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13 avril
2012

Le modèle allemand est perfectible, mais il est encore trop méconnu ! (Le Monde)


" Il a beaucoup été question, ces derniers temps, du "modèle allemand". Je tiens à être clair : l’Allemagne ne se considère pas comme le pays idéal que tous les autres devraient prendre en exemple. Elle aussi ses problèmes : un niveau d’endettement élevé et un faible taux de natalité, notamment. Le système économique et social allemand fait l’objet d’analyses souvent très justes mais j’entends également de nombreuses demi-vérités. C’est pourquoi j’aimerais rétablir quelques faits.

Concernant le chômage. Début 2004, l’Allemagne était la "championne du monde des délocalisations d’emplois" et comptait 5 millions de chômeurs, contre 3 millions aujourd’hui. Qu’est-ce qui explique cette évolution ? Face aux effrayants chiffres du chômage de l’époque, le gouvernement fédéral, en coopération avec les syndicats, a adopté une politique visant à relancer l’emploi. Si préserver un emploi suppose d’assouplir les modèles de temps de travail et de recourir au temps partiel ou au chômage partiel, cela vaut généralement mieux pour les salariés comme pour les entreprises que des licenciements.

Pendant la crise économique de 2008, le chômage partiel a par exemple été simplifié en accord avec les syndicats afin de permettre aux salariés de garder leur emploi et aux entreprises de conserver le savoir-faire de leurs salariés. Aujourd’hui, la situation est différente : de nombreux postes sont vacants et l’Allemagne cherche de la main-d’œuvre qualifiée. Le fait qu’il reste malgré tout 3 millions de chômeurs montre que la qualification des chômeurs constitue un enjeu majeur. (...)"

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16 mars
2010

Avions ravitailleurs : Paris et Berlin réitèrent leur "préoccupation"

16.03.2010

L’appel d’offres sur les avions ravitailleurs de l’armée de l’air américaine, auquel le groupe européen EADS a renoncé, n’en finit pas de tendre les relations entre les pays européens et les Etats-Unis. Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, qui avaient déjà fait part de leur vif mécontentement, ont redit, mardi 16 mars, leur "préoccupation" par rapport aux "conditions" qui ont amené EADS à se retirer de l’appel d’offres. Le groupe européen et son partenaire Northrop Grumman estimaient que leur concurrent Boeing était avantagé.

"Nos deux pays rappellent que le choix de l’US Air force s’était porté en 2008 sur l’avion proposé par Northrop Grumman et EADS, après une première annulation par le Congrès américain de l’attribution du marché à Boeing", ont rappelé les deux dirigeants dans un communiqué commun, estimant que "les tentations protectionnistes, y compris dans le domaine de la défense", devaient être rejetées.

(...)

Le 18 juin 2008, peu après que le consortium EADS-Northrop Grumman a remporté cet appel d’offre, l’un des organismes de contrôle des comptes publics américains, le Government Accountability Office (GAO), avait remis en cause les conditions d’attribution de ce contrat estimé à 35 milliards de dollars. Selon le GAO, l’armée de l’air américaine avait "commis un nombre d’erreurs significatif qui ont pu affecter le résultat d’une compétition serrée".

Les auditeurs du GAO préconisaient alors le lancement d’un nouvel appel d’offres. Ce qui fût fait à l’automne 2009. Les dirigeants du consortium franco-allemand déploraient déjà les conditions dans lesquelles ils devaient concourir. "Bien sûr, c’est pratique pour Boeing (...) d’avoir la répartition de nos coûts et notre prix. Et nous pourrions trouver pratique pour nous d’avoir la même chose, en guise de réciprocité", disait le président Louis Gallois en septembre.

Finalement, le 9 mars 2010, EADS et Northrop Grumman jetaient l’éponge. Les dirigeants du consortium raillaient les conditions de ce nouvel appel d’offres qui entretenaient la "fiction" d’un combat à armes égales avec Boeing. La nouvelle mouture de l’appel d’offre faisait du coût le critère prioritaire d’acquisition, favorisant les appareils de Boeing.
En savoir plus : www.lemonde.fr
11 mars
2010

François Fillon à Berlin : la coopération franco-allemande au service de l’économie européenne

11.03.2010

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François Fillon et Angela Merkel (Berlin, 10.03.2010) - Photo : © REGIERUNGonline/Mettelsiefen


À l’occasion d’un déplacement du Premier ministre français, François Fillon, à Berlin, l’Allemagne et la France ont réaffirmé leur volonté d’approfondir leur coopération pour faire avancer l’Europe, en particulier sur les sujets économiques.

