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20 mai
2011

La Chancelière Angela Merkel à la rencontre des élèves de la Sophie-Scholl-Schule de Berlin et de leur partenaires du lycée français Gustave Flaubert

"Les jeunes veulent tout simplement... vivre l’Europe" , a résumé Angela Merkel devant les quelques 120 lycéennes et lycéens participant au projet scolaire « EU-Projekttag » ,créé par la Chancelière en 2007, alors que l’Allemagne présidait le Conseil européen.

Cette visite était importante aux yeux de la Chancelière, parce que la discussion avec les jeunes lui avait permis de recueillir leurs opinions et réactions, et d’avoir une idée plus précise et concrète et de leurs attentes et priorités vis-à-vis de l’Union européenne.


(c) www.bundeskanzlerin.de


Les lycéens, de leur côté, se sont montrés bien préparés, faisant preuve d’un intérêt très vif. C’est avec de nombreuses questions, en partie critiques, qu’ils attendaient la Chancelière. La crise fera t-elle augmenter l’inflation ? L’Euro est-il encore une monnaie pertinente ? Quelles sont les chances offertes et les risques provoqués par la mondialisation ? Comment répondre au défi de l’intégration ?

Ce dernier sujet a été précisément le thème du projet porté par les élèves de la Sophie-Scholl-Schule et du lycée Flaubert de Rouen, à l’occasion de la journée des projets européens. Sélectionné et subventionné par l’OFAJ, « Voix et voies de l’intégration / Wege und Stimmen der Integration » a donné lieu à un intense travail bilingue, qui a abouti à une présentation par un élève français et une élève allemande devant la Chancelière.

La Sophie-Scholl-Schule fait partie du réseau unique en Allemagne des écoles européennes publiques ( Europa-Schulen), dont le but est de permettre la scolarisation intégrée de groupes d’élèves parlant deux langues différentes dans un cursus bilingue tout au long de l’apprentissage. Ainsi, à la Sophie-Scholl-Schule de Berlin, on enseigne à la fois en allemand et en français.

Source : Regierung Online, traduction libre.

La vidéo de tv.berlin sur ce sujet

Tous les articles :

20 septembre
2012

France-Allemagne, visions d’avenir


" La France et l’Allemagne sont au cœur de la construction européenne. Ces deux pays, qui ont opté pour un mariage de raison après la Seconde Guerre mondiale, n’ont cessé depuis lors de se rapprocher et de mieux appréhender leurs différences.

Un nouvel anniversaire permet de s’intéresser à cette relation hors norme. Il y a cinquante ans, le général de Gaulle avait effectué un voyage historique de l’autre côté du Rhin. Il avait tendu la main à l’ancien adversaire, et dit sa confiance en la jeunesse de ce pays. Quatre mois plus tard, il signait avec le chancelier Konrad Adenauer le traité de l’Élysée, socle du couple franco-allemand.

Pour examiner vers quels horizons cette relation devrait désormais tendre, La Croix a sollicité quatre auteurs allemands, amis de la France.(...)"

Découvrez le dossier spécial "France-Allemagne, au cœur de L’Europe"
3 septembre
2012

Noces d’or pour le couple franco-allemand (Nord-Littoral)

La France et l’Allemagne célèbrent en septembre leur amitié, socle de la construction européenne, à l’occasion des 50 ans du voyage historique du général de Gaulle en RFA, sur fond de tensions liées à la crise de l’euro.


" Du 4 au 9 septembre 1962, le président français avait parcouru toute l’Allemagne prononçant une dizaine de discours, dont six en allemand appris par coeur, s’adressant au grand public pour exalter le rapprochement des deux pays.

La visite de ce soldat français, qui avait combattu deux fois l’Allemagne lors des deux dernières guerres mondiales, s’était avéré un succès « au delà de toute espérance », selon les témoins d’alors, dans un pays hanté par le sentiment de culpabilité de l’Holocauste et marqué par sa défaite et sa division après la construction du Mur de Berlin en 1961.

Arrivé à Bonn (ouest), dans la capitale allemande d’alors, le Général avait continué par Düsseldorf (ouest), Duisbourg (ouest), Hambourg (nord), Munich (sud), Stuttgart (sud-ouest) pour terminer à Ludwigsburg (sud-ouest).

A Duisbourg, il s’était adressé aux ouvriers de l’usine sidérurgique de Thyssen, les appelant « Meine Herren » -Messieurs-, puis à Hambourg, il avait parlé à l’armée et à Ludwigsburg, il avait « félicité les jeunes Allemands (...) enfants d’un grand peuple qui (...) au cours de son histoire, a commis de grandes fautes ».

