
- Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, F. de La Mure
La relance du « couple franco-allemand » faisait l’objet depuis des mois de navettes qui s’étaient accélérées depuis la célébration de la chute du mur de Berlin. Hier, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, réunis à l’Élysée pour le
12e Conseil des ministres franco-allemand, ont dévoilé
un plan qui fixe jusqu’à 2020 l’agenda commun des poids lourds de l’Union européenne.
Création d’un office des énergies renouvelables, d’un centre pour la voiture électrique avec un projet pilote entre Strasbourg et Stuttgart, lancement d’un satellite commun pour la détection des gaz à effet de serre : c’est par des projets concrets et pas « par des grands traités et des grandes déclarations » (dixit Nicolas Sarkozy) que les deux pays espèrent resserrer les liens et entraîner les Européens. Alors qu’on semble se diriger à Berlin vers une issue favorable dans le casse-tête du financement de l’Airbus militaire A400-M, les deux leaders ont dessiné une feuille de route de dix ans, jalonnée, comme autant de cailloux blancs, par des réalisations communes.
Coopération policière, accord sur le régime matrimonial, travail sur le futur lanceur Ariane 6, création de 200 jardins d’enfants bilingues, doublement des doctorats franco-allemands, poursuite de l’élaboration d’un manuel d’histoire franco-allemand pour les lycées, nouvelle impulsion dans les échanges de jeunes : le plan ressemble à un inventaire à la Prévert mais a fait l’objet de consultations approfondies, et il se double d’une relance politique.