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30 octobre
2010

Au volant de sa Deutschmobil, Katharina fait aimer l’allemand

Depuis 2001, la fédération des Maisons franco-allemandes s’y emploie par le déploiement à travers la France de lecteurs animateurs allemands qui sillonnent l’Hexagone avec treize véhicules, mis à disposition par Mercedes Benz. Ils forment la « Deutschmobil ».

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www.deutschmobil.fr


Katharina Brehmer, originaire de Potsdam, fait partie de ces jeunes animatrices de la Deutschmobil. Elle séjournera pendant un an dans la région nantaise en intervenant dans les écoles qui le souhaitent (primaires, collèges et lycées) afin de promouvoir sa langue de manière vivante et spontanée.

Elle fait halte dans un collège de la région de Nantes pour quelques séances d’initiation dont ont profité les élèves de 5 e . « Il faut dédramatiser le choix de cette langue dans ces soi-disant difficultés grammaticales ou de prononciation. Le jeu, la musique, les petits dialogues sont la base de nos séances et on s’amuse autour des mots, en fonction des tranches d’âge. Les jeunes élèves doivent pouvoir la choisir sans appréhension comme l’anglais », explique Katharina.

La réciproque s’applique puisqu’une dizaine de « Francemobiles » mènent une action identique en Allemagne pour encourager l’apprentissage du français.

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www.kultur-frankreich.de/francemobil


Ces missions ont été récompensées du prix De Gaulle - Adenauer en 2003 et élargissent chaque année leur périmètre d’intervention : plus de 6 500 écoles visitées !

Tous les articles :

13 avril
2007

Expédition franco-allemande au pôle nord

13.04.2007
L’explorateur français Jean-Louis Etienne et le géophysicien allemand Christian Haas ont prévu pour le printemps 2008 une expédition commune dans l’Arctique.

Décès de Otto de Habsbourg-Lorraine


© Lefigaro.fr
"L’héritier du dernier empereur d’Autriche-Hongrie, Otto Habsbourg, un militant convaincu de l’intégration européenne, s’est éteint lundi matin à l’âge de 98 ans en Bavière (Allemagne), où il résidait", a annoncé sa porte-parole dans un communiqué. Les obsèques auront lieu le 16 juillet à Vienne après un requiem à la cathédrale Saint-Etienne. Otto Habsbourg sera inhumé ensuite dans la capitale autrichienne à la Crypte des Capucins, où reposent la plupart des membres de la famille Habsbourg. L’héritier retrouvera ainsi sa patrie pour sa dernière demeure, après une vie d’exil.

Né en 1912 et destiné à prendre la succession de son père Charles 1er, éphémère empereur après le décès de François-Joseph en 1916, Otto Habsbourg, à l’origine Otto de Habsbourg-Lorraine, dont la mère, l’impératrice Zita, était une Bourbon-Parme, est poussé au départ après la dissolution de l’empire austro-hongrois en 1919. Cet exil le mènera à Madère, au Pays basque espagnol (à Lekeitio), en Belgique, où il fait ses études à Louvain, au Luxembourg, en France, au Portugal, puis aux Etats-Unis.

Il a fait carrière comme écrivain et comme homme politique. Installé en Bavière depuis les années 1950, Otto Habsbourg s’était engagé chez les chrétiens-sociaux de la CSU, après avoir pris la nationalité allemande en 1978, tout en conservant les nationalités autrichienne et hongroise. Polyglotte, Européen convaincu, il a siégé de 1979 à 1999 au Parlement européen, dont il a été le doyen d’âge, et présidé l’Union internationale pan-européenne.

Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a salué lundi à Bruxelles la mémoire d’"un grand Européen". "Son engagement pour l’Europe devrait servir d’exemple politique à nous tous, en particulier en des temps difficiles", a relevé le président de la Commission européenne.

Le président du Parlement européen Jerzy Buzek a salué un "géant européen" qui "a résisté au nazisme avec la même détermination que celle qu’il a opposé aux régimes communistes du bloc oriental". "Je n’oublierai jamais le moment où le pique-nique paneuropéen qu’il avait organisé le 27 juin 1989 à la frontière austro-hongroise a fait les premiers trous dans ce rideau de fer de la honte", a confié Buzek.

(...)

France-Allemagne, quel modèle ?


A. merkel et N. Sarkozy, ©Segrette.
"Les relations entre les deux pays oscillent entre division et réconciliation, séparation et rêve de fusion, écrit Le Monde. Réflexions sur l’avenir d’un couple incertain. C’est un couple déséquilibré, l’Allemagne étant hégémonique, insiste Jacqueline Hénard. Pour Olivier Giraud, le seul modèle à retenir de l’Allemagne, c’est son modèle démocratique. C’est un modèle plus politique qu’économique, ajoute Michaël Foessel, Berlin étant une démocratie décentrée et apaisée. Car la fusion est impossible, souligne Ulrich Beck. Dès lors, il serait bon pour la France, écrit Léonidas Kalogeropoulos, qu’elle entreprenne sa propre réunification en faisant tomber tous les murs intérieurs. Où est la solution ? Dans la recherche et l’innovation, co-signent Laurent Wauquiez et Annette Schavan. Pour l’heure, conclut André Grejbine, c’est Hollande contre Merkozy !"

