L’actualité

12 juillet
2014

François Rebsamen, Harlem Désir et Andrea Nahles en visite au service de placement transfrontalier de Sarrebruck et Sarreguemines

Vendredi 11 juillet 2014, François Rebsamen, ministre français du travail, de l’emploi et du dialogue social, et le secrétaire d’État aux affaires européennes, Harlem Désir, ont rencontré Andrea Nahles, ministre allemande du travail et des affaires sociales. Ensemble, ils ont visité le service de placement transfrontalier développé à Sarrebruck et Sarreguemines pour les demandeurs d’emploi lorrains et sarrois.

Les ministres ont échangé avec les agents français et allemands de chaque agence, ainsi qu’avec des demandeurs d’emploi accompagnés par ce service binational, sur les difficultés que peuvent rencontrer les personnes en recherche d’emploi à répondre à des offres existantes et non pourvues dans d’autres États membres.

Manque d’information, barrière de la langue, difficulté à valoriser dans un autre État ses qualifications et expériences : ce sont tous ces obstacles à la mobilité que les agents des services publics de Sarrebruck et Sarreguemines aident à lever au quotidien.

Le service de placement transfrontalier, issu d’une convention entre les services publics de l’emploi lorrain et sarrois, signée le 15 novembre 2013, illustre l’ambition européenne d’une coopération renforcée entre États membres pour lutter contre le chômage de masse en facilitant la mobilité des travailleurs.

La priorité européenne accordée à la lutte contre le chômage des jeunes a également été illustrée par la mise en oeuvre de la « garantie jeunes » française dans les Vosges. Ce dispositif va recevoir le soutien des crédits européens de l’initiative européenne pour la jeunesse. Son extension à tout le territoire doit être accélérée, le Premier ministre ayant fixé, dans la feuille de route sociale du gouvernement, un objectif de 50 000 jeunes en garantie dès 2015.

Enfin, la France et l’Allemagne sont pleinement engagées dans la réforme et l’amélioration du projet EURES de plateforme européenne dédiée au partage de l’information, à la coopération renforcée entre États membres limitrophes, et à l’accompagnement des demandeurs d’emploi dans leurs projets de mobilité. Cet engagement a été confirmé et partagé avec les partenaires sociaux français lors de la Grande conférence sociale des 7 et 8 juillet derniers au Palais d’Iéna.
11 juillet
2014

Regards franco-allemands sur l’école d’aujourd’hui (revue Dokumente/Documents)

Cette étude de la revue Dokumente/Documents a été réalisée par Mats Goch, chargé d’affaires culturelles au Consulat général d’Allemagne à Bordeaux. M. Goch a consacré son mémoire
de fin d’études à la crise politique de l’école en France et en Allemagne.


L’école est avant tout une institution politique conçue pour être le creuset d’une identité partagée. Cette identité se compose d’une part d’une dimension collective, une volonté de vivre ensemble dans la société. D’autre part, la mission politique de l’école consiste également à former des individus autonomes et émancipés. La crise de l’école est d’autant plus profonde qu’elle concerne cette formation d’identité. L’institution scolaire fondée pendant la période des Lumières n’accomplit plus sa tâche : d’un lieu d’émancipation, elle est devenue un lieu de désintégration sociale.
4 juillet
2014

Prix franco-allemand du journalisme 2014 : Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt distingués (2 juillet 2014)

Le Prix franco-allemand du Journalisme (PFAJ) dans les catégories vidéo, audio, écrit, multimédia et jeunes talents a été décerné le 2 juillet, dans les locaux de la ZDF, à Berlin.

Le Grand Prix des médias a été décerné à l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing et à l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt.

Cette distinction récompense "leur engagement remarquable en faveur des relations franco-allemands et européennes", selon le PFAJ. Valéry Giscard d’Estaing l’a reçue devant les 300 invités au nom des deux lauréats. Helmut Schmidt, agé de 95 ans, n’a pas pu être présent.

L’ancien président français a réaffirmé que l’entente franco-allemande était indispensable au bon fonctionnement de l’Europe. Un mois après les élections européennes, M. Giscard d’Estaing a vu dans la progression des partis europhobes et eurosceptiques "un avertissement" pour les dirigeants européens.

Le Prix franco-allemand du Journalisme récompense depuis 1983 des auteurs ou des rédactions qui contribuent par leurs reportages à une meilleure compréhension entre Français et Allemands dans une perspective européenne.

