Vu sur le Net

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5 février
2010

La locomotive relancée

05.02.2010

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Conférence de presse conjointe de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, F. de La Mure


Les 80 mesures qui ont été dévoilées, hier, à Paris, à l’issue du douzième conseil des ministres franco-allemand, sonnent, ainsi, plus Merkel que Sarkozy mais n’en sont pas moins le fruit d’une impulsion donnée par le président de la République. Depuis la crise de Wall Street, Nicolas Sarkozy a tourné sa page libérale et dérégulatrice. Il a vu les dangers économiques d’une totale liberté du marché. Il a compris le risque politique qu’il y aurait à ne pas rééquilibrer le partage des richesses. Il s’est fait avocat d’une régulation du capitalisme qu’il veut promouvoir sur les cinq continents et c’est pour cela qu’il a conçu cette « volonté, disait-il hier, de mettre l’Allemagne et la France au service de l’Europe et d’une nouvelle régulation dans le monde ».

Si elles sont vraiment appliquées, ces 80 mesures ne vont pas seulement rapprocher la France et l’Allemagne. Elles portent en elles une dynamique – naturellement incertaine mais nouvelle – d’unité politique entre les deux pays qui se sont engagés, hier, à renforcer la coordination de leurs politiques économiques au sein de l’Union. Le fonctionnement et le visage de l’Union européenne pourraient en être modifiés. La direction prise est la bonne et l’on pourra très vite juger sur pièces puisque la chancelière et le président ont annoncé, pour bientôt, des propositions communes sur le gouvernement économique de l’Union, des initiatives sur le Proche-Orient et une réflexion commune sur la réforme du système monétaire international. Cela fera autant de tests, d’occasions de ne pas décevoir.
En savoir plus : France inter
5 février
2010

Entretien de Pierre Lellouche avec "La Tribune"

05.02.2010

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Pierre Lellouche (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, C. Bailleul


Question - En ranimant le moteur franco allemand, avec cet agenda de 80 propositions, Paris et Berlin veulent-ils réveiller l’Europe ?

Pierre Lellouche - Il a fallu près de neuf mois pour que l’Union Européenne accouche d’un système institutionnel nouveau, une période riche en rebondissements, entre la réélection de José Manuel Barroso, la nomination de Herman Van Rompuy à la tête du Conseil européen ou encore celle de Catherine Ashton pour représenter les 27. La nouvelle commission européenne ne sera investie que la semaine prochaine et il faut lui accorder une période de rodage, avant de porter un jugement excessif. Mais il est vrai qu’entre la conférence sur le climat de Copenhague et la gestion de la crise à Haïti, on peut s’interroger sur la capacité de l’Europe à exposer sa vision. Ajoutez à cela la décision du président Obama de ne pas se rendre fin mai au sommet UE-États-Unis de Madrid, et vous comprendrez que nos partenaires n’ont pas attendu que les nouveaux téléphones européens se mettent en place pour avancer. Or pendant ces mois, la crise a particulièrement frappé l’Europe. Conséquence : son affaiblissement économique relatif , voire le risque de déclassement, et parallèlement l’irruption de nouveaux acteurs puissants sur la scène mondiale ont engendré une catharsis utile : mais plutôt que de se livrer à l’auto-flagellation, mieux vaut réagir. C’est l’objectif de ce rendez-vous franco-allemand.
En savoir plus : www.france-allemagne.fr
5 février
2010

Le plan de Merkel et Sarkozy pour 2020

05.02.2010

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12ème conseil des ministres franco-allemand (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, F. de La Mure


Le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel ont présenté, jeudi 4 février à Paris, le programme de coopération de leurs deux pays. La France et l’Allemagne avancent 80 propositions qui se veulent « concrètes » pour développer « une même vision de leur avenir à l’horizon 2020 ».

« Le temps des grandes déclarations et des grands traités va un peu s’effacer », a dit Nicolas Sarkozy. « Qu’est-ce que la croissance au XXIe siècle ? Cette question, il faut que nous y répondions ensemble », a ajouté la chancelière allemande.