C’est ce dernier discours, prononcé devant plus de 7 000 personnes, symbolisant le changement de génération et par conséquent de perspective, que la chancelière Angela Merkel et le président français François Hollande vont commémorer le 22 septembre.

Plus tard que la date initiale, pour des raisons de calendrier.

Auparavant, les ministres des Affaires étrangères, Guido Westerwelle et Laurent Fabius, doivent le 5 septembre à Bonn rendre hommage au rapprochement des deux pays.

Ces festivités précèdent la grand-messe à Berlin, le 22 janvier prochain, du cinquantenaire de la signature du traité de l’Elysée, entre le Général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer, fixant les objectifs d’une coopération bilatérale.

(...)"
29 août
2012

Cours d’allemand gratuits pour les enfants (Ouest France)


« François Pasturel, délégué aux relations européennes et internationales du rectorat, rappelle que 16 % des Européens parlent l’anglais, 10 % l’espagnol, mais 24 % l’allemand », explique d’entrée de jeu Mickaël Le Botlan, président du Comité des jumelages et amitiés des Pontivyens, pour souligner l’intérêt de parler la langue de Goethe. D’autant que, comme le souligne François Pasturel, « l’Allemagne est le premier partenaire économique de la France et est la deuxième puissance exportatrice mondiale ».

Bernard Baucher, conseiller municipal à Pontivy et ancien PDG de Linpac plastics, à Noyal-Pontivy, est sur la même longueur d’ondes. Pour avoir voyagé à travers le monde, il sait que la pratique de l’anglais est un « must ». « C’est donc d’une troisième langue dont on parle. » Il note que « 12 % des Allemands maîtrisent bien le français, tandis que seulement 8 % des Français maîtrisent bien l’allemand ».
(...)

Face à ces constats, le comité a décidé de proposer des cours gratuits la première année pour les enfants des écoles primaires de la région de Pontivy. « Nous pourrons également mettre en place des cours de découverte ou de soutien pour les élèves des collèges et lycées. »
23 août
2012

"Plaies et bosses du couple franco-allemand" (Atlantico)


" Atlantico : Ce jeudi, François Hollande et Angela Merkel se rencontrent pour discuter de la Grèce, dont on attend qu’elle réalise 11,5 milliards d’euros de coupes budgétaires, alors que son Premier ministre voudrait obtenir un sursis de deux ans et renvoyer à 2016 le retour à l’équilibre budgétaire. François Hollande sera-t-il aussi offensif qu’au début de son mandat ? Y a-t-il eu une évolution récente par rapport aux premiers sommets ?

Hans Stark : François Hollande devrait être plus ouvert aux positions allemandes qu’il ne l’était pendant la campagne électorale. Toute campagne a sa logique propre, François Hollande a dû tenir compte des différentes positions au sein de la gauche, au-delà même du Parti socialiste. Maintenant qu’il est président, il a sa propre majorité, et, comme nous l’avons vu lors de la rencontre du 10 juillet dernier, il existe de la part de Paris et de Berlin une volonté de poursuivre la relation franco-allemande. Même si cela est difficile du point de vue politique, puisque les deux gouvernements n’ont pas la même idéologie ; et si les situations économiques divergent de part et d’autre. Ces divergences sont bien connues et ne devraient pas empêcher une tentative d’œuvrer pour le compromis.

La France joue le rôle d’intermédiaire entre les pays du Sud et l’Allemagne, qui doit tenir compte de la position des autres pays du Nord de l’Union Européenne. Mais dans l’ensemble, on s’achemine bel et bien vers davantage de convergence.

Rudolf Balmer : Cette relation a peut-être débuté par un malentendu, qui était prévisible, au sujet de la promesse qu’avait fait François Hollande aux Français de renégocier le pacte de stabilité et notamment la règle d’or. Ce malentendu peut être imputé à un manque de précision des deux côtés, qui a ouvert la voie de part et d’autre.

Du côté allemand, on a volontairement exagéré en disant que François Hollande voulait remettre en cause la totalité du compromis trouvé à 25. Du côté français, on avait volontairement laissé ouverte la question de savoir s’il s’agissait d’un protocole annexe ou effectivement de l’adoption d’un nouveau pacte.

Je pense que le compromis qui a finalement été trouvé montre que les deux côtés n’étaient pas si éloignés l’un de l’autre, contrairement à ce qu’on a pu faire croire pendant la campagne électorale.

Après l’élection, nous sommes sortis de ce contexte de campagne et Angela Merkel a trouvé un partenaire qui s’est avéré tout à fait acceptable(...)

