L’actualité

L’actualité

10 mars
2010

François Fillon se rend à Berlin (10 mars 2010)

10.03.2010

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François Fillon et Angela Merkel (Berlin, 12.03.2009) - Photo : © dpa/picture-alliance


Il a prononcé un discours à l’Institut du droit institutionnel communautaire Walter Hallstein de l’université Humboldt sur le thème « l’Union européenne au service de la croissance »

A l’issue de la conférence, François Fillon a eu avec Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, un entretien suivi d’une conférence de presse conjointe.

Programme

11h00 : Présentation de la délégation presse à l’aéroport de Villacoublay

14h30 : Arrivée du Premier ministre à l’aéroport de Berlin Tegel

15h00 : Université Humboldt
Unter den Linden, 6
Arrivée du Premier ministre

15h15 : Intervention du Premier ministre : "l’Union européenne au service de la croissance"

16h30 : Chancellerie
Entretien du Premier ministre avec Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d’Allemagne

17h30 : Conférence de presse commune

Vers 21h30 : Atterrissage de la délégation presse à l’aéroport de Villacoublay

Source : www.gouvernement.fr
En savoir plus : www.gouvernement.fr
1er mars
2010

Le fonds de financement des programmes culturels franco-allemands dans les pays tiers 2010 (1er mars 2010)

Le Fonds franco-allemand 2010
Créé a l’occasion du 40ème anniversaire du traité de l’Elysée en 2003, le Fonds culturel franco-allemand en pays tiers symbolise l’amitié et la coopération franco-allemandes. Ce Fonds franco-allemand joue par ailleurs un rôle de médiateur du dialogue interculturel. En alliant les problématiques de culture et de développement, il est ainsi à travers le monde l’Ambassadeur d’une Europe unie autour de la culture.

Pour l’édition 2010, un budget de 460 000 €, permettra de soutenir 59 projets dans 53 pays (sur 105 issus de 85 pays) sélectionnés par un jury composé de 12 personnalités allemandes et françaises.

Parmi les manifestations-phares, sont à souligner cette année le projet original de restauration d’instruments et de préservation du patrimoine musical en Arménie ; le projet INCAPS à Cuba (Intercultural Network for Contextual Art in the Public Space) qui a pour objectif de créer une plate-forme de coopération et d’échange autour des pratiques artistiques dans l’espace public ; du modèle de l’Atelier Ludwigsbourg-Paris, dans les secteurs de la production et de la distribution cinématographique. S’inscrivant dans la durée, certains projets comme « IMAGeIN’AIR » au Kosovo, festival de films en plein air, ou encore « Feldstärke 2010 », ateliers pour étudiants diplômés d’écoles d’art au 104 (Paris), Zollverein (Essen) et « Cuma » à Istanbul, ont également bénéficié d’un soutien renouvelé du Fonds.

Pour cette 8ème édition, il est à noter la forte participation et la créativité des projets des pays de la zone Afrique du Nord et Moyen Orient. Le jury a choisi ainsi de soutenir les projets présentés par l’Algérie, la Syrie, le Bahreïn, l’Egypte, le Yémen, l’Iran, l’Irak, la Jordanie, le Maroc ou Jérusalem. Pour exemple, les Parcs Minarat et Sami Abdul Rahman à Erbil s’ouvriront pour la première fois au théâtre de rue avec des activités de formation menées par des professionnels locaux et des troupes de théâtre allemande et française. Le Yémen accueillera un projet autour de la mode avec ateliers, défilés et exposition au Musée national de Sana’a. L’« Egyptian Connection » à Alexandrie et au Caire accueillera une rencontre dans le domaine du hip hop qui participera à la création d’une plate-forme musicale tripartite avec l’Egypte.
23 février
2010

"L’Europe contre la Fatalité" - Tribune de l’ambassadeur de France en Allemagne dans la FAZ (23 février 2010)

"L’Europe contre la Fatalité" - Tribune de l’ambassadeur de France en Allemagne dans la FAZ (23.02.2010)
Dans les tragédies grecques, le chœur des pleureuses est souvent la voix annonciatrice des catastrophes inévitables qu’à force de résignation les héros finissent parfois par favoriser.

