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5 avril
2011

A Bückeburg, ville jumelée avec Sablé-sur-Sarthe, François Fillon célèbre "la confiance" dans les relations franco-allemandes




"Ce que j’ai voulu faire en venant ici aujourd’hui, c’est montrer que les relations franco-allemandes ne sont pas seulement le fait des gouvernements (...) mais aussi des peuples", a affirmé M. Fillon.

"Si la relation entre la France et l’Allemagne est aujourd’hui aussi confiante, c’est parce qu’il y a des jumelages comme celui entre Sablé et Bückeburg qui ont permis aux Français et aux Allemands de se connaître", a-t-il ajouté.

Lors de son allocution à la mairie de Bückeburg, commune de 21.000 habitants située à une soixantaine de km de Hanovre (nord), le chef du gouvernement n’a pas manqué, avec le sourire, de rapporter quelques uns de ses souvenirs dans le cadre de ce jumelage.

"J’ai beaucoup appris sur l’Allemagne à travers ce jumelage. J’en ai tiré des enseignements que j’essaie de mettre en œuvre chaque jour dans les relations franco-allemandes", a relevé François Fillon.

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17 août
2011

Un mini-sommet franco-allemand a minima, estime la presse (17.08.11)

Revue de presse sur le site du Nouvel Obs

" La plupart des éditorialistes de la presse quotidienne critiquent vertement mercredi la prestation du duo Merkel-Sarkozy la veille, qualifiée de "mini-sommet franco-allemand à minima", symptomatique selon eux d’une "incapacité de s’attaquer à l’obstacle".

Sans surprise, Gaétan de Capèle dans le Figaro est le seul à juger qu’il faut "savoir gré de prendre leurs responsabilités" à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. A propos des deux principes annoncés - adoption collective d’une règle d’or budgétaire et mise en place d’un gouvernement de la zone euro - l’éditorialiste du quotidien conservateur estime que la "légitimité de cette nouvelle étape de la construction européenne...ne souffre aucune discussion".

L’Humanité, par la voix de Jean-Paul Piérot, crie au contraire au déni de démocratie et à l’injustice. "Aujourd’hui, la seule issue libérale consiste à s’attaquer plus radicalement à la réduction des dépenses publiques, celles qui concourent à améliorer les conditions de vie des simples citoyens", martèle le quotidien communiste. "Nicolas Sarkozy tout comme Angela Merkel voudraient interdire le débat sur l’augmentation des recettes. Il vaut mieux, à leurs yeux, rogner sur les allocations chômage que d’envisager une réforme fiscale plus juste."

"Pour l’image, ce fut exemplaire. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy côte à côte, et jouant l’accord parfait. Mais sur le fond, quoi de neuf ?", s’interroge pour sa part Michel Vagner dans l’Est Républicain. "Ce mini-sommet franco-allemand fut bien a minima, sans décision vigoureuse."

"Finalement, la montagne a accouché... d’Herman Van Rompuy", ironise Michel Lepinay dans Paris-Normandie. Il n’est "pas certain" que cette annonce "suffise à convaincre les marchés qu’il y a vraiment un pilote dans le cockpit".

"La rencontre Sarkozy-Merkel a fait monter l’euro face au dollar pendant quelques minutes", relève Patrick Fluckiger (L’Alsace) mais "le soufflé est vite retombé" et "la seule chose qui apparaît clairement à l’issue du nouveau sommet d’hier est l’incapacité de s’attaquer à l’obstacle". (...)"
12 août
2011

Sarkozy-Merkel, le directoire autoproclamé


"Beaucoup de bons esprits le souhaitent et le soutiennent actuellement : la crise des dettes souveraines va forcer l’Europe à renforcer sa "gouvernance économique". Si l’on ne s’engage pas rapidement dans cette voie, la zone euro risque tout bonnement d’exploser. Nécessité fait loi, en quelque sorte.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont décidés à leur donner raison. Lors du sommet du 21 juillet, ils ont joué un rôle moteur pour faire adopter un plan de défense de la monnaie unique en mutualisant, peu ou prou, les dettes et les risques. Mardi 16 août, le président français et la chancelière allemande vont se retrouver, à l’Élysée, pour préparer de nouvelles avancées dans cette direction.