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Logo du Prix franco-allemand du Journalisme


Les lauréats

Les prix, d’une valeur totale de 28 000 euros, ont été attribués à :
  • Hanna Gieffers et Alain Le Treut pour "Détenu / libéré" (www.detenulibere.eu, catégorie Jeunes talents, prix financé par l’Office franco-allemand pour la Jeunesse) ;

  • aux journalistes du magazine en ligne "paroli" ayant participé au projet "Kopf oder Zahl" (www.kopfoderzahl.eu, catégorie Multimédia) ;

  • Clemens Hoffmann pour "Das Kartell der Perlen - Wie die Champagne die Preise macht" (WDR5, catégorie Audio),

  • Sabine Jainski et Ilona Kalmbach pour "Le grand écart des femmes qui ne dansent pas" (WDR/ARTE, catégorie Vidéo)

  • Marie-Pierre Lannelongue et Elisabeth Raether au nom de tous les journalistes ayant participé au numéro spécial "France-Allemagne – Ich Liebe Dich (moi non plus)" et "Wie sagt man auf Französisch Es ist Liebe ?" (M le Magazine du Monde et ZEIT Magazin, catégorie Ecrit).

Pour en savoir plus :
4 juillet
2014

Réunion à Berlin sur l’Ukraine (2 juillet 2014)

Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, et Franz-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères, ont rencontré à Berlin leurs homologues ukrainien et russe, Pavo Klimkin et Sergei Lavrov.

Laurent Fabius et Franz-Walter Steinmeier ont évoqué conjointement, avec leurs homologues, les moyens pour parvenir à un règlement politique de la crise ukrainienne.

La France et l’Allemagne sont mobilisées en faveur d’une sortie de crise négociée.

M. Fabius a rappelé notamment la nécessité d’une reprise du cessez-le-feu et des négociations entre les parties, ainsi que celle de la libération de tous les otages.

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Laurent Fabius, Pavlo Klimkin, Frank-Walter Steinmeier et Sergei Lavrov à Berlin (Photos : AFP/Clément Bilan)


Pour en savoir plus :
15 mai
2014

La réconciliation franco-allemande, un modèle de coopération après-guerre : discussion à Zagreb (14 mai 2014)




Youth Initiative for Human Rights, réseau associatif dédié à la réconciliation entre peuples d’Europe du Sud-est, a réuni les ambassadeurs de France et d’Allemagne en Croatie et un éminent universitaire croate pour échanger sur l’expérience franco-allemande de réconciliation et présenter des coopérations concrètes actuellement en cours.

La Journée de l´Europe, célébrée le 9 mai, est une occasion pour les Ambassades d’Allemagne et de France de commémorer le succès du projet de paix et de réconciliation que représente l’Union européenne. L’Allemagne et la France, deux pays qui partagent un passé difficile, marqué par deux guerres mondiales, travaillent désormais quotidiennement ensemble dans un cadre européen qui permet de créer un avenir commun et pacifique pour les peuples en Europe.

Le processus de la réconciliation entre l’Allemagne et la France est considéré aujourd’hui comme un des succès européens. L’année dernière les deux pays ont célébré la 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée signé par le chancelier allemand Konrad Adenauer et le président français Charles de Gaulle. Afin de parvenir aux relations actuelles entre la France et l’Allemagne, proches et pleines de confiance, il fallait surmonter un certain nombre de résistances de part et d’autres, alors que l’Allemagne devait se confronter aux crimes de son propre passé.

Le processus de réconciliation germano-polonais, commencé depuis la fin de la Guerre froide, est une preuve que l’histoire des relations entre deux pays est toujours un tout distinct et unique. Toutefois, il est toujours intéressant de partager les expériences particulières.

L’Ambassadeur d’Allemagne M.Hans Peter Annen, l’Ambassadeur de France MmeMichèle Boccoz et le professeur Drago Roksandic de l’Université de Zagreb le 14 mai à 17h ont abordé ensemble la question du développement des relations entre l’Allemagne et la France après la deuxième guerre mondiale, ainsi que des relations entre les pays dans la région. Au cours de leur conversation, les trois intervenants ont pu aborder la question de la réconciliation sous l’angle historique et politique, mais également en évoquant des expériences concrètes de coopération actuelles, comme l’Eurocampus ou le manuel d’histoire franco – allemand.

