L’actualité

10 juillet
2018

10 ans du centre de crise : Interview du diplomate d’échange (10 juillet 2018)

Le Centre de crise et de Soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a été créé le 2 juillet 2008 dans un monde marqué par des crises de plus en plus fréquentes (sécuritaires, climatiques, humanitaires, politiques, sanitaires...). Depuis 10 ans, le CDCS mobilise et coordonne les moyens du Quai d’Orsay et de ses partenaires en cas de crise à l’étranger afin de venir en aide aux Français en situation de danger, voyageurs ou expatriés, et de soutenir les populations locales à la demande et en lien avec leurs autorités.

A l’occasion des 10 ans du Centre, nous avons interviewé Erwin Ganzer, diplomate d’échange allemand, en mission pendant un an au CDCS.

1) Pouvez-vous nous décrire votre poste et vos missions au sein du centre de crise et de soutien ?

Au sein du centre de crise et de soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, je suis affecté à l’unité de soutien à la gestion de situations d’urgence (GSU).

Quand survient une crise, par exemple en cas d’attaque terroriste, l’unité GSU coordonne la mise en place de la ligne téléphonique d’urgence du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour répondre aux demandes des citoyens et assure un soutien logistique pour l’organisation de la cellule de crise à Paris. En tant que de besoin, des membres de l’équipe peuvent en outre être envoyés en renfort sur le lieu de crise, auprès de la représentation française à l’étranger. Vient ensuite en premier plan l’assistance aux membres de la famille des victimes.

Dans les périodes où il n’y a pas de crise grave, l’Unité GSU assure une formation en matière de gestion de crise à destination des agents à la centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et dans les représentations françaises à l’étranger. Ces formations s’effectuent tant à Paris que directement sur place. J’ai par exemple participé récemment à une formation dans les ambassades françaises de Jakarta et de Kuala Lumpur.

Il fait également partie de mes missions d’assurer un contact direct et rapide entre le CDCS à Paris et le Centre de réaction aux crises à l’Auswärtigen Amt de Berlin.

2) Combien de temps dure cet échange ?

L’échange avec le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères sur ce poste est d’une durée d’un an. Je vais passer ensuite encore trois ans à Paris et travaillerai à l’ambassade allemande.

3) Quel est l’intérêt d’un tel échange pour la France et l’Allemagne ?

Bien sûr, un tel échange a plus généralement aussi une dimension politique et historique. Du fait des contacts personnels directs, il contribue en outre à mieux se connaître et à mieux se comprendre.

L’échange entre les deux ministères des Affaires étrangères existe depuis de nombreuses années déjà. Les postes pourvus dans le cadre de cet échange ont évolué dans le temps.

Pour le moment, nous sommes quatre Allemands à travailler au Quai d’Orsay à Paris, de la même manière que des collègues français continuent à travailler à l’Auswärtiges Amt à Berlin. La durée du stage varie selon les fonctions exercées et en règle générale, les fonctionnaires d’échange, comme on les appelle officiellement, sont également employés ensuite à l’ambassade. Les connaissances acquises et les contacts noués au Quai d‘Orsay sont d’une grande utilité à cet égard.

L’échange entre les deux centres de crise ne date pas d’il y a si longtemps. Ce sont les deux ministres des Affaires étrangères d’alors, MM. Ayrault et Steinmeier, qui en sont convenus. L’objectif était d’instaurer une coopération encore plus étroite entre la France et l’Allemagne notamment dans des situations de crise. Celles-ci ne tardèrent malheureusement pas à se manifester : l’accord a été signé ici, au CDCS, dans l’après-midi du 13 novembre 2015 ; à la suite de la signature, les deux ministres des Affaires étrangères se sont rendus au Stade de France, pour assister au match de football France-Allemagne. Et vous vous souvenez, c’est le soir où Paris a été secoué par une série d‘attentats.

4) Est-ce qu’il y a des différences dans la manière de travailler entre la France et l’Allemagne ?

On me pose souvent cette question. Il y a des différences bien sûr. L’intérêt d’un échange est justement de travailler encore mieux ensemble. C’est pourquoi j’estime que l’important, c’est de mettre au premier plan avant tout les points communs, les intérêts communs.

