Vu sur le Net

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13 avril
2012

Le modèle allemand est perfectible, mais il est encore trop méconnu ! (Le Monde)


" Il a beaucoup été question, ces derniers temps, du "modèle allemand". Je tiens à être clair : l’Allemagne ne se considère pas comme le pays idéal que tous les autres devraient prendre en exemple. Elle aussi ses problèmes : un niveau d’endettement élevé et un faible taux de natalité, notamment. Le système économique et social allemand fait l’objet d’analyses souvent très justes mais j’entends également de nombreuses demi-vérités. C’est pourquoi j’aimerais rétablir quelques faits.

Concernant le chômage. Début 2004, l’Allemagne était la "championne du monde des délocalisations d’emplois" et comptait 5 millions de chômeurs, contre 3 millions aujourd’hui. Qu’est-ce qui explique cette évolution ? Face aux effrayants chiffres du chômage de l’époque, le gouvernement fédéral, en coopération avec les syndicats, a adopté une politique visant à relancer l’emploi. Si préserver un emploi suppose d’assouplir les modèles de temps de travail et de recourir au temps partiel ou au chômage partiel, cela vaut généralement mieux pour les salariés comme pour les entreprises que des licenciements.

Pendant la crise économique de 2008, le chômage partiel a par exemple été simplifié en accord avec les syndicats afin de permettre aux salariés de garder leur emploi et aux entreprises de conserver le savoir-faire de leurs salariés. Aujourd’hui, la situation est différente : de nombreux postes sont vacants et l’Allemagne cherche de la main-d’œuvre qualifiée. Le fait qu’il reste malgré tout 3 millions de chômeurs montre que la qualification des chômeurs constitue un enjeu majeur. (...)"

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1er octobre
2014

"Il n’est plus question de crises de l’autre" - Tribune de Frank-Walter Steinmeier dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, 1er octobre 2014


Cette année, pour le jour de l’Unité allemande, je me rends à Paris. Ce n’est pas par hasard, mais c’est un symbole de notre ferme volonté de façonner l’avenir en commun avec la France. En bref, mon homologue français, Laurent Fabius, va venir chez nous à Berlin pour assister à une réunion du Conseil des ministres en tant qu’invité d’honneur. Cela reflète la profonde confiance qui s’est tissée entre nos deux pays en un demi-siècle. Et qui, pourtant, aujourd’hui ne va pas de soi.

La France et l’Allemagne sont deux nations toutes deux sûres d’elles, elles sont unies par une amitié qui connaît aussi des tensions. La complexité de notre partenariat est clouée au pilori par un dicton bien connu selon lequel « Les Allemands aiment les Français mais ne reçoivent en retour que du respect. Alors que les Français exigent le respect et ne reçoivent de notre part que de l’amour ». Où en est-on de l’amour et du respect ces derniers temps ?

Si l’on suit le débat franco-allemand dans nos opinions publiques, il faut parfois se demander si le couple se regarde vraiment encore dans les yeux. Des polémiques où des expressions telles que « incapacité à la réforme » et « laisser-aller budgétaire » sont opposées à « excès de rigueur » et « obsession des économies », empoisonnent l’atmosphère. Le fait d’avoir les yeux rivés sur le porte-monnaie nous empêche de voir bien des éléments sur lesquels notre amitié est pourtant réellement fondée.

Cela ne fait aucun doute : du fait de notre marché unique commun et de l’euro, nos destins économiques sont étroitement liés. Si la France n’est pas très en forme, l’équipe européenne perd un avant déterminant. Et si l’Europe sort de la première division, cela nous atteint tout aussi durement, nous Allemands.

C’est avec grand courage que le gouvernement français a pris le chemin des réformes et je n’ai aucun doute que la France respectera les règles de stabilité que nous avons fixées ensemble. J’ai confiance dans la détermination de la France, en dépit de vents contraires, à tenir ce cap. Certes, toutes ces questions sont importantes. Mais nous ne devons pas réduire les relations franco-allemandes au seul pacte de stabilité et de croissance.

Le voisinage de l’Europe est le théâtre de bouleversements dramatiques menaçant la paix internationale et notre sécurité. Je n’ai pas le souvenir que nous ayons jamais été confrontés à une telle multitude de crises graves et concomitantes.