Cet événement a été organisé par les Ambassades d’Allemagne et de France, ainsi que par Youth Initiative for Human Rights (YIHR) - Croatia dans les locaux de l’institut VERN, Iblerov trg 10.
14 mai
2014

Entretien de Laurent Fabius avec son homologue allemand (Paris, 14 mai 2014)



Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du développement international, a reçu son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Ils ont fait le point sur la situation en Ukraine et les principales questions internationales, dont la Syrie et le processus de paix au Proche-Orient. Ils ont évoqué également le renforcement des coopérations franco-allemandes et les prochaines initiatives conjointes, conformément aux engagements pris à l’occasion du conseil des ministres franco-allemand du 19 février 2014.



A l’invitation du président de la République, Frank-Walter Steinmeier a participé ensuite au conseil des ministres aux côtés de Laurent Fabius. Signe du dynamisme et de la confiance exceptionnelle qui animent la relation franco-allemande, c’est la première fois qu’un ministre étranger des Affaires étrangères prendra part au conseil des ministres.
13 mai
2014

Déplacement à Berlin de Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes (10.04.14)

Le nouveau secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Harlem Désir, s’est rendu ce jour à Berlin. M. Désir a rencontré son homologue allemand, Michael Roth, avec qui il exercera conjointement la fonction de secrétaire général pour la coopération franco-allemande.




Le choix de ce premier déplacement en Allemagne souligne la contribution de l’amitié franco-allemande au projet européen, ainsi que le caractère exceptionnel des liens qui unissent nos deux pays.

Au cours de cette prise de contact, les deux secrétaires d’État ont évoqué les principaux dossiers européens, en particulier les enjeux de croissance et d’emploi. Les deux secrétaires d’État se sont entretenu de la situation en Ukraine et la relation de l’Union européenne avec la Russie.
10 mars
2014

Remise du premier "prix franco-allemand de la femme afghane" (08.03.14)

La France félicite chaleureusement Amina Hassani et Sharifa Danish Zaringer, lauréates du "prix franco-allemand de la femme afghane", décerné pour la première fois à Kaboul le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des femmes.

Photographe et journaliste de 22 ans, Amina Hassani s’est engagée dans différentes associations comme le "réseau des photographes afghans" et l’association des femmes journalistes d’Afghanistan. Elle conduit également, à titre bénévole, une action au sein de l’association internationale de protection des enfants de Bamyan.

Poète et sculptrice, Sharifa Danish Zaringer est une enseignante passionnée par les arts et la littérature. Elle s’efforce de rendre l’art accessible aux plus vulnérables, particulièrement aux filles, pour en faire à la fois un loisir et une activité génératrice de revenus.

Choisies par un jury composé de personnalités afghanes et de représentants de la communauté internationale, les deux lauréates seront récompensées par un soutien franco-allemand à un projet de leur choix valorisant l’initiative féminine.

La création de ce prix répond à la volonté commune de la France et de l’Allemagne de rendre hommage aux femmes qui se distinguent dans leur sphère d’activité en projetant une image moderne et positive de la femme afghane.

Le site Internet de l’ambassade de France en Afghanistan
6 mars
2014

FranceMobil : un appel à candidature pour l’enseignement du français en Allemagne

Pour promouvoir le français dans les établissements scolaires allemands, la Robert Bosch Stiftung et l’Institut français d’Allemagne, soutenus par Renault Deutschland AG et l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse se « FranceMobilisent » et proposent 12 bourses d’animateurs FranceMobil en Allemagne du 1er septembre 2014 au 31 juillet 2015.




12 lecteurs francophones, rattachés aux Instituts français et Centres franco-allemands de Berlin, Brême, Düsseldorf, Erlangen, Fribourg, Hambourg, Leipzig, Mayence, Munich et Stuttgart sillonneront les routes des différents Länder pour promouvoir l’apprentissage de la langue et la culture françaises. Les véhicules Renault Kangoo sont mis à disposition par Renault Deutschland AG.

Tour à tour animateurs ou ambassadeurs de la France, dans les écoles primaires, secondaires d’enseignement général ou professionnel, les lecteurs présentent, par leur personnalité et leurs prestations, une image dynamique et actuelle de la langue et de la culture du pays voisin. Ils sont préparés à leurs activités lors d’une formation obligatoire du 21 au 25 juillet 2014 puis tout au long de l’année lors de différents séminaires.