Un mois après l’adoption d’un "Agenda franco-allemand 2020" fort de 80 mesures, le Premier ministre français et la chancelière Angela Merkel en ont d’ailleurs annoncé une première traduction concrète : les ministres des Finances, Christine Lagarde et Wolfgang Schäuble, inaugureront le nouveau dispositif permettant à un ministre allemand ou français d’assister au Conseil des ministres de l’autre gouvernement sur invitation.

Les questions économiques et financières ont également dominé l’entretien entre Mme Merkel et M. Fillon. Lors d’une conférence de presse commune, la chancelière et le Premier ministre ont souligné la volonté franco-allemande de faire avancer le projet de gouvernement économique européen pour améliorer la coordination des politiques économiques et financières en Europe. Ils ont estimé de concert que l’idée de créer un Fonds monétaire européen (FME) était une bonne idée. La crise grecque a révélé "que la gamme d’instruments de sanctions, par exemple dans le traité de Maastricht et le Pacte de stabilité et de croissance, était insuffisante", a justifié Angela Merkel.
En savoir plus : www.cidal.diplo.de
11 mars
2010

M. Fillon : "Aucune divergence" avec Berlin sur la Grèce

11.03.2010

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François Fillon et Angela Merkel (Berlin, 10.03.2010) - Photo : © REGIERUNGonline/Mettelsiefen


Il n’y a "aucune divergence de vue" sur le dossier grec entre la France et l’Allemagne, a assuré le premier ministre français, François Fillon, mercredi 10 mars, à l’issue d’une rencontre avec la chancelière chrétienne-démocrate Angela Merkel, à Berlin. Mais les deux pays doivent encore ajuster leurs conceptions sur des instruments visant à prévenir ce type de crise, en particulier sur le projet de créer un Fonds monétaire européen (FME) et sur un gouvernement économique européen.

Alors qu’une nouvelle journée de grève générale était organisée jeudi en Grèce, M. Fillon a envisagé "le moyen terme" à travers un éventuel FME. Un peu plus tôt, dans un discours prononcé à l’université Humboldt, M. Fillon avait déclaré que "cette idée doit être expertisée rapidement pour compléter les moyens dont la zone euro et ses membres peuvent disposer pour répondre à des tensions financières susceptibles de menacer la stabilité monétaire".

De son côté, Mme Merkel a souligné qu’un FME devrait être utilisé en dernier recours. La priorité est d’abord d’instaurer des "sanctions plus efficaces" et d’élargir les compétences d’Eurostat pour mieux contrôler les finances publiques des Etats membres. "Il faut tout faire pour qu’une telle situation ne revienne plus jamais", a-t-elle proclamé.
En savoir plus : www.lemonde.fr
11 mars
2010

Le décrochage démographique France-Allemagne

11.03.2010
Selon les prévisions actuelles, l’Allemagne devrait compter moins d’habitants que la France d’ici le milieu du siècle : c’est la conclusion d’une étude, réalisée par deux chercheurs allemands et récemment publiée par le Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), de l’Institut français des relations internationales (Ifri). A noter parmi les observations de Stephan Sievert et Reiner Klingholz :


  • dans les deux pays, la croissance démographique a une origine différente : l’immigration pour les Allemands ; l’excédent des naissances en France, un phénomène inhabituel pour un pays d’Europe occidentale ;
  • les femmes françaises ont presque 50 % d’enfants en plus que leurs voisines Outre-Rhin. Pour soutenir la croissance et la fertilité, les gouvernements allemands cherchent depuis peu à copier des éléments de la politique familiale française.
  • l’Allemagne devrait perdre entre 8 et 14 millions d’habitants d’ici le milieu du siècle. Le pays aurait alors moins d’habitants que la France (68, 7 millions en Allemagne contre 69, 9 en France), un pronostic surprenant alors que la différence actuelle entre les deux pays est de quelque 20 millions d’habitants (82, 2 millions en Allemagne contre 62, 1 en France, au 1/1/2008). L’Allemagne perdrait ainsi son statut de pays le plus peuplé de l’Union européenne, au profit de la Grande-Bretagne où la population devrait croître de 60 millions d’habitants actuellement à plus de 77 millions en 2050.
En savoir plus : www.la-croix.com
11 mars
2010

Spéculation : Paris et Berlin veulent encadrer les produits dérivés

11.03.2010

Dans le sillage de la crise grecque, Paris et Berlin ont affiché jeudi leur volonté commune d’encadrer étroitement les produits financiers dérivés accusés de doper la spéculation, une initiative saluée par les économistes malgré des réserves sur son efficacité.