Sur le principe, ils ont raison. Bien avant que la crise actuelle ne le souligne dangereusement, il était patent que le fonctionnement de la monnaie unique n’était pas satisfaisant. Le concept initial de gouvernance - que chacun gère ses finances en bon père de famille et l’euro sera protégé - a volé en éclats dès 2003, lorsque Jacques Chirac et Gerhard Schröder se sont affranchis du seul garde-fou du système, le pacte de stabilité. Cette désinvolture passée a rendu vaine toute surveillance mutuelle.

Ils entendent aujourd’hui, à l’inverse, donner l’exemple de la rigueur et de la vertu aux quinze autres membres de la zone euro. Très bien. Mais jusqu’où aller, et comment ? Sans relancer l’épuisant débat sur le fédéralisme, la coordination des politiques nationales soulève, en effet, des questions redoutables.

(...)"
6 août
2011

A la médiathèque de Château-Thierry, cet été, c’est Léna qui vous accueille !


CHATEAU-THIERRY (Aisne). Bénévole à la médiathèque, Lena Götzinger, une étudiante allemande, passe ses vacances dans la cité des Fables pour y parfaire son français et découvrir la culture française.

"Certes, son accent trahit ses origines, mais Lena Götzinger s’exprime très bien en français. L’étudiante allemande de 19 ans, arrivée le 1er juin dans la cité des Fables, effectue, en ce moment, un stage de trois mois à la médiathèque Jean-Macé. Une aventure humaine, livresque et linguistique, dont elle témoigne ici.

Pourquoi avez-vous choisi d’effectuer votre stage à Château-Thierry ?
Je viens d’avoir mon bac et j’ai choisi le français comme spécialité pour mes études. J’aime beaucoup cette langue, très douce avec toutes ses liaisons. Comme je voulais me perfectionner et la pratiquer, je me suis rapprochée de la municipalité de Mosbach, jumelée avec Château-Thierry et située à une quinzaine de kilomètres de là où je vis, pour demander à effectuer un stage en France. C’est ainsi que l’on m’a proposé de travailler à la médiathèque. Un endroit idéal pour faire des progrès en langue puisque c’est un lieu public.


(...)
Comment se passe votre séjour et quel regard portez-vous sur Château-Thierry et ses habitants ?
Les gens sont accueillants et la ville très jolie. J’ai passé mon premier week-end ici, à la fête Jean-de-la-Fontaine. Et j’ai trouvé le défilé des animaux des fables magnifique.
Je trouve aussi l’architecture de l’hôtel de ville très belle. Elle est très différente de ce que l’on trouve en Allemagne. Quant au monument américain : il est impressionnant. Enfin, j’aime me promener au bord de la Marne. Je m’y arrête parfois pour y lire un livre. C’est très agréable.

Certaines choses vous ont-elles marquées ou surprises ?
Les adultes lisent des BD ! En Allemagne, ce n’est que pour les enfants. J’ai découvert des bandes dessinées plus étudiées et plus artistiques que nos ouvrages. J’ai aussi été étonnée de voir autant de petits fours et d’entremets dans les boulangeries. D’ailleurs, j’ai constaté que vous ne terminez jamais un repas sans dessert. Vous aimez beaucoup les sucreries. Le pain aussi. Qui se mange avec tout : aussi bien avec l’entrée que le plat de résistance. C’est amusant !"

Propos recueillis par Lélia BALAIRE
4 août
2011

Kerstin et Baptiste auf Sommer-Tour - en tournée estivale

Paris-Berlin – Regards croisés

deux pays – deux reporters – les mêmes questions



© Jens Gerlach


Ohne Deutschland und Frankreich läuft in Europa auch in Zukunft nicht viel. Mit einer besonderen Programmaktion wollen deshalb der Saarländische Rundfunk und seine Partner in diesem Sommer einmal mehr auf die Bedeutung der deutsch-französischen Beziehungen hinweisen.

Le traité de l’Elysée va fêter son 50e anniversaire le 22 janvier 2013. Il y a 50 ans, les gouvernements français et allemands ont posé les bases de la coopération franco-allemande. Il y a encore du temps avant de célébrer cet anniversaire, mais nous voulons déjà regarder à quoi ressemblent les relations franco-allemandes aujourd’hui. Durant deux semaines, nous partons à la recherche des similitudes et des différences entre les deux pays. D’exemples de bonnes relations entre les deux pays d’un côté et de l’autre côté du Rhin. Pourquoi le nucléaire est-il si important en France et moins en Allemagne ? Pourquoi les Français aiment-ils la vie nocturne berlinoise ? Pourquoi des milliers d’Allemands sont-ils fascinés par le voisin Français ? Et pourquoi cette coopération est-elle parfois si difficile en dépit des bonnes volontés affichées sur le papier ?