Le montant de la bourse s’élève à 1250€ mensuel. La Robert Bosch Stiftung prend en charge la police d’assurance des intervenants (dans certaines conditions examinées au cas par cas) ainsi que les frais de déplacement liés aux interventions dans les écoles.

Conditions de participation :
  • jeune diplômé(e) de l’enseignement supérieur (bac+3 minimum) de langue maternelle française
  • bonne connaissance de la langue allemande et du système scolaire allemand
  • expériences pédagogiques souhaitées,
  • expérience du Français Langue Etrangère souhaitée
  • esprit d’initiative, flexibilité et mobilité,
  • permis de conduire

Veuillez adresser votre candidature en français au format PDF (curriculum vitae, lettre de motivation et photocopie de votre permis de conduire) jusqu’au 31 mars 2014 à Emmanuelle Bru : emmanuelle.bru [at] diplomatie.gouv.fr

Pour de plus amples informations, vous pouvez appeler au (+49) (0)30 590 03 92 04, écrire un mail à emmanuelle.bru [at] diplomatie.gouv.fr ou consulter le site de l’Institut français d’Allemagne.
19 février
2014

Déclaration du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité (19.02.14)


Les ministres français et allemands des Affaires étrangères et de la défense se sont réunis le 19 février au Quai d’Orsay dans le cadre du conseil franco-allemand de défense et de sécurité.

Plusieurs questions étaient à l’ordre du jour : situation en République Centrafricaine et au Mali, renforcement de la politique de sécurité et de défense commune à la suite du conseil européen des 19 et 20 décembre 2013 et préparation du prochain sommet de l’OTAN, qui se tiendra les 4 et 5 septembre au Royaume-Uni.

Cette réunion a permis de marquer notre volonté de préparer ensemble les prochaines grandes échéances stratégiques. La coopération franco-allemande sur les questions de défense et de sécurité est essentielle pour aller de l’avant dans la construction d’une Europe forte, capable d’assumer ses responsabilités dans la stabilisation des zones stratégiques pour ses intérêts de sécurité.

Déclaration du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité (Paris, le 19 février 2014) Retour à la table des matières

L’Allemagne et la France célèbrent cette année le 25ème anniversaire de la BFA. Depuis 1989, la BFA est un symbole fort du haut niveau de la coopération franco-allemande en matière de défense. Elle constitue également un outil politique et militaire au service des intérêts de sécurité de leurs deux pays et de l’Europe, ainsi que l’ont illustré ses déploiements dans les Balkans et en Afghanistan. Elle évolue et se modernise pour s’adapter à l’évolution de notre environnement et de nos outils de défense : le 1er régiment d’infanterie français sera rattaché à la BFA à l’été, afin de renforcer l’efficacité opérationnelle de la Brigade. La France et l’Allemagne réaffirment leur attachement au principe d’un stationnement croisé des troupes françaises et allemandes.

L’Allemagne et la France réaffirment leur engagement commun politique, militaire, civil et humanitaire pour la stabilisation du Mali. Elles soulignent la pertinence du travail effectué par l’Union européenne, en particulier dans le cadre de la mission EUTM Mali, et appellent à un investissement croissant dans la réorganisation et la formation des forces armées et de sécurité intérieure maliennes. Dans ce contexte, l’Allemagne et la France saluent la planification d’une mission de PSDC civile au Mali ayant pour objectif la formation et le conseil de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale. Les deux pays contribueront à cette mission.

Dans cet esprit, la France et l’Allemagne ont décidé d’engager des éléments de la Brigade Franco-Allemande (BFA) au Mali : ce premier déploiement dans le cadre de l’UE et sur un théâtre africain incarnera leur engagement commun pour la stabilisation de la région. La BFA s’intégrera dans la mission européenne EUTM Mali de formation des forces armées maliennes. Cette mission, lancée le 18 février 2013, a déjà permis, en un an, de renforcer les capacités opérationnelles de près de 3000 soldats, de manière à permettre au gouvernement malien d’assurer ses missions régaliennes sur l’ensemble de son territoire. La BFA va désormais y concourir directement.

En RCA, les Nations Unies, l’Union africaine, la France et les pays africains œuvrent, avec leurs partenaires, en faveur de la stabilisation de la situation. La France et l’Allemagne saluent les décisions européennes en vue du lancement d’une opération européenne pour soutenir les efforts de stabilisation dans ce pays. Les deux pays confirment leur engagement au sein des missions de la PSDC dans la Corne de l’Afrique visant à la stabilisation durable de la région.