Quelles sont les grandes dates qui marquent cette évolution dans la relation Merkel / Hollande ?

Rudolf Balmer  : Je distinguerais deux dates : la première rencontre officielle, où l’on a vu un François Hollande qui était encore un peu maladroit, qui cherchait ses marques ; et la rencontre à Reims, dans la cathédrale, qui a montré que les deux chefs d’Etat appartiennent à cette grande histoire de l’amitié franco-allemande initiée par Adenauer et De Gaulle. Je pense que cet événement a démontré que ces derniers s’inscrivent dans la continuation de cette coopération franco-allemande, sans vouloir la rupture.

(...)"
29 juillet
2012

Un tandem franco-allemand ressoudé pour sauver la zone euro (L’Express)


" Le communiqué commun publié par la chancelière allemande et le président français "est au moins un tournant dans leur communication" car ils "sortent de leur silence par une déclaration claire et importante", a estimé Ulrike Guérot, experte du Conseil européen pour les relations internationales.


La France et l’Allemagne ont affirmé vendredi être "déterminées à tout faire pour protéger" la zone euro, après une conversation téléphonique entre Angela Merkel et François Hollande.

"Les marchés attendaient cette prise de position", estime Henrik Uterwedde, directeur adjoint de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg, ajoutant "ne jamais avoir douté" de l’engagement allemand comme français en ce sens.

Cette déclaration, quelques heures après que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a affirmé que la BCE était "prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro", est un signal en direction des "pays de l’Europe du sud", Espagne, Portugal, Italie, juge Mme Guérot. (...)"
23 juillet
2012

Un jardinier de l’amitié franco-allemande (Le Figaro)

TRIBUNE - Michael Link, ministre fédéral adjoint allemand aux Affaires étrangères rend hommage à Jean François-Poncet, l’ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing, disparu la semaine dernière.


"Un Européen convaincu et un défenseur indéfectible de l’amitié franco-allemande. Voilà ce que fut tout au long de sa vie Jean François-Poncet, dont j’ai appris le décès avec une très vive émotion. J’ai eu, à plusieurs reprises, le grand honneur de rencontrer celui qui fut successivement, entre autres fonctions, secrétaire général de l’Élysée, ministre des Affaires étrangères de Valéry Giscard d’Estaing, et sénateur du Lot-et-Garonne. En janvier dernier j’ai eu l’occasion de lui remettre le prix De Gaulle-Adenauer.

Un prix qui venait couronner une vie tout entière consacrée à la construction européenne et à l’amitié entre la France et l’Allemagne, dont Jean François-Poncet connaissait parfaitement la valeur. Enfant à Berlin, où son père était ambassadeur de France, il avait, en effet, depuis la Pariser Platz où il habitait, à proximité de la Porte de Brandebourg, été témoin de l’incendie du Reichstag. Le souvenir de cet événement, annonciateur de la page la plus sombre de l’histoire allemande, l’avait profondément marqué. Sans doute cet épisode a-t-il contribué à forger sa conviction : la nécessité d’une Europe forte et unie pour assurer la paix et la sécurité, et l’amitié franco-allemande comme l’un des fondements de la construction européenne.

Cet idéal, il n’a cessé de le défendre et de le concrétiser tout au long de sa vie : dans ses fonctions officielles, à la tête de la diplomatie française (il y a, dès sa prise de fonction, défendu le principe de l’élection au suffrage universel du Parlement européen), ou en assurant la direction du Mouvement européen France, formidable instrument de sensibilisation de l’opinion française à l’idée européenne.

J’ai été particulièrement impressionné, à l’occasion des nombreuses conversations que nous avons pu avoir, par la connaissance exceptionnelle que Jean François-Poncet avait de l’Allemagne. Non seulement en maîtrisait-il la langue, mais encore en connaissait-il la culture, la géographie et l’histoire. Cette familiarité avec l’Allemagne, alliée à son engagement européen, conduisit tout naturellement le président Valéry Giscard d’Estaing à faire appel à lui pour occuper le poste de ministre des Affaires étrangères, portefeuille dont il fut un brillant titulaire (...)"
20 juillet
2012

"La zone euro doit cesser de sous-estimer" (W. Schäuble)

INTERVIEW - Pour le ministre allemand des Finances, la crise de confiance que traverse la zone euro est l’occasion de renforcer l’union politique et budgétaire. Il juge nécessaire de changer les traités.

Alors que la crise financière et économique se poursuit dans la zone euro, notamment en Espagne et en Grèce, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, se montre relativement optimiste sur l’Europe, dans un entretien au Figaro.


