
- Pierre Lellouche (Verdun, 22.09.2009) - Photo : © MAEE, C. Bailleul
« S’il n’y a pas d’accord entre la France et l’Allemagne, il ne se passe rien en Europe. » Pierre Lellouche a trouvé une formule qui fonctionne. Entre les célébrations de la chute du mur de Berlin et celle de la « journée d’amitié franco-allemande », le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes a renouvelé, le 10 novembre, sa vision de la relation de la France avec son partenaire allemand, au cours d’un petit-déjeuner organisé au Quai d’Orsay.
« Lorsqu’il y a un accord [entre Paris et Berlin], ce n’est pas sûr que ça marche, mais en général, on y arrive », dit-il en citant le G20 de Pittsburgh et le dossier climatique abordé au Conseil européen. Avant d’ajouter : « Mais quand nous ne sommes pas d’accord, il ne se passe rien. Il peut même se passer des choses graves. » Allusion au désaccord franco-allemand sur la guerre de Yougoslavie, dans les années 90.
A trois semaines de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, Pierre Lellouche estime que le couple franco-allemand doit prendre toute sa place. « La pire des choses qui pourrait nous arriver aujourd’hui, c’est que l’opinion publique croit qu’avec Lisbonne, tout est réglé », souligne-t-il. « Il faudra une volonté, un projet. Et c’est là que la France et l’Allemagne interviennent. »