L’Allemagne et la France, qui ont contribué activement à la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité (FIAS) de l’OTAN pendant plus de 12 ans, rappellent leur attachement à la stabilisation durable de l’Afghanistan. Elles soutiennent par ailleurs un engagement de l’OTAN dans ce pays après 2014 et les efforts constants de l’Union européenne en vue de former et de professionnaliser la police civile afghane. Pour l’avenir de l’Afghanistan le soutien civil, économique et politique jouera un rôle déterminant.

Les deux pays continueront à œuvrer ensemble pour la stabilisation des Balkans, y compris à travers la mission européenne d’état de droit EULEX Kosovo. L’Allemagne et la France soutiennent la prolongation du mandat d’EULEX Kosovo au-delà de juin 2014, y compris de ses éléments exécutifs selon les lignes qui seront définies au terme de l’examen de la revue stratégique.

La France et l’Allemagne s’engagent dans une politique européenne de voisinage concernant autant l’Est que le Sud, qui constitue un élément essentiel de la politique étrangère et de sécurité commune. Les deux pays œuvrent en faveur de la paix et de la sécurité dans l’ensemble du voisinage européen. Pour cette raison, ils souhaitent envoyer un signe visible de soutien aux pays engagés dans les réformes : les ministres des Affaires étrangères français et allemand se rendront ensemble dans ces pays. Dans ce contexte, la France et l’Allemagne sont déterminées à soutenir les pays du voisinage dans le cadre de la politique européenne de voisinage rénovée.

Les propositions développées en commun par l’Allemagne et la France ont joué un rôle important dans la préparation des conclusions du Conseil du 25 novembre et du Conseil européen des 19 et 20 décembre 2013 sur la sécurité et la défense. La France et l’Allemagne œuvreront activement à leur mise en œuvre et sont déterminées à poursuivre leurs efforts pour améliorer l’efficacité de la PSDC dans les domaines opérationnel, capacitaire et industriel. Les deux pays sont convaincus que la PSDC constitue un moyen d’action crédible et efficace, grâce à des instruments, allant des outils civils aux moyens militaires robustes, mobilisés de façon coordonnée dans le cadre d’une approche globale de la gestion des crises internationales. L’amélioration continue de l’efficacité et de la mise en œuvre de cette approche globale constitue une priorité pour l’Allemagne et la France.

La France et l’Allemagne souhaitent donner une nouvelle impulsion à la politique européenne de sécurité et de défense commune. L’Allemagne et la France s’engagent en particulier à améliorer les actions de l’UE visant au renforcement des capacités des pays partenaires et des organisations régionales à s’engager dans la résolution des crises, à travers non seulement des actions de conseil et de formation, mais aussi l’équipement des forces de sécurité formées par les Européens, en respectant pleinement les règles européennes et internationales en matière d’exportation d’armements. Dans ce contexte, l’UE doit faire des propositions concrètes lors du Sommet UE-Afrique d’avril prochain permettant à l’Union africaine et aux organisations régionales de renforcer leurs capacités à gérer les crises du continent, y compris dans le domaine de la gestion intégrée des frontières. Une attention devra être portée à la mise en place de capacités civiles pour la gestion des conflits et la prévention des crises, ainsi qu’à la mobilisation en amont des programmes de long terme de l’UE, y compris dans le domaine de la coopération au développement. La France et l’Allemagne appellent également à une mise en cohérence et à un renforcement des actions de l’UE sur la gestion des frontières dans la zone sahélo-saharienne, y compris en Libye. La France et l´Allemagne contribueront à la stabilisation de la Libye et à la sécurité de la zone du Sahel, y compris par une participation commune aux efforts internationaux de désarmement dans ce pays.