Quiconque regarde un peu plus loin voit que nous avons plus que jamais besoin d’une l’Europe qui se serre les coudes. Dans chaque crise actuelle, que ce soit en Ukraine, au Proche et au Moyen-Orient ou en Afrique, l’Allemagne et la France avancent ensemble. Notre solidarité adresse un signal politique. Et le fait que l’Allemagne ou la France agissent seules ou bien que nous sachions tous deux que nous avons à nos côtés les connaissances et les capacités politiques, diplomatiques et également militaires du partenaire fait une grande différence.

Dans cette situation, la concertation avec Paris revêt une priorité absolue. J’ai eu mon premier entretien personnel avec Laurent Fabius dès le jour de mon entrée en fonctions. Celui-ci a été suivi de beaucoup d’autres moments décisifs : c’est ainsi que nous nous sommes rendus à Kiev avec notre homologue polonais lorsque la place Maïdan était en feu et que nul ne savait ce qui se passerait dans les prochaines heures. Nous étions ensemble en Moldavie, en Géorgie et en Tunisie afin de démentir l’image selon laquelle l’Allemagne se préoccuperait principalement de l’Europe de l’Est et la France de son voisinage méridional. Si Paris et Berlin agissent ensemble dans le monde, l’empreinte que nous laisserons sera d’autant plus profonde. Et si nous rassemblons nos moyens, comme nous le projetons pour la mise en place d’un pont aérien commun vers l’Afrique occidentale afin de lutter contre l’épidémie d’Ebola, nous pourrons en faire bien plus et aider tout à fait concrètement un plus grand nombre de personnes.

Autre élément de ce contexte général : Dans un monde qui semble en train de dérailler, nous devons préserver ensemble le socle de valeurs de l’Europe. Dans toute l’Europe, des populistes élèvent la voix, en appelant aux égoïsmes nationaux, au repli sur soi et à l’intolérance. Ce ne sont cependant pas les valeurs démocratiques et solidaires des révolutions libératrices de 1789 et 1989. Ensemble, nous sommes résolus à résister aux démagogues. Sur le plan intérieur comme à l’extérieur, si la France et l’Allemagne n’unissent pas vigoureusement leurs forces, ce sera dommageable pour les deux pays et pour bien d’autres. Il n’existe plus de « crises de l’autre ».

Ce sont autant de bonnes raisons de se respecter mutuellement. Les ministres ne sont pas compétents pour l’amour. Mais il existe pourtant dans nos deux pays des millions de gens qui depuis des décennies ont fait de l’amitié franco-allemande leur affaire de cœur. C’est grâce à eux que notre partenariat n’est pas seulement une simple affaire administrative mais est profondément enraciné dans les villes et villages de Kiel à Biarritz. Sans cette ferveur, y aurait-il eu il y a 24 ans cette preuve de confiance de nos voisins français, qui était une condition de la réunification allemande ? Le projet franco-allemand et l’œuvre de paix européenne dans lesquels l’Allemagne réunifiée a trouvé sa place se nourrissent de cette confiance. Elle nous aidera maintenant à frayer une voie positive à l’avenir.
9 août
2013

Le traité de l’Elysée célébré par Zweierpasch/Double Deux (La Gazette de Berlin)

"Un duo de hip hop franco-allemand sort un nouvel album le 9 août 2013. Intitulé « Toutes les bonnes choses arrivent par deux/ Alle guten Dinge sind zwei », le groupe Zweierpasch/Double Deux célèbre par cet album les 50 ans du Traité de l’Elysée. Parallèlement à leur activité artistique, les jumeaux Till et Felix Neumann, originaires de Fribourg-en-Brisgau (Bade-Wurtemberg) sont également initiateurs de projets pédagogiques visant à favoriser la coopération franco-allemande.

Une innovation dans le domaine du rap

L’album « Toutes les bonnes choses arrivent par deux/ Alle guten Dinge sind zwei » mélange différents styles. Du reggae au jazz en passant par le ska ou le hip hop, les rappeurs combinent également dans leurs textes le français et l’allemand ce qui fait toute la particularité de leur travail. Depuis 2005, les jumeaux Till et Félix ont publié 4 albums et plusieurs singles et vidéos. En live, les textes sont mis en musique par le groupe fribourgeois Khàndroma.

