L’actualité

18 décembre
2014

Entretien d’Harlem Désir avec Annegret Kramp-Karrenbauer, Ministre-Présidente de la Sarre - 17 décembre 2014

M. Harlem Désir et Mme Annegret Kramp-Karrenbauer Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Harlem Désir, a reçu le 17 décembre 2014 Annegret Kramp-Karrenbauer, Ministre-Présidente de la Sarre.

Mme Kramp-Karrenbauer achève à la fin de cette année le mandat de Plénipotentiaire du gouvernement fédéral allemand pour les affaires culturelles qu’elle détenait depuis août 2011. Le Plénipotentiaire représente les Etats fédérés allemands dans les domaines de la culture et de l’éducation et coordonne leurs positions ; cette fonction a été créée par le Traité de l’Élysée du 22 janvier 1963.

Cet entretien a été l’occasion de remercier la Ministre-Présidente pour son inlassable engagement en faveur de la coopération franco-allemande, et notamment en faveur de l’apprentissage du français en Allemagne. Mme Kramp-Karrenbauer est, en particulier, à l’origine de la « Stratégie France » du Land de Sarre, visant à faire de cet Etat fédéré un Land bilingue (allemand-français) d’ici trente ans.

L’entretien a également permis d’aborder la coopération transfrontalière et de se pencher sur l’action des organisations franco-allemandes implantées en Sarre, dont l’Université franco-allemande (UFA) et le Secrétariat franco-allemand pour les échanges en formation professionnelle (SFA) qui œuvrent en faveur de la mobilité des jeunes et l’intégration de nos marchés de travail, mais aussi le Haut Conseil culturel franco-allemand (HCCFA) qui a mené des travaux importants en 2014 sur le droit d’auteur à l’ère du numérique.

Entretien entre M. Harlem Désir et Mme Annegret Kramp-Karrenbauer

17 décembre
2014

Remise du premier Prix franco-allemand des Droits de l’Homme en Guinée – 10 décembre 2014

Cérémonie de remise du premier Prix franco-allemand des droits de l'Homme en Guinée Dans le cadre de la Journée internationale des Droits de l’homme, le Centre culturel franco-guinéen a accueilli le 10 décembre 2014 la soirée de remise des prix aux lauréats de la première édition du Prix franco-allemand des Droits de l’homme en Guinée.

Cette initiative des Ambassades de France et d’Allemagne en Guinée, lancée le 31 octobre 2014, est destinée à récompenser une action particulièrement remarquable menée par une ou plusieurs organisations de la société civile guinéenne, dans ce domaine qui répond aux valeurs communes de la France et de l’Allemagne au sein de l’Union européenne. Pour la première édition du prix, qui se veut bisannuel, le thème retenu était celui de la promotion du droit des femmes.

Le jury, composé de personnalités issues de la société civile, a décerné le premier prix à la Fondation internationale Tierno et Mariam (FITIMA Guinée), qui lutte pour dénoncer les violences faites aux femmes, assiste médicalement et psychologiquement les femmes ayant subi des violences et apporte son soutien aux parents d’enfants handicapés. Ce premier prix, d’un montant de 4 800 €, s’accompagne d’un voyage d’étude en France et en Allemagne. Le deuxième prix a quant à lui été décerné à l’Association guinéenne des assistantes sociales (AGUIAS).
Cérémonie de remise du premier Prix franco-allemand des droits de l'Homme en Guinée

17 décembre
2014

Invitation conjointe de journalistes et de personnalités du monde économique afghans et pakistanais – 10 décembre 2014

Accueil au Quai d'Orsay d'une délégation de journalistes et de personnalités du monde économique afghans et pakistanais Les Ministères français et allemand des affaires étrangères ont invité conjointement à Paris et à Berlin, pour la seconde année consécutive, une délégation de journalistes et de personnalités du monde économique afghans et pakistanais.

L’objectif de cette visite était de mettre en valeur les grandes réalisations de l’amitié franco-allemande, notamment en matière de coopération, auprès de personnalités influentes de ces deux pays.

A cette occasion, une table ronde avec les diplomates d’échange en poste au Quai d’Orsay a été animée le 10 décembre 2014 par le secrétaire général-adjoint pour la coopération franco-allemande.
Table ronde avec les diplomates d'échange en poste au Quai d'Orsay

16 décembre
2014

Disparition d’Andreas Schockenhoff, président du groupe d’amitié France-Allemagne depuis 1994 - 13 décembre 2014

Crédit photo : Laurence Chaperon Andreas Schockenhoff, président du groupe d’amitié France-Allemagne depuis 1994, est décédé le 13 décembre 2014 à l’âge de 57 ans.