Photo : ministère fédérale allemand des Finances.
LE FIGARO. - Les difficultés de Peugeot en France, les vagues redoutées de licenciements à la rentrée et les possibles répercussions sur les banques françaises sont-elles un sujet d’inquiétude en Allemagne ?

Wolfgang SCHÄUBLE. - La France fait partie du G8. Nous avons pleinement confiance que la France trouvera les bonnes solutions et que l’industrie française restera compétitive. Et la France jouit d’une grande confiance sur les marchés financiers, comme le montrent chaque jour les jugements des marchés.

Y a-t-il une fatalité à la désindustrialisation en Europe ? Ce n’est pas le cas en Allemagne, qui a su garder ses emplois…


L’Allemagne connaît actuellement une conjoncture relativement bonne. Mais nous n’avons pas, non plus, à redouter une vague de désindustrialisation en Europe. Cependant, avec la mondialisation, nous ne resterons compétitifs que si nous sommes à la pointe de l’innovation, du progrès technologique et de la créativité. C’est pourquoi nous accordons une grande importance à la recherche et à la formation en Allemagne. D’ailleurs, comme l’a dit François Hollande pendant sa campagne électorale, il est essentiel de soutenir et de stimuler les petites et moyennes entreprises. La force d’innovation des PME est l’un des facteurs essentiels de la prospérité de l’industrie allemande, notamment dans le sud du pays. Le nord de l’Italie aussi est porté par le dynamisme de ses PME.

Pour rester compétitifs, nous devons continuer à développer des infrastructures performantes et un environnement favorable. En dépit de la crise de confiance que traverse la monnaie commune depuis deux ans, la zone euro restera une zone économique très forte. On le voit d’ailleurs aux taux d’intérêt actuels de la France, de l’Allemagne et d’autres pays membres de la zone euro sur le marché obligataire : les marchés financiers ont un intérêt à investir dans la plus grande zone économique du monde. L’Europe doit cesser de se sous-estimer.

(...)"
8 juillet
2012

"Je veux que la prochaine étape de ce rapprochement franco-allemand se construise autour de la réussite des jeunes" (F. Hollande, L’Union L’Ardennais)


" En 1962, le choix de Reims est un symbole fort. La ville des Sacres, dont la cathédrale fut lourdement bombardée en 1914, fut également le théâtre de la première signature de la reddition allemande, le 7 mai 1945. Au-delà du symbole, quelle importance accordez-vous à cet anniversaire et à la réconciliation elle-même ?

Ce fut un moment très fort lorsque Konrad Adenauer et Charles de Gaulle se sont retrouvés à Reims pour engager le processus qui a conduit au traité sur la coopération franco-allemande. Avec Mme Merkel, il m’appartenait donc cinquante ans après de reprendre l’initiative à Reims. Reims ville martyre de la guerre et ville symbole du renouveau, à la fois lieu historique et expression de la modernité. Avec la Chancelière, nous avons souhaité nous rendre demain à Reims pour lancer ce processus qui, durant ces prochains mois, nous mènera dans d’autres villes françaises et allemandes. Et bientôt à Ludwigsburg, là où le Général de Gaulle s’était adressé à la jeunesse allemande.

Dix-sept ans après la fin de la seconde guerre mondiale, l’amitié franco-allemande n’allait pas de soi. En cinquante ans, elle a connu bien des soubresauts. Comment qualifieriez-vous, deux mois après votre entrée en fonction, l’état de cette relation ?

Malgré des sensibilités souvent différentes nous avons été capables, à chaque étape de notre histoire commune, de nous réunir et de permettre que l’amitié entre la France et l’Allemagne ne dépende pas des couleurs politiques de leurs dirigeants. Avec Mme Merkel, nous avons un devoir qui est de permettre que l’union de nos propres intérêts puisse être une force pour l’ensemble de l’Europe. Nous ne devons pas concevoir notre relation comme un directoire qui ferait que la France et l’Allemagne décideraient seules pour l’Europe. J’ai donc veillé, et Mme Merkel partage parfaitement cette approche, à ce que nous puissions associer d’autres pays à notre démarche et à faire en sorte que les institutions européennes soient le plus possible impliquées, ce qui explique la réussite du dernier conseil européen.

(...)

Comment s’entendre si on ne se comprend pas ? Or, seuls 10 % des jeunes Français choisissent d’apprendre l’allemand à l’école. En vingt ans, cette proportion a chuté de moitié. Que vous inspire ce constat, alors que Jacques Chirac s’était engagé à doubler le nombre « d’apprenants » lors du sommet de Schwerin en 2002. Comment inverser la tendance ?