Nous allons tenter de trouver les réponses à ces questions et à bien d’autres, comme la place de la femme, l’intégration des immigrés et les influences communes sur les scènes musicales et théâtrales. Du 13 au 21 juin nous serons sur les chemins entre Berlin, Paris, Sarrebruck et Strasbourg, équipés de magnétophone et de caméras, yeux et oreilles grands ouverts accompagnés d’une journaliste de la télé allemande.

Notre expérience, vous la retrouverez sur ce blog puis à la radio. L’ensemble des chaînes du groupe Radio France mais aussi la SR, la WDR, la SWR et Deutschlandradio retransmettront les reportages cet été…

Alle Hörfunk- und Fernsehbeiträge zu der Reportagereise finden Sie in der Rubrik Audio/Video.
3 août
2011

Le jardin d’enfants "Die Katze", symbole de l’amitié franco-allemande


© MILK

"Le jardin d’enfants Die Katze est le symbole de l’amitié franco-allemande. Il est le résultat de l’opération « Une Europe sans frontière » entre la région de Baden-Württemberg et l’Alsace.

Tomi Ungerer, artiste de renommée internationale à la fois ambassadeur de l’enfance et d’origine alsacienne, s’est associé au bureau d’architectes d’Ayla-Suzan Yöndel pour créer ce lieu audacieux. Il a choisi son animal préféré pour réaliser une école hors norme, qu’il caractérise d’ « animal malin et conscient de l’être », donc parfait pour inspirer des enfants. Accroupi tel un sphinx, il guette sa proie, prêt à lui bondir dessus. A la manière d’une souris qui se fait avaler, les enfants entrent par la bouche du matou. La langue dépliée fait office de porte d’entrée et la gueule de hall. Les pattes sont des espaces dédiés au jeu. Le ventre du chat est constitué d’un vestiaire, de salles de classe, d’une cuisine, d’une salle à manger et d’un escalier. La visite anatomique se poursuit à l’étage. La tête du chat est une salle principale, baignée de lumière par les yeux et les oreilles. Un toit plat, où pousse de l’herbe, dessine le pelage du chat et, comme toute digestion qui se respecte, les souris sont évacuées en cas de secours par le dessous de la queue ! Le dessus ne pouvait être qu’un toboggan propice à de folles glissades. Une centaine d’enfants profitent de ce lieu extraordinaire. Tout est mis en œuvre pour qu’ils apprennent en s’amusant. C’est dans leur vie d’adulte qu’ils pourront se souvenir avec nostalgie de leur enfance, car il n’est pas donné à tout le monde d’avoir passé ses premières années dans un chat".

Jardin d’enfants Die Katze, Wettersteinstr. 16a, Wolfartsweier, Allemagne.
3 août
2011

"En Allemagne comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, on considère comme normal de soutenir l’intérêt général" : réflexions d’une allemande installée à Montpellier

"« La vie à Montpellier est extra quand on a du travail »


© Le Monde.fr / J. Parienté


Ira Imig est venue vivre en France parce qu’elle est "tombée amoureuse d’un Français qui ne voulait pas apprendre l’allemand". Il venait de trouver du travail à Montpellier et c’est tout naturellement qu’elle a quitté l’Allemagne pour s’installer ici. C’était il y a treize ans.

Depuis, Ira Imig est devenue française. Ou plutôt "binationale", comme on dit. La nationalité française, elle l’a acquise au prix "de beaucoup de paperasse" et d’un entretien destiné, entre autres, à évaluer son niveau de français – qu’elle maîtrise parfaitement. Elle en parle comme d’une simple formalité, à mille lieues des files d’attente interminables en préfecture, des rendez-vous vexatoires ou des décisions discrétionnaires. "Il y a deux types d’étrangers, ceux qui viennent des pays du Nord et les autres. C’est tout à fait par hasard que je suis née dans un pays qui est moins étranger", reconnaît-elle en fredonnant la chanson de Maxime Le Forestier Né quelque part.

