L’actualité

27 février
2015

Rencontre des Secrétaires généraux de l’OFAJ avec les Premiers ministres serbe, albanais et kosovar - 27 février 2015

Rencontre des Secrétaires généraux de l'OFAJ avec Isa Mustafa - Crédit photo : OFAJ Depuis quinze années, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse travaille avec des acteurs de la société civile dans les pays de l’ex-Yougoslavie dans le cadre de son « Initiative de l’Europe du Sud-Est », financée en grande partie par les ministères français et allemand des Affaires étrangères.

L’OFAJ y organise des projets tri ou quadrinationaux en direction des jeunes ; à cet effet, la relation franco-allemande s’avère une source d’inspiration pour les citoyens de cette région.

Dans ce contexte, les Secrétaires généraux de l’OFAJ, Béatrice Angrand et Markus Ingenlath, ont été invités en février 2015 à Belgrade, Pristina, et Tirana, où ils rencontré les Premiers ministres Alexandre Vucic, Isa Mustafa et Edi Rama, des membres de gouvernement, ainsi que des acteurs de la société civile.

Ils ont témoigné de la philosophie, du mode de fonctionnement et des résultats du travail de l’OFAJ, dans le cadre de l’ouverture d’un dialogue sur la possible création d’un « Secrétariat pour les échanges de jeunes dans les Balkans ». En effet, la déclaration finale de la Conférence des Balkans occidentaux, qui s’est tenue le 28 août 2014, proposait l’intensification des échanges entre les pays des Balkans.

En savoir plus : Article de l’OFAJ consacré à ces entretiens
Rencontre des Secrétaires généraux de l'OFAJ avec Edi Rama - Crédit photo : OFAJ
Rencontre des Secrétaires généraux de l'OFAJ avec Alexandre Vucic - Crédit photo : OFAJ

25 février
2015

Rencontre d’Harlem Désir avec Olaf Scholz, nouveau Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne chargé des relations culturelles franco-allemandes - 24 février 2015

Crédit photo : MAEDI/ Bruno Chapiron Harlem Désir, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, également secrétaire général pour la coopération franco-allemande, a rencontré mardi 24 février le Ministre-Président et Premier Maire de Hambourg, M. Olaf Scholz, qui a été réélu dans ses fonctions le 15 février.

M. Scholz exerce également depuis janvier 2015 la fonction de Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne pour les relations culturelles franco-allemandes. La fonction de Plénipotentiaire a été créée par le Traité de l’Élysée du 22 janvier 1963, la loi fondamentale allemande confiant une compétence quasi exclusive aux Länder en matière de culture et d’éducation. Le Plénipotentiaire représente les Länder allemands et coordonne leurs positions dans ces domaines.

Cet entretien a été l’occasion de féliciter M. Scholz pour sa nomination au poste de Plénipotentiaire chargé de la coopération culturelle franco-allemande, ainsi que pour sa réélection à Hambourg le 15 février.

Il a permis de marquer l’importance que nous attachons à la coopération culturelle et éducative franco-allemande, qui revêt des enjeux majeurs à la fois pour le rapprochement de nos sociétés et le dynamisme de nos économies. La priorité que constitue la mobilité des jeunes dans le domaine de la formation professionnelle a été notamment abordée.
Crédit photo : MAEDI/ Bruno Chapiron

25 février
2015

Ukraine - Réunion ministérielle en format « Normandie » - le 24 février 2015

Laurent Fabius et Frank-Walter Steimeier - Crédit photo : MAEDI/ Bruno Chapiron Les ministres des affaires étrangères de France, d’Allemagne, de Russie et d’Ukraine se sont réunis à Paris le 24 février pour évoquer la situation dans l’Est de l’Ukraine.

Cette réunion faisait suite à la signature à Minsk d’un « Paquet de Mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk » et à la déclaration des chefs d’État et de gouvernement de France, d’Allemagne, de Russie et d’Ukraine adoptée le 12 février et prévoyant de mettre en place un mécanisme de supervision en format « Normandie ».

Les quatre ministres ont appelé à la mise en œuvre stricte de toutes les dispositions des accords de Minsk, à commencer par un cessez-le-feu total et un retrait complet des armes lourdes.

Enfin, ils ont confirmé que la France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine restent déterminées à poursuivre leur action dans ce format et à tout faire pour que les engagements pris soient tenus, et que la crise puisse enfin être réglée.

En savoir plus : www.diplomatie.gouv.fr
Crédit photo : MAEDI/ Bruno Chapiron

23 février
2015

Entretien de François Hollande avec Angela Merkel – le 20 février 2015

Crédit photo : Présidence de la République - P. Segrette Le 20 février 2015, Angela Merkel s’est rendue à Paris pour une rencontre bilatérale avec le président de la République François Hollande, dans le cadre de la présidence allemande du G7, qui se réunira les 7 et 8 juin 2015 à Elmau, en Bavière.