En Europe aussi, nous avons un « chœur de pleureuses » qui ne cesse de prédire le pire… Chaque matin ils nous décrivent l’impuissance des institutions bruxelloises, chaque matin ils déplorent la marginalisation de l’Europe face au G2 sino-américain, chaque matin ils nous parlent d’une vieille Europe usée, sans capacité de rebond face à la crise, chaque matin ils nous annoncent de graves et imminentes tensions entre la France et l’Allemagne et la fin du « moteur » européen.

Ne nous laissons pas abuser car la réalité, Dieu merci, est toute autre.

La crise d’abord : la vérité est que l’Europe en sort plus forte qu’elle n’y est entrée. N’oublions pas que c’est elle qui a inventé une réponse à un choc financier qui était venu des Etats-Unis. La crise aurait pu faire éclater l’Union. Elle a au contraire prouvé les avantages considérables de l’Euro. Elle a ensuite provoqué une demande de plus d’Europe pour coordonner le sauvetage des banques, pour une relance coordonnée grâce à des plans conjoncturels. Elle a montré que nous refusions ensemble le protectionnisme. La crise a accru le sentiment de solidarité et la situation difficile de la Grèce menace aujourd’hui aussi peu l’Union que la quasi faillite de la Californie, il y a peu, menaçait l’Amérique. Ne nous laissons pas impressionner par les spéculateurs.

Au total, l’Europe a géré la crise avec sa nature qui est celle, non pas d’un Etat unitaire et homogène, mais d’une structure encore incomplète et très diverse comme un moteur hybride avec une composante intergouvernementale et une composante fédérale. Chacun a aujourd’hui une claire conscience qu’il faut aller plus loin pour améliorer la gouvernance économique de l’Union mais aussi sa compétitivité. Il est remarquable que la première initiative de la nouvelle Présidence européenne, celle de M. van Rompuy, ait été d’organiser un conseil européen informel sur l’orientation des politiques économiques. L’Union a besoin d’abord d’un débat politique pour qu’ensuite les orientations décidées soient étudiées et non l’inverse. En procédant ainsi l’on remet l’Europe sur ses pieds pour parler de sujets aussi complexes et politiquement sensibles que la stratégie de croissance européenne, l’exercice de la solidarité, le respect des disciplines, et la recherche de la compétitivité. Mettre les problèmes sur la table et les prendre à bras le corps est la seule manière de progresser.

La lamentation du chœur des pleureuses européen concerne aussi souvent le couple franco-allemand. A l’entente de jadis aurait aujourd’hui succédé le chacun pour soi des intérêts nationaux, le risque de confrontation entre des politiques économiques différentes et l’absence d’ambition pour l’Europe. Or que voit-on dans la réalité ? Depuis un an l’Allemagne et la France malgré la diversité de leur situation ont une relation particulièrement étroite pour réagir avec succès face à la crise, pour pousser à la ratification du traité de Lisbonne qui, faut-il le rappeler, est leur œuvre commune pour sortir l’Europe de l’ornière institutionnelle où elle s’était enlisée. Le 4 février, les deux pays ont approuvé lors d’un Conseil des ministres commun un « agenda franco-allemand pour l’Europe » à l’horizon 2020. Ce texte est à la fois une déclaration ambitieuse de volonté politique pour faire progresser l’Europe avec tous leurs partenaires et une liste de projets très concrets pour approfondir la coopération entre les deux pays. Chacun de ces projets a un double but : créer de la valeur ajoutée européenne pour rendre notre continent plus compétitif ; développer les relations entre sociétés civiles, qu’il s’agisse de chercheurs, d’universitaires ou d’entreprises. Une fois de plus, dans une Europe à 27 beaucoup plus diverse, face aux défis de la sortie de crise, de la réforme du système financier international et de la lutte contre le changement climatique, l’Allemagne et la France montrent la voie et adressent un signal très clair que l’Europe n’entend en aucun cas se résigner ou rester à l’écart de l’Histoire mais qu’elle veut être un acteur majeur du XXIème siècle. Je prends le pari que beaucoup seront surpris de la vitalité renouvelée du vieux continent.