La tolérance et le dialogue : base de tout travail musical



Le morceau intitulé « Grenzgänger/ Transfrontalier » réactualise les discours prononcés par Konrad Adenauer, le chancelier de la RFA de 1949 à 1963 et de Charles de Gaulle, Président de la République française de 1959 à 1969 lors de la signature du Traité, en 1963. Les paroles : « Il n’y a pas un homme dans le monde, qui ne mesure l’importance capitale de cet acte » servent d’introduction à ce véritable hymne à l’amitié franco-allemande. Qu’il s’agisse d’un appel à la tolérance et à l’équité, d’un éloge du fromage ou de vanter les mérites de l’écriture et du dialogue, « Zweierpasch/ Double deux » explore les thèmes de la coopération interculturelle. (...)"

Lire l’intégralité de l’article sur le site de La Gazette de Berlin
8 août
2013

Allemagne, France, l’idée d’un "Veggie day" dans les cantines fait débat (Midi libre, 8/08/13)


" En Allemagne, les Verts ont proposé un "Veggie day" hebdomadaire dans les cantines. Une mesure déjà instaurée en France, dans le 2e arrondissement de Paris.

Bientôt un "Veggie day" en Allemagne ? A moins de sept semaines des législatives allemandes, les Verts ont réveillé une campagne électorale assoupie en proposant, en pleine saison du barbecue, une journée végétarienne hebdomadaire dans les cantines (d’entreprises, écoles...).

Au pays de la saucisse et de la charcuterie - où une personne mange en moyenne près de 60 kilos de viande par an -, la proposition n’a pas fait l’unanimité. "Qu’est ce qui va venir après : la journée de la toile de jute, de la bicyclette, du tee-shirt vert ?", s’était insurgé dans le quotidien populaire Bild lundi Rainer Brüderle, candidat à la chancellerie des Libéraux (FDP), les partenaires du parti d’Angela Merkel dans la coalition gouvernementale.

(...)

En France, l’idée avait été évoquée dès 2010 par des parlementaires de tous bords et des ONG, selon l’Express.fr. "Nous avons des efforts à faire pour diminuer la production de gaz à effet de serre. Les responsables ne sont pas seulement les industries et les voitures, mais aussi l’élevage", expliquait alors Yves Cochet, député vert de Paris, le 19 mai 2010, autour d’un buffet pour promouvoir l’instauration d’une journée végétarienne hebdomadaire dans la restauration collective. "Celui-ci représente à lui seul 18% des émissions de gaz à effet de serré", précisait-il. (...)"

Lire l’intégralité de l’article sur le site du Midi Libre
1er août
2013

Une semaine entre culture, histoire et sport pour les amis allemands d’Houplines (La Voix du Nord, 31/07/13)

"
Le comité de jumelage d’Houplines présidé par Anne-Marie Lefebvre, a reçu la semaine dernière un groupe d’adultes et d’adolescents allemands de Kirchhundem. Menés par Manfred Jung, vice-président des Amis d’Houplines, les visiteurs ont été logés pendant la semaine au camping de la ville. Les jeunes Allemands ont réalisé de nombreuses visites culturelles dans la région et en Belgique.

Le dimanche 21, ils ont visité Ypres (Halle aux draps, musée de la Guerre, remparts) avant de terminer la journée autour d’un barbecue avec des Houplinois. Christoph Troesher confiait sa joie d’être de retour en France : « L’amitié, la convivialité, c’est ce que l’on apprécie le plus en venant à Houplines et dans la région ! Il y a également des endroits magnifiques comme le cap Gris-Nez. » La plage, justement, les jeunes ont pu en profiter avec une escapade à Bray-Dunes.

Le mercredi a été consacré aux grands conflits mondiaux avec la visite de Vimy, d’un cimetière militaire allemand à Neuville-Saint-Vaast et de Notre-Dame-de-Lorette à Ablain-Saint-Nazaire. Le groupe a effectué un nouveau détour en Belgique le jeudi avec la visite du parc de loisirs Walibi, en partenariat avec le centre ado houplinois. (...)"

