Vu sur le Net

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4 décembre
2011

Juppé : "Non aux vieux démons de la germanophobie" (Le Figaro)


"Q - Nicolas Sarkozy et Angela Merkel viennent de donner leur vision de l’Europe. Y a-t-il harmonie au sein du couple franco-allemand ?

R - Il y a la volonté commune de travailler et d’agir ensemble. Depuis le Traité de l’Élysée en 1963 entre de Gaulle et Adenauer, le dialogue entre la France et l’Allemagne a été permanent. Cela ne veut pas dire que nous partagions toujours le même point de vue au départ. Mais grâce à ce dialogue, nous sommes toujours parvenus à un consensus. C’est ce qui se passe aujourd’hui sur la crise de la zone euro. Nous sommes d’accord pour une discipline budgétaire stricte, mais accompagnée d’une véritable solidarité et de politiques communes.

Q - Mais n’y a-t-il pas des divergences ?

R - Il peut y en avoir sur les euro-obligations. L’Allemagne considère aujourd’hui qu’elles n’auraient de sens que dans le cadre d’un budget commun. Ce point de vue mérite d’être respecté. Mais sur la Banque centrale européenne, nous nous sommes mis d’accord sur l’idée qu’il n’appartient à personne de lui donner des injonctions.

Q - Certains considèrent qu’Angela Merkel impose son leadership à la France. Est-ce le cas ?

R - C’est faux et c’est dangereux. Sans entrer dans ce jeu puéril du « qui perd gagne », je voudrais souligner à quel point, dans la gestion de cette crise, les idées françaises contribuent à faire avancer les choses. C’est le cas, par exemple, du gouvernement économique européen, de l’harmonisation fiscale, de la taxe sur les transactions financières. Il y a des idées françaises, il y a des idées allemandes et, à la fin du dialogue, on trouve un consensus.

Q - Comment réagissez-vous aux propos qui dénoncent un retour de l’Allemagne de Bismarck ?

(…)

R - Depuis le Traité de l’Élysée, la France et l’Allemagne se sont réconciliées et tous les présidents, même de gauche, ont privilégié cette relation. Préservons cet héritage. Sinon, tout redeviendrait possible, et même le pire.

Q - Faut-il aller vers plus de fédéralisme ?

R - C’est vrai que j’ai employé ce terme qui n’a pas le même sens en Allemagne, État fédéral, et en France. Je préfère parler d’une zone euro plus intégrée, avec une harmonisation des politiques fiscales et budgétaires. À Toulon, le président a évoqué la possibilité de décider à la majorité qualifiée, et non plus à l’unanimité. C’est un pas en avant très important pour permettre à l’Europe de réagir plus vite.

(…)

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28 novembre
2011

Areva en passe de finaliser une importante commande d’éoliennes pour l’Allemagne (Les Echos)


"(...)Située à Bremerhaven, dans l’Etat de Brême, l’usine d’Areva est capable de produire de 70 à 100 de ces nacelles par an. Le groupe veut néanmoins construire une extension à ce site de 170 salariés, afin d’atteindre une capacité de production de 120 machines.

Candidat à l’appel d’offres français de 10 milliards d’euros, Areva cherche à monter rapidement en puissance dans l’éolien en mer. Bien décidé à se diversifier, le groupe nucléaire vient de décrocher en Allemagne deux contrats portant au total sur 120 turbines, indiquent des sources concordantes. Ce qui lui permettra de doubler son carnet de commandes, du moins si le financement des projets est bouclé. Au regard des commandes précédentes, le potentiel des deux contrats est de 1,2 milliard d’euros (services inclus).

(...)"
21 novembre
2011

Schluss damit ! du blog BerlinBerlin




" C’est incroyable le nombre de fausses vérités qu’on peut entendre à propos de l’Allemagne. Si on écoute les commentateurs, les Allemands sont « traumatisés » par l’hyperinflation des années 20, et cela suffit comme explication à tout le monde semble-t-il. Un petit somme sur le divan du docteur Freud, et les problèmes de l’Europe seraient réglés, peut-on en déduire.