Ira Imig peut désormais "voter et participer aux petites choses du quotidien". "Je savais que j’avais droit à la nationalité, car je rapportais de l’argent à l’ État français", explique-t-elle. Depuis plusieurs années Ira dirige une agence de relations presse. "Enfin, une agence… L’agence c’est moi, moi et moi", tempère-t-elle. Au départ, elle proposait aux entreprises françaises d’assurer leurs relations avec la presse étrangère. Petit à petit, elles lui ont demandé de prendre en charge les relations avec la presse française. Un peu étonnée, elle s’y est pliée de bonne grâce et aujourd’hui son entreprise prospère.

Quand elle vivait en Allemagne, Ira Imig travaillait dans le mécénat culturel. Une activité qu’elle tente de lancer à Montpellier, mais de part et d’autre du Rhin les habitudes divergent. Pourtant ici la fiscalité encourage bien plus qu’ailleurs les entreprises à soutenir les projets culturels ou solidaires. Mais ça ne suffit pas : "En Allemagne comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, on considère comme normal de soutenir l’intérêt général. Si le projet intègre le chef d’entreprise comme les employés, c’est un vrai atout pour la vie sociale et en dernier lieu un outil de communication." Les entreprises, peu nombreuses, qui franchissent le pas sont ravies, assure Ira Imig : celles-ci ont compris "qu’elles pouvaient vivre des choses beaucoup plus profondes qu’une déduction fiscale".

Si, en Allemagne, il est naturel que les budgets culturels soient complétés par des capitaux privés, Ira Imig a observé une méfiance en France face à ce type de financement. Elle avance une explication : peut-être est-ce parce qu’on se vante d’être une "exception culturelle" où l’ État doit tout financer. Ou alors parce qu’on a tendance à appeler "patron" celui qui dirige comme s’" il n’était pas vraiment un homme comme les autres", ce qui ôterait toute velléité à jouer collectif.

La perception du mécénat figure en bonne place sur la liste des différences culturelles qu’elle pointe. Ira Imig rit en évoquant cette manie qu’ont les Français de "monter des dossiers" ou leurs repas interminables. Elle vante la "légèreté" des Fêtes de Bayonne, dont elle revient, se gausse du stéréotype de l’Allemand très ordonné : "Je pourrais être trois fois plus bordélique que les Français, ça ne se remarquerait pas", tant le cliché est ancré. "Avoir deux cultures, c’est génial", résume-t-elle en louant les nombreuses occasions qui lui ont permis de s’intégrer : "C’est sans doute parce que les gens d’ici sont particulièrement heureux."

(...)"
2 août
2011

Revivez la Coupe du monde de football féminin avec l’OFAj


Après le Mondial de 2006, les fans de foot s’enthousiasment pour un nouvel événement sportif en Allemagne : la Coupe du Monde de Football Féminin (FIFA™).

L’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), fort du succès de ses programmes mis en place il y a cinq ans, notamment grâce à son programme de volontaires, est également présent dans le cadre d’un nouveau partenariat avec la Fédération Française de Football (FFF) et le Comité d’organisation de la Coupe (CO).

En effet, grâce à l’OFAJ, 50 jeunes Français se mettent en route vers l’Allemagne, pour prêter main forte tant aux joueuses qu’au public en étroite coopération avec les volontaires allemands.

Lisez leurs témoignages, retrouvez les dans leurs portraits et écoutez la chanson du groupe rap franco-allemand, Buddah Woofaz, créée spécialement pour la Coupe du Monde de Football féminin !

1er août
2011

Le jazz franco-allemand délie les langues

" Devenir prophète en annonçant aujourd’hui que le jazz évolue sans relâche, c’est fini. On sait les ressources de son langage. Parfois, pourtant, les révélations s’enchaînent, bouleversent l’approche du genre, comme au festival JazzDor de Berlin, cinquième du nom. Avec le recul, quel glissement de terrain ! Quelle cuvée ! Les surprises raffinées apparues depuis l’an dernier ont confirmé (Sidony Box ; Journal Intime joue Jimi Hendrix ; Benzine ; le millésime Yvinec de l’Orchestre national de Jazz).