Cette rencontre a été l’occasion pour le président et la chancelière de s’entretenir de l’actualité internationale, et plus particulièrement de la situation en Ukraine et en Grèce, de la lutte contre le terrorisme ainsi que de la préparation de la COP21, sommet de Paris sur le climat qui se tiendra en décembre 2015.

François Hollande et Angela Merkel ont également abordé l’ordre du jour du prochain Conseil des Ministres franco-allemand, qui portera notamment sur la croissance, l’économie numérique, la politique énergétique, la recherche ou encore la question de l’intégration.


Conférence de presse avec Angela Merkel par Site de l’Elysée

23 février
2015

Rencontre de François Rebsamen avec son homologue allemande Andrea Nahles à Berlin – 20 février 2015

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Source : Bundesministerium für Arbeit und Soziales - Crédit photo : R. Deischl

François Rebsamen, Ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, a rencontré à Berlin, vendredi 20 février 2015, son homologue allemande, Madame Andrea Nahles.

Cette rencontre a permis de souligner les résultats de la coopération franco-allemande en matière d’emploi, de lutte contre les fraudes au détachement et des enjeux du monde du travail, et d’annoncer le renforcement de celle-ci.

Lors de leurs discussions avec les partenaires sociaux français et allemands, les Ministres ont souligné leur implication sur les questions du travail et de l’emploi. En effet, le groupe de travail des partenaires sociaux, institué en 2013, est un modèle innovant et prometteur sur des sujets importants comme l’emploi des jeunes et la compétitivité.

Au cours de cette rencontre, le Ministre et son homologue ont réaffirmé le renforcement de leur coopération dans plusieurs domaines :

soutien aux initiatives communes des services publics de l’emploi pour favoriser la mobilité et aux agences franco allemandes créées en 2013, et qui ont déjà permis plus de 600 reprises d’emploi en 2014, dans les deux pays ;

• mise en œuvre d’une action commune pour la main-d’œuvre qualifiée ;

• organisation d’un événement conjoint sur le thème du numérique et de l’avenir du travail en 2015 ;

mise en œuvre effective et complète des dispositions européennes en matière de détachement, incluant l’application de la directive 2014 dont ils ont favorisé l’adoption.

Pour en savoir plus : www.travail-emploi.gouv.fr

16 février
2015

"Supplément au voyage" au Quai d’Orsay, par Isabel Hénin, diplomate d’échange allemande - 16 février 2015

Dans ce billet, publié dans les Carnets diplomatiques, le blog du Ministère des affaires étrangères et du développement international, Isabel Hénin évoque son expérience de diplomate d’échange allemande au Quai d’Orsay.

Diplomate d’échange allemande, c’est mon troisième jour après ma prise de poste au Quai d’Orsay. Déjà envoyée en mission à Vienne, je m’entends dire à un auditoire international : « La France soutient l’initiative allemande… »

Que s’est-il passé ? Comment moi, diplomate allemande, me suis-je retrouvée dans une délégation française à une conférence internationale ?

Retour en arrière : il y a 29 ans, en 1986, les ministres français et allemand des Affaires étrangères, MM. Dumas et Genscher, lancent un programme d’échange entre les diplomates des deux pays avec l’objectif de renforcer la coopération franco-allemande, y compris dans la diplomatie quotidienne. Une initiative visionnaire et symbole fort de la confiance mutuelle entre les deux pays. Depuis, les diplomates et autres fonctionnaires d’échange s’établissent dans les différents ministères partenaires, sont complètement intégrés dans l’organisation de travail et participent pleinement au processus d’orientation politique.

Revenons donc à mon troisième jour au « Département », comme on appelle le ministère des Affaires étrangères à Paris. Après mon intervention à Vienne, d’autres diplomates viennent m’interroger sur la position française, s’étonnant sur l’absence d’accent français quand je parle anglais, voire allemand. L’explication que je leur donne après trois jours d’expérience suscite des réactions diverses. Certains s’étonnent - il est inconcevable pour eux que le diplomate d’un autre pays s’exprime à leur place. D’autres hochent la tête. « Ah oui, bien sûr, le couple franco-allemand ! Et comment va Mme Merkel ? ».