(...)

Ce que tout le monde oublie, c’est que cela fait 20 ans que les Allemands payent. Quand la Réunification leur est tombée dessus, la RFA ne pensait pas trouver de l’autre côté du mur une économie en capilotade. Pendant dix ans, elle a payé pour intégrer, racheter, transformer, moderniser les infrastructures de l’ex-RDA. Toute personne qui passe en voiture sur la nouvelle autoroute du sud de la Thuringe peut voir l’ampleur de l’effort consenti.

Mais en 2001, cela ne suffisait plus. Alors Schröder, fasse au chômage et au retournement démographique, a lancé l’Agenda 2010. Entré en vigueur en 2002, les Allemands ont perdu une partie de leurs avantages, renoncé à leur retraite d’état, accepté (de mauvaise grâce) les jobs à 1 euro de l’heure. En 20 ans, les Allemands ont perdu presque 5% de pouvoir d’achat, à cause des réductions, puis augmentations de temps de travail, de l’absence de salaire minimum dans certaines branches et de l’entrée de la flexibilité dans une bonne partie des industries.

Aujourd’hui, l’économie allemande brille par ses performances. Les Allemands ont intégré un certain nombre de contraintes, les retraités pauvres distribuent des prospectus dans les boîtes aux lettres ou sont gardiens de nuit dans les immeubles chics. Ils épargnent pour leur retraite ; l’Allemagne est, grande surprise, le pays européen dont la dette est la plus importante (en valeur absolue, bien sûr).

(...)"
15 novembre
2011

Vous recherchez un stage ou un emploi en Allemagne ? Le CIDAL vous explique tout.


© CIDAL.
Vous êtes étudiant en quête d’un stage pour l’année prochaine ou vous envisagez de tenter l’aventure en Allemagne ? Alors la nouvelle publication du CIDAL, le Centre d’information et de documentation sur l’Allemagne à Paris, La recherche d’emploi et de stage en Allemagne est pour vous !

Vous y apprendrez en 64 pages tout ce qui est essentiel pour réussir votre préparation (comment rédiger un C.V. adapté, comment se préparer à un entretien d’embauche, etc.) puis votre recherche.


Le CIDAL a sélectionné pour vous des adresses utiles pour des recherches d’emploi ou de stage dans presque tous les domaines d’activité.

Les postulants à un stage trouveront ainsi toutes les informations nécessaires sur le statut des stagiaires, le montant des indemnités et le budget à prévoir lors d’un séjour. Vous découvrirez également région par région les aides financières dont vous pouvez bénéficier.

Bref, cette brochure vous fournira toutes les clés pour franchir le Rhin en toute sérénité et réussir votre expatriation.

Source : CIDAL, novembre 2011.
12 novembre
2011

Wolfgang Schäuble pour une "vraie révolution" en Europe (Le Monde)


" Ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble est l’un des piliers du gouvernement d’Angela Merkel. C’est à ce francophile convaincu, né en 1942 à quelques kilomètres de la frontière française, et poids lourd de la CDU, qu’Helmut Kohl avait confié la gestion de la réunification allemande en 1990. Victime d’un attentat qui, vingt ans plus tard, continue de le faire souffrir, il ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant.

Ce travailleur acharné qui, en pleine crise grecque, a dirigé son ministère pendant plusieurs jours en 2010 depuis son lit d’hôpital, a, de l’avis de tous, une influence déterminante sur la politique européenne de Mme Merkel. En fin de carrière, cet homme d’Etat met tout son poids politique dans la balance pour que l’Allemagne accepte davantage d’intégration européenne.

Pensez-vous, comme il y a un an, que les crises économiques en Europe finissent toujours par engendrer des progrès politiques ?