Dans le domaine de la gestion de crise justement, nous procédons en grande partie de la même manière, nous sommes confrontés aux mêmes défis et aux mêmes missions, avons les mêmes objectifs et nous concertons de ce fait très souvent de façon étroite et en toute confiance. C’est pourquoi il est extrêmement important que l’on sache comment les choses sont réglées ici, quelle est la manière de procéder à Paris. Et ce n’est possible, encore une fois, que lorsque l’on est très proche, comme c’est le cas pour moi, et que l’on est impliqué régulièrement et ouvertement dans le fonctionnement de la maison.

5) Quelles étaient vos motivations pour cette mission d’échange et qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Ce qui m’a plu dès le début dans le fait de travailler au ministère des Affaires étrangères, c’est qu’au cours de sa carrière professionnelle, non seulement on exerce sans cesse ses fonctions dans de nouveaux endroits du monde entier, mais souvent aussi dans des domaines complètement différents et que l’on doit toujours s’adapter à de nouvelles conditions de vie et de travail. Même au bout de plus de 30 ans de carrière, je trouve cela encore très stimulant. Le poste de fonctionnaire d‘échange constitue à cet égard un défi d’une nature tout à fait particulière et dans cette mesure, une mission particulièrement attractive.

Cela représente pour moi personnellement une expérience toute particulière. Je continue à estimer que c’est un grand privilège de pouvoir travailler dans un autre ministère des Affaires étrangères. J’ai beaucoup appris sur Paris, sur la France, sur la politique étrangère et sur la gestion des crises. Et cela a été très bénéfique pour mon français. Et si cela a pu un tant soit peu contribuer à resserrer encore la coopération franco-allemande, c’est d’autant mieux.

6) Qu’est-ce qui vous plait, plus généralement, en France ?

Je pourrais résumer ainsi : quiconque connaît la France pourra comprendre que c’est quelque chose de tout à fait particulier de pouvoir vivre avec sa famille à Paris. On peut tout particulièrement profiter des nombreuses terrasses de cafés et des merveilleux restaurants.

Légende photo : Formation à l’Ambassade de France à Kuala Lumpur. Crédits : par Laurent Audoin (CDCS)

Pour en savoir plus sur les diplomates d’échange : https://www.france-allemagne.fr/Les-echanges-franco-allemands-de.html

5 juillet
2018

L’Office franco-allemand pour la Jeunesse fête ses 55 ans

Le 5 juillet 1963, 6 mois après la signature du traité de l’Elysée qui prévoyait sa
fondation, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) fut créé avec pour
mission « d’établir le dialogue entre la jeunesse française et allemande » et rapprocher
ainsi les deux sociétés civiles dans une perspective de paix.

55 ans d’échanges et d’expertise interculturelle

Au cours des 55 dernières années, l’OFAJ a permis à plus de 8,4 millions de
jeunes, âgés de 3 à 30 ans, de participer à des rencontres sportives, culturelles,
scolaires, universitaires, professionnelles. Ces 320 000 programmes d’échange
ont tissé un maillage au sein des populations qui, avec 2 200 jumelages par
exemple, n’a pas d’équivalent ailleurs en Europe.

Les méthodes interculturelles développées depuis plus d’un demi-siècle, établissent
des ponts entre les cultures, les générations et les sociétés et peuvent servir
de modèle. Des structures similaires, telles que l’Office germano-polonais pour la
Jeunesse ou, plus récemment, l’Office régional pour la jeunesse des Balkans occidentaux (RYCO), ont été créés d’après l’OFAJ.

55 ans – une mission européenne pour l’avenir

Dans une Europe élargie, l’approche de l’OFAJ consistant à mettre les acquis de la
coopération franco-allemande au service d’autres pays est aujourd’hui plus importante
que jamais. Il convient d’innover dans le travail éducatif interculturel pour
poursuivre et développer les partenariats avec des pays tiers comme ceux de
l’Europe de l’Est et du Sud-Est ainsi que du pourtour méditerranéen.

En janvier 2018, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont manifesté leur souhait
de renouveler et d’approfondir les relations franco-allemandes en complétant le
traité de l’Elysée. Adossée à cette initiative, la résolution de l’Assemblée nationale
et du Bundestag, stipule que l’OFAJ continuera à jouer un rôle-clé notamment
pour encourager la « mobilité des étudiants, des apprentis et des jeunes professionnels entre la France et l’Allemagne ».