Bernard de Montferrand
13 février
2010

Entretien de Bernard Kouchner avec le magazine Focus (13 février 2010)

Entretien de Bernard Kouchner avec le magazine Focus (13.02.2010)
FOCUS : Monsieur le Ministre, vous êtes-vous déjà lié d’amitié avec votre homologue, Guido Westerwelle ?

Bernard Kouchner : Nous avons dîné ensemble la semaine dernière dans un restaurant parisien où nous sommes restés plusieurs heures et le courant est très bien passé entre nous. J’avais même des liens d’amitié avec son prédécesseur, Frank-Walter Steinmeier. Nous avons des convictions politiques communes, nous sommes en effet tous les deux sociaux-démocrates. Voilà ! Guido est, par contre, issu d’un parti très libéral. Mais jusqu’à présent, nous nous entendons parfaitement.

FOCUS : Les rapports sont-ils facilités ou compliqués par le fait qu’il soit plus jeune d’une génération par rapport à vous ?

Bernard Kouchner : Pour Guido, l’Europe est une chose bien plus naturelle qu’elle ne l’était pour moi. Il m’a raconté que dans sa famille, tous avaient une affinité pour les Français. Lorsqu’en 1999-2001, j’étais le dirigeant civil de l’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo, c’était le général allemand Klaus Reinhardt qui assurait le commandement pour l’OTAN. On nous a vite surnommés les « frères jumeaux » car nous prenions toutes les décisions ensemble. Pour mes parents, pareille chose aurait été inconcevable, un Français travaillant main dans la main avec un général allemand ! Vous savez, mes grands-parents sont morts à Auschwitz. A cet égard, Klaus Reinhardt et moi-même appartenons à une autre génération que Guido Westerwelle. Ce qui compte, c’est que ce sont bien des individus qui font avancer la politique. On s’appelle par son prénom, on a son numéro de portable…

FOCUS : La semaine dernière, les deux gouvernements ont présenté l’Agenda 2020 franco-allemand, un catalogue de 80 mesures destinées à approfondir la coopération. Cela ne semble pas à la hauteur de nos attentes.

Bernard Kouchner : Il vaut mieux 80 pas dans la bonne direction qu’une seule grande mesure symbolique.
Sérieusement, l’Agenda 2020, qui a été pour l’essentiel préparé dans mon ministère, sous la direction du secrétaire d’Etat Pierre Lellouche, est davantage qu’un catalogue de mesures. Il reflète un esprit. Un esprit d’amitié et de fraternité. Au cours des trois dernières années, c’est plus qu’une « bonne relation » qui s’est nouée entre le président Sarkozy et la chancelière Angela Merkel. Lorsqu’on les voit tous deux ensemble, on sent qu’il existe entre eux une véritable amitié, et plus encore, une vraie tendresse. Bien sûr, il y a des divergences de vues et d’intérêts, parfois, l’un est un peu plus conservateur, l’autre plus libéral. Mais avant tout, et je trouve cela admirable, tous deux se soucient constamment de l’Europe, et non pas de leurs propres intérêts nationaux. Et cette harmonie franco-allemande est indispensable pour l’Europe.

FOCUS : Cette entente ne signale-t-elle pas plutôt que l’on ne se sent pas suffisamment représenté par les structures bruxelloises, et notamment par la Haute Représentante pour les Affaires étrangères de l’UE, Catherine Ashton, qui est jugée inconsistante ?