Dans un courrier conjoint, le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre grec Georges Papandréou et son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui dirige l’Eurogroupe, demandent à Bruxelles "une enquête" sur "l’impact de la spéculation sur CDS sur les obligations des Etats européens".

Les "Credit default swaps" (CDS), une catégorie de produits financiers dérivés, sont des titres qui permettent aux détenteurs de dette d’Etat ou d’entreprises (obligations) de se prémunir contre un éventuel défaut de paiement de l’émetteur.

Dirigeants et économistes ont dénoncé ces dernières semaines les "attaques spéculatives" menées contre la Grèce et l’euro par le biais de ces CDS, achetés par des acteurs qui, en réalité, ne détiennent pas d’obligations de l’Etat grec qui croûle sous la dette.

L’enquête réclamée à Bruxelles doit déterminer "s’il y a eu des opérations spéculatives illégales sur la dette grecque", explique-t-on au ministère français des Finances, mais aussi "comment a réellement fonctionné le marché des CDS dans cette affaire".

Car les régulateurs britannique et allemand ont nuancé le rôle des produits dérivés dans la crise financière traversée par la Grèce.
En savoir plus : www.romandie.com
10 mars
2010

Fillon expose à Berlin la gouvernance europénne à la française

10.03.2010

Avant de rencontrer la chancelière Merkel, mercredi après-midi à Berlin, François Fillon a présenté lors d’un discours à l’université Humboldt les grandes lignes de la nouvelle gouvernance qu’il appelle de ses vœux pour l’Union européenne et la zone euro en particulier.

Le Premier ministre est parti du constat que les mécanismes de surveillance actuels des pays de la zone euro ont démontré leur insuffisance : "Nous avons concentré notre examen sur les situations budgétaires des pays et leur endettement public, sans nous intéresser suffisamment aux problèmes de compétitivité, de balance des paiements courants et de soutenabilité de l’endettement privé." A l’avenir, le Premier ministre reconnaît toujours au Pacte de stabilité et de croissance une place centrale. Mais il veut aller plus loin et mettre au point un "outil prédictif" pour analyser les menaces qui pèsent sur les finances publiques : vieillissement démographique, épargne, endettement privé.

(...)

Parce que le renforcement de la surveillance mutuelle ne suffira pas, le Premier ministre s’est dit ouvert à l’idée d’un "fonds monétaire européen" formulée dimanche dernier par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, et combattue par la Banque centrale européenne (BCE), inquiète des risques de dérives. S’alignant sur les propositions du gouvernement allemand, il précise toutefois que cette forme de soutien "devra s’accompagner de conditionnalités", afin que les Etats aidés ne se sentent pas dédouanés des efforts nécessaires au rétablissement de leurs finances.

Le Premier ministre a ensuite plaidé, de manière plus large, pour un "gouvernement économique européen", vieille revendication française jusqu’ici interprétée outre-Rhin comme une volonté d’étendre à l’Union une tradition colbertiste totalement étrangère aux principes de l’économie sociale de marché. Pour François Fillon, ce gouvernement économique s’incarnerait dans le Conseil européen réunissant les 27 chefs d’Etat et de gouvernement, et viserait notamment à "mieux coordonner nos politiques économiques et budgétaires". Le gouvernement allemand semble désormais beaucoup plus ouvert au concept, même s’il reste à définir de manière détaillée.

(...)
En savoir plus : www.lesechos.fr
5 mars
2010

Fillon mercredi à Berlin, rencontre Merkel

05.03.2010
Le Premier ministre François Fillon se rendra à Berlin mercredi pour y prononcer un discours sur la croissance économique et s’entretenir avec la chancelière allemande Angela Merkel, indique vendredi Matignon.