Aujourd’hui, la diversification des publics et la participation de jeunes issus de
tous horizons occupent une place centrale dans l’action de l’OFAJ. Celle-ci doit
encore se renforcer pour que la mobilité soit accessible à chacun et que les offres
de programme s’adaptent continuellement aux attentes et aux besoins des
jeunes.

5 juillet
2018

Les chiffres clefs de la relation France-Allemagne

Français en Allemagne et Allemands en France ; jumelages ; université franco-allemande ; échanges transfrontaliers... découvrez les chiffres clefs de nos relations bilatérales franco-allemandes !

20 juin
2018

Communiqué de Florence Parly - Conseil des Ministres franco-allemand : l’Europe de la défense avance (19 juin 2018)

Florence Parly, ministre des Armées, et son homologue allemande Ursula von der Leyen, ont signé aujourd’hui deux lettres d’intention communes sur le char de combat du futur (Main Ground Combat System – MGCS) et sur le système de combat aérien du futur (Next Generation Weapon System within a Future Combat Air System – SCAF).

Ces deux lettres concrétisent la volonté de la France et de l’Allemagne, exprimée notamment lors du conseil des ministres franco-allemand de juillet 2017, de bâtir en commun les systèmes d’armement du futur et d’agir pour la construction de l’Europe de la défense.

Le SCAF sera le système de combat aérien du 21ème siècle. Il rassemblera autour d’un nouvel avion de combat polyvalent, adapté aux menaces aériennes contemporaines et exploitant le potentiel de l’intelligence artificielle, des moyens de combat travaillant en réseau, dont des drones de différents types. Il devrait être mis en service à l’horizon 2040.

La lettre d’intention fixe l’objectif de lancer une phase d’étude au plus tard fin 2018. Dans cette phase, les travaux d’architecture s’accompagneront du lancement rapide de démonstrations. Ces actions technologiques devront préfigurer, à l’horizon 2025, les concepts à retenir pour le futur système opérationnel. La lettre d’intention désigne la France comme nation leader sur le projet. Elle prévoit également que d’autres partenaires, en particulier européens, puissent se joindre à la réalisation du projet.

Concernant le char de combat futur, la France et l’Allemagne partagent la même vision ambitieuse d’un système appuyé sur les technologies les plus innovantes et capable d’assurer une supériorité opérationnelle dans tous les contextes et sur tous les terrains. Pleinement intégré au programme Scorpion en France et au système HEER en Allemagne, MGCS sera le système terrestre de référence à son déploiement en 2035.

La lettre fixe comme objectif de lancer une phase commune de démonstration d’ici mi-2019. Adaptée aux évolutions des menaces et des technologies, elle prévoit un point d’étape en 2022 et l’établissement d’ici 2024 d’un besoin opérationnel détaillé. Elle désigne l’Allemagne comme nation leader du projet et offre des bases solides pour un accord de coopération plus vaste, notamment avec d’autres partenaires européens.

Porteuse de coopérations larges et ambitieuses, la lettre porte également des engagements communs sur le système d’artillerie du futur (CIFS).

Signe de la qualité de la coopération franco-allemande, aujourd’hui a aussi été convenu le lancement du satellite militaire franco-allemand CSO3, sur Ariane 6. Le projet Ariane 6, que la France soutient pleinement, est un enjeu majeur pour l’accès souverain de l’Europe à l’espace.

Alors que la France et l’Allemagne se sont engagées dans un effort de défense nécessaire compte-tenu de l’évolution du contexte stratégique, ces programmes constitueront un apport majeur à la sécurité des Européens ainsi qu’au développement d’une Alliance atlantique moderne et adaptée. La signature de ces deux lettres est une étape importante :

- pour les systèmes de défense de la France et de l’Allemagne, en prévoyant un renouvellement ambitieux, adapté à tous les types d’engagement et incorporant les dernières innovations technologiques. L’identification très claire d’une nation leader sur chaque projet garantit une organisation efficace des travaux ;
- pour la construction d’une défense européenne, soucieuse de garantir une pleine interopérabilité entre partenaires et alliés et laissant la porte ouverte à des coopérations plus larges avec d’autres participants, notamment européens ;
- pour le développement de la base industrielle de défense en Europe, gage indispensable d’une plus grande souveraineté ;
- pour la croissance de l’industrie de défense, en offrant des opportunités d’exportations, de production, de recherche et d’innovation.