Lire l’intégralité de l’article sur le site de La Voix du Nord
3 juillet
2013

Dijon : deux journées pour fêter l’amitié franco-allemande (Le Bien Public, 2/07/13)

"Le week-end dernier, se sont déroulées, à Dijon, les 17es Journées de Rhénanie-Palatinat, organisées par la Maison du même nom.


Le logo de la Maison de Rhénanie Palatinat à Dijon.


Samedi, l’Allemagne était à l’honneur à Dijon. L’événement “Was ist das Rue Buffon ?” a été l’occasion de rappeler les attaches du couple franco-allemand et l’amitié entre Bourguignons et Rhénans-Palatins.


Les festivités ont débuté au marché des Halles par une matinée découverte. Un Comptoir allemand a été installé à la grande joie des amateurs de nouveauté et de vin. À la carte, différents blancs des domaines Hammel-Hundinger et Bühler ont pu être dégustés et achetés. « Notre stand est très fréquenté, nous avons même des clients réguliers qui reviennent chaque année ! », sourit Gerald Hundinger, vigneron allemand. Après un accueil chaleureux et des vins de qualité, il a été tentant de s’arrêter plus ­longuement au comptoir. Mais la journée était loin d’être terminée ! (...)"

Lire l’intégralité de l’article sur le site du Bien Public
20 décembre
2012

Le couple franco-allemand vu par lui-même (La Croix, 18/12/12)


De sensibilités différentes, les gouvernements français et allemand s’efforcent de préserver l’image d’un duo uni.
Michael Link, ministre allemand des affaires européennes et Bernard Cazeneuve, son homologue français, ont reçu La Croix à Paris, pour faire le point sur cette amitié spéciale qui sera fêtée dans un mois pour les 50 ans du traité de l’Élysée.

" Le couple franco-allemand se porte bien, merci ! Un mois avant les célébrations du 50e anniversaire du traité de l’Élysée, le 22 janvier, qui traça le chemin d’une amitié inédite entre les anciens ennemis,
Paris et Berlin s’efforcent de délivrer un message optimiste et rassurant.
Il s’agit de dissiper l’idée que le mécanisme de leur relation, habituellement à l’origine de compromis qui entraînent le reste de l’Union européenne, puisse être grippé, compte tenu des différences entre une Angela Merkel chrétienne démocrate et un François Hollande
socialiste.

De part et d’autre du Rhin, les responsables refusent tout alarmisme.
« Parfois,les points de départ sont différents, c’est absolument normal pour des gouvernements de sensibilité politique différente »,explique à La Croix Michael Link, ministre allemand délégué aux affaires européennes. Son homologue français, Bernard Cazeneuve, en convient aussi :« Nous ne sommes pas toujours d’accord. » Mais dans l’expression de ces désaccords, le ministre français veut voir une vertu. « Nous avons décidé de nous dire les choses et nous adossons nos compromis à cette franchise, poursuit-il. C’est la raison pour laquelle ils sont plus solides encore qu’ils ne l’étaient auparavant. » (...)"
29 novembre
2012

Des diplômés franco-allemands récompensés


"Neuf jeunes chercheurs, Français et Allemands, reçoivent chacun, jeudi 29 novembre à Berlin, un prix récompensant leur parcours universitaire de part et d’autre du Rhin et la qualité de leur recherche.

Les prix sont attribués par l’Université franco-allemande.

L’un a fait des expéditions en Antarctique, un autre a étudié le lobbying automobile allemand, une autre, la façon dont la philosophie de Descartes fut reçue outre-Rhin et comment son rejet participa à l’avènement du totalitarisme. Ils ont, pour la plupart, une vingtaine d’années.

Surtout, ils ont suivi un parcours universitaire entièrement franco-allemand. C’est l’exemplarité de ce cursus que récompense, ce 29 novembre à l’ambassade de France à Berlin, les prix d’excellence remis à cinq diplômés et les prix de la meilleure thèse, à quatre chercheurs, à parité hommes-femmes.(...)"