Bernard Kouchner : Je trouve la manière dont l’opinion publique traite Catherine Ashton vraiment révoltante. Cela frôle vraiment le sexisme. On n’aurait jamais parlé d’un homme en ces termes… Mais on en a vraiment donné une fausse image. Je vous assure qu’elle est extrêmement intelligente et très compétente. Je l’ai également constaté à propos de Haïti ; nous avons excellemment coopéré et elle a en fait réussi à réunir 400 millions d’euros en moins de huit jours.

FOCUS : L’Allemagne et la France veulent-elles prendre le leadership en Europe ?

Bernard Kouchner : « Leadership » n’est pas le mot juste, mais être des précurseurs, effectivement. Il y a deux manières de construire l’Europe : la première selon la devise, nous nous mettons d’accord – au bout de négociations interminables – sur le plus petit commun dénominateur. Mais ce n’est pas ainsi que l’on fait avancer les choses ! Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont justement décidé d’adopter une démarche plus résolue. Cela n’a rien à voir avec une ambition de diriger, mais c’est une attitude nécessaire pour faire progresser les choses.

FOCUS : Et sur quoi cela doit-il déboucher ?

Bernard Kouchner : Une défense commune – c’est cela qui fait encore véritablement défaut. Une stratégie permettant de parvenir progressivement à une politique de sécurité franco-allemande serait magnifique mais bien entendu, seulement à titre de précurseur d’une stratégie de défense européenne. Ce qui serait très simple et très important : un comité des ministres de la Défense européens au Conseil « Affaires étrangères ». Ce serait un signe politique. Mais en Europe, tout est très compliqué.

FOCUS : Dans l’Agenda 2020, la France ne voulait-elle pas aussi un engagement commun de la brigade franco-allemande en Afghanistan ?

Bernard Kouchner : Nous avons réfléchi à la question. Mais nous admettons que les « Règles d’engagement », les directives stratégiques de nos deux armées sont complètement différentes car Mme Merkel devrait d’abord obtenir l’accord du Bundestag. Mais c’est sans doute également lié à l’histoire allemande. Il est probable que cela changera avec le temps.

FOCUS : Mais à la différence de l’Allemagne, la France n’a pas accru récemment ses effectifs en Afghanistan ?

Bernard Kouchner : Nous avons été très clairs sur ce point : nous augmentons les renforts civils, nous mettons davantage l’accent sur la formation. On ne gagnera jamais la guerre en Aghanistan en recourant uniquement aux moyens militaires. Nous devons donc commencer modestement avec des îlots de paix dans les provinces, avec des hôpitaux et des écoles. Nous devons tout d’abord instaurer la sécurité, sinon aucune paix ne sera possible.

FOCUS : En Allemagne, on critique beaucoup le fait que l’on veuille donner de l’argent aux Talibans s’ils changent de camp…

Bernard Kouchner : Vous faites allusion au programme de réintégration ? Et en quoi serait-il erroné ? Nous combattons là-bas en premier lieu contre la pauvreté et la misère. Il faut savoir que les Talibans versent 300 dollars par mois à leurs combattants – en revanche, un policier gagne à peine 70 dollars et un soldat de l’armée afghane seulement 100. Comment pourrait-on espérer qu’un paysan résiste ? Il ne veut évidemment pas que ses enfants meurent de faim. Nous devons donc investir de l’argent. C’est ce que je demande et je le maintiens.

FOCUS : Mais ne serait-ce pas plutôt dans l’intérêt de l’Europe d’améliorer la relation avec Washington et de soutenir Obama dans son combat en Afghanistan ?

Bernard Kouchner : S’il est question de préserver la sécurité de nos soldats, alors nous le ferons. Mais comme il n’y a pas eu encore le moindre changement dans la stratégie concernant l’Afghanistan et que nous avons augmenté nos troupes il y a 16 mois pour parvenir à presque 4 000 soldats, nous ne sommes pas prêts à augmenter ce chiffre, simplement pour faire des concessions d’ordre politique. Nous sommes de retour dans l’OTAN mais aucun général ne nous donne des ordres.