Le choix de l’apprentissage des langues appartient à la liberté de chaque famille. L’Etat n’a pas à imposer aux jeunes Français ou aux jeunes Allemands une langue qui n’est pas souhaitée. En revanche, dans le traité de l’Elysée de 1963, que nous allons bientôt célébrer, il y avait une dimension liée à la jeunesse. Je veux que la prochaine étape de ce rapprochement franco-allemand, de cette amitié renouvelée, se construise autour de la réussite des jeunes. Pour que la nouvelle génération puisse disposer de toutes les conditions pour progresser, l’acquisition des langues est indispensable. La nouvelle étape de notre coopération franco-allemande aura donc à renforcer les échanges, notamment en matière de recherche, d’enseignement supérieur, de développement de l’apprentissage.
(...)"

Gilles Grandpierre
6 juillet
2012

« Il n’y a plus d’hostilité entre les peuples » (Hélène Miard-Delacroix dans Les Echos)

Hélène Miard-Delacroix, professeur d’histoire allemande à la Sorbonne, Propos recueillis par Catherine Chatignoux et Thibaud Madelin.


" (...)
A quoi sert, selon vous, le traité de l’Elysée ?

Il a donné un cadre d’obligation de rencontres et de concertation au plus haut niveau entre la France et l’Allemagne. Deux fois au niveau des chefs d’Etat, quatre fois pour les ministres des Affaires étrangères, etc. Il s’est révélé utile dès 1963 quand le chancelier Erhard a succédé à Adenauer. Depuis lors, on se rencontre, on se parle, on s’informe. Si bien que les deux pays finissent par intégrer les contraintes de l’autre. Le traité a été enrichi plusieurs fois. Mitterrand et Kohl ont renforcé le dispositif en créant en 1988 un Conseil économique et financier franco-allemand qui se réunit quatre fois par an sur les questions économiques et budgétaires. Ainsi qu’un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité. A nouveau en 2003, les sommets bilatéraux ont été remplacés par des Conseils des ministres communs. Ainsi, le franco-allemand a-t-il créé son propre mythe avec ses récits et ses rituels. Chaque institution nouvelle renforce les liens qui appellent de nouvelles institutions.

Pourtant , on a l’impression que les Français et les Allemands ne se comprennent toujours pas très bien.

Il y eu une pacification entre les peuples. Le rapprochement ne veut pas forcément dire qu’on est amis et qu’on est les mêmes. Mais il n’y a plus de réelle hostilité entre les sociétés.
(...)"
3 juillet
2012

Merkel et Hollande à Reims dimanche 8 juillet (France3)


50ème anniversaire de la réconciliation franco-allemande Retour à la table des matières


Le programme officiel pour la venue d’Angela Merkel et de François Hollande à Reims ce dimanche 8 juillet est dévoilé. Angela Merkel , la chancelière allemande et le président français François Hollande seront à Reims dimanche, 50 ans après la visite du général de Gaulle et d’Adenauer dans la ville des sacres.

Le 8 juillet 1962, le Général de Gaulle et le Chancelier allemand Konrad Adenauer venaient sceller à Reims l’amitié entre les peuples français et allemands.

Tout à la fois ville martyre de la Grande Guerre et lieu de la reddition allemande le 7 mai 1945, Reims devenait alors le symbole de cette réconciliation entre les peuples.

50 ans plus tard, le Président français François Hollande et la Chancelière allemande Angela Merkel se retrouvent à Reims et commémorent ensemble cette journée historique.

En direct sur France 3 Champagne-Ardenne de 10h45 à 12h45 Retour à la table des matières


Historiens, spécialistes des relations franco-allemandes, témoins de l’époque seront aux côtés de Vincent Thollet et Caroline Moreau.

Cette émission sera également l’occasion de découvrir des images d’archives exceptionnelles, et d’entendre des témoignages qui démontrent que cette rencontre entre Adenauer et de Gaulle était loin de faire l’unanimité.

Charles-Henry Boudet recueillera en direct les réactions des rémois invités à participer nombreux à cet événement.

Reims, coup d’envoi de longues festivités en France et en Allemagne Retour à la table des matières

Reims sera ce 8 juillet le coup d’envoi de plusieurs mois de festivités commémorant les 50 ans du Traité de l’Elysée du 22 janvier 1963.

Des festivités qui se dérouleront en France et en Allemagne.

Dans ce cadre là, le président français François Hollande se rendra à son tour en Allemagne à Ludwigsbourg, en septembre 2012.

Par ailleurs, la ville de Reims organise un long week-end de festivités, d’expositions et de concerts les 6, 7, et 8 juillet.