Ensemble, la France et l’Allemagne œuvreront par ailleurs activement à la finalisation et à l’adoption, d’ici juin 2014, de la stratégie de sûreté maritime de l’UE et veilleront à une complémentarité des efforts entrepris dans le cadre de l’OTAN en vue du Sommet en Septembre. Elles souhaitent que cette stratégie soit déclinée en plans d’action d’ici à fin 2014, conformément aux conclusions du Conseil européen de décembre. La France et l’Allemagne réitèrent leur attachement au développement des capacités d’anticipation, de planification et de conduite des actions militaires de l’UE. Les deux pays appellent les Etats membres à une amélioration ambitieuse du mécanisme Athéna, notamment pour être en mesure de renforcer les aptitudes de l’UE en matière de réaction rapide, et de conseil et de formation des forces militaires des Etats tiers. L’UE dispose d’une large expérience en gestion civile des crises dans les domaines du conseil stratégique, de la police ou de la gestion de frontières. Pour renforcer l‘efficacité des missions civiles les deux pays s’efforceront à améliorer la planification et la conduite des missions, notamment en ce qui concerne une meilleure transition de leurs tâches vers des acteurs locaux, internationaux ou d’autres instruments européens à plus long terme à la fin d’une mission. L’Allemagne et la France appellent également à une mise en œuvre complète de la feuille de route sur la gestion des crises civiles afin de renforcer l’efficacité et la rapidité du déploiement des missions PSDC civiles de l’UE.

L’Allemagne et la France reconnaissent que la coopération et la mutualisation sont aujourd’hui les voies les plus réalistes et efficaces pour le développement de capacités militaires coûteuses, et affirment leur volonté de s’appuyer sur l’Agence européenne de Défense (AED) dans ce domaine. Elles saluent et encouragent l’élargissement géographique et fonctionnel du Commandement européen du transport aérien (EATC), l’intensification de la coopération entre Européens dans le domaine du ravitaillement en vol, ainsi que la mise en place d’une solution européenne pour la prochaine génération de drones de surveillance.

L’Allemagne et la France sont liées par une longue histoire de coopération étroite dans des projets prometteurs pour développer les capacités militaires. Elles se sont ainsi fixé comme objectif commun l’amélioration des capacités militaires et industrielles en Europe, à travers le développement de drones de surveillance innovants et pionniers. Dans cette perspective et conformément aux conclusions du Conseil européen de décembre 2013, la France et l’Allemagne ont décidé d’établir un groupe de travail commun et de haut niveau, pour analyser, en lien avec les travaux en cours à l’AED, de façon détaillée les exigences techniques et opérationnelles, et examineront les options pour la réalisation d’un projet commun. La France et l’Allemagne vont également intensifier leurs efforts communs dans le domaine de la reconnaissance de situation par des capacités d’observation spatiale, pour encourager et servir de base au développement d’une future capacité européenne.

La France et l’Allemagne appellent à soutenir et à renforcer davantage l’industrie de défense européenne, qui contribue à améliorer l’autonomie stratégique de l’UE, et à favoriser la croissance, l’emploi et l’innovation. Elles appellent à l’élaboration et à la mise en œuvre de propositions concrètes, en particulier concernant la standardisation et la certification, le soutien aux PME composant la Base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE), et le financement des programmes de recherche et développement sur les technologies duales. L’Allemagne et la France entendent également accompagner la réorganisation d’EADS, renommé Airbus Group, et la consolidation des activités défense, espace et sécurité, en réaffirmant leur attachement aux compétences industrielles clefs, localisées notamment en France et en Allemagne. Enfin, une meilleure coordination bilatérale du contrôle d’exportation d’équipements de défense sera également recherchée.

Dans la perspective du prochain Sommet de l’OTAN prévu en septembre 2014, l’Allemagne et la France sont déterminées à faire du maintien d’un haut niveau d’interopérabilité entre les Alliés d’une part, et avec les partenaires de l’OTAN d’autre part, une des priorités de l’Alliance. Elles sont convaincues de la nécessité de garantir la capacité des troupes à opérer ensemble, notamment par une politique de formation, d’entraînement et d’exercices dans le cadre de l’initiative d’interconnexion des forces (CFI). Les deux pays entendent enfin coordonner leurs positions sur des projets structurants de l’OTAN comme la défense anti-missile ou le partage des informations de reconnaissance, de surveillance et de renseignement (JISR). Le concept de nation-cadre sera une contribution importante pour encourager les coopérations capacitaires des Alliés européens. L’Allemagne et la France souhaitent par ailleurs une adaptation conceptuelle de l’opération « Active Endeavour » en Méditerranée aux réalités opérationnelles. La France et l’Allemagne veilleront également à préserver la vocation euro-atlantique de l’Alliance, et à renforcer le partenariat entre l’UE et l’OTAN, y compris dans le domaine de la sécurité maritime. Elles estiment que le prochain Sommet de l’Alliance devra réaffirmer la contribution de l’UE à la sécurité de l’espace euro-atlantique.