Le Premier ministre, qui sera accompagné du secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes, et secrétaire général pour la coopération franco-allemande, Pierre Lellouche, fera à l’Université Humboldt de la capitale allemande une intervention sur le thème "l’Union européenne au service de la croissance".
En savoir plus : www.boursorama.com
1er mars
2010

Un régime matrimonial franco-allemand

01.03.2010

Encore une fois, l’Allemagne et la France donnent l’exemple de l’approfondissement de l’intégration européenne.

Le 4 février dernier, Michèle Alliot-Marie, la ministre française de la justice, son homologue allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, et le vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle, ont signé une convention créant un régime matrimonial commun, la participation aux acquêts.

Ce traité bilatéral n’est pas fermé puisqu’il est ouvert à la signature des autres États membres : il s’agit donc d’une véritable « coopération renforcée » dans le domaine du droit familial, une première. La démarche rappelle celle inaugurée avec succès par traité de Sarrebruck de 1984 sur la suppression des contrôles aux frontières internes qui a ouvert la voie aux accords de Schengen l’année suivante.
26 février
2010

La chimie verte dope la recherche franco-allemande

26.02.2010
Énergie durable, bio-santé, biotechnologie... 150 chercheurs bretons et saxons sont réunis jusqu’à ce soirà l’Ecole nationale supérieure de chimie pour renforcer leur coopération scientifique.

Depuis 2008, des délégations de chercheurs se sont déjà rencontrées, en Bretagne et en Saxe, deux régions jumelées depuis près de quinze ans. Mais aujourd’hui les liens scientifiques noués prennent une tournure sérieuse. Cette fois, trente-deux chimistes et physiciens, professeurs et chercheurs de trois universités saxonnes, sont à Rennes. « Nous ne sommes plus au stade de la visite, mais du congrès scientifique, pour faire vivre une coopération », insiste Maurice Baslé, vice-président « Europe et international » de l’université européenne de Bretagne.

Le thème retenu cette année est celui de la chimie verte : comment introduire de nouveaux matériaux biologiques en bio-santé, des biotechnologies, ou les nanotechnologies... Les chercheurs échangent, présentent leurs travaux autour du développement durable et des enjeux du 21e siècle. Et ce symposium est le premier d’une longue série. Le second pourrait avoir lieu, dès mars 2011, en Saxe, autour des sciences humaines et sociales.

L’idée est que les chercheurs s’invitent mutuellement, pas seulement pour un mois ou deux, mais pour des périodes plus longues, d’une ou deux années, « afin de marier leurs compétences, publier ensemble, répondre à des appels d’offres. Car, dans la recherche, on est trop souvent seul quand les appels d’offres arrivent ».
En savoir plus : www.ouest-france.fr
22 février
2010

Accord entre la France et l’Allemagne - Création d’un régime matrimonial commun

22.02.2010
Les couples franco-allemands, les couples français résidant en Allemagne ou allemands résidant en France, ne pouvaient choisir, jusqu’à aujourd’hui, qu’un régime matrimonial français ou allemand. Les différences entre ces régimes pouvaient entraîner des difficultés.

Michèle Alliot-Marie a signé, jeudi 4 février 2010, avec son homologue allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, et Guido Westerwelle, vice-chancelier allemand, ministre fédéral des Affaires étrangères, un accord très novateur instituant un régime matrimonial optionnel de la participation aux acquêts et créant un droit commun à la France et à l’Allemagne.

Paticipation aux acquêts : Pendant le mariage, les époux se trouvent sous le régime de la séparation de biens mais à sa dissolution, chacun des époux a droit à la moitié des biens acquis pendant le mariage.

Régime matrimonial nouveau avec des règles simples et modernisées, identiques en France et en Allemagne.
* un régime optionnel de participation aux acquêts,
* choisi par contrat de mariage.

Comment fonctionne le régime ?

Le régime commun fonctionne comme si les époux étaient mariés sous le régime de la séparation de biens ce qui entraîne deux conséquences :

→ les époux conservent l’administration, la jouissance et la libre disposition de leurs biens personnels ;
→ chacun d’eux reste seul tenu des dettes nées de son chef, avant ou pendant le mariage.

La séparation du patrimoine des époux n’est cependant pas entière : ils ne peuvent déroger à l’application de certaines règles impératives relatives au logement de la famille et à la solidarité pour les dettes engagées dans l’intérêt du ménage.