Après plus de trois mois d’expérience, je vous confirme que la pratique est à la hauteur de la théorie. Chaleureusement accueillie et pleinement intégrée au sein de la Direction des Nations Unies, je navigue avec plus d’assurance non seulement dans les couloirs du Quai d’Orsay sans m’y perdre (en cherchant à faire viser mes instructions pour New York ou Vienne) mais aussi dans le monde complexe onusien, des PP et OP, y compris l’adoption du langage : « Sous contrôle de xy, il convient que, en amont de la négociations de la résolution yz, vous démarchiez auprès des membres affinitaires du Conseil de sécurité afin d’obtenir leur soutien aux points xyz… ».

Bien sûr, je ne peux m’empêcher de comparer les positions de deux pays, les méthodes de négociation et l’organisation du travail au quotidien. Bien sûr, certains aspects continuent de m’étonner (ils vont de la queue de pie des huissiers à l’Hôtel du Ministre en passant par la flexibilité d’un délai de rigueur, jusqu’à la queue devant le bureau du Sous-directeur pour faire valider des notes). D’autres me rassurent… Car malgré de grandes différences, il y a beaucoup de points communs.

Mes collègues, mes amis, ma famille m’interrogent, curieux de savoir s’il y a des ressemblances avec le film « Quai d’Orsay », devenu mythique à l’Auswärtiges Amt. Je dois leur concéder qu’il y a du vrai…

Le titre est un emprunt au livre de l’ancien ambassadeur de France auprès des Nations Unies à New York, Alain Dejammet, Supplément au voyage en Onusie

12 février
2015

Remise du prix Franz Hessel 2014 à Berlin – le 9 février 2015

Les lauréates entourées des ministres allemande et française de la culture - Crédit photo : Fondation Genshagen La cérémonie de remise du Prix Franz Hessel 2014 s’est déroulée le 9 février à Berlin, en présence de Fleur Pellerin, Ministre de la culture et de la communication et de Monika Grütters, Ministre déléguée allemande à la culture et aux médias.

Le Prix Franz Hessel 2014 a été remis à Christine Montalbetti pour Plus rien que les vagues et le vent (P.O.L, 2014) et Esther Kinsky pour Am Fluß (Matthes & Seitz Berlin, 2014).

Décerné pour la cinquième fois, le prix Franz Hessel est un prix franco-allemand de littérature contemporaine conçu par la Villa Gillet à Lyon et la Fondation Genshagen dans le Land du Brandebourg, avec le soutien des ministères français et allemand de la culture. Il récompense deux jeunes auteurs, l’un français, l’autre allemand ; sa dotation doit permettre la traduction en allemand et en français des œuvres primées.

En savoir plus sur le site de la Villa Gillet

9 février
2015

Remise du 2e Prix franco-allemand des droits de l’homme « Gilberto Bosques » au Mexique – 5 février 2015

La sœur Consuelo Morales Elizondo, lauréate du prix, entourée de l'Ambassadeur d'Allemagne et de l'Ambassadrice de France au Mexique Pour sa deuxième édition au Mexique, le Prix franco-allemand des droits de l’homme « Gilberto Bosques » a été attribué, le jeudi 5 février 2015, à la sœur Consuelo Morales Elizondo, directrice de l’association Ciudadanos en Apoyo a los Derechos Humanos (« Citoyens en appui aux droits de l’homme », CADHAC) de Monterrey.

Fondée en 1993, la CADHAC combat les violations des droits de l’Homme dues à la lutte contre le narcotrafic et s’implique notamment dans des procédures légales, en collaboration étroite avec les autorités.

Le Prix franco-allemand des droits de l’Homme « Gilberto Bosques » cherche à appuyer de façon constructive et respectueuse les initiatives qui permettent d’avancer sur le chemin de la défense, la promotion et la mise en œuvre des droits de l’Homme au Mexique. Par la remise de ce prix, l’Allemagne et la France mettent en valeur le travail de la société civile et offrent un espace de discussion entre les acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux.

Remis par de nombreuses ambassades françaises et allemandes dans le monde, le Prix franco-allemand des droits de l’Homme a été créé en 2013 à l’occasion du 50ème anniversaire de la signature du Traité de l’Elysée.

Pour plus d’information : Site de l’Ambassade de France au Mexique
Discours de la sœur Consuelo Morales Elizondo

5 février
2015

Frédéric de la Mure : « La photographie de la poignée de main entre François Mitterrand et Helmut Kohl a failli ne jamais voir le jour »

Crédit photo : MAEDI/ Frédéric de la Mure Photographe au Ministère des affaires étrangères depuis 1982, Frédéric de la Mure a parcouru plus de 140 pays. La photographie qui a contribué à le faire connaitre du grand public ? La poignée de main entre le président François Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl, à Verdun, le 22 septembre 1984.

