
- Rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à Paris (Palais de l’Elysée, 28.10.2009) - Photo : © BPA, S. Kugler
Une bonne nouvelle n’arrivant pas seule, ce n’est pas un rigoriste qui a été nommé au ministère des finances, comme l’était le social-démocrate Peer Steinbrück, la bête noire de M. Sarkozy, mais le vétéran de l’ère Kohl, Wolfgang Schäuble. "Nous retrouvons des amis, des amis anciens, dans ton gouvernement, chère Angela !", a souri le président. A 67 ans, M. Schäuble est un européen convaincu, partisan de l’euro, déterminé à soutenir en 1994 un "noyau dur" autour de la France et de l’Allemagne.
En "Franco-Allemand", on proclame sans cesse la fin de l’ère des grands symboles, mais on en raffole. Mme Merkel a réservé sa première visite à Paris, à peine réélue, comme l’avait fait M. Sarkozy en se rendant à Berlin le soir de son entrée à l’Elysée. Et ce n’est pas fini. "J’aurai plaisir à être à tes côtés le 9 novembre à Berlin pour l’anniversaire de la chute du mur. Le 11 novembre, nous serons ensemble à Paris à l’Arc de triomphe", sur la tombe du Soldat inconnu, a déclaré M. Sarkozy. Il compte rattraper à Berlin un rendez-vous qui aurait été manqué en 1989, François Mitterrand ayant, selon une thèse contestée, renâclé à soutenir la réunification allemande.