Les deux dirigeants ont notamment évoqué une « initiative commune pour le Proche-Orient », une préparation commune des grands rendez-vous internationaux comme le G20, ainsi qu’un « suivi des propositions » du président russe Medvedev aux Européens. « La question Europe/Russie est fondamentale, a argué Angela Merkel. Il faut clôturer une bonne fois pour toute la guerre froide. »

Dans le détail, les propositions franco-allemandes sont réparties en six domaines : économie, énergie et climat, recherche, politique étrangère et défense, rapprochement des citoyens et cadre institutionnel.
En savoir plus : www.euractiv.fr
5 février
2010

Les politiques familiales en France et en Allemagne. Quelles différences ? Quelles pistes de réforme ?

05.02.2010
De nombreux articles sur la politique familiale en Europe prennent appui sur un regard croisé entre la France et l’Allemagne. Cela s’explique notamment par le fait que, malgré la ressemblance générale de leurs systèmes socioéconomiques, ces deux pays présentent un taux de fécondité et un volume de travail des femmes très différents. Certes, on a constaté une arrivée massive des femmes sur le marché de travail depuis les années 1970, et aujourd’hui leur taux d’activité atteint environ 60 % dans l’un et l’autre pays. Cependant, en Allemagne, avec une moyenne de 1,3 enfant par femme entre 14 et 49 ans, le taux de fécondité se situe beaucoup plus bas qu’en France (1,9 enfant). Ce sont les femmes diplômées de l’enseignement supérieur entre 35 et 40 ans qui offrent la situation la plus contrastée : 40 % sont sans enfant en Allemagne contre 24 % en France.

En outre, l’emploi féminin s’est développé de manière différente dans les deux pays : en Allemagne, il repose davantage sur le travail à temps partiel et l’emploi précaire, puisque 39 % des emplois féminins y sont occupés à temps partiel, contre seulement 24 % en France. En la matière, la situation la plus contrastée se trouve chez les mères de famille : la part de l’emploi à temps partiel chez les mères dont le plus jeune enfant a moins de six ans est de 46 % en Allemagne contre 23 % en France. Pour celles dont le plus jeune enfant a entre 6 et 14 ans, ces chiffres du temps partiel sont respectivement de 59 % contre 28 %.

Plusieurs travaux cherchent à expliquer de tels écarts entre deux pays voisins, qu’il s’agisse du taux de fécondité ou du volume de travail des femmes. Fagnani (2001), par exemple, souligne l’importance des normes et des valeurs relatives à l’éducation et à la garde des enfants. L’Allemagne a longtemps considéré les responsabilités familiales comme relevant de la sphère privée ; la France, de son côté, possède une longue tradition de politique familiale institutionnalisée.

Ces approches différentes trouvent leur reflet dans les infrastructures dédiées à la garde des enfants. En France, l’offre est beaucoup plus développée qu’en Allemagne, même si la garde des enfants de 0 à 3 ans reste à améliorer. En Allemagne, on constate un déficit important du nombre de crèches et de garderies, et des horaires d’ouverture inadaptés au travail à temps plein. Depuis le début des années 2000, l’Allemagne a pris conscience de la nécessité de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale, et elle s’est efforcée de développer son système de garde d’enfants, fidèle aux recommandations du Conseil de Lisbonne.

Cependant, les écarts significatifs de volume de travail des femmes dans les deux pays laissent à penser que l’influence des normes et valeurs familiales ne se limite pas aux dispositifs de garde mais s’étend au système de soutien financier apporté aux familles (aides et compensations fiscales). De fait, l’aide que les parents reçoivent dans le cadre de la politique familiale diffère largement d’un pays à l’autre. Comme le volume total des dépenses liées au soutien financier est assez comparable en France et en Allemagne, les effets divergents de ce soutien, moins documentés par rapport à ceux de l’offre de garde, risquent d’être sous-estimés.
En savoir plus : www.strategie.gouv.fr
5 février
2010

Diplomatie, intégration, culture : Paris et Berlin main dans la main

05.02.2010

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12ème conseil des ministres franco-allemand (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, F. de La Mure


Si l’économie se taille la part du lion dans l’"Agenda franco-allemand 2020", la coopération franco-allemande progresse dans de nombreux domaines. Le 12e conseil des ministres franco-allemand, jeudi 4 février à Paris, a notamment fait avancer les dossiers de politique étrangère, le dialogue sur l’intégration et la coopération dans le domaine de la culture et des médias. Revue de détail.