FOCUS : Mais ne trouvez-vous pas inquiétant que le président américain Barack Obama n’e semble plus avoir l’Europe sur son écran radar ? Il ne se rendra même pas au sommet UE-Etats-Unis à Madrid au mois de mai.

Bernard Kouchner : cet égard, il faut tenir compte du fait qu’il a pour le moment assez à faire en politique intérieure afin de faire adopter sa remarquable réforme de la santé. J’ai été autrefois ministre de la santé, je sais à quel point c’est un travail de Sisyphe. Par ailleurs, le président Obama a invité le président Sarkozy aux Etats-Unis. Nous verrons comment cela va évoluer.
Les liens transatlantiques ne sont vraiment pas simples. Il y a des revendications de la part des Européens et je le dis sans aucune animosité à l’égard des Etats-Unis. Nous, Européens, voulons et devons jouer un rôle politique plus important. Cela ne nous suffit pas, par exemple, que l’Europe se borne à verser de l’argent pour le Proche-Orient, il faut également nous laisser jouer notre rôle dans le processus de paix. La France insiste notamment pour la tenue d’une conférence. Il faut conclure la paix ! Et une reconnaissance de la Palestine constituerait un pas important. Mais sur cette question, nous ne sommes justement pas entièrement d’accord avec les Américains.

FOCUS : Qu’il s’agisse d’Obama, de Sarkozy ou de Merkel, la popularité de tous les politiciens est en baisse – uniquement à cause de la crise financière ?

Bernard Kouchner : Avec la crise économique, il devient encore plus difficile de gouverner. Je ne peux personnellement pas me plaindre de critiques. Je suis après tout le seul homme politique qui soit passé de la gauche à la droite qui demeure quand même populaire auprès des électeurs de gauche.

FOCUS : Votre changement de camp ne vous a cependant pas fait que des amis. Aviez-vous bien réfléchi à cela ?

Bernard Kouchner : En fait, je n’ai pas eu vraiment à réfléchir longuement car je n’ai pas trahi la gauche en prenant cette initiative. Ce qui m’a fait réfléchir, c’est qu’au fond, je ne suis pas un homme politique professionnel. Je suis médecin, j’ai fondé des organisations humanitaires, et non sans succès ; après tout, Médecins sans Frontières a reçu le Prix Nobel de la Paix. C’est cela ma profession ! Puis François Mitterrand m’a proposé d’entrer au gouvernement. Je suis finalement entré en politique parce que ma popularité pouvait mieux servir les causes qui m’étaient chères que dans une ONG.

FOCUS : maintenant, vous travaillez pour les conservateu…

Bernard Kouchner : Après la victoire électorale de Nicholas Sarkozy, il m’a proposé de devenir ministre des Affaires étrangères. Nous avons parcouru la liste de thèmes et sauf sur la question de la Turquie, il régnait un accord absolu entre nous. Par ailleurs, j’estimais qu’il y avait encore beaucoup à faire dans la politique étrangère de notre pays. Pour mon pays, pas pour un parti, mais surtout pour les gens, notamment en Afghanistan ou au Proche-Orient. Toutefois, je n’aurais jamais cru qu’il soit si difficile de rester un homme politique partout et à chaque instant, mais c’est un travail extraordinaire et je ne l’ai pas regretté.

FOCUS : Et voteriez-vous pour Sarkozy la prochaine fois ?