20 juin
2018

Feuille de route conjointe adoptée par les ministres de l’environnement français et allemand (19 juin 2018)

Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Svenja Schulze, ministre fédérale de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité nucléaire, ont souligné lors de la réunion des ministres franco-allemands, au château de Meseberg, la coopération étroite entre les deux pays dans le domaine de l’environnement et du climat et ont adopté la déclaration ci-jointe appelant l’Union européenne à réhausser son ambition climatique à l’horizon 2030 et 2050.

Les ministres veulent œuvrer ensemble à ce que le climat et la biodiversité soient aussi au centre d’une nouvelle dynamique européenne. Il leur est particulièrement important de s’assurer que les transitions nécessaires de l’économie et de la société soient solidaires et durables.

Lors de cette réunion, l’instauration d’un groupe de travail interministériel conjoint de haut niveau « climat » a été décidé. Ce groupe soutiendra une mise en œuvre ambitieuse de l’Accord de Paris à tous les niveaux et engagera les travaux sur les outils incitatifs à mettre en place pour favoriser la transition énergétique, parmi lesquels figure le prix du carbone.

A cette occasion Nicolas Hulot a déclaré : « Il est crucial que l’Europe continue à faire preuve de leadership en matière climatique et puisse dès la COP 24 indiquer qu’elle rehaussera son ambition climatique. Dans cette perspective, je suis heureux que la France et l’Allemagne soutiennent l’idée que l’Union Européenne revoie sa NDC d’ici début 2020 sur la base des avancées sectorielles et se dote d’une stratégie de neutralité carbone pour la deuxième moitié du 21ème siècle. Nous nous entendons aussi pour mettre les financements européens en conformité avec les engagements de l’Accord de Paris et mieux articuler les enjeux climatiques et ceux liés à biodiversité. »

Feuille de route commune :

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19 juin
2018

Europe - Déclaration commune de la France et de l’Allemagne (19 juin 2018)

Déclaration de Meseberg : Renouveler les promesses de l’Europe en matière de sécurité et de prospérité

Une déclaration commune franco-allemande a été adoptée à l’occasion du Conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenue ce mardi 19 juin 2018 à Meseberg en Allemagne.

La déclaration :

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7 juin
2018

Les nouveaux diplomates français en visite à Berlin (22 mai-1er juin 2018)

Pendant deux semaines, les auditeurs de l’Institut diplomatique et consulaire ont été accueillis par leurs homologues allemands dans le cadre d’un séminaire de formation commun.

C’est un temps fort de leur formation : les diplomates de la promotion 2018 de l’Institut diplomatique et consulaire (IDC) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sont allés à Berlin à la rencontre de leurs homologues allemands de l’Académie diplomatique. Ce séminaire a lieu chaque année alternativement à Paris et à Berlin. Il a pour objectif de permettre aux nouveaux diplomates des deux pays de tisser des liens, de mieux connaitre nos administrations respectives et d’entretenir le réflexe franco-allemand.

Dans le prolongement de 55ème anniversaire du Traité de l’Elysée, les échanges ont porté plus particulièrement sur la place du couple franco-allemand en Europe et nos réponses communes aux multiples défis auxquels nos deux pays sont confrontés : réforme de l’Union européenne, énergie et climat, politique de voisinage de l’UE, migrations, gestion de crises, numérique.

Madame Anne-Marie Descôtes, ambassadrice de France en Allemagne, a ouvert le séminaire par une allocution consacrée à l’importance de la relation franco-allemande pour l’avenir de l’Europe, avant que les auditeurs n’assistent à une simulation de réunion de presse de l’ambassade.

Les diplomates allemands ont fait découvrir à leurs collègues français l’environnement institutionnel de la République fédérale, au travers de la visite de l’Auswärtiges Amt, de la Chancellerie fédérale, du Bundestag et du siège de la Présidence. Les deux promotions ont eu le privilège de rencontrer M. Heiko Maas, ministre fédéral des Affaires étrangères, ainsi que M. Michael Roth, ministre adjoint chargé des Affaires européennes, avec lequel ils ont eu un échange dynamique et approfondi sur le thème de la réappropriation de l’Europe par les citoyens.