Député du Bade-Wurtemberg, vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU, il siégeait au Bundestag depuis 1990 et avait depuis lors inlassablement œuvré au rapprochement entre la France et l’Allemagne. Fin connaisseur de la langue et de la littérature française, il a en particulier été l’artisan d’un rapprochement entre l’Assemblée nationale et le Bundestag, en mettant notamment en place des échanges de fonctionnaires entre les deux assemblées.

Le Ministre des affaires étrangères et du développement international Laurent Fabius a salué la mémoire d’« une grande figure du Bundestag », et a rappelé que M. Schockenhoff, expert reconnu des relations internationales, était « un européen engagé et un ardent promoteur de l’amitié franco-allemande ».

11 décembre
2014

Attribution du Vème Prix franco-allemand des Droits de l’Homme à l’ONG colombienne "Reiniciar"

Les lauréats entourés des Ambassadeurs de France et d'Allemagne en Colombie Pour la cinquième année consécutive, les ambassadeurs de France et d’Allemagne en Colombie ont remis le 9 décembre 2014, avec l’appui de l’ONU, le Prix des droits de l’Homme "Antonio Nariño". Ce prix rend hommage au premier traducteur en espagnol de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen et précurseur de l’Indépendance colombienne.

Le jury a décidé de distinguer cette année la « Corporacion REINICIAR », une ONG qui depuis vingt ans effectue un courageux et patient travail de défense des victimes de l’Union patriotique sur l’ensemble du territoire colombien et encourage, dans un esprit de réconciliation nationale, la reconnaissance par l’Etat de ses responsabilités.

Le jury a également décerné une mention d’honneur à la « Communauté de Paix de San José de Apartado » et une « reconnaissance spéciale » au groupe de soixante victimes du conflit colombien invitées depuis plusieurs mois à s’exprimer à la table des négociations de La Havane entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Enfin, la mention spéciale récompense cette année le média d’information en ligne « Las2Orillas » pour son travail de formation de jeunes journalistes et de publication de « notes citoyennes » sur les réalités du terrain colombien.
Les lauréats entourés des Ambassadeurs de France et d'Allemagne en Colombie

10 décembre
2014

Appel à candidatures pour le Dialogue d’avenir franco-allemand 2015 – date limite : le 31 janvier 2015

Créé en 2007, le « Dialogue d’avenir franco-allemand » est un projet mené par le Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Institut français des relations internationales et la Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP) à Berlin, et soutenu financièrement par la Fondation Robert Bosch.

Il offre aux décideurs français et allemands de demain des passerelles pour se rencontrer, échanger et dialoguer avec leurs partenaires européens, des chercheurs ou encore des experts-terrain. Le projet s’articule autour de deux axes : l’élaboration d’un réseau de jeunes actifs et doctorants et la publication d’analyses.

Les discussions permettent d’évoquer les problématiques actuelles des relations franco-allemandes et de la politique européenne et de rechercher des solutions innovantes pour répondre aux défis à venir.

Programme

Les participants de la promotion 2015 devront impérativement participer aux trois séminaires :
- Séminaire I du 17 au 19 avril 2015 en Allemagne ;
- Séminaire II du 19 au 21 juin 2015 en France ;
- Séminaire III du 7 au 11 octobre 2015 en Grande-Bretagne.

Candidature

- Public visé : jeunes cadres et doctorants en sciences sociales et humaines, économie, droit ou sciences exactes.

- Dossier de candidature (à envoyer par email) : formulaire de candidature, lettre de motivation d’une page, CV, copies des principaux diplômes, certificats, attestations de stage ou de travail.

Date limite de dépôt des dossiers : 31 janvier 2015

Contact

Institut français des relations internationales
Nele Katharina Wissmann
27 rue de la Procession
75015 Paris
Tel. +33 (0)1 40 61 60 19
wissmann.cerfa@ifri.org
www.dialogue-avenir.eu

4 décembre
2014

47ème Conseil économique et financier franco-allemand

Le 2 décembre 2014, le Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA) s’est réuni pour sa 47ème édition au ministère fédéral des finances à Berlin.

MM. Wolfgang Schäuble, Michel Sapin, Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel ©DPA/MAXPPP
Durant cette rencontre bilatérale, les ministres des finances et de l’économie Michel Sapin et Emmanuel Macron ont pu s’entretenir avec leurs homologues allemands Wolfgang Schäuble et Sigmar Gabriel, le président de la Deutsche Bundesbank, Jens Weidmann et le premier sous-gouverneur de la Banque de France, Anne Le Lorier, des thèmes d´actualité économique et financière.

