Si, dans les pays scandinaves notamment, les syndicats ont un nombre élevé d’adhérents, la France est, parmi les grands pays industrialisés, un de ceux qui compte le moins de syndiqués.
Outre le taux de syndicalisation, il existe d’autres caractéristiques françaises :
En France, les cotisations syndicales des adhérents sont peu élevées. Il n’existe donc pas de "caisse de grève" permettant de compenser les pertes de salaires des adhérents lors des grèves. Ainsi la participation à un conflit social équivaut toujours en France à la perte totale du salaire.
Il n’y a pas en France de véritable processus de négociation salariale autonome, les grèves sont des instruments fréquemment utilisés dans le cours de la négociation. Elles ne sont cependant pas déclenchées obligatoirement par les syndicats.
Le droit de grève étant en France un droit humain de la personne, il suffit de trois participants pour engager une action revendicative légitime.
Il existe cinq grandes confédérations qui sont considérées comme "représentatives" par le gouvernement et qui peuvent conclure des négociations collectives ayant force obligatoire. Elles sont ouvertes aux salariés de tous les secteurs. Mais ces cinq confédérations se différencient parfois nettement par leurs orientations politiques.
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