Bernard Kouchner : (Rire). Cela, je ne vous le révélerai pas, après tout, le vote est secret. Ce n’est cependant un secret pour personne que je n’ai pas voté pour lui la dernière fois. Mais j’ai découvert en lui un homme radicalement différent de l’image que tout le monde en a. C’est surtout quelqu’un de très, très gentil. Très énergique tout en étant gentil. Il a un style très moderne. Je discute avec lui de façon bien plus animée et bien plus en profondeur qu’avec Jacques Chirac ou François Mitterrand par exemple. Je n’ai encore jamais été freiné dans mon élan par Nicolas Sarkozy et il n’est pas du genre à donner des ordres.
4 février
2010

12ème Conseil des ministres franco-allemand (Paris, 4 février 2010)

Communication du conseil des ministres français (27.01.2010)
Ce conseil, qui s’est réuni en format plénier, définit les orientations de la coopération franco-allemande pour les dix ans à venir. Cet « Agenda franco-allemand 2020 » s’articule autour de six points :

1. Economie, finances et emploi
Après avoir fait preuve d’une unité exemplaire dans la réponse à la crise économique et financière, la France et l’Allemagne prépareront des stratégies coordonnées de sortie de crise. Elles poursuivront en parallèle leurs efforts conjoints en faveur d’une régulation financière ambitieuse, de la soutenabilité des finances publiques, de la stabilité du système financier et de la réforme de la gouvernance financière internationale.

2. Energie, climat et biodiversité
La coopération dans les domaines de l’énergie et du climat sera renforcée, notamment dans la perspective des conférences de Bonn et de Cancun. Sur la base des rapports des groupes de travail « énergie » et « électromobilité » lancés à l’occasion du dernier conseil des ministres conjoint, la France et l’Allemagne renforceront leur coopération dans les domaines des énergies renouvelables et de la sécurité énergétique, et favoriseront la création d’un standard européen unique en matière de véhicules électriques.

3. Croissance, innovation, recherche, éducation et enseignement supérieur
Sera également renforcée la coopération franco-allemande dans les domaines de l’innovation, de la recherche, de l’éducation et de l’enseignement supérieur, facteurs d’emploi et de croissance.

4. Politique étrangère, défense, sécurité
De nouvelles propositions visant au développement de notre coopération en matière de politique étrangère, de défense, de sécurité intérieure et d’immigration ont été présentées. Le conseil franco-allemand de défense et de sécurité a permis de favoriser la concertation sur la politique de sécurité et de défense commune après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

5. Rapprochement de nos citoyens
Un accord relatif au régime matrimonial franco-allemand a été signé à l’occasion du conseil des ministres conjoint. Par ailleurs, de nouvelles propositions ont été développées pour rapprocher les sociétés civiles des deux pays, consolider l’espace culturel franco-allemand, et favoriser la mobilité des jeunes.

6. Cadre institutionnel
Enfin, le conseil des ministres franco-allemand a permis d’ouvrir de nouvelles pistes de coopération institutionnelle dans le but de favoriser une convergence toujours plus étroite des politiques et des institutions des deux pays.

Source : www.elysee.fr
1er février
2010

Triangle de Weimar - Pierre Lellouche rencontre ses homologues polonais et allemand à Varsovie (1er février 2010)

Pierre Lellouche rencontre ses homologues polonais et allemand à Varsovie (01.02.2010)
Pierre Lellouche, Mikolaj Dowgielewicz et Werner Hoyer, les secrétaires d’Etat et ministre délégué en charge des affaires européennes des trois pays du triangle de Weimar (France, Pologne, Allemagne) se sont réunis à Varsovie, le 1er février. Il s’agissait de la première rencontre politique formelle dans ce format depuis celle qui s’est tenue à Paris le 7 novembre 2008.

Le triangle de Weimar est une enceinte qui permet à la France, à la Pologne et à l’Allemagne de discuter de leur coopération commune et de se concerter sur les grands dossiers européens.