©Matthieu Schoenahl
Côté fusion des idiomes, pas de frontière au firmament franco-allemand. Étoiles et Supernovas ont brillé sous la baguette du programmateur alsacien Philippe Ochem : citons le quartet du saxophoniste Daniel Erdmann (Vincent Courtois au violoncelle ; Samuel Rohrer aux percussions ; Frank Möbus à la guitare). Mention enfin pour le double trio de clarinettes, enflammé par Jean-Marc Foltz, aux phrases déliées et pénétrantes. Et surtout, surtout, le summum : l’improvisation à la fois fomentée et débridée par le septet du contrebassiste allemand Pascal Niggenkemper (à droite sur la photo).
(...)"
30 juillet
2011

Alain Juppé au secours de la diplomatie allemande



"Oubliés les désaccords , Paris et Berlin sont de nouveau sur la même longueur d’onde à propos de la Libye. Pour Guido Westerwelle, le chef de la diplomatie allemande, le constat rassurant dressé par son homologue français, Alain Juppé, invité d’honneur de la conférence des ambassadeurs allemands, lundi à Berlin, tombait à pic. Englué dans une tempête de critiques en raison de ses prises de position contestées sur le régime de Mouammar Kadhafi, Westerwelle est un « ministre en sursis », selon les médias outre-Rhin.

« La relation franco-allemande est en pleine forme », a tenu à préciser Alain Juppé. Avant de concéder que Paris et Berlin ne « sont pas toujours spontanément d’accord sur tout ». « En Libye, nous partagions le même objectif : permettre au peuple libyen de recouvrer la liberté et changer de régime. Nous n’avons pas eu la même approche pour y parvenir. Ce chapitre est clos. Nous travaillons maintenant coude à coude », a-t-il précisé, en réponse à une question sur les rumeurs de démission entourant Westerwelle.

En mars, sous l’impulsion de son chef de la diplomatie, l’Allemagne s’était abstenue lors du vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité autorisant le recours à la force pour protéger les civils libyens, avant de refuser toute participation à l’opération de l’Otan. Westerwelle est critiqué jusque dans la coalition gouvernementale pour avoir expliqué à plusieurs reprises que les sanctions de l’ONU avaient joué un rôle clé dans la chute de Tripoli, et que l’Allemagne était en première ligne sur le dossier. Lundi, il a fait marche arrière en disant son « respect pour la France » et les autres pays liés par la résolution 1973. Et il a réaffirmé qu’« en dernier recours » l’Allemagne prendrait ses responsabilités en Libye avec une participation militaire.

Mea culpa

Contesté pour avoir fragilisé les relations de l’Allemagne avec ses alliés les plus proches, Westerwelle avait dû céder la direction d’un parti libéral à la dérive au printemps. De nouveau acculé, il avait entamé son mea culpa dimanche. Dans les colonnes du Welt am Sonntag, il s’était réjoui « que l’intervention militaire ait permis la chute du régime de Kadhafi » et avait dit son « respect » pour les « résultats obtenus par nos partenaires grâce à la résolution 1973 ». Berlin serait désormais disposé à participer à une mission de stabilisation en Libye, à condition qu’elle soit déployée sous mandat de l’ONU. Selon les médias allemands, le virage de Westerwelle s’est opéré sous injonction du chef du parti libéral, Philipp Rössler, alors que des noms circulaient déjà pour lui succéder à la tête du ministère des Affaires étrangères.(...)"
23 juillet
2011

Jean Leonetti au quotidien Aujourd’hui en France :


(Paris, 23 juillet 2011)

"Q - Après le plan de sauvetage de la Grèce, l’euro est-il sauvé ?

R - Cette crise a démontré qu’il fallait une meilleure coordination entre les États membres. On voit bien que le fait d’avoir une monnaie unique nous impose - notamment en période de crise - d’exercer un meilleur contrôle sur cet outil financier. La création d’un gouvernement économique européen apparaît aujourd’hui comme une évidence. Il faut mettre le sujet sur la table dès la prochaine rentrée de septembre. La première étape, c’est un dialogue approfondi entre la France et l’Allemagne.

Q - Cela veut dire un ministre commun de l’Économie et des Finances ?

R - Pas forcément. Il faut surtout un dialogue et un consensus. On a désormais l’amorce d’un fonds monétaire européen, une Banque centrale européenne, une banque européenne d’investissement… Donc, il faut une harmonisation et un pilotage communs. Mais pas forcément un seul pilote…

Q - Chaque État membre doit-il inscrire le principe d’équilibre budgétaire dans sa Constitution, comme la France cherche à le faire ?

R - Bien sûr. Désormais, la discipline budgétaire doit s’imposer à tous. Si la France parvenait à adopter cette fameuse règle d’or, comme l’a déjà fait l’Allemagne, cela aurait un effet d’entraînement pour le reste des pays de la Zone euro.

(…)"