A l’occasion de l’exposition « Le geste de Verdun », présentée au Centre d’information sur l’Allemagne (CIDAL) du 22 janvier au 28 février 2015, qui est inspirée par ce cliché, il nous explique dans quelles circonstances il a pu saisir cet instant historique.

- Frédéric de la Mure, pouvez-vous nous rappeler le contexte dans lequel cette photographie a été prise ?

Nous étions en 1984, année marquée par le 40e anniversaire du débarquement en Normandie. L’Allemagne n’avait pas été invitée aux commémorations et l’organisation d’une cérémonie du souvenir ultérieure, purement franco-allemande, avait été décidée. Verdun a été choisie pour accueillir cette cérémonie.

- Etiez-vous le seul photographe présent à Verdun ce jour-là ?

Les journalistes et les photographes ont été convoqués à l’Elysée un ou deux jours avant la cérémonie, pour choisir les emplacements de chacun. Etant en reportage, je suis arrivé en retard à cette réunion et le service de presse m’a attribué, ainsi qu’à un autre confrère, « la plus mauvaise place », c’est-à-dire devant les cercueils des soldats, enveloppés de drapeaux français et allemand, en face des personnalités.

Les autres photographes avaient choisi de se poster parmi les tombes, pour pouvoir saisir l’image des deux chefs d’Etat marchant au milieu des tombes et donner une idée de l’ampleur du désastre qu’a été Verdun. Si j’avais eu le choix, j’aurais fait de même. La célèbre photographie de la poignée de main, fruit du hasard, a donc bien failli ne jamais voir le jour !

- Que s’est-il passé pour vous au moment de cette photographie historique ?

Il y avait de la bruine ce jour-là, et une ambiance lourde. J’ai été surpris, bien sûr, par la poignée de main entre François Mitterrand et Helmut Kohl. Mais je n’ai pas pu faire d’analyse directe ; j’ai vécu ce moment à travers le filtre de mon appareil photo. Sur le coup, je n’ai pas eu conscience de prendre une photographie historique.

Se serrer la main est un geste de fraternité bien sûr, mais un geste extrêmement courant. Je pense que la force de cette image est due au fait qu’elle a été prise devant des vivants – plusieurs centaines d’invités, dont des militaires français et allemands, mélangés dans l’assistance – mais aussi des milliers de morts.

- Qui a été à l’initiative de ce geste fort, le président Mitterrand ou le chancelier Kohl ?

Quand j’ai regardé ma planche contact, je me suis rendu compte qu’on ne parvient pas à voir qui était à l’initiative de ce geste. La cérémonie a été filmée par une seule équipe de télévision, et au moment de la poignée de main, le caméraman a effectué un mouvement de caméra sur les soldats présents. Il n’existe donc pas d’image vidéo du début de la poignée de main ! Mais manifestement, ce geste était spontané.

- Quand avez-vous compris que cette photographie deviendrait une image historique ?

Je l’ai compris assez vite. C’est une photographie qui paraît encore fréquemment, même 30 ans plus tard.

Quelques années après, en 1992, j’ai été interviewé pour l’exposition « Officiels, officieux - Instantanés diplomatiques » qui rassemblait à la Grande Arche de la Défense des clichés que j’ai pris dans le monde entier, et nous avons presque naturellement choisi de faire l’interview devant la photographie de la poignée de main de Verdun. Une dame âgée, très émue, qui visitait l’exposition s’est alors approchée de nous a nous a confié : « Pour moi, cette photo, c’est la fin de la guerre ».

Propos recueillis le 27 janvier 2015

4 février
2015

Rencontre entre Claude Bartolone et Norbert Lammert, président du Bundestag – 2 février 2015

Crédits : Assemblée nationale Le 2 février 2015, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, a reçu à l’Hôtel de Lassay M. Norbert Lammert, président du Bundestag.

A l’issue d’un entretien, MM. Bartolone et Lammert se sont réunis avec les membres du Jury du Prix parlementaire franco-allemand.

Les lauréates suivantes ont été distinguées pour la 7ème édition du prix, qui sera remis au courant de l’année 2015 :

-  Mme Cécile Calla et Mme Claire Demesmay, lauréates françaises pour leur livre Que reste-t-il du couple franco-allemand ?

-  Mme Claudia Hiepel, lauréate allemande pour son livre Willy Brandt et Georges Pompidou. La politique européenne franco-allemande entre crise et nouvel élan

Claude Bartolone et Norbert Lammert ont ensuite pris part, en fin de journée, à une cérémonie de ravivage de la flamme et de dépôt de gerbe sur la tombe du soldat inconnu.

Entretien entre Claude Bartolone et Norbert Lammert - Crédits : Assemblée nationale