Au cours de leur réunion, les trois ministres chargés des affaires européennes ont plus particulièrement abordé les questions relatives à la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Leurs entretiens ont également porté sur la stratégie UE 2020, les suites du Sommet de Copenhague et les perspectives de la politique de sécurité énergétique européenne, la défense européenne, la création du Service d’action extérieure de l’UE, le partenariat oriental, les relations avec l’Ukraine et avec la Russie, ainsi que sur la préparation de la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne au second semestre 2011 et les projets associant les sociétés civiles des trois pays.
22 janvier
2010

Pierre Lellouche et Werner Hoyer célèbrent la Journée franco-allemande à Berlin (22 janvier 2010)

Pierre Lellouche et Werner Hoyer célèbrent la Journée franco-allemande à Berlin (22.01.2010)
Instituée le 22 janvier 2003 à l’occasion du 40ème anniversaire du Traité de l’Elysée, la journée franco-allemande vise à promouvoir l’intérêt de la relation franco-allemande chez les jeunes générations et à encourager l’apprentissage de la langue du partenaire et le dialogue interculturel. Plusieurs manifestations sont prévues à cette occasion en France comme en Allemagne, notamment une journée de découverte en entreprise qui permet aux élèves issus de l’enseignement général ou professionnel de découvrir l’atout que constitue l’apprentissage de la langue du partenaire pour leur avenir professionnel. L’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) joue un rôle central dans la préparation et l’organisation de cet événement.

M. Lellouche s’est rendu avec M. Klaus Wowereit, Plénipotentaire pour les relations culturelles franco-allemandes, dans une école primaire bilingue franco-allemande avant de visiter avec son homologue allemand, M. Werner Hoyer, l’Institute for Advanced Sustainability Studies (IASS) de Potsdam, institut de recherche de pointe sur le changement climatique, où un échange a été organisé avec des lycéens, des scientifiques et des représentants des medias.

Après une rencontre avec la presse, Pierre Lellouche et Werner Hoyer ont assisté à la remise des prix décernés aux lauréats du concours « Les jeunes écrivent l’Europe », organisé par l’OFAJ.
7 janvier
2010

Entretien entre Pierre Lellouche et Werner Hoyer à Paris (7 janvier 2010)

Entretien entre Pierre Lellouche et Werner Hoyer à Paris (07.01.2010)
Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes et Secrétaire général pour la coopération franco-allemande, a reçu son homologue allemand, Werner Hoyer, à Paris le 7 janvier. Il s’agissait de leur cinquième entretien depuis la formation du gouvernement allemand en novembre dernier.

Au cours de leur entretien, ils ont poursuivi leur travail commun de préparation du Conseil des ministres franco-allemand qui se tiendra prochainement à Paris. Ils ont également abordé diverses questions européennes d’actualité, telles que la mise en œuvre du Service européen pour l’action extérieure, la politique énergétique de l’UE, la préparation de la stratégie "UE 2020" et l’élargissement.
17 décembre
2009

Rencontre entre Pierre Lellouche et Werner Hoyer à Berlin (17 décembre 2009)

Rencontre entre Pierre Lellouche et Werner Hoyer à Berlin (17.12.2009)
Dans la continuité de son entretien avec Werner Hoyer le 7 décembre dernier à Bruxelles, Pierre Lellouche, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes et Secrétaire général pour la coopération franco-allemande, s’est rendu à Berlin le 17 décembre 2009.

Il y a poursuivi avec son homologue allemand, Werner Hoyer, la préparation du prochain Conseil des ministres franco-allemand qui se tiendra début 2010 en France et s’est également entretenu de questions européennes au lendemain du Conseil européen des 10-11 décembre.

A l’issue de leur entretien, les deux Secrétaires d’Etat ont évoqué les sujets européens et internationaux d’actualité au cours d’un dîner avec leur homologue britannique, Chris Bryant.
13 décembre
2009

50ème anniversaire du groupe d’amitié parlementaire France‑Allemagne (Berlin, 13 et 14 décembre 2009)

50ème anniversaire du groupe d’amitié parlementaire France‑Allemagne (13-14.12.2009)
A l’occasion du 50ème anniversaire de la création du groupe d’amitié parlementaire France‑Allemagne, le Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et une délégation du groupe d’amitié France‑Allemagne conduite par son Président Yves Bur, se sont rendus à Berlin, les 13 et 14 décembre 2009, à l’invitation de Norbert Lammert, Président du Bundestag.
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