La diplomatie au cœur de l’"Agenda franco-allemand 2020"

Le tête-à-tête direct entre les ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et Guido Westerwelle, a porté sur l’Iran, la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) et les nouveaux projets de coopération.
(...)

Intégration : l’Allemagne s’inspire de la France

Avant le conseil des ministres commun, Maria Böhmer, ministre adjointe à la Migration, aux Réfugiés et à l’Intégration, a rencontré son homologue français Éric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire. Ils ont réaffirmé la volonté des deux pays de poursuivre leur coopération en matière d’intégration. Après avoir repris l’idée française d’une Charte de la diversité, Berlin souhaite désormais s’inspirer du "contrat d’accueil et d’intégration".
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Coopération sur les médias numériques et la culture

Avant la tenue du conseil des ministres franco-allemand, le ministre allemand délégué à la Culture et aux Médias, Bernd Neumann, a évoqué avec son homologue français Frédéric Mitterrand les enjeux du numérique et le renforcement de la coopération franco-allemande dans le domaine culturel.
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En savoir plus : www.cidal.diplo.de
5 février
2010

Paris-Berlin, feuille de route jusqu’à 2020

05.02.2010

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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, F. de La Mure


La relance du « couple franco-allemand » faisait l’objet depuis des mois de navettes qui s’étaient accélérées depuis la célébration de la chute du mur de Berlin. Hier, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, réunis à l’Élysée pour le 12e Conseil des ministres franco-allemand, ont dévoilé un plan qui fixe jusqu’à 2020 l’agenda commun des poids lourds de l’Union européenne.

Création d’un office des énergies renouvelables, d’un centre pour la voiture électrique avec un projet pilote entre Strasbourg et Stuttgart, lancement d’un satellite commun pour la détection des gaz à effet de serre : c’est par des projets concrets et pas « par des grands traités et des grandes déclarations » (dixit Nicolas Sarkozy) que les deux pays espèrent resserrer les liens et entraîner les Européens. Alors qu’on semble se diriger à Berlin vers une issue favorable dans le casse-tête du financement de l’Airbus militaire A400-M, les deux leaders ont dessiné une feuille de route de dix ans, jalonnée, comme autant de cailloux blancs, par des réalisations communes.

Coopération policière, accord sur le régime matrimonial, travail sur le futur lanceur Ariane 6, création de 200 jardins d’enfants bilingues, doublement des doctorats franco-allemands, poursuite de l’élaboration d’un manuel d’histoire franco-allemand pour les lycées, nouvelle impulsion dans les échanges de jeunes : le plan ressemble à un inventaire à la Prévert mais a fait l’objet de consultations approfondies, et il se double d’une relance politique.
En savoir plus : www.sudouest.com
5 février
2010

La défense au menu du Conseil des ministres franco-allemand

05.02.2010
Le 12ème Conseil des ministres franco-allemand s’est tenu le 4 février au Palais de l’Élysée. Autour de la Chancelière allemande Angela Merkel et du Président de la République française Nicolas Sarkozy, 80 décisions, baptisées « Agenda franco-allemand 2020 » , ont été prises dans divers domaines.

En matière de défense, Mme Merkel et M. Sarkozy ont souhaité la poursuite du développement des « projets capacitaires européens tels MuSIS (Multinational Space based Imaging System) ». Ce programme européen est le futur système d’imagerie spatiale à des fins de sécurité et de défense.

(...)