Le soutien à l´investissement en Europe, en particulier dans le contexte de l’initiative de la Commission européenne annoncée récemment, a été l’un des sujets abordés. Les quatre ministres ont convenu d´un document commun : « Soutenir l´investissement, faire avancer l’Europe ».

Le Conseil économique et financier franco-allemand a été créé en 1988. Composé des ministres de l’économie et des finances ainsi que des présidents des banques centrales des deux pays, le Conseil devait, en préparation de l’Union monétaire européenne, renforcer la coopération franco-allemande dans les questions économiques et financières internationales. Deux décisions historiquement importantes ont été préparées au sein de ce Conseil : l’accord sur le Pacte de stabilité et de croissance et la création de l’Eurogroupe en 1997.

4 décembre
2014

"Politique d’investissement et finances publiques saines ne sont pas contradictoires"

Tribune conjointe de Harlem Désir, Secrétaire d’État aux Affaires européennes, et de son homologue allemand Michael Roth, parue sur le Huffington Post le 4 décembre 2014 et dans la Frankfurter Rundschau datée du 3 décembre 2014.

Les projets sont les rêves de ceux qui réfléchissent, a-t-on coutume de dire. Nous vivons aujourd’hui en Europe une époque dans laquelle les projets sont à nouveau à l’honneur. Le Plan de la Commission Juncker ainsi que l’initiative commune de MM. Gabriel et Macron en faveur de davantage d’investissements le prouvent : un vent nouveau souffle aujourd’hui sur notre continent. Nous sommes enfin parvenus à une manière nouvelle d’appréhender la crise et de préparer l’avenir.

Règne enfin en Europe l’idée que politique d’investissement et finances publiques saines ne sont pas contradictoires. Ce débat idéologique est derrière nous et c’est, à n’en pas douter, un grand pas en avant. Il ne s’agit plus aujourd’hui de choisir entre deux options soi-disant inconciliables. Pour remettre l’Europe sur les rails de la croissance, nous avons besoin d’un "mix" intelligent de mesures d’ajustement budgétaires, de réformes structurelles, mais aussi d’investissements dans l’économie réelle et d’un système social performant et juste. Nous ne devons pas opposer ces éléments, mais les combiner, afin de parvenir à un nouvel équilibre.

La France et l’Allemagne soutiennent le programme d’investissements proposé par la Commission. Avec d’autres de nos partenaires au sein de l’UE, nous avons insisté pour que ce soit l’Union Européenne dans son ensemble qui prenne cette initiative, et non pas quelques Etats membres. C’est en effet toute l’Europe qui souffre depuis plusieurs années déjà d’un blocage en matière d’investissement ; c’est donc seulement ensemble que nous sortirons de cette crise.

La proposition de la Commission ouvre une piste : mobiliser, au cours des trois prochaines années, des investissements à hauteur de 315 milliards d’euros en utilisant intelligemment un ensemble d’instruments financiers, avec, comme mise de départ, un apport de fonds publics. Pour chaque euro d’argent public investi, ce seraient ainsi 15 euros qui seraient, au final, consacrés à la relance d’une économie européenne aujourd’hui vacillante. Un million de nouveaux emplois pourraient être ainsi créés au bout du compte, et le PIB de l’UE pourrait ainsi croître de 330 milliards d’euros.

En outre, les moyens mis à disposition devraient pouvoir être rapidement mobilisés. C’est une bonne chose. Nous travaillerons ces prochaines semaines à enrichir cette proposition et à la faire aboutir le plus rapidement possible.

Il importe désormais que cet argent puisse aller là où il est le plus nécessaire. Nous aimerions à cet égard souligner deux points : il est tout d’abord impératif d’investir prioritairement dans les secteurs les plus porteurs d’avenir, avec une forte valeur ajoutée européenne : énergie, numérique, éducation, recherche, infrastructures de transport. L’Europe entière a besoin d’investissements, mais c’est dans les Etats aujourd’hui en crise, où le chômage est élevé et la croissance toujours atone, que le besoin se fait particulièrement sentir et que les projets devront en priorité être soutenus.

Des moyens supplémentaires peuvent encore être mis à disposition. Les Etats membres auront par exemple la possibilité - soit directement soit par l’intermédiaire de leurs banques de développement -d’abonder en capital le Fonds d’investissement nouvellement crée. Les moyens ainsi investis bénéficieront d’un traitement favorable par la Commission dans le cadre de l’évaluation budgétaire annuelle prévue par le Pacte de Stabilité et de Croissance. Cette décision est juste, car la situation économique difficile exige d’investir pour l’avenir. Les récents débats sur les flexibilités du Pacte auront donc, n’en doutons pas, contribué à davantage de clarté.