Les événements m’ont donné raison. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro lors du Conseil européen du 26 octobre ont chargé M. Van Rompuy (qui en assure la présidence) de faire des propositions pour modifier le traité de Lisbonne. Les crises sont une chance.


Celle-ci aussi ?

Oui.

Quelle chance ?

Que l’Europe continue d’avancer. C’est notre grande mission. Car dans le monde globalisé du XXIe siècle, nous avons besoin d’une Europe forte, capable d’agir sur la scène mondiale.

L’Union européenne (UE) a toujours progressé pas à pas. Le plus souvent, l’intégration a d’abord été économique. Les structures politiques ont suivi parce qu’il faut toujours obtenir le soutien de la population qui est souveraine dans les Etats membres. C’est ce qui s’est passé avec la monnaie commune. On constate aujourd’hui qu’une politique monétaire commune et le Pacte de stabilité et de croissance ne suffisent pas. Il faut créer des structures politiques qui feront converger les politiques budgétaires.

(...)

Propos recueillis par Frédéric Lemaître

Découvrez le site internet en français du ministère fédéral allemand des Finances !
1er novembre
2011

"Papandréou joue avec le feu" (Gunther Krichbaum au Monde)


"Que pensez-vous de l’annonce du référendum en Grèce ?

Je suis surpris. Comme tous les dirigeants européens. Alors que les deux derniers sommets européens avaient amené un peu de calme sur les marchés, cette annonce provoque partout en Europe une grande nervosité et une grande irritation. Georges Papandréou a ouvert la boîte de Pandore. Son attitude constitue un affront pour les autres leaders européens. Il joue avec le feu. C’est incompréhensible. Même la question de confiance qu’il pose aux députés n’est pas gagnée d’avance.(...)"
31 octobre
2011

Paris, Berlin : convergence alléguée, divergences persistantes (Le Monde, 31.11.11)


"La convergence franco-allemande, une nouvelle fois vantée par Nicolas Sarkozy lors de son entretien télévisé du 27 octobre, doit trouver un nouveau terrain d’application lundi 31 octobre. Bernard Accoyer (UMP), président de l’Assemblée nationale, et Norbert Lammert (Union chrétienne-démocrate, CDU), son homologue au Bundestag, devaient présider ce jour-là, à Berlin, la première réunion du groupe de travail franco-allemand sur "l’avenir de l’euro". Outre ses deux coprésidents, ce groupe comprend six députés français et six députés allemands, de droite et de gauche. Il devrait achever ses travaux en février 2012.

(...)

ÉLOGES

A l’Auswärtiges Amt, le Quai d’Orsay allemand, la France est le seul pays auquel un département entier est consacré. Au Bundestag, Gunther Krichbaum (CDU), président de la commission des affaires européennes, prend le soin de faire traduire en français les documents les plus importants et ne tarit pas d’éloges sur son homologue français, Pierre Lequiller (UMP). Depuis quelques mois, le ministère des finances allemand a même développé une version en français de son site Internet. "La concertation entre les deux pays est unique", se félicite Andreas Schockenhoff, président du groupe parlementaire franco-allemand.

Au niveau des principaux partis, l’UMP, sous la houlette notamment de M. Le Maire, travaille avec la CDU. Le PS et le Parti social-démocrate (SPD) ont publié, en septembre, une déclaration commune sur la crise et les euro-obligations. François Hollande pourrait prendre la parole au congrès du SPD, début décembre, à Berlin (...)."
(Frédéric Lemaître)
22 octobre
2011

L’humour franco-allemand investit la pub

" Opel et Renault se livrent en ce moment une belle passe d’armes publicitaire sur fond d’humour franco-allemand. Ça tient de la récidive !

Les relations franco-allemandes sont actuellement au cœur de l’actualité politique et comme d’habitude les (bons) publicitaires savent se jeter sur les nouvelles fraîches. Encore une fois, c’est dans le domaine de l’automobile que l’affrontement par spot interposé fait rage.