Les deux pays souhaitent enfin renforcer la capacité d’engagement opérationnelle de la Brigade Franco-allemande , créé en 1989, « en vue de déploiement prochains ».
En savoir plus : www.defense.gouv.fr
5 février
2010

Conseil des ministres franco-allemand : un nouveau départ

05.02.2010

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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, F. de La Mure


Relancer un couple, ca n’est jamais évident. Pourtant, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont prouvé qu’ils souhaitaient que la France et l’Allemagne redeviennent un couple moteur pour l’Union Européenne. Etre la force qui permettra à l’Union d’exister politiquement sur la scène internationale afin de ne pas se faire distancer. Lors du 12e conseil des ministres franco-allemand, réuni au palais de l’Elysée, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont affiché leur volonté commune de renforcer leur coopération.

"Nous voulons une Europe qui existe politiquement fortement et pour que l’Europe existe politiquement fortement, l’Allemagne et la France doivent travailler ensemble"a déclaré le Président français lors de la conférence de presse conjointe du 4 février.

Paris et Berlin ont donc décidé d’adopter une feuille de route pour les dix années à venir. Coïncidence heureuse, l’UE est également en train de définir sa stratégie post Lisbonne pour la même période, 2010-2020. "L’Agenda franco-allemand 2020", réalisé par Pierre Lellouche, secrétaire d’État chargé des affaires européennes et secrétaire général pour la coopération franco-allemande, avec son homologue allemand Werner Hoyer, a identifié six grands domaines de coopération :

* Economie, finances et emploi
* Energie, climat et biodiversité
* Croissance, innovation, recherche, éducation et enseignement supérieur
* Politique étrangère, défense, sécurité
* Rapprochement des citoyens
* Cadre institutionnel

Ce plan ambitieux doit permettre "de mettre l’Allemagne et la France au service de l’Europe et d’une nouvelle régulation dans le monde".
En savoir plus : www.touteleurope.fr
4 février
2010

Entretien de Pierre Lellouche avec l’AFP

04.02.2010

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Pierre Lellouche (Verdun, 22.09.2009) - Photo : © MAEE, C. Bailleul


Question : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont approuvé 80 projets communs, mais ce paquet de mesures n’est-il pas en retrait par rapport aux attentes —idée d’un ministre franco-allemand notamment— et suffira-t-il à assurer une vraie coordination entre gouvernements ?

Pierre Lellouche : La philosophie générale, ce sont beaucoup de projets concrets. On a travaillé très solidement sur la totalité de la palette de nos relations et des problèmes posés à l’Europe pour essayer de voir comment mettre notre force commune au service de l’Europe dans la mondialisation.

L’idée d’un ministre franco-allemand n’avait jamais été déposée sur la table officiellement. Il y avait là un problème de nationalité et de légitimité politique. On a préféré s’orienter vers une solution beaucoup plus pragmatique. Ce sera la première fois qu’un gouvernement d’un Etat souverain sera ouvert à la présence sur invitation du ministre des Affaires européennes de l’autre, et, le cas échéant, d’un autre ministre sur un sujet d’intérêt commun.
En savoir plus : www.france-allemagne.fr
4 février
2010

Sarkozy et Merkel dévoilent 80 mesures pour la coopération franco-allemande

04.02.2010

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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (Paris, 04.02.2010) - Photo : © MAEE, F. de La Mure


La France et l’Allemagne ont dévoilé jeudi un catalogue de 80 mesures destinées à renforcer leur coopération jusqu’en 2020, dont la création d’un office des énergies renouvelables, d’ambassades ou d’un centre d’essais des voitures électriques communs.

"Nous avons choisi avec Mme Merkel des mesures concrètes, le temps des grands traités et des grandes déclarations doit un peu s’effacer pour faire du concret", a déclaré le président Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel clôturant le 12e conseil des ministres franco-allemand.

"Nous avons la volonté de mettre la France et l’Allemagne au service de l’Europe et d’une nouvelle régulation dans le monde", a ajouté M. Sarkozy.

Parmi les initiatives retenues par Paris et Berlin, le chef de l’Etat a retenu "l’office franco-allemand des énergies renouvelables, le projet pilote de véhicule électrique entre Strasbourg et Stuttgart, le lancement d’un satellite franco-allemand de détection des émissions de gaz à effet de serre, le travail sur le futur lanceur spatial européen, l’accord sur le régime matrimonial commun, la coopération policière".
En savoir plus : AFP
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