Au cours d’une séance au Bundestag autour de Mme Ursula Groden-Kranich, députée membre du groupe d’amitié franco-allemand et du groupe de travail franco-allemand sur le Traité de l’Elysée, les auditeurs ont pu se rendre compte de l’importance croissante du rôle joué par les parlements nationaux pour faire vivre notre relation bilatérale. La séance au siège de la présidence allemande a permis de mieux appréhender la place de cette institution dans le système politique fédéral.

Les échanges entre diplomates français et allemands se sont prolongés au cours d’un match amical de football marqué par un esprit de convivialité. Menés 4 buts à 1 après 30 minutes de jeu, l’équipe de France des diplomates est parvenue à revenir au score en cours de seconde période avant de laisser diplomatiquement la Mannschaft l’emporter dans les dernières minutes.

Les deux promotions se retrouvent à nouveau les 7 et 8 juin à Bruxelles. Elles y rencontrent leurs homologues polonais en format Weimar, pour des séances de travail au sein de leurs représentations permanentes respectives et au Conseil. L’année prochaine, c’est la promotion 2019 de l’IDC qui accueillera à Paris la 74ème promotion de diplomates allemands pour un séminaire commun d’échanges et de dialogue.

Les nouveaux diplomates du Quai d’Orsay et de l’Auswertiges Amt avec le Ministre fédéral allemand des Affaires étrangères Heiko Maas à la Villa Borsig – Berlin. Crédits photo : photothek.net

les nouveaux diplomates du Quai d’Orsay et de l’Auswertiges Amt avec le ministre adjoint chargé des affaires européennes, Michael Roth. Crédits photo : photothek.net

3 juin
2018

Conférence « German-French Young Leaders » (31 mai - 3 juin 2018)

A propos

Le Programme German-French Young Leaders (GYLF) est un lieu d’échange innovateur pour de jeunes professionnels français et allemands dynamiques. Il s’adresse aux futurs dirigeants ayant des profils à haut potentiel dans les domaines de la politique, de la science, des médias, de la culture, des affaires et de l’administration et ne disposant pas nécessairement d’une expérience dans le domaine franco-allemand. Ils sont réunis afin d’établir un dialogue approfondi et durable au sein de la nouvelle génération de leaders dynamiques issus des deux pays dans le but de conforter l’amitié qui unit nos deux pays pour les générations à venir.

Conférences annuelles

Des conférences annuelles sont organisées tour à tour en France et en Allemagne sur des thèmes liés à notre avenir commun. Les intervenants français et allemands sont des personnalités porteuses d’une vision novatrice et issues de la sphère politique, de la culture et de la société civile. En outre, les sessions de travail sont complétées par des événements culturels inspirants.

La dernière conférence a eu lieu à Paris du 31 mai au 3 juin 2018 sur le sujet „European Idea(l)s in a changing world“ sous le patronage d’Emmanuel Macron et de Frank-Walter Steinmeier.

Après un échange avec le Premier ministre à Matignon, les Young Leaders ont pu participer à un dialogue citoyen participatif organisé par la Bertelsmann Stiftung, à une série de Wikitalks et d’ateliers dans les locaux de la French Tech à la Station F, plus grand incubateur du monde de start-ups, visiter le site industriel d’Arianespace et échanger avec son PDG, Stéphane Israel, visiter une exposition sur la culture tsigane au musée de l’immigration et une exposition sur le centenaire de l’indépendance des pays baltes au musée d’Orsay, et enfin échanger en clôture avec Pascal Lamy, ancien commissaire européen et directeur général de l’OMC sur l’avenir de l’Europe.

Le lancement d’un fonds d’investissement franco-allemand par l’entreprise Nesting a également été annoncé pendant la conférence.

Organisation

Le programme German-French Young Leaders est organisé conjointement par l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) et par l’association German-French Young Leaders e.V.

Pour plus d’informations : https://www.gfyl.eu/gfylinshort


Equipe GYLF avec le Premier Ministre français, Edouard Philippe
Crédits photo : MALENFER Yves / services du Premier ministre


Ouverture la conférence à l’Assemblée Nationale. Crédits photo : LITVINE Judith / MEAE

1er juin
2018

Lancement franco-allemand des « Rendez-vous aux jardins » 2018 par les Ministres de la Culture (1er juin 2018)

Sur le thème « L’Europe des Jardins », la manifestation française annuelle s’exporte cette année dans 15 pays, dont l’Allemagne, pour fêter l’Année européenne du patrimoine.