France-Allemagne : un nouveau souffle à trouver (Matthias Fekl dans Sud-Ouest)

Né en Allemagne, le député du Marmandais Matthias Fekl, explique sa vision de la relation entre les deux pays.


" Les 50 ans de l’amitié franco-allemande sont commémorés en grande pompe par les dirigeants français et allemands. Avec force cérémonies et gestes symboliques, François Hollande et Angela Merkel se réjouissent de cette relation amicale, héritage des De Gaulle, Adenauer et autres Kohl.

« Les symboles, c’est très bien. C’est essentiel pour perpétuer le devoir de mémoire, dit Matthias Fekl. Mais nous avons surtout besoin d’un vrai projet commun, nous devons aller de l’avant et retrouver un leadership franco-allemand. » (...)

Né à Francfort, le jeune député de 34 ans a passé toutes ses années d’enfance à Berlin. « J’y ai vécu jusqu’à mon bac. J’étais scolarisé au lycée français, et je vivais dans cette citadelle qu’était Berlin-Ouest, au milieu de la dictature. Ça m’a beaucoup marqué, enfant. On voyait régulièrement les unes de journaux consacrées à un homme ou une femme abattu d’une balle dans le dos pour avoir voulu franchir le Mur ». La construction d’un espace de paix et d’amitié européen n’a donc pour lui rien d’anodin. « Cette relation particulière entre les deux pays n’est pas spontanée, poursuit-il. Elle résulte des horreurs de la guerre, et a donné lieu à la plus longue période de paix qu’ait connu le continent. Ce couple franco-allemand est devenu un pivot central de l’Europe, et il faut à tout prix le préserver, sans que les deux États ne fassent bande à part. » Depuis quelques années, souligne Matthias Fekl, les relations entre les deux pays se sont légèrement distendues. « Jacques Chirac, tout comme Gerhard Schröder, n’avait pas cette amitié chevillée au corps. Ils l’ont laissée flotter, sans lui donner de nouvelle impulsion ». Une faute, pour le député. Et d’égrener les signes de cette indifférence naissante : principal présage, les jeunes n’apprennent plus la langue du pays voisin. «  C’est dommage, car il va falloir donner un nouvel élan aux relations entre les deux nations », explique-t-il, bien qu’il n’entretienne lui-même plus d’étroites relations avec son pays natal.

(...)"

Le bonheur d’être européen (Ouest-France)

Par Jeanne Emmanuelle Hutin.


" Chaque crise apporte son lot de tourments, mais elle ouvre aussi des horizons insoupçonnés. En provoquant des prises de conscience nouvelles, elle force à sortir des habitudes paresseuses, des sentiers battus et rebattus au profit de la construction de l’avenir. Bien sûr, nul ne peut se réjouir de la crise économique et sociale qui frappe violemment de nombreux pays européens. Pas plus que de voir la Chine et le Qatar en embuscade, prompts à faire leurs emplettes en rachetant ici un club de foot, là des entreprises innovantes ou de prestigieux vignobles, ailleurs une partie de la dette des pays européens !

Comment ne pas voir, à travers tous ces événements, l’affaiblissement considérable de l’Europe ? Mais, dans ce sombre paysage, une éclaircie s’est produite cette semaine. En Allemagne, le feu vert a été donné au Mécanisme européen de stabilité (MES) et au Pacte budgétaire européen par les juges suprêmes de la Cour de Karlsruhe. Cette décision renforce la solidarité et l’unité des Européens. C’est une très bonne nouvelle pour la construction de l’Europe.

Il est important de se souvenir que l’Allemagne a cessé, voici quelques années seulement, de payer à la France les dommages de la Première Guerre mondiale ! Entre-temps, ce pays s’est dépensé sans compter pour reconstruire son unité en intégrant l’Allemagne de l’Est enfin libérée. Et pour réaliser les réformes dont on voit aujourd’hui les conséquences fructueuses. On peut comprendre qu’une partie du peuple allemand redoute d’avoir à se serrer à nouveau la ceinture pour aider des pays qui n’ont pas fait les réformes nécessaires ni le millième des efforts qu’eux-mêmes ont dû consentir !(...) "

EADS/BAE:une symétrie France-Allemagne ?


" Paris n’est pas opposé à ce que l’Allemagne soit traitée comme la France en cas de fusion entre EADS et BAE, a déclaré aujourd’hui une source gouvernementale française. Berlin exigerait que l’Etat allemand puisse entrer dans le capital de la future entité au même niveau que l’Etat français, qui est depuis l’origine actionnaire d’EADS.

"Il n’y a pas pour nous de raison de s’en offusquer", a dit à Reuters une source gouvernementale française. En revanche la France rejette le veto opposé par la Grande-Bretagne à toute possibilité pour l’Etat français de racheter les parts de Lagardère dans EADS, a-t-elle confirmé. (...)"