La France et l’Allemagne, en tant que principales puissances économiques du continent, portent une responsabilité particulière en matière de richesse, de croissance, d’emploi et de stabilité sociale en Europe. Nous le savons : les investissements constituent à cet égard un élément décisif. Mais l’argent seul ne suffira pas à résoudre tous les problèmes. La confiance ne reviendra que si les conditions nécessaires à son retour sont réunies. C’est pourquoi nous souhaitons résolument continuer à avancer sur la voie des réformes structurelles et lever les obstacles aux investissements qui existent encore dans nos pays respectifs.

C’est un chemin difficile que la France et l’Allemagne sont prêtes à parcourir ensemble. La France a déjà engagé de nombreuses réformes pour assainir sur la durée ses finances publiques, simplifier son organisation territoriale, renforcer sa compétitivité et lutter contre le chômage. L’Allemagne aussi a mis en œuvre des réformes courageuses mais il reste encore beaucoup à faire. Même si la situation budgétaire y est aujourd’hui satisfaisante et les chiffres du chômage plutôt bons, la trajectoire de croissance à long terme ainsi que la démographie sont sources de préoccupations. L’Allemagne et la France peuvent et doivent donc mieux faire pour soutenir ensemble leur croissance future et leur modèle social élevé.

Renverser la tendance demande davantage qu’un plan, aussi bien pensé soit-il. Notre détermination à mettre ces projets en œuvre et la créativité dont nous ferons preuve pour les réaliser seront tout aussi décisives. C’est à cette aune que nous serons, au bout du compte, jugés.

Ne l’oublions jamais : le projet de marché commun n’était lui aussi, au départ, qu’un morceau de papier. Sans le soutien sans faille des Etats et des gouvernements aurait-il connu le succès qui est le sien aujourd’hui ? Assurément non. Alors oui, c’est vrai : les projets sont les rêves des gens qui réfléchissent. Il nous reste maintenant à prouver que nous ne nous contentons pas de rêver : aux actes !

2 décembre
2014

Déplacement de M. Harlem Désir à Berlin le 3 décembre 2014

Audition de MM. Roth et Désir par la Commission des affaires européennes du Bundestag Harlem Désir, secrétaire d’État aux affaires européennes, s’est rendu à Berlin le 3 décembre 2014.

Il a été auditionné, avec son homologue allemand Michael Roth, par la Commission des affaires européennes du Bundestag. MM. Désir et Roth avaient été entendus par les Commissions des affaires étrangères et européennes de l’Assemblée nationale le 29 octobre 2014.

Harlem Désir a également participé, avec ses homologues allemand et polonais, à un débat sur la politique européenne de voisinage à l’Est et au Sud. Cet échange en format « Triangle de Weimar » était organisé dans le cadre de la treizième édition de la Conférence de Berlin sur la sécurité, qui réunit chaque année un millier de participants, dont des représentants des gouvernements, des députés nationaux et européens, des militaires et des chefs d’entreprises.

MM. Harlem Désir, Michael Roth et Rafał Trzaskowski

20 novembre
2014

40ème anniversaire de l’Association des parents d’élèves des jardins d’enfants franco-allemands – le 20 novembre 2014

M. Harlem Désir et Mme Wasum-Rainer aux côtés de deux enfants accueillis par la Kinder-Ecole Le 20 novembre 2014, l’Association des parents d’élèves des jardins d’enfants franco-allemands (AJEFA) a célébré son 40ème anniversaire lors d’une cérémonie qui s’est tenue à la Salle des fêtes de la Mairie du 20ème arrondissement, en présence d’Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, et de Susanne Wasum-Rainer, ambassadrice d’Allemagne en France, qui parrainaient les festivités.

Depuis 1974, l’AJEFA se consacre au développement de l’apprentissage de l’allemand et d’une éducation biculturelle à Paris. Elle propose ainsi à quelque 140 enfants de 2 à 6 ans un accueil au sein de l’un des quatre sites de la « Kinder-Ecole », situés dans les Xe et XXe arrondissements de Paris. Depuis ses débuts, l’association a accueilli plus de 1000 enfants.

Lors de son intervention, Harlem Désir a salué l’engagement de l’AJEFA en faveur de l’amitié et du rapprochement franco-allemand. Il a également souligné le fait que c’est la levée de la barrière de la langue, en France et en Allemagne, qui constitue le socle de notre compréhension mutuelle et le gage de la réussite professionnelle de nos jeunesses.

Enfin, il a évoqué l’actualité du travail de l’AJEFA en rapport avec l’objectif des gouvernements français et allemand de créer un réseau de 200 écoles maternelles bilingues, les « Elysée 2020 Kitas ».
Allocution de M. Harlem Désir