations franco-allemandes sont actuellement au cœur de l’actualité politique et comme d’habitude les (bons) publicitaires savent se jeter sur les nouvelles fraîches. Encore une fois, c’est dans le domaine de l’automobile que l’affrontement par spot interposé fait rage.

Pour ceux qui auraient raté quelques épisodes, la marque Opel a lancé en France notamment, une série de pubs complètement en allemand avec les sous-titres français. Une pub en allemand, c’est déjà en soi un évènement. Les germanophones auront apprécié. Évidemment, c’est de l’auto-dérision allemande et un petit pied-de-nez aux Francais en répétant à chaque phrase ou presque ce stéréotype de la « fiabilité allemande », « qualité allemande » etc.(...)"

Renault, jamais en reste, a répondu récemment, en offrant une parodie de cet humour allemand. Bon, il arrive à placer qu’un mot d’allemand toutes les phrases, mais on comprend le principe, très réussi à mon avis. Mention spéciale à la musique et évidemment le jeu de mot sur « Berlin » bien détourné, même si pas complètement nouveau :

3 août
2011

Le jardin d’enfants "Die Katze", symbole de l’amitié franco-allemande

© MILK
"Le jardin d’enfants Die Katze est le symbole de l’amitié franco-allemande. Il est le résultat de l’opération « Une Europe sans frontière » entre la région de Baden-Württemberg et l’Alsace.

Tomi Ungerer, artiste de renommée internationale à la fois ambassadeur de l’enfance et d’origine alsacienne, s’est associé au bureau d’architectes d’Ayla-Suzan Yöndel pour créer ce lieu audacieux. Il a choisi son animal préféré pour réaliser une école hors norme, qu’il caractérise d’ « animal malin et conscient de l’être », donc parfait pour inspirer des enfants. Accroupi tel un sphinx, il guette sa proie, prêt à lui bondir dessus. A la manière d’une souris qui se fait avaler, les enfants entrent par la bouche du matou. La langue dépliée fait office de porte d’entrée et la gueule de hall. Les pattes sont des espaces dédiés au jeu. Le ventre du chat est constitué d’un vestiaire, de salles de classe, d’une cuisine, d’une salle à manger et d’un escalier. La visite anatomique se poursuit à l’étage. La tête du chat est une salle principale, baignée de lumière par les yeux et les oreilles. Un toit plat, où pousse de l’herbe, dessine le pelage du chat et, comme toute digestion qui se respecte, les souris sont évacuées en cas de secours par le dessous de la queue ! Le dessus ne pouvait être qu’un toboggan propice à de folles glissades. Une centaine d’enfants profitent de ce lieu extraordinaire. Tout est mis en œuvre pour qu’ils apprennent en s’amusant. C’est dans leur vie d’adulte qu’ils pourront se souvenir avec nostalgie de leur enfance, car il n’est pas donné à tout le monde d’avoir passé ses premières années dans un chat".

Jardin d’enfants Die Katze, Wettersteinstr. 16a, Wolfartsweier, Allemagne.

3 août
2011

"En Allemagne comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, on considère comme normal de soutenir l’intérêt général" : réflexions d’une allemande installée à Montpellier

"« La vie à Montpellier est extra quand on a du travail »

© Le Monde.fr / J. Parienté

Ira Imig est venue vivre en France parce qu’elle est "tombée amoureuse d’un Français qui ne voulait pas apprendre l’allemand". Il venait de trouver du travail à Montpellier et c’est tout naturellement qu’elle a quitté l’Allemagne pour s’installer ici. C’était il y a treize ans.

Depuis, Ira Imig est devenue française. Ou plutôt "binationale", comme on dit. La nationalité française, elle l’a acquise au prix "de beaucoup de paperasse" et d’un entretien destiné, entre autres, à évaluer son niveau de français – qu’elle maîtrise parfaitement. Elle en parle comme d’une simple formalité, à mille lieues des files d’attente interminables en préfecture, des rendez-vous vexatoires ou des décisions discrétionnaires. "Il y a deux types d’étrangers, ceux qui viennent des pays du Nord et les autres. C’est tout à fait par hasard que je suis née dans un pays qui est moins étranger", reconnaît-elle en fredonnant la chanson de Maxime Le Forestier Né quelque part.

Ira Imig peut désormais "voter et participer aux petites choses du quotidien". "Je savais que j’avais droit à la nationalité, car je rapportais de l’argent à l’ État français", explique-t-elle. Depuis plusieurs années Ira dirige une agence de relations presse. "Enfin, une agence… L’agence c’est moi, moi et moi", tempère-t-elle. Au départ, elle proposait aux entreprises françaises d’assurer leurs relations avec la presse étrangère. Petit à petit, elles lui ont demandé de prendre en charge les relations avec la presse française. Un peu étonnée, elle s’y est pliée de bonne grâce et aujourd’hui son entreprise prospère.