Pour ceux qui auraient raté quelques épisodes, la marque Opel a lancé en France notamment, une série de pubs complètement en allemand avec les sous-titres français. Une pub en allemand, c’est déjà en soi un évènement. Les germanophones auront apprécié. Évidemment, c’est de l’auto-dérision allemande et un petit pied-de-nez aux Francais en répétant à chaque phrase ou presque ce stéréotype de la « fiabilité allemande », « qualité allemande » etc.(...)"


Renault, jamais en reste, a répondu récemment, en offrant une parodie de cet humour allemand. Bon, il arrive à placer qu’un mot d’allemand toutes les phrases, mais on comprend le principe, très réussi à mon avis. Mention spéciale à la musique et évidemment le jeu de mot sur « Berlin » bien détourné, même si pas complètement nouveau :

20 octobre
2011

Revue de presse : une rencontre franco-allemande sous tension (Toutel’europe.fr)


"A l’approche d’une rencontre cruciale entre les dirigeants européens dimanche prochain pour l’avenir de la zone euro, le Président français Nicolas Sarkozy s’est rendu hier soir à Francfort afin de rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel pour préparer le sommet, et discuter des solutions à apporter à la crise de la dette.

Officiellement dédiée au président sortant de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, la rencontre franco-allemande avait surtout pour objet de mettre fin aux désaccords sur l’ampleur de la restructuration grecque et la force de frappe du Fonds européen de stabilité financière (FESF) censé voler au secours des Etats défaillants [Le Monde].

Bien qu’aucun compte-rendu de cette réunion informelle n’ait été fait, les rumeurs d’un accord entre l’Allemagne et la France quant à la multiplication par cinq de la force de frappe du Fonds Européen de Stabilité (FESF), le portant ainsi à 2.000 milliards d’euros, se sont fait entendre. Jean-Claude Trichet a appuyé cette idée de renforcement du Fonds de soutien.(...)"
19 octobre
2011

Paris et Berlin seraient prêts à renforcer le Fonds de stabilité européen (Le Figaro)


"Le Guardian évoque un chiffre de 2000 milliards d’euros contre 1000 milliards avancés par le Financial Times Deutschland. Un haut responsable de l’Union européenne dément tout accord.

Aux grands maux, les grands remèdes. La France et l’Allemagne se seraient mises d’accord pour augmenter la capacité de prêt du fonds européen de stabilité à 2000 milliards d’euros. L’information avancée par le Guardian serait discutée du côté de la Commission européenne. Le Financial Times Deutschland affirme quant à lui que le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a évoqué une hausse de la capacité du fonds de stabilité (FESF) à 1000 milliards d’euros.

Comme avant chaque sommet crucial de la zone euro, de nombreuses fuites émaillent l’actualité quelques jours avant le sommet des chefs d’État et de gouvernement de dimanche. Mais « aucun accord n’a encore été conclu pour augmenter les moyens », a prévenu un haut responsable de l’Union européenne cité par l’agence Reuters. En revanche, a-t-il ajouté, « il est vrai que les dirigeants discutent de la meilleure façon de démultiplier les moyens du FESF » .

(...)"
14 octobre
2011

Crise de la zone euro : Paris et Berlin formalisent un accord (14.10.11)


La France et l’Allemagne ont formalisé leur accord sur les moyens de résoudre la crise de la dette dans la zone euro, a déclaré vendredi 14 octobre le ministre de l’économie, François Baroin, après une rencontre avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, et Nicolas Sarkozy. Les détails de l’accord n’ont toutefois pas été dévoilés.

"Nous allons au cours des jours prochains poursuivre nos discussions mais nous avons déjà contractualisé des accords qui seront très importants", a-t-il dit en parlant de la stabilisation de la zone euro, de la recapitalisation des banques européennes et de la "maximisation" du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Wolfgang Schäuble a assuré que les deux pays avaient une "position commune" et s’est dit convaincu qu’ils sauraient "protéger la zone euro".

(...)