En savoir plus ?Le prix de thèse de l’Université franco-allemande.
27 novembre
2012

France-Allemagne, une histoire culturelle (L’Express)


Les relations franco-allemandes ont été nourries par des intellectuels, des artistes et ont permis aux deux nations de forger une identité européenne forte. Retour sur une histoire des idées où l’on croise Voltaire, Kant, Madame de Staël, Goethe, Benjamin, Sartre...

" Si la relation privilégiée nouée depuis quelques décennies entre la France et l’Allemagne contraste heureusement avec l’hostilité qui a prévalu dans la période précédente, elle s’inscrit toutefois dans une longue et riche histoire commune, faite d’échanges et d’influences réciproques, au cours de laquelle les deux cultures se sont nourries et inspirées l’une de l’autre comme peu d’autres en Europe.

La circulation des idées et des élites intellectuelles de part et d’autre du Rhin est ancienne. Ainsi, dès le Moyen Age, Maître Eckhart, principal représentant du mysticisme rhénan et l’un des tout premiers philosophes à s’exprimer en allemand, enseigne à Paris. (...)

La révocation de l’édit de Nantes en 1685, qui chasse des milliers de huguenots de la France vers la Prusse, marque une étape décisive dans l’histoire des échanges intellectuels entre les deux pays. Certains des protestants qui prennent le chemin de l’exil vont en effet jouer un rôle de premier plan parmi l’Aufklärung, les Lumières allemandes. C’est le cas de Jean-Henri Samuel Formey, collaborateur de l’Encyclopédie et secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences de Berlin, une institution qui comptera en son sein, tout au long du siècle, de nombreux Français, comme Maupertuis, qui la préside à partir de 1745, La Mettrie ou encore d’Alembert. Venus à Berlin à l’invitation du roi de Prusse, Frédéric II - qui est un admirateur des Lumières françaises et tient l’allemand pour une langue barbare -, ils y sont rejoints, en 1750, par Voltaire. Celui-ci est pendant trois ans l’hôte du roi au château de Sans-Souci, à Potsdam. Il aide Frédéric, qui se pique de poésie et de philosophie, à rédiger ses textes ... en français, bien sûr.

(...) Le dialogue franco-allemand ne va pas là non plus sans malentendus ni contradictions. Il demeure malgré tout un élément fondateur de l’identité culturelle européenne. "
23 novembre
2012

Berlin, capitale des écrivains français (Le Nouvel Obs)


" Saint-Germain-des-Prés a du mouron à se faire : Marie NDiaye, Jean-Yves Cendrey, Cécile Wajsbrot, Yann Apperry, Mathias Enard et bien d’autres ont choisi de s’installer dans la capitale allemande. C’est désormais Saint-Berlin-des-Prés. Odile Benyahia-Kouider les a rencontrés. (...)"
12 novembre
2012

Pas de différend entre la France et l’Allemagne selon Pierre Moscovici (Les Echos)


"Il n’y a pas de différend entre la France et l’Allemagne sur la politique économique et les gouvernements des deux pays s’en expliqueront si nécessaire, a déclaré lundi le ministre français des Finances, Pierre Moscovici.

Le débat monte sur un décrochage entre les deux premières économies de la zone euro, des sources indiquant à Reuters que le ministère allemand des Finances avait suggéré à un groupe d’économistes de travailler sur la France.

"Je me suis enquis de la réalité de ce rapport. Non, c’est une rumeur, cela a été démenti de la manière la plus formelle"
, a dit Pierre Moscovici, en marge d’une conférence à Paris.

"Dans les échanges que je peux avoir avec (le ministre des Finances allemand, Wolfgang) Schäuble, ils sont hebdomadaires, il n’a jamais été question de la politique que suivait l’autre", a-t-il ajouté devant des journalistes.

Pierre Moscovici rencontrera son homologue allemand en marge de la réunion de l’Eurogroupe ce lundi à Bruxelles, comme il le fait à chaque fois, a-t-il précisé.

"Cela me paraît être un peu une tempête dans un verre d’eau, nous allons nous en expliquer si cela était besoin. Mais en réalité, non, les choses vont bien entre la France et l’Allemagne, vont bien entre le président et la chancelière, vont bien entre les ministres" , a-t-il poursuivi. (...)"