Quand elle vivait en Allemagne, Ira Imig travaillait dans le mécénat culturel. Une activité qu’elle tente de lancer à Montpellier, mais de part et d’autre du Rhin les habitudes divergent. Pourtant ici la fiscalité encourage bien plus qu’ailleurs les entreprises à soutenir les projets culturels ou solidaires. Mais ça ne suffit pas : "En Allemagne comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, on considère comme normal de soutenir l’intérêt général. Si le projet intègre le chef d’entreprise comme les employés, c’est un vrai atout pour la vie sociale et en dernier lieu un outil de communication." Les entreprises, peu nombreuses, qui franchissent le pas sont ravies, assure Ira Imig : celles-ci ont compris "qu’elles pouvaient vivre des choses beaucoup plus profondes qu’une déduction fiscale".

Si, en Allemagne, il est naturel que les budgets culturels soient complétés par des capitaux privés, Ira Imig a observé une méfiance en France face à ce type de financement. Elle avance une explication : peut-être est-ce parce qu’on se vante d’être une "exception culturelle" où l’ État doit tout financer. Ou alors parce qu’on a tendance à appeler "patron" celui qui dirige comme s’" il n’était pas vraiment un homme comme les autres", ce qui ôterait toute velléité à jouer collectif.

La perception du mécénat figure en bonne place sur la liste des différences culturelles qu’elle pointe. Ira Imig rit en évoquant cette manie qu’ont les Français de "monter des dossiers" ou leurs repas interminables. Elle vante la "légèreté" des Fêtes de Bayonne, dont elle revient, se gausse du stéréotype de l’Allemand très ordonné : "Je pourrais être trois fois plus bordélique que les Français, ça ne se remarquerait pas", tant le cliché est ancré. "Avoir deux cultures, c’est génial", résume-t-elle en louant les nombreuses occasions qui lui ont permis de s’intégrer : "C’est sans doute parce que les gens d’ici sont particulièrement heureux."

(...)"

8 juin
2011

Ciseaux ou Schlageisen ?

des apprentis tailleurs de pierre français en Allemagne

Amis de l’Allemagne et de la France, vous connaissez certainement l’OFAJ, l’Office franco-allemand pour la jeunesse, qui encourage les jeunes de nos deux pays à se rencontrer et à apprendre la langue du partenaire.

Mais vous doutez-vous de la variété des programmes proposés par l’OFAJ ?

Découvrez en image une proposition originale : un stage de sculpture-gravure chez un artisan allemand. Comme le souligne Emmanuelle Bonnot, professeur à Dijon et initiatrice de cet échange, "l’artisanat ne connaît pas les frontières".

19 avril
2011

De Clichy-sous-Bois à Neukölln, de la France à l’Allemagne, un double regard sur la banlieue

Grand reportage sur RFI

Par Heike Schmidt

Jeunes sans emploi, immeubles délabrés, voitures en flammes... que ce soit Clichy-sous-Bois dans la banlieue parisienne ou Neukölln à Berlin : les deux quartiers sont devenus, ces dernières années, le symbole médiatique d’une politique d’intégration ratée de part et d’autre du Rhin. Pourtant, ses habitants "sont peut-être plus français, ou plus allemands, qu’ils ne l’imaginent" ...

(Photo : Heike Schmidt)

Au-delà des clichés, il y a des garçons et des filles qui se battent pour leur avenir, qui ont envie de réussir et de faire oublier l’image négative qui leur colle à la peau. Heike Schmidt les a rencontrés dans le cadre d’un programme d’échange franco-allemand de l’OFAJ, les jeunes ont mis en scène la pièce de théâtre « Trois versions de la vie » de Yasmina Reza à Berlin.

"En venant ici, ils voient s’ouvrir des possibles", lui a expliqué Eva-Sabine Kuntz .

16 avril
2011

"L’Allemagne est mon mari, la France est mon amant" : un témoignage original, à découvrir dans Les Inrocks

Crédits photo : Illustration de Jean Lecointre "Je me suis installée en France en septembre 1989, j’avais 23 ans. J’ai vu la chute du Mur à la télévision depuis Argenteuil, dans l’appartement des parents de Pascal, mon premier Français. Trois ans plus tôt, j’avais passé une année à Marseille comme jeune fille au pair.

Un vrai choc culturel : j’avais 20 ans, j’étais blonde platine, je passais ma vie en minijupe sur mon vélo. Forcément, je me faisais siffler du soir au matin (rires). Même en allant chercher mon pain en vieux jogging, d’ailleurs. J’étais aux anges parce que l’Allemagne ne m’avait pas du tout habituée à ça... "

Qui écrit cela ? C’est Nikola Obermann, que nous connaissons comme journaliste pour Karambolage !
Un article très drôle sur la galanterie, le plaisir, les habitudes de vie... vue par une allemande amoureuse de la France.

10 février
2011

Le blog franco-allemand de l’OFAJ sur la Berlinale

Suivez en direct la 61ème édition du Festival international de Berlin grâce au blog franco-allemand de l’OFAJ ! De jeunes critiques et cinéphiles partagent avec vous textes et vidéos, en français comme en allemand… avec sous-titrage pour assurer le confort de tous !
A noter : un coup d’œil exclusif dans les coulisses avec le jury du prix « Dialogue en perspective » et les 10 ans de la section Perspektive Deutsches Kino !