Madame Françoise Nyssen, Ministre française de la Culture et Madame Monika Grütters, Déléguée du gouvernement fédéral allemand pour la Culture et les Médias et Ministre d’État, avaient rendez-vous ce matin dans les jardins du Palais-Royal pour célébrer le lancement de la 16e édition des « Rendez-vous aux Jardins » sur le thème de « L’Europe des Jardins ». Au total, plus de 2 500 parcs et jardins en Europe ouvrent leurs portes au public et notamment aux scolaires entre le 1er et le 3 juin.

Suite à la rencontre sur le thème des jardins, Madame Grütters s’est vu remettre les insignes d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres par son homologue française, Madame Nyssen. Ensemble, elles ont présidé en début d’après-midi la cérémonie de remise du Prix Franz Hessel aux écrivains Michel Jullien et Fatma Aydemir : l’objectif de ce prix, organisé en partenariat avec la Villa Gillet (à Lyon) et la Fondation Genshagen (à Berlin), est de permettre une meilleure connaissance réciproque des littératures françaises et allemandes, et d’encourager par-là la culture de la traduction, enjeu majeur pour le développement des échanges - artistiques, intellectuels, économiques - entre nos deux pays, dans une perspective d’ouverture à l’Europe comme à l’international.

L’Année européenne du patrimoine culturel

Proposée par l’Allemagne et soutenue dès l’origine par la France, l’Année européenne du patrimoine culturel 2018 est mise en oeuvre dans une trentaine de pays européens. Elle permet de promouvoir le patrimoine comme élément central de la diversité culturelle et du dialogue interculturel, de valoriser les meilleures pratiques pour assurer la conservation et la sauvegarde du patrimoine ainsi que de développer sa connaissance auprès d’un public large et diversifié (décision du 17 mai 2017).

Rendezvous im Garten

A l’occasion de l’année européenne du patrimoine 2018, le comité national allemand pour la conservation du patrimoine (DNK), le service culturel de l’Ambassade de France, l’Institut français d’Allemagne et le Réseau des jardins allemands en Allemagne (DGGL) ont ensemble développé l’idée d’associer le « Jour des Parcs et Jardins » allemand aux « Rendez-vous aux jardins » français. Ainsi, l’Allemagne suit l’initiative française et, durant le premier week-end de juin, une centaine de jardins et parcs, renommés ou encore inconnus, publics ou privés, ouvrent leurs portes à des horaires diurnes et nocturnes inhabituels en proposant des activités variées au grand public et, dans la tradition du voisin français, aux écoliers (vendredi 1er juin 2018). La Déléguée du gouvernement fédéral pour la Culture et les Médias soutient pleinement – également au plan financier – cette opération en tant qu’un des 40 projets d’envergure nationale réalisés à l’occasion de l’Année européenne du patrimoine culturel 2018.

Rendez-vous aux Jardins

« Rendez-vous aux Jardins » rassemble chaque année depuis 2003 plus de 1.8 million de visiteurs, de passionnés et de néophytes dans plus de 2 200 parcs et jardins ouverts dans toute la France pour profiter de 3 500 animations spécialement mises en place pour leur donner l’occasion de (re)découvrir ce riche patrimoine.

22 mai
2018

Transfrontalier franco-allemand : 6 propositions pour innover au coeur de l’Europe

Le Président de la République et la Chancelière allemande sont convenus de rénover le Traité de l’Elysée qui encadre depuis 1963 la coopération entre la France et l’Allemagne.

Les 450 kilomètres de frontière franco-allemande représentent un enjeu particulier dans les relations bilatérales : la résolution commune adoptée le 22 janvier 2018 par l’Assemblée nationale et le Bundestag met l’accent sur la coopération transfrontalière comme composante essentielle de la rénovation du Traité.

Sylvain Waserman, député du Bas-Rhin, a été nommé par le Premier ministre parlementaire en mission auprès de Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, afin de réfléchir à la façon dont la rénovation du Traité de l’Elysée permettrait de contribuer à développer encore la coopération transfrontalière franco-allemande enlevant les obstacles à la mobilité entre les deux pays et en intégrant davantage les sociétés et les économies. Son rapport a été remis le 7 mai au Premier ministre.

Téléchargez le rapport et retrouvez ses 6 propositions clefs ainsi que sa synthèse